Arriver en Géorgie sans connaître les usages autour du lari (GEL), c’est s’exposer à de petits blocages du quotidien : pas de réseau pour votre banque au premier DAB, note de restaurant avec « service » déjà inclus, bureau de change à l’aéroport affichant un taux peu favorable, chauffeur de marshrutka réclamant l’appoint en espèces. Bonne nouvelle : avec quelques repères locaux, tout se passe très simplement.
Ce guide rassemble l’essentiel pour gérer votre argent en Géorgie, de l’atterrissage à Tbilissi jusqu’aux vallées de Svanétie ou aux vignobles de Kakhétie : devise officielle et coupures utiles, où changer au meilleur taux, retraits et paiements par carte (avec ou sans smartphone), quand prévoir du cash, usages des pourboires, risques et réflexes sécurité.
Point distinctif à garder en tête : le lari est stablement présent partout où vous voyagerez dans le pays contrôlé par Tbilissi, mais certaines zones séparatistes utilisent une autre monnaie. D’autre part, la vie quotidienne reste encore partiellement « cash », surtout hors des grandes villes. Anticipez donc une combinaison carte + espèces pour rester fluide partout.
Dernière vérification des informations monétaires et pratiques terrain : fin juin 2026. Confirmez toujours les taux et horaires juste avant le départ.
Présentation et fonctionnement de la monnaie en Géorgie
La devise officielle est le lari géorgien, code ISO GEL. Un lari est subdivisé en 100 tetri. La Banque nationale de Géorgie (National Bank of Georgia, NBG) émet la monnaie et publie un cours de référence quotidien. Les séries actuelles de billets ont été modernisées ces dernières années pour renforcer leur lisibilité et leurs dispositifs de sécurité.
Dans la pratique, vous rencontrerez des billets de 5, 10, 20, 50, 100 et 200 lari, et des pièces de 1, 2, 5, 10, 20, 50 tetri ainsi que 1 et 2 lari. Les coupures moyennes (10, 20, 50) tournent le plus entre voyageurs. Les très petites pièces (1–5 tetri) restent légales mais se raréfient dans la circulation quotidienne, notamment dans les cafés et épiceries de quartier qui arrondissent parfois au 10 tetri supérieur ou inférieur.
Billets et pièces utilisés quotidiennement en Géorgie
Sur le terrain, voici ce que vous verrez et utiliserez le plus :
- Pièces de 10, 20, 50 tetri : pour compléter une addition avec précision, acheter de petites choses au marché (fruits au Dezerter Bazaar à Tbilissi) ou payer un vestiaire. Elles disparaissent vite de votre porte‑monnaie ; essayez d’en récupérer à la caisse des supermarchés.
- Pièces de 1 et 2 lari : très pratiques pour les bouteilles d’eau, un café au comptoir, un vestiaire de musée à Mtskheta, ou pour arrondir un pourboire discret.
- Billets de 5 et 10 lari : parfaits pour des dépenses courantes (street‑food, petits musées régionaux à Telavi ou Sighnaghi, buvettes sur la route militaire du Caucase à Stepantsminda).
- Billets de 20 et 50 lari : vos « chevaux de bataille » pour restaurants à Tbilissi ou Batoumi, stations‑service si vous conduisez, ou votre guesthouse à Mestia.
- Billets de 100 et 200 lari : utiles pour régler un hébergement ou un transfert privé, mais à éviter pour de petites dépenses : beaucoup de petites boutiques n’auront pas la monnaie. Faites-les casser dans une grande surface ou une banque.
Conseil concret pour obtenir de la petite monnaie : demandez gentiment « small change, please » en payant vos courses dans un hypermarché de Tbilissi (quartier de Vake ou autour de Liberty Square) ou à Batoumi (proche d’Europe Square). Les caissiers peuvent vous échanger un billet de 50 ou 100 lari contre des 5, 10 et 20 lari, surtout en dehors des heures de pointe.
Exemple chiffré d’usage courant (sans dépendre d’un prix local précis) : si votre note de restaurant à Koutaïssi indique 57,20 GEL, préparez un billet de 50 + un billet de 10 et récupérez 2,80 GEL en retour, souvent rendus en 2 lari + 50 tetri + 20 tetri + 10 tetri. Avoir des pièces de 10–20 tetri fluidifie vraiment les paiements.
Sourcing et disponibilité : coupures listées d’après les émissions de la NBG et les usages observés dans les centres-villes (Tbilissi, Batoumi, Koutaïssi) et zones touristiques (Mtskheta, Svanétie, Kakhétie). Vérifiez les billets et séries sur le site de la Banque nationale de Géorgie avant le départ.
Symboles et codes de la monnaie officielle en Géorgie
Code ISO : GEL. Symbole : ₾. En géorgien, la monnaie s’écrit ლარი (lari) et la subdivision თეთრი (tetri). Dans les vitrines et sur les menus à Tbilissi ou Batoumi, vous verrez indifféremment « ₾ », « GEL » ou, plus rarement, la lettre géorgienne « ლ » suivie du montant. Les tickets de caisse et factures d’hôtels affichent généralement « GEL » et le total en toutes lettres en géorgien.
Le symbole ₾ (introduit par la Banque nationale) s’inspire de la lettre géorgienne ლ avec deux barres horizontales, références classiques à la stabilité monétaire. Sur place, ce symbole est de plus en plus fréquent près des montants, notamment dans les centres commerciaux et les cafés modernes de Vake, Vera ou Saburtalo.
Particularités de la monnaie locale en Géorgie
Deux particularités à intégrer à votre itinéraire :
- Dans les territoires séparatistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud (zones hors du contrôle effectif de Tbilissi), c’est le rouble qui circule et les cartes bancaires géorgiennes peuvent ne pas fonctionner. L’accès à ces régions est par ailleurs strictement encadré par la loi géorgienne ; informez‑vous officiellement avant tout projet, notamment sur l’illégalité d’une entrée par la Russie.
- Dans les zones rurales (Kakhétie viticole, Svanétie autour de Mestia/Ushguli, Khevi/Stepantsminda), l’usage du cash reste fort : vous paierez volontiers lari en billets et pièces pour hébergements familiaux, stands de fromages et pains, donations aux monastères. Les très petites pièces (1–5 tetri) sont peu vues ; attendez‑vous à des arrondis au 10 tetri.
Encadré culturel : les billets illustrent des figures et monuments nationaux. Sans entrer dans les détails de chaque portrait, notez que beaucoup de vendeurs connaissent leurs coupures « par couleurs » et non par chiffres. Tendez la coupure annoncée et laissez le commerçant recompter à voix haute, c’est l’usage.
Changer de l’argent et connaître les taux en Géorgie
Changer des devises en Géorgie est simple dans les grandes villes. L’offre est dense à Tbilissi et Batoumi, correcte à Koutaïssi et suffisante dans les grandes villes régionales (Zougdidi, Telavi, Gori, Borjomi). En dehors, mieux vaut arriver avec des lari déjà retirés ou changés.
Où changer son argent en Géorgie ?
Par villes et profils :
- Tbilissi (TBS, centre) : à l’aéroport, des guichets ouverts tard permettent de récupérer une petite somme pour taxi et premières dépenses, mais les taux sont généralement moins intéressants. En centre, comparez autour de Liberty Square (Galleria Tbilisi, passages souterrains), l’avenue Roustavéli, Marjanishvili et le quartier de Vake (avenue Tchavtchavadzé). Les agences bancaires (TBC Bank, Bank of Georgia, Liberty Bank) changent aussi, avec transparence et reçus détaillés.
- Batoumi : guichets nombreux le long de Gorgiladzé et Tchavtchavadzé, autour d’Europe Square et du Boulevard maritime. L’aéroport de Batoumi rend service pour un petit montant à l’arrivée.
- Koutaïssi : ciblez le centre près de la Fontaine des Colchis et Tsereteli Avenue. À l’aéroport de Koutaïssi, vous trouverez DAB et un point de change, pratique pour un appoint.
- Villes portes d’entrée des régions : Zougdidi (avant la Svanétie), Telavi/Sighnaghi (Kakhétie), Akhaltsikhé (Samtskhé-Djavakhétie) ont des banques et parfois quelques bureaux de change. En montagne (Mestia, Stepantsminda), privilégiez le retrait à un DAB local et changez en ville en amont si vous arrivez avec des devises.
Astuce week‑end et jours fériés : quand les banques ferment tôt, les bureaux de change situés dans les centres commerciaux ou à proximité de zones touristiques (avenue Roustavéli à Tbilissi, Europe Square à Batoumi) restent souvent ouverts plus tard. Ayez toujours votre passeport : demandé dans certaines agences pour formaliser l’opération.
Piège fréquent : l’affichage « 0% commission » peut masquer un écart de taux moins favorable qu’en ville. Comparez toujours le taux d’achat/vente au cours officiel du jour, et refusez toute opération si le montant final ne vous est pas dicté à l’avance sur une calculatrice ou un reçu.
Comment reconnaître un bon taux de change en Géorgie ?
Réflexe simple en trois étapes :
- Consultez le cours de référence publié quotidiennement par la Banque nationale de Géorgie (NBG) le jour même. Vous pouvez aussi confronter ce repère à une application de taux reconnue.
- Comparez l’écart entre ce cours et le taux affiché par le bureau de change. En centre‑ville de Tbilissi ou Batoumi, l’écart observé est le plus souvent modéré ; à l’aéroport, il est généralement plus large. Vérifiez sur place, le jour J.
- Regardez la marge achat/vente : si l’écart entre les deux colonnes d’un même bureau est trop important, changez un montant minimal et cherchez mieux ailleurs. Un bureau transparent affiche clairement les deux colonnes, le montant net reçu et remet un reçu.
Note importante : les taux évoluent. Avant de changer des sommes importantes, contrôlez le cours officiel du jour et faites un petit test (ex. 100 EUR) pour mesurer la pratique locale. Si vous constatez un écart inhabituellement élevé, évitez ce bureau. Toute donnée chiffrée liée aux marges doit être vérifiée le jour même.
Marché noir et risques liés au change en Géorgie
Le change « de rue » n’a pas d’intérêt en Géorgie : l’offre officielle est large et régulée. Changer auprès d’un particulier vous expose à des billets falsifiés ou à un comptage biaisé. Les bureaux de change et banques licenciés affichent leurs taux, leur numéro d’autorisation et délivrent un reçu. Évitez toute opération hors comptoir officiel, notamment aux abords des gares routières (Didoubé à Tbilissi) où des intermédiaires peuvent aborder les voyageurs.
En cas de litige (montant inférieur à celui annoncé, billet suspect reçu), demandez immédiatement un responsable. Conservez votre reçu : c’est votre preuve. Si nécessaire, dirigez‑vous vers une agence bancaire voisine pour faire vérifier la coupure ou vers un poste de police de quartier.

Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Géorgie
La carte bancaire fonctionne très bien dans les grandes villes et sites touristiques, et le sans contact s’est généralisé. Cependant, nombre de dépenses restent plus fluides en espèces, surtout dès qu’on s’éloigne des grands axes.
Utilisation de la carte bancaire en Géorgie
Acceptation générale :
- Visa et Mastercard : largement acceptées à Tbilissi (hôtels, restaurants, cafés, centres commerciaux), Batoumi (front de mer, restaurants) et Koutaïssi (centre). Beaucoup de terminaux acceptent le sans contact et les portefeuilles mobiles (Apple Pay/Google Pay) lorsqu’ils sont liés à une banque locale compatible.
- American Express : acceptation inégale, souvent refusée dans les petits commerces et stations‑service hors grandes villes. Prévoyez une Visa/Mastercard en secours.
- Suppléments et minimum de paiement : quelques cafés ou petites boutiques imposent un minimum en carte ou appliquent un supplément discret. Demandez avant d’insérer votre carte si vous voyez une affiche « cash preferred ».
- Transports : les compagnies de taxis réservées via appli permettent le paiement in‑app par carte, mais les taxis de rue préfèrent le cash. Les marshrutkas interurbaines fonctionnent en espèces. Sur les sites ferroviaires principaux, la carte passe généralement aux guichets ; en ligne, le paiement par carte est l’option la plus simple pour réserver les trains Tbilissi–Batoumi/Koutaïssi.
Attention à la conversion dynamique (DCC) : certains terminaux ou DAB proposent de vous débiter en euros au lieu de GEL. Refusez la conversion et choisissez toujours un débit en lari (GEL) pour éviter un taux défavorable.
Où et comment retirer de l’argent en Géorgie
Distributeurs et emplacements utiles :
- Tbilissi : DAB nombreux autour de Liberty Square, avenue Roustavéli, Marjanishvili et dans les quartiers de Vake/Saburtalo. Privilégiez les machines situées à l’intérieur des agences bancaires pour limiter le risque de fraude.
- Batoumi : le long du Boulevard maritime, autour d’Europe Square et sur Tchavtchavadzé, les banques locales disposent de DAB. Les hôtels internationaux ont souvent un DAB en lobby.
- Koutaïssi : autour de la Fontaine des Colchis et des artères commerçantes, les bornes sont faciles à repérer.
- Régions : Stepantsminda (Kazbegi) et Mestia (Svanétie) disposent de quelques DAB, mais Ushguli n’en a pas. En Kakhétie, Telavi et Sighnaghi sont équipées ; Omalo (Touchétie) n’a pas de DAB. Retirez avant d’entrer en zone montagneuse.
Bonnes pratiques :
- Retirez en journée, dans des lieux passants ou en agence. Couvrez le clavier et vérifiez l’absence d’accessoires suspects sur la fente de carte.
- Refusez la conversion en devise d’origine (DCC) si l’écran la propose. Choisissez « GEL ». C’est généralement plus avantageux.
- Si le DAB ne délivre pas la somme demandée mais débite votre compte, photographiez l’écran/horodatage, conservez le ticket et contactez aussitôt votre banque émettrice.
- Pour obtenir de la petite monnaie, retirez un montant qui génère naturellement des billets moyens (par exemple un multiple qui induit des 20 et 10 lari plutôt que des 100 lari). Au besoin, « cassez » en supermarché.
Frais : certaines banques locales appliquent des frais au DAB pour les cartes étrangères, et votre banque émettrice peut aussi facturer. Vérifiez vos conditions avant le départ et, une fois sur place, lisez l’écran du DAB avant de valider.
Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Géorgie ?
Prévoyez des espèces dans ces situations :
- Transports locaux et interurbains : marshrutkas au départ de Didoubé (Tbilissi) vers Stepantsminda, Zougdidi/Mestia, Gori, Telavi ; minibus du centre de Batoumi ; taxis de rue sans appli.
- Ruralité et montagne : hébergements familiaux en Svanétie (Mestia, Ushguli), Touchétie (Omalo, Dartlo), Khevsourétie (Shatili) ; stands de produits du terroir et petites entrées de musées locaux.
- Visites et culture : dons dans les monastères (Mtskheta, Ghélati près de Koutaïssi), petites églises, photopoints gérés localement.
- Gastronomie et vins : caves familiales en Kakhétie (Telavi, Sighnaghi, Kvareli) où la dégustation se règle souvent en espèces si vous n’êtes pas passé par une agence.
Budget pratique : gardez en permanence quelques billets de 5, 10 et 20 lari, et des pièces de 20–50 tetri. Reconstituez votre « fond de caisse » en ville après chaque boucle en montagne.
Check‑list par profil
- Backpacker : deux cartes (Visa + Mastercard) stockées séparément, 200–300 GEL en billets moyens avant d’entrer en montagne, appli de taux à jour, refus systématique de la DCC.
- Couple/famille : une carte par adulte, un peu plus de cash pour taxis/marchés, paiements carte pour hébergements/restaurants en ville.
- Business/événements : cartes multiples, paiements par carte privilégiés en ville, factures en GEL avec TVA affichée, reçu du bureau de change conservé pour la note de frais.
Pourboires et usages du pourboire en Géorgie
La Géorgie n’a pas une culture du pourboire aussi systématique que dans certains pays, mais le secteur touristique s’est habitué à des gratifications modérées. À Tbilissi et Batoumi, des frais de service (souvent signalés comme « service ») peuvent figurer sur la note. Ailleurs, arrondir suffit souvent.
Dans quels cas laisser un pourboire en Géorgie ?
- Restaurants en ville (Tbilissi, Batoumi) : si un « service » est déjà indiqué sur l’addition, il n’est pas attendu d’ajouter. S’il n’y est pas, laisser un complément raisonnable est apprécié.
- Restaurants en région (Kakhétie, Svanétie) : arrondir au billet supérieur ou laisser une petite somme reste la norme bienveillante.
- Taxis : pas d’attente formelle. Arrondir est courant. In‑app, vous pouvez ajouter un tip modeste.
- Hôtels : bagagistes et housekeeping apprécient un petit billet, surtout dans les établissements haut de gamme de Tbilissi et Batoumi.
- Guides et chauffeurs privés : une gratification de fin de prestation, surtout sur une journée complète ou un circuit en montagne, est contemporaine des usages touristiques.
Conseil d’attitude : les montants « à l’américaine » paraissent excessifs. Gardez une mesure locale, surtout en dehors des capitales régionales.
Montants habituels à donner ou à éviter en Géorgie
- Restaurants sans « service » indiqué : 5–10 % de l’addition selon satisfaction. Avec « service » sur la note : ne rien ajouter est courant ; au plus, arrondissez symboliquement.
- Taxis : arrondir au lari supérieur suffit. Pour un trajet très long ou une aide particulière (bagages, attente), ajoutez quelques lari.
- Bagagiste : quelques lari par bagage selon l’établissement.
- Housekeeping : une enveloppe de quelques lari laissée à la fin du séjour.
- Guides/Chauffeurs privés : pour une journée complète, une enveloppe collective raisonnable selon la taille du groupe, à ajuster selon l’effort fourni (piste de montagne, traductions, organisation).
À éviter : offrir des pourboires en devises étrangères dans les petites structures. Préférez toujours le lari, en main à main discret. Si vous payez par carte dans un restaurant moderne de Tbilissi, demandez s’il est possible d’ajouter le tip au terminal ; sinon, laissez en espèces.
Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Géorgie
La Géorgie est globalement simple pour l’argent, mais quelques pièges existent, surtout dans les zones très touristiques et aux abords des gares routières. Adoptez les réflexes ci‑dessous et vous éviterez l’essentiel.
Faux billets et contrôles des espèces en Géorgie
Les faux billets de lari restent rares au quotidien, mais la prudence est de mise lors de gros échanges d’espèces. Les billets récents intègrent des dispositifs aisément vérifiables :
- Au toucher : impression en relief sur certains motifs et chiffres, papier ferme.
- À la lumière : fil de sécurité et filigrane visibles, éléments « voir‑à‑travers » s’alignant.
- À l’œil nu : micro‑textes nets, numéros de série alignés.
- À l’UV (utilisé par quelques commerçants) : certains motifs réagissent.
En cas de doute : n’acceptez pas la coupure, ou, si le doute survient aussitôt après, retournez immédiatement au comptoir qui vous l’a donnée (d’où l’importance de garder le reçu du bureau de change). À défaut, présentez‑vous dans une agence bancaire pour un contrôle ; en dernier recours, adressez‑vous à la police locale. Ne remettez jamais un billet suspect en circulation.
Note pratique : les billets trop abîmés ou déchirés sont parfois refusés par les petits commerces ; vous pouvez tenter un échange en agence bancaire qui décidera selon l’état de la coupure.
Restrictions et limites d’import/export d’argent en Géorgie
Comme dans la plupart des pays, le transport de fortes sommes en espèces est réglementé. Au‑delà d’un seuil légal, une déclaration écrite à la douane est obligatoire à l’entrée comme à la sortie. La règle précise (montant, formulaire, justificatifs éventuels) est définie par l’administration fiscale et douanière géorgienne.
Conseils concrets :
- Avant de voyager avec une somme importante, vérifiez les conditions en vigueur auprès du service des douanes géorgien ou de l’ambassade/consulat le plus proche. Les exigences peuvent évoluer.
- Si vous déclarez une somme à l’entrée, conservez soigneusement l’attestation pour la sortie : elle vous sera demandée pour prouver la provenance légale.
- Aux frontières sensibles (avec la Russie via le col de Lars, avec la Turquie à Sarpi), prévoyez du temps pour les contrôles. Évitez de transporter des sommes importantes en espèces dans les régions à l’accès réglementé (Abkhazie, Ossétie du Sud), tant pour des raisons légales que pratiques.
En cas de non‑déclaration alors qu’elle était requise, vous vous exposez à des sanctions pouvant aller de la confiscation à une amende. Renseignez‑vous en amont : c’est une vérification simple qui vous fait gagner du temps et de la sérénité.
Récapitulatif sécurité
- Privilégiez les DAB situés dans les agences bancaires ou centres commerciaux fréquentés.
- Refusez toute conversion dynamique (DCC) au DAB/terminal.
- Évitez le change « hors comptoir » et conservez toujours vos reçus.
- Séparez vos moyens de paiement (carte principale, carte de secours, cash).
- Avant une zone isolée (Svanétie, Touchétie), retirez suffisamment en ville.
Avec ces quelques principes, l’argent ne sera plus qu’un outil discret au service de votre itinéraire – qu’il vous mène aux ruelles de la vieille Tbilissi, aux plages de Batoumi ou aux tours de pierre d’Ushguli.
Questions fréquentes
Quelle est la monnaie officielle en Géorgie ?
Le lari géorgien (code ISO GEL), subdivisé en 100 tetri. Vous verrez surtout des billets de 5, 10, 20, 50, 100, 200 lari et des pièces de 10–50 tetri, 1–2 lari.
Où peut-on changer de l’argent à Tbilissi ?
En centre-ville autour de Liberty Square, de l’avenue Roustavéli et de Marjanishvili (bureaux de change et banques). À l’aéroport, changez un petit montant seulement : le taux y est souvent moins avantageux.
Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Géorgie ?
En ville oui (Visa/Mastercard, souvent sans contact). En montagne et dans les petites structures, le cash reste indispensable. American Express est plus rarement acceptée.
Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Géorgie ?
Restaurants sans « service » : 5–10 % selon satisfaction. Avec « service » indiqué : rien d’obligatoire. Bagagiste/housekeeping : quelques lari. Guides/chauffeurs : une enveloppe modérée en fin de journée.
Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Géorgie ?
Évitez le change de rue, refusez la conversion dynamique (DCC) aux DAB/terminaux, méfiez-vous des « 0% commission » avec taux défavorable, retirez en agence et gardez vos reçus.
Peut-on utiliser l’euro ou le dollar en Géorgie ?
Non pour payer directement. Les euros/dollars se changent facilement dans les banques et bureaux de change des grandes villes, mais les paiements au quotidien se font en lari (GEL).