Préparer un voyage en Grèce ne se limite pas à l’itinéraire des Cyclades ou aux musées d’Athènes : bien gérer l’argent sur place fait gagner du temps, évite des frais inutiles et sécurise vos paiements. Entre les distributeurs parfois rares dans certains villages de Crète, les terminaux carte défaillants un soir de vent du nord à Naxos, et les pièges de conversion dynamique à l’aéroport d’Athènes, une mauvaise préparation peut coûter cher.
Ce guide vous donne un mode d’emploi concret : devise officielle, billets et pièces réellement utilisés, où changer et quand il vaut mieux s’abstenir, comment retirer sans surcoût évitable, payer par carte en ville ou sur les îles, conserver du cash au bon moment, comprendre les pourboires, et éviter les principaux pièges.
Particularité à connaître d’emblée : la Grèce est dans la zone euro. Vous payerez quasi partout en euros, mais l’usage du cash reste plus marqué qu’on ne l’imagine dans les zones rurales et certaines îles. De plus, les terminaux proposent souvent la conversion dynamique (DCC) en monnaie d’origine du voyageur : mieux vaut toujours régler en euros. Dernière vérification des informations clés : juin 2026 (sources : Banque de Grèce, BCE, autorités douanières grecques).
Présentation et fonctionnement de la monnaie en Grèce
La monnaie officielle en Grèce est l’euro (EUR). Le pays a adopté l’euro en 2001 pour une circulation fiduciaire à partir de 2002. La Banque de Grèce (Τράπεζα της Ελλάδος) fait partie de l’Eurosystème et applique les règles communes de la Banque centrale européenne (BCE). L’euro est divisé en 100 centimes (λεπτά/leptá).
Comme dans les autres pays de la zone euro, on utilise : pièces de 1, 2, 5, 10, 20 et 50 centimes, pièces de 1 et 2 euros ; billets de 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 euros (ces derniers sont rares dans la vie quotidienne, les banques centrales n’émettant plus de nouveaux billets de 500 € depuis 2019). En Grèce, les paiements en liquide sont très courants dans certaines catégories de dépenses (petites tavernes, cafés de village, transports locaux). Vous verrez néanmoins une forte pénétration du paiement sans contact dans les grandes villes et zones touristiques majeures.
Billets et pièces utilisés quotidiennement en Grèce
Dans les transactions du quotidien en Grèce, les pièces de 10, 20 et 50 centimes, ainsi que les billets de 5, 10 et 20 euros, sont les plus pratiques. Les pièces de 1 et 2 centimes circulent, mais deviennent vite encombrantes et ne sont pas recherchées par les commerçants ; dans les cafés de quartier d’Athènes (Pláka, Pangrati) et dans les villages des Cyclades (Naoussa à Paros, Apiranthos à Naxos), les prix sont souvent arrondis au multiple de 0,05 € au moment de rendre la monnaie. Les pièces de 1 et 2 euros sont très utiles pour : bus urbains (Thessalonique, Héraklion), consignes automatiques, parkings, toilettes payantes dans certains sites hautement fréquentés en été (par exemple autour d’Oia à Santorin).
Les billets de 50 euros passent partout, mais peuvent poser souci pour un petit achat (un koulouri au stand d’Athènes ou un café grec à Chania). Dans les îles les plus touristiques (Santorin, Mykonos), certains kiosques (periptero) ou mini-markets en soirée peuvent refuser les grosses coupures si la caisse est peu fournie. Les billets de 100 € et au-dessus sont déconseillés pour de petites transactions et pourront provoquer un refus poli, surtout hors saison quand la petite monnaie circule moins.
- Pièces utiles : 10/20/50 cts pour cafés, parkings et petites courses à l’île (Corfou, Rhodes).
- Billets pratiques : 5/10/20 € pour tavernes, bars de plage, tickets musées (Acropole, Musée archéologique d’Héraklion).
- Billets à éviter pour petits achats : 100 €/200 € et, a fortiori, 500 €.
Conseil pour la petite monnaie : à Athènes, retirez au besoin un petit montant à un DAB de banque locale (Alpha Bank, National Bank of Greece, Eurobank, Piraeus Bank) puis faites de menues dépenses le matin (boulangerie, café) pour obtenir des pièces avant de partir en excursion. Sources : Banque de Grèce, BCE, retours récents de voyageurs 2025–2026.
Symboles et codes de la monnaie officielle en Grèce
L’euro s’écrit € et son code ISO est EUR. En grec moderne, la monnaie se dit « ευρώ » (evró) et « λεπτό/λεπτά » (leptó/leptá) pour les centimes. Vous verrez les prix :
- Affichés « € » après le montant dans les vitrines à Athènes, Thessalonique, Héraklion, ou devant les tavernes (souvent sur ardoise) ;
- Imprimés en EUR sur les factures d’hôtels et agences de location de voitures (Rhodes, Corfou, Crète) ;
- Sur les tickets de transport (ferries Piraeus–Cyclades, bus KTEL en Crète), systématiquement en euros.
Sur les terminaux de paiement, vous pouvez voir « EUR » ou « € ». Si l’écran propose un règlement dans une autre devise (DCC), refusez et choisissez toujours « EUR » pour éviter un taux défavorable.
Particularités de la monnaie locale en Grèce
Au-delà de l’appartenance à la zone euro, deux particularités intéressantes :
- Iconographie des pièces grecques : les euros grecs affichent des symboles culturels. La pièce de 1 € représente la chouette d’Athéna (inspirée de la tétradrachme antique), la 2 € l’enlèvement d’Europe par Zeus métamorphosé en taureau. Les centimes montrent notamment des navires (corvette du XIXe siècle sur 2 cts, cuirassé sur 5 cts) et des figures historiques (Rigas Feraios sur 10 cts, Kapodistrias sur 20 cts, Venizelos sur 50 cts). Un petit clin d’œil local apprécié par les collectionneurs et les enfants.
- Forte cohabitation carte/cash selon la zone : à Athènes, Thessalonique, et sur des îles très touristiques (Santorin, Mykonos), la carte est la norme dans les restaurants et boutiques. Dans les villages de montagne d’Épire (Zagori), au Péloponnèse intérieur (Monemvassia hors centre), ou dans certaines petites pensions des Cyclades, le cash reste courant, notamment en basse saison quand l’activité est réduite.
Enfin, détail pratique : la Grèce n’a pas mis en place d’arrondi obligatoire en cash comme certains pays de la zone euro. Les 1 et 2 centimes sont légaux et circulent, mais les commerçants privilégient souvent des montants « ronds » au rendu.
Changer de l’argent et connaître les taux en Grèce
Si vous arrivez déjà avec des euros, vous n’aurez pas besoin de changer. Si vous apportez des devises étrangères (USD, GBP, CHF, CAD, etc.), vous pourrez échanger dans les banques, quelques bureaux de change agréés et à l’aéroport d’Athènes. La règle d’or : vérifier le taux de référence du jour (BCE), éviter les commissions cachées et refuser la conversion dynamique proposée aux DAB ou terminaux.
Où changer son argent en Grèce ?
Athènes : à l’arrivée à l’aéroport international Elefthérios-Venizélos (ATH), vous trouverez des bureaux de change et de nombreux DAB. Les bureaux de l’aéroport sont pratiques mais rarement avantageux. En centre-ville, préférez les banques et bureaux agréés autour de Sýntagma, Omonia et Monastiráki (rues Ermou, Aiolou, Panepistimiou) : plus de concurrence, horaires étendus en saison. Évitez toute proposition de change « dans la rue » autour des sites touristiques.
Thessalonique : dans le centre (Egnatia, Tsimiski), les succursales des grandes banques grecques et quelques bureaux indépendants agréés proposent le change. Les horaires bancaires sont limités en fin de semaine ; anticipez le vendredi si vous partez en Halkidiki.
Îles très touristiques : à Santorin (Firá, Oía), Mykonos (Chóra), Rhodes (ville médiévale et Mandraki), Corfou (Kerkyra), on trouve des DAB et quelques bureaux de change en haute saison. Les taux y sont souvent moins intéressants qu’à Athènes. À Paros (Parikiá, Naoussa) et Naxos (Chóra), privilégiez le retrait en DAB de banque locale plutôt que les bureaux saisonniers.
Crète : à Héraklion et La Canée (Chaniá), les banques et changeurs agréés sont nombreux en centre. En zones rurales (Sfakiá, Anógia), mieux vaut arriver avec des euros ; les options sont limitées le week‑end.
Solution week‑end : si les banques sont fermées, utilisez un DAB d’une banque grecque reconnue (Alpha, NBG, Eurobank, Piraeus). Évitez les DAB indépendants (souvent bleus/jaunes, très présents dans les zones touristiques) qui facturent généralement plus et poussent la DCC. Refusez toute conversion proposée à l’écran.
Piège courant signalé par de nombreux voyageurs : les DAB indépendants (ex. bornes placées à l’entrée des ruelles de Pláka, des ports des Cyclades) affichent des écrans « recommandés » avec conversion immédiate ; passez en « sans conversion » et vérifiez vos plafonds de retrait auprès de votre banque avant le départ.
Comment reconnaître un bon taux de change en Grèce ?
Basez‑vous sur le taux de référence de la BCE publié chaque jour ouvré (consultable en ligne ou via des applications financières reconnues). En point de change, deux éléments influencent votre coût :
- Le spread (écart achat/vente) par rapport au taux de référence du jour ;
- La commission éventuelle (forfaitaire ou en pourcentage).
Concrètement, avant de remettre vos billets étrangers :
- Vérifiez le taux du jour sur une source neutre (BCE). Ne vous fiez pas à un simple calcul mental ;
- Comparez au tableau affiché : si l’écart au taux BCE vous paraît important, ou si une commission s’ajoute, cherchez une alternative (autre bureau/banque) ;
- Refusez systématiquement la DCC aux DAB/terminaux : payez/retirez en EUR.
Note : les marges et commissions varient selon le lieu, la saison et la devise échangée. Vérifiez le jour même ; en cas de doute, privilégiez le retrait en DAB d’une banque locale avec conversion faite par votre propre banque.
Marché noir et risques liés au change en Grèce
La Grèce ne connaît pas un marché noir de devises structuré comme dans certains pays à contrôle des changes. Toutefois : éviter le change informel proposé par des particuliers aux abords d’Omonia (Athènes) ou de certains ports très touristiques. Les risques : faux billets, vol à la tire, taux arbitraires sans recours.
La législation grecque encadre le change par des établissements agréés (banques, bureaux autorisés). En cas de problème (billets suspects remis, note salée inattendue), conservez le reçu et signalez l’incident à la police touristique (Athènes, Thessalonique, îles majeures) ou à la succursale bancaire concernée. En pratique, le danger financier le plus fréquent n’est pas le « marché noir », mais la conversion dynamique (DCC) aux DAB et TPE et certains « frais de service » peu lisibles dans des restaurants très touristiques : lisez les écrans et les additions attentivement, et n’hésitez pas à demander la « apódeixi » (reçu) — les commerçants y sont tenus par la loi.
Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Grèce
La Grèce combine une très bonne acceptation de la carte dans les zones urbaines et touristiques avec un noyau dur de dépenses en espèces dans les villages, pourboires modestes et services informels (transports locaux, petits hébergements familiaux). Anticipez selon votre itinéraire.
Utilisation de la carte bancaire en Grèce
Acceptation : Visa et Mastercard sont largement acceptées à Athènes, Thessalonique, et dans les îles touristiques (Santorin, Mykonos, Paros, Naxos, Rhodes, Corfou). American Express passe dans les hôtels et restaurants haut de gamme, moins chez les petits commerçants. Diners et cartes plus confidentielles sont rarement acceptées.
Sans contact & portefeuilles mobiles : la plupart des terminaux en ville et dans les grands hôtels/restaurants acceptent le sans contact. Apple Pay et Google Pay fonctionnent généralement là où votre carte physique serait acceptée (notamment dans les chaînes et commerces modernisés d’Athènes et Héraklion). Certaines petites tavernes ne disposent toutefois que d’un terminal filaire basique ; prévoyez votre carte physique et du cash.
Cas d’échec fréquents :
- Taxis : la réglementation impose le POS, mais sur le terrain (Athènes aéroport–centre, ports des Cyclades), certains chauffeurs prétendent que « la machine ne marche pas ». Annoncez avant de monter que vous paierez par carte, ou ayez du cash de secours.
- Imprévus électriques/connexion : lors de coupures ou de pannes réseau sur les îles (vents forts, surcharge en août), les TPE peuvent décrocher. À Naxos ou Ios en soirée d’été, le cash devient alors roi.
- DCC au TPE : l’écran propose de facturer dans votre devise d’origine ; refusez, choisissez EUR.
Secteurs où la carte passe bien : hôtels, agences de location (Athènes, Héraklion, Rhodes), compagnies de ferries, boutiques de souvenirs dans les quartiers touristiques, grandes tavernes en front de mer (Nafplio, Chania). Secteurs à risque de refus : kiosques (periptero), petits cafés de village, locations de transats sur plages (Crète sud, Paros), monastères (Météores) et parkings informels.
Astuce : gardez deux cartes de réseaux différents (Visa + Mastercard) et une carte physique au cas où le portefeuille mobile n’est pas reconnu.
Où et comment retirer de l’argent en Grèce
Réseau de DAB : vous en trouverez facilement dans les centres urbains et les capitales d’îles : Athènes (Sýntagma, Monastiráki), Thessalonique (Tsimiski, Aristotelous), Héraklion et La Canée en Crète, Corfou‑ville, Rhodes‑ville, Firá (Santorin), Chóra (Mykonos), Parikiá/Naoussa (Paros), Chóra (Naxos). Sur certaines petites îles ou villages de montagne (Zagori en Épire, Anógia en Crète), l’unique DAB peut être éloigné ou provisoirement hors service le dimanche soir ou en plein rush estival.
Choisir le bon DAB : privilégiez les banques grecques établies (Alpha Bank, National Bank of Greece, Eurobank, Piraeus Bank), situées en façade d’agence. Évitez si possible les DAB indépendants installés dans les zones ultra‑touristiques (port de Santorin, venelles de Pláka, entrée des plages). Ils proposent souvent des retraits avec conversion dynamique et/ou des frais élevés.
Précautions :
- Retirez en journée, dans des rues passantes (Sýntagma, Ermou à Athènes ; vieille ville de Chania en Crète) ;
- Refusez toute conversion proposée à l’écran et choisissez « poursuivre sans conversion » ;
- Vérifiez vos plafonds et frais auprès de votre banque avant départ ; certaines banques européennes remboursent tout ou partie des frais DAB étrangers, d’autres non ;
- Sur les îles en haute saison (août), anticipez : retirez plutôt le matin ou la veille d’une excursion, les DAB peuvent être réapprovisionnés tard.
Adresse repère : à Athènes, autour de la place Sýntagma et de la rue Panepistimiou, vous trouverez plusieurs agences (NBG, Alpha, Eurobank). À Héraklion, la rue 25is Avgoustou et le quartier du port regroupent des agences et DAB de banques locales.
Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Grèce ?
Malgré l’acceptation grandissante de la carte, le cash reste incontournable dans plusieurs situations :
- Petites tavernes et cafés de village (Épire, Péloponnèse intérieur, petits hameaux de Naxos/Paros) : addition faible, terminal parfois absent ou hors service.
- Transats et bars de plage simples (sud de la Crète, plages moins organisées des Cyclades, péninsule de Mani) : encaissement souvent au comptant.
- Monastères et sites (Météores : certaines échoppes, bougies, cartes postales) : pourboires ou dons en espèces.
- Transports locaux : bus KTEL interurbains (Crète, Péloponnèse) si le guichet est fermé, petits bateaux-taxis (Hydra, Spetses), parkings champêtres.
- Petits hébergements familiaux : sur certaines îles moins fréquentées hors saison, la chambre d’hôtes peut demander une partie en cash.
Gardez une enveloppe d’appoint (20–50 € en petites coupures) pour ces cas, sans porter de grosses sommes. Une fois en ville (Athènes, Héraklion), remettez à niveau via un DAB bancaire.

Pourboires et usages du pourboire en Grèce
Le pourboire n’est pas obligatoire en Grèce, mais il est apprécié lorsqu’un service est bon. Les montants attendus restent modestes par rapport à l’Amérique du Nord. La pratique varie selon le type d’établissement et la zone (très touristique vs. village).
Dans quels cas laisser un pourboire en Grèce ?
Restaurants et tavernes : à Athènes, Thessalonique, Héraklion et dans les stations balnéaires fréquentées (Nafplio, Chania, Rhodes‑ville), on laisse volontiers un petit pourboire si le service a été attentionné. Dans les villages, on peut arrondir au montant supérieur. Vérifiez l’addition : la présence de « couverts/pain » (kouver) ne remplace pas le pourboire, c’est un item de consommation.
Taxis et transferts : pas d’obligation ; arrondir est courant si le chauffeur a aidé pour les bagages ou a évité une attente au port de Piraeus.
Hôtels et locations : tip ponctuel pour le bagagiste ou la femme/valet de chambre. Dans les boutiques de souvenirs et kiosques, pas de pourboire.
Conseil d’attitude : les serveurs grecs ne « poursuivent » pas pour réclamer un tip. Si vous venez d’un pays à fort taux de pourboire, restez sobre ; si vous êtes plutôt dans la culture « arrondir », cela convient parfaitement en Grèce.
Montants habituels à donner ou à éviter en Grèce
- Restaurants/tavernes : arrondir l’addition ou laisser un pourboire modeste, souvent de l’ordre de quelques pièces ou d’un faible pourcentage pour un bon service. Dans les lieux très touristiques des Cyclades, évitez les pourboires disproportionnés qui gonflent les attentes ;
- Taxis : arrondir à l’euro supérieur ; un peu plus si l’aide a été notable (poussette, gros bagages) ;
- Hôtels : bagagiste : une petite somme par bagage selon l’effort ; ménage : une petite enveloppe discrète pour plusieurs nuits ;
- Guides : pour une visite privée de l’Acropole ou des Météores, un pourboire modeste est apprécié si la prestation a dépassé vos attentes.
Remettez le pourboire en espèces, de la main à la main ou laissé dans le plateau à l’issue du paiement. Évitez de le mettre sur la ligne « tip » des terminaux si l’option apparaît, car elle est rarement utilisée localement et peut entraîner de la confusion comptable.

Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Grèce
Globalement, la gestion de l’argent en Grèce est simple. Les principaux écueils tiennent surtout aux mauvaises conversions (DCC), aux DAB indépendants coûteux, aux additions ambiguës dans certains restaurants hyper‑touristiques, et à la circulation possible de faux billets d’euro comme partout en Europe.
Faux billets et contrôles des espèces en Grèce
Les contrefaçons d’euros existent en petites quantités et ciblent souvent les billets de 20 € et 50 €. La BCE recommande la méthode « toucher‑regarder‑incliner » : papier ferme, filigrane visible par transparence, hologramme changeant, nombre émeraude qui change de couleur en inclinant. Les commerçants d’Athènes et de Thessalonique vérifient parfois les billets au stylo ou à la lumière.
En cas de doute : comparez avec un billet sûr, ou présentez‑le à une banque (NBG, Alpha, Eurobank, Piraeus). Si un billet est suspect, ne le remettez pas en circulation. Déposez‑le dans une agence bancaire pour expertise : il sera transmis à la Banque de Grèce (laboratoire d’analyse) et un reçu vous sera donné. Vous pouvez aussi signaler à la police touristique en zone touristique. Un billet avéré faux n’est pas remboursé, mais l’important est d’éviter toute infraction involontaire.
Astuce terrain : pendant les festivals d’été (Crète, Cyclades), où les paiements s’enchaînent vite, vérifiez vos billets de 50 € quand on vous rend la monnaie de nuit sur un stand très fréquenté.
Restrictions et limites d’import/export d’argent en Grèce
La Grèce applique le règlement européen sur le contrôle des espèces aux frontières extérieures de l’UE (règlement (UE) 2018/1672). À l’entrée ou à la sortie de l’UE par la Grèce, toute somme en espèces égale ou supérieure à un seuil fixé par l’UE doit être déclarée aux douanes. Au sein de l’UE, il n’y a pas de contrôle systématique, mais les autorités peuvent demander une déclaration si nécessaire. Les règles couvrent les billets, pièces, chèques au porteur et instruments assimilés. En cas de non‑déclaration, des amendes et une saisie temporaire peuvent être appliquées. Vérifiez toujours les conditions en vigueur sur le site des douanes grecques (AADE/IAPR) avant le départ, car les procédures évoluent.
Autres rappels légaux utiles : les commerçants grecs doivent émettre un reçu (apódeixi). S’il manque ou si des « frais de service » inattendus apparaissent, demandez des explications avant de payer. Cette simple habitude fait baisser le risque de surfacturation.
Check‑lists rapides selon votre profil
Backpackers dans les Cyclades (Paros, Naxos, Ios)
- 2 cartes (Visa + Mastercard), 50–80 € en petites coupures pour transats, bus KTEL, mini‑markets tardifs ;
- Retrait en DAB bancaire à l’arrivée au port ; éviter les bornes indépendantes dans les ruelles touristiques ;
- En soirée d’août, réseau parfois saturé : ne comptez pas uniquement sur le sans contact.
Familles en Crète (Héraklion, La Canée + villages)
- Carte principale + cash d’appoint pour parkings, cafés hors ville, entrées de sites moins organisés ;
- Achat de billets musées/archéo par carte en ville ; eau/glaces en cash dans les hameaux ;
- Retraits en journée près des agences bancaires, éviter les fins de week‑end.
Voyage d’affaires à Athènes/Thessalonique
- Cartes Visa/Mastercard passent partout ; Apple/Google Pay largement acceptés ;
- Pourboire discret au restaurant si service soigné ; taxis : annoncer paiement carte dès le départ ;
- Contrôlez les notes d’addition (service, pain) pour conformité comptable.
Encadrés pratiques complémentaires
Transports : ferries et transports urbains
Les billets de ferry (Piraeus–Cyclades, Crète, Dodécanèse) s’achètent facilement par carte au guichet ou en ligne. À bord, les snacks peuvent préférer le cash en mer agitée si les TPE captent mal. À Athènes, les tickets et recharges de l’ATH.ENA Card s’achètent aux automates (carte acceptée) ; gardez toutefois des pièces pour de petites dépenses (eau, koulouri) dans le métro.
Restaurants touristiques : bien lire l’addition
Dans les quartiers surfréquentés (Pláka, Oía), vous pouvez voir une ligne « bread / couverts ». C’est une consommation et non un pourboire. Si un « service » est ajouté d’office, posez la question avant de laisser un tip supplémentaire. Demandez toujours le reçu (apódeixi).
Quand changer avant de partir
Si vous détenez USD/GBP/CHF, comparez votre banque/carte multi‑devises au coût d’un change en Grèce (taux+commission). Dans la plupart des cas, retirer en DAB bancaire en Grèce sans conversion dynamique sera plus prévisible que d’échanger des espèces au bureau de change d’aéroport.
Questions fréquentes
Quelle est la monnaie officielle en Grèce ?
L’euro (EUR) est la monnaie officielle. Billets de 5 à 500 € (500 € très rare) et pièces de 1, 2, 5, 10, 20, 50 cts, 1 et 2 €. En grec : ευρώ (evró) et λεπτά (leptá) pour les centimes.
Où peut-on changer de l’argent à Athènes ?
À l’aéroport ATH (pratique mais plus cher), et surtout en centre-ville autour de Sýntagma/Monastiráki (rues Ermou, Aiolou, Panepistimiou) dans les banques et changeurs agréés. Évitez le change informel et comparez toujours au taux BCE du jour.
Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Grèce ?
En ville et dans les zones touristiques, oui (Visa/Mastercard). Amex surtout dans les lieux haut de gamme. Prévoyez du cash pour tavernes de village, transats de plage, parkings informels, petits bateaux-taxis et en cas de panne réseau sur les îles.
Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Grèce ?
Pas obligatoire ; un pourboire modeste est apprécié si le service est bon : arrondir ou laisser un faible pourcentage au restaurant. Taxis : arrondir. Hôtels : une petite somme au bagagiste/au ménage. Donnez en espèces, discrètement.
Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Grèce ?
Refusez la conversion dynamique (DCC) aux DAB/TPE, méfiez-vous des DAB indépendants à gros frais, lisez bien l’addition (ligne pain/couverts ≠ pourboire), demandez le reçu (apódeixi), et évitez tout change de rue.
Peut-on payer en dollars ou en livres sterling en Grèce ?
Non, les paiements se font en euros. Quelques boutiques touristiques peuvent accepter d’autres devises à un taux défavorable. Retirez des euros en DAB bancaire ou changez dans un établissement agréé.