Mise à jour et vérifications terrain/ressources officielles : juillet 2026 (Bank of Thailand, Thai Customs, échanges avec guides/hôteliers à Bangkok, Chiang Mai, Phuket).
Gérer son argent en Thaïlande ne s’improvise pas. Entre les billets indispensables pour payer une course en songthaew à Chiang Mai, les commissions potentielles sur carte dans un resort de Phuket, et les taux de change variables entre l’aéroport Suvarnabhumi et le quartier de Pratunam à Bangkok, une bonne préparation évite les mauvaises surprises.
Ce guide pratique détaille tout ce qu’il faut savoir : la devise officielle et ses coupures, où changer son argent selon les villes, comment reconnaître un bon taux, quand utiliser la carte bancaire, où retirer sans stress, dans quels cas le cash est incontournable, et enfin les usages de pourboires, les restrictions douanières et les arnaques à éviter.
Spécificité marquante en Thaïlande : l’usage quotidien des petites coupures de 20, 50 et 100 bahts pour les transports urbains, les stands de rue de Yaowarat (Chinatown Bangkok) ou les marchés de nuit de Chiang Mai. À l’inverse, présenter un billet de 1 000 bahts à un vendeur de brochettes sur Khao San Road risque de bloquer la transaction faute de monnaie. Anticiper ces situations change beaucoup votre confort de voyage.
Présentation et fonctionnement de la monnaie en Thaïlande
La devise officielle est le baht thaïlandais. Le baht est subdivisé en 100 satang. Les espèces circulent partout, du ferry entre Krabi et Railay aux petits temples d’Ayutthaya. Les paiements sans contact et QR se développent vite dans les grandes villes, mais l’espèce reste reine pour tout ce qui est informel, rural ou très local.
Billets et pièces utilisés quotidiennement en Thaïlande
Billets en circulation courante (source : Bank of Thailand) : 20, 50, 100, 500 et 1 000 bahts. Le billet de 20 bahts a été émis en version polymère, plus résistante, et se rencontre quotidiennement à Bangkok, Chiang Mai, Phuket ou Pattaya. Les autres coupures (50, 100, 500, 1 000) sont des billets papier modernes, avec plusieurs éléments de sécurité.
Pièces : 1, 2, 5 et 10 bahts sont très fréquentes en caisse chez 7‑Eleven, Big C ou Tesco Lotus/GO. Les coins de 25 et 50 satang existent mais sont rares dans l’usage quotidien ; on les voit parfois pour la monnaie dans certains supermarchés de Bangkok ou lors de facturations très précises (parking, balances automatiques). En pratique, la plupart des prix sont arrondis au baht.
Usages concrets par coupure :
- 20 bahts (polymère) : tickets de bus locaux à Bangkok et Chiang Mai, bouteilles d’eau, snacks de rue à Yaowarat ou Talad Rot Fai (train night market).
- 50 bahts : trajets de songthaew à Chiang Mai, porridge de riz et café glacé dans les food courts des centres commerciaux (MBK, Terminal 21).
- 100 bahts : repas simple dans une cantine de quartier, entrée de sites secondaires autour d’Ayutthaya (lorsqu’elle se paie au guichet local).
- 500 bahts : additions de restaurants touristiques à Phuket Town, massages thaï traditionnels à Chiang Rai, petits achats cumulés dans un mall (Siam Paragon, CentralWorld).
- 1 000 bahts : hôtels, attractions majeures, courses de taxi longues distances, réservation d’excursions à Krabi ou Koh Samui.
Conseil terrain : à Bangkok (BTS Siam, Asok, Sala Daeng), les distributeurs automatiques de tickets plus anciens aiment la monnaie ; prévoyez des pièces de 10 bahts. Sur les marchés de nuit (Chiang Mai Sunday Walking Street, Phuket Chillva Market), arrivez avec des billets de 20/50 bahts : on vous servira plus vite et vous éviterez la sempiternelle phrase « no change ».
Exemple factuel (indicatif à vérifier sur place) : un trajet de bus urbain non climatisé à Bangkok se règle souvent en dizaines de bahts seulement, encaissés en espèces par le receveur ; les billets de 500/1 000 bahts y posent problème. Source d’usage : retours de voyageurs et pratique locale constatée dans les lignes circulant autour de Victory Monument.
Symboles et codes de la monnaie officielle en Thaïlande
Le code ISO du baht est THB. Le symbole fréquemment affiché est ฿. En langue thaïe, la monnaie s’écrit บาท (baht) et la subdivision สตางค์ (satang). Dans les vitrines de Bangkok, Chiang Mai ou Pattaya, vous verrez indifféremment « ฿100 » ou « 100 THB ». Sur les factures d’hôtels et de centres commerciaux (Central, Robinson), « THB » domine pour la clarté comptable, y compris lorsque l’anglais est présent. Les étiquettes de marchés de nuit dans le Nord peuvent afficher le montant sans symbole, ce qui reste usuel localement ; interrogez le vendeur en montrant la coupure souhaitée pour confirmer.
Sur les terminaux de paiement et les DAB, attendez-vous aussi à voir « THB » comme devise d’autorisation. Si un terminal propose une conversion dynamique en votre devise d’origine (DCC), refusez-la et choisissez « THB » pour laisser votre propre banque appliquer son taux.
Particularités de la monnaie locale en Thaïlande
Portrait royal et respect des billets : les billets thaïlandais portent le portrait du roi. Il est socialement et légalement inapproprié de les malmener (ne pas les jeter, ne pas écrire dessus). À Bangkok comme à Chiang Mai, il est déconseillé de « coincer » un billet avec le pied pour éviter qu’il s’envole — un geste perçu comme irrespectueux. Mieux vaut le rattraper à la main.
Billet de 20 bahts polymère : introduit par la Bank of Thailand, ce billet se distingue par sa fenêtre transparente et sa résistance à l’humidité (pratique sur les bateaux à Krabi, Phi Phi, Koh Tao). C’est souvent la coupure qui manque le plus en fin de journée sur les marchés ; pensez à en demander au moment d’un retrait ou lors d’un encaissement en supermarché.
QR PromptPay et paiements domestiques : les QR « PromptPay » se sont généralisés à Bangkok, Phuket, Chiang Mai, jusqu’aux stands de Chatuchak. Toutefois, ils supposent en général un compte thaï alimenté. Certains commerçants touristiques proposent des QR compatibles Visa/Mastercard, mais ce n’est pas garanti : prévoyez une alternative en espèces.
Bon à savoir : des billets d’anciennes séries (portrait de Rama IX) circulent encore. Ils restent légaux. Si un commerçant à Phuket Town ou sur Koh Samui hésite, changez-les en banque : Bangkok Bank ou Krungsri les reprennent sans difficulté.
Changer de l’argent et connaître les taux en Thaïlande
On peut changer des devises à l’aéroport, dans les centres-villes (bureaux spécialisés, banques), dans certaines zones touristiques et, plus rarement, à l’hôtel. Les taux diffèrent sensiblement entre ces lieux et selon l’horaire.
Où changer son argent en Thaïlande ?
Bangkok : les meilleurs taux s’observent souvent chez des changeurs spécialisés autour de Pratunam/Ratchaprasong et le long de Sukhumvit. Adresses notoires et fiables auprès des voyageurs :
- SuperRich Thailand (vert) et SuperRich 1965 (orange) autour de Pratunam/CentralWorld : réputés pour des marges serrées. Attendez-vous à une file d’attente le weekend.
- Vasu Exchange, près de BTS Nana (Sukhumvit) : apprécié pour la stabilité des pratiques et l’affichage clair.
- Des guichets au sous-sol de Suvarnabhumi, près de l’Airport Rail Link, proposent parfois de meilleurs taux que ceux des halls d’arrivée airside. Horaires à vérifier selon la période.
Chiang Mai : zones à forte densité de guichets autour de Tha Phae Gate, du Night Bazaar et de Nimmanhaemin. Des enseignes connues comme SuperRich y ont des comptoirs. Les banques (SCB, KBank) de la Vieille Ville changent aussi, avec des horaires de bureau.
Phuket : à Patong (vers Jungceylon et Along Beach Road) et à Phuket Town, vous trouverez des changeurs privés reconnus et des banques. Le soir, certains réduisent les horaires : anticipez avant d’aller sur Kata/Karon.
Pattaya : les guichets de change sont très nombreux le long de Beach Road et Second Road, avec des taux souvent compétitifs toute la journée.
Îles (Koh Tao, Koh Phangan, Koh Lanta, Koh Lipe) : des guichets existent, mais les taux sont généralement moins bons et les horaires plus aléatoires. Les jours d’affluence (pleine lune sur Koh Phangan) ou de météo difficile, certains points ferment plus tôt. Prévoyez du cash avant l’embarquement à Surat Thani ou Krabi.
Rural/Nord-Ouest : sur la boucle de Mae Hong Son (Pai, Mae Sariang), changez en ville avant de vous enfoncer vers des villages. Les banques locales changent avec passeport, mais pas toutes les devises : l’euro et l’USD passent presque partout, d’autres devises moins.
Piège classique : dans certains centres commerciaux, des « kiosques » affichent un taux attractif, puis ajoutent une commission au guichet. Lisez toujours s’il s’agit d’un « commission-free » réel et comparez buy (achat de vos devises par le changeur) et sell (son prix de vente). Gardez vos reçus : ils peuvent être requis pour re-convertir vos bahts en fin de séjour, notamment à l’aéroport.
Comment reconnaître un bon taux de change en Thaïlande ?
Le baht est en taux flottant. Pour juger un taux :
- Comparez le taux indicatif du jour sur des références reconnues (par exemple la Bank of Thailand pour le cours de référence) et un agrégateur public. Évitez de vous fier à un seul affichage.
- Contrôlez l’écart affiché au comptoir : une marge raisonnable se traduit par un écart visible mais contenu entre le taux « moyen de marché » et le taux « buy » proposé. Si l’écart semble disproportionné, passez votre tour.
- Méfiez-vous des conversions « à la maison » sur carte (DCC) : en magasin ou au DAB, refusez la conversion dans votre devise et choisissez « THB ».
- Regardez l’heure de mise à jour sur l’écran/ardoise : à Bangkok-Pratunam, certains changeurs mettent à jour plusieurs fois par jour ; à Phuket Patong, cela peut être moins fréquent.
Note : les taux fluctuent quotidiennement. Vérifiez-les la semaine de votre départ et sur place. Les jours fériés thaïs (Songkran en avril, Loy Krathong en novembre) peuvent impacter les horaires d’ouverture des changeurs et banques.
Marché noir et risques liés au change en Thaïlande
La Thaïlande dispose d’un réseau officiel dense (banques et changeurs agréés). Passer par des particuliers dans la rue (notamment autour de Nana ou dans les zones très touristiques) expose à des faux billets, à des liasses incomplètes ou à des contrôles policiers. En cas de litige, vous n’aurez aucun reçu pour prouver l’origine des fonds.
Conseil vérifié localement : changez toujours à l’intérieur d’une enseigne identifiée (banque ou bureau spécialisé), où le personnel vérifie les billets sous lampe et compte face au client. À Bangkok et Chiang Mai, n’hésitez pas à demander un recompte. À Phuket, privilégiez les comptoirs fixes plutôt que les stands temporaires.
Enfin, conservez les reçus de change. À Suvarnabhumi ou Don Mueang, pour re-vendre vos bahts en fin de séjour, certains guichets les réclament (pratique variable selon guichet et devise rachetée).

Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Thaïlande
Cartes et espèces cohabitent. Bangkok, Chiang Mai, Phuket ou Pattaya acceptent largement la carte dans l’hôtellerie, les malls, les grandes chaînes. À l’inverse, les marchés, stands de rue, transports locaux et une partie des activités en plein air se règlent plutôt en cash.
Utilisation de la carte bancaire en Thaïlande
Acceptation par secteur (Visa/Mastercard) :
- Hôtels/resorts (Bangkok Riverside, Phuket Kata/Karon, Koh Samui Chaweng) : acceptation quasi systématique. Un supplément carte peut être appliqué dans les petites structures ; il est généralement annoncé à l’avance.
- Malls et chaînes (Siam Paragon, CentralWorld, Terminal 21, Big C, 7‑Eleven récents) : carte et sans-contact habituellement acceptés. Conservez une carte physique même si Apple Pay/Google Pay fonctionnent souvent à Bangkok et Chiang Mai.
- Restaurants indépendants (Nimmanhaemin à Chiang Mai, Old Town Phuket, Ari/Thonglor à Bangkok) : carte bien acceptée en milieu et haut de gamme, cash préféré en petits établissements et street-food courts.
- Transports : métro BTS/MRT à Bangkok accepte carte via guichets/machines récentes et cartes locales (Rabbit), mais les bus urbains, songthaews et tuk-tuks se paient en espèces.
Cas d’échec fréquent : transactions à faible montant ou terminaux hors-ligne dans des cafés indépendants de Pai ou sur Koh Lanta ; c’est souvent un refus « réseau » ponctuel. Ayez une seconde carte et du cash.
DCC (Dynamic Currency Conversion) : au terminal, on peut vous proposer de payer dans votre devise d’origine. Refusez et choisissez « THB ». Même conseil aux DAB.
Cartes prépayées/néobanques : elles fonctionnent bien à Bangkok, Phuket et Chiang Mai. Vérifiez néanmoins les éventuelles surcommissions des commerçants (souvent un pourcentage) et ayez un plan B en cash dans les zones insulaires.
Où et comment retirer de l’argent en Thaïlande
Réseau de DAB : très dense en ville (Bangkok Bank, Krungsri, Krungthai, KBank, SCB) dans les stations BTS/MRT, les malls (MBK, IconSiam), et les rues à fort passage (Sukhumvit, Silom). À Chiang Mai, visez Tha Phae Gate, Night Bazaar et Nimman. À Phuket, Patong (Jungceylon, Beach Road) et Phuket Town. À Krabi/Ao Nang, plusieurs DAB jalonnent la promenade.
Îles et spots isolés : Koh Tao, Koh Phi Phi, Koh Lipe ont des DAB mais ils peuvent tomber à court de cash lors des pics (week-ends, météo perturbée). Emportez une réserve au départ de Surat Thani, Krabi ou Phuket. À Pai (Mae Hong Son), les DAB de la rue principale suffisent en temps normal, mais ne tardez pas à retirer si vous restez plusieurs jours.
Frais et astuces :
- La plupart des DAB thaïs appliquent un frais fixe local par retrait pour les cartes étrangères, affiché à l’écran. Pour réduire l’impact, retirez moins souvent et des montants plus élevés (en veillant à la sécurité et au plafond de votre banque).
- Au moment de l’opération, refusez la DCC si elle apparaît, choisissez le débit en THB.
- Privilégiez les DAB à l’intérieur d’une banque ou d’un mall (mieux surveillés) et protégez le clavier contre toute caméra discrète. Évitez les machines isolées la nuit à Patong ou sur Khao San Road.
Horaires et continuité de service : les DAB sont 24/7, mais les agences bancaires (utile en cas d’avale de carte) tiennent des horaires de bureau ; anticipez les veilles de Songkran et fêtes locales.
Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Thaïlande ?
- Street-food et marchés : Yaowarat (Chinatown), Chatuchak, Rod Fai Market à Bangkok ; Sunday Walking Street et Night Bazaar à Chiang Mai ; Chillva Market à Phuket : cash quasi systématique.
- Transports locaux : bus urbains à Bangkok, songthaews au Nord (Chiang Mai, Chiang Rai), tuk-tuks à Ayutthaya : paiement en espèces, petits billets recommandés.
- Excursions et bateaux : longtails à Railay, ferries vers Koh Lanta/Koh Phi Phi, locations de scooters à Pai ou Koh Tao : souvent espèces, dépôt demandé (espèces ou passeport — privilégiez plutôt un dépôt en espèces et une copie de passeport).
- Temples et dons : entrées/dons à Wat Pho (Bangkok), Doi Suthep (Chiang Mai) : même si l’entrée principale peut accepter la carte, les dons et services annexes restent en espèces.
Astuce : transformez les billets de 500/1 000 bahts en petites coupures lors d’achats en supérette (7‑Eleven, FamilyMart) à Bangkok ou Phuket, plutôt qu’au moment de payer un stand de rue.
Pourboires et usages du pourboire en Thaïlande
Le pourboire n’est pas une obligation historique en Thaïlande. Dans les zones touristiques (Bangkok, Phuket, Koh Samui), il est toutefois apprécié, surtout lorsque le service a été attentionné. La clé : rester modeste, en bahts, et tenir compte des éventuels « service charge » déjà ajoutés sur la note (courant dans les hôtels/restaurants haut de gamme).
Dans quels cas laisser un pourboire en Thaïlande ?
- Restaurants : dans les établissements de quartier (Bangkok Ari, Chiang Mai Old City), on peut arrondir. Dans les adresses plus chic (Thonglor, Phuket Old Town), un petit « tip » est apprécié si aucun service charge n’apparaît.
- Hôtels : pour un bagagiste ou le ménage dans un resort de Kata/Karon ou un hôtel business à Sathorn, un modeste pourboire est bien vu.
- Massages/spas : commun à Bangkok (Wat Pho Traditional Massage School), Chiang Mai et Phuket : un petit extra selon la qualité du soin.
- Taxis/Grab : arrondir la course. Les tuk-tuks fonctionnent au forfait négocié : pas de tip systématique.
- Guides/Drivers : à Ayutthaya, Kanchanaburi ou dans le Triangle d’Or, une gratification reste d’usage si la journée a été bien menée.
Conseil d’attitude : évitez d’importer des standards de pourboire très élevés. Un tip disproportionné dans un village de l’Isan peut créer un malaise. Remettez-le discrètement, en bahts, en remerciant.
Montants habituels à donner ou à éviter en Thaïlande
- Restaurants locaux : arrondir ou laisser une petite somme (quelques bahts à quelques dizaines de bahts) selon l’addition.
- Restaurants haut de gamme : jusqu’à environ 5–10% si aucun « service charge » n’est inclus. Si 10% de service apparaît déjà, pas d’obligation de rajouter.
- Massages : un petit billet en fin de séance selon la durée/qualité (souvent quelques dizaines de bahts).
- Hôtels : bagagiste/housekeeping, un petit billet par service ou par nuit.
- Guides/Drivers à la journée : pour un service soigné autour d’Ayutthaya, Kanchanaburi ou Chiang Rai, prévoyez une somme modeste par personne et par jour, à ajuster selon la taille du groupe.
Bon réflexe : ne donnez pas de pièces/euros/dollars — impossibles à utiliser localement. Préférez des billets de bahts propres et non déchirés.
Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Thaïlande
La Thaïlande est pratique pour le voyageur, mais quelques pièges existent : faux billets, DAB surtaxés ou isolés, changeurs non officiels, DCC, ou encore législation sur les billets à l’effigie du roi. Voici comment s’en prémunir.
Faux billets et contrôles des espèces en Thaïlande
Reconnaître un vrai billet (références : Bank of Thailand, bonnes pratiques banques locales) :
- Toucher : impression en relief (intaglio) sur les portraits et chiffres, surtout sur 100/500/1 000 bahts.
- Fil de sécurité : visible dans la lumière, parfois avec effet de couleur au basculement (1000 bahts).
- Transparence : éléments « see-through » s’alignant à contre-jour ; pour le 20 bahts polymère, fenêtre transparente nette, inscriptions nettes.
- Watermark : portrait et chiffre en filigrane, visibles en transparence sur les coupures papier.
Où le risque augmente : échanges informels (rue, bars tardifs à Patong ou Khao San Road), transactions rapides dans la foule (marchés de nuit). D’où l’intérêt de payer avec des billets « de la banque/du DAB » et de compter devant le vendeur.
En cas de doute : n’essayez pas de « refiler » un billet suspect. Rendez-vous dans une banque (Bangkok Bank, SCB, KBank) ou au poste de police touristique (Bangkok, Chiang Mai, Phuket) pour vérification. La banque peut retenir le billet le temps de l’expertise officielle. Demandez un reçu de dépôt.
Astuce pratique : sur les marchés (Chatuchak, Chiang Mai Night Bazaar), vous pouvez demander au vendeur de passer le billet sous une petite lampe UV s’il en possède une. Beaucoup d’échoppes sérieuses en sont équipées.
Restrictions et limites d’import/export d’argent en Thaïlande
Règles générales (à vérifier avant le départ auprès de la Bank of Thailand et de Thai Customs, car susceptibles d’évoluer) :
- Devises étrangères : l’importation est en principe libre. Au-delà d’un certain seuil équivalent en USD, une déclaration en douane est requise à l’entrée/sortie. Les autorités thaïlandaises communiquent régulièrement ce seuil — vérifiez la valeur en vigueur juste avant le voyage.
- Billets en bahts : l’exportation/importation de grosses sommes en THB est limitée. Un plafond standard s’applique généralement, avec une exception plus élevée pour les déplacements vers/depuis certains pays frontaliers (Cambodge, Laos, Myanmar, Malaisie). Confirmez les montants exacts sur les sites officiels avant de voyager.
Conseils :
- Si vous transportez des sommes importantes (affaires, achats), gardez preuves et factures et déclarez-les au besoin à l’arrivée ou au départ (formulaire douanier).
- Conservez les reçus de change : ils facilitent la revente de bahts et la justification de l’origine des fonds.
Rappel légal/culturel : ne dégradez pas de billets (portrait royal). Les lois de lèse-majesté sont strictes ; manipulez la monnaie avec respect, notamment dans les temples (Wat Pho, Wat Arun).
Questions fréquentes
Quelle est la monnaie officielle en Thaïlande ?
Le baht thaïlandais (THB), divisé en 100 satang. Billets usuels : 20 (polymère), 50, 100, 500, 1 000. Les pièces de 1, 2, 5, 10 bahts circulent partout. L’USD ou l’euro ne sont pas des monnaies de paiement au quotidien.
Où peut-on changer de l’argent à Bangkok ?
Pour de bons taux : SuperRich (Pratunam/Ratchaprasong), Vasu Exchange (près de BTS Nana), et certains guichets au sous-sol de Suvarnabhumi (Airport Rail Link). Ayez votre passeport, comparez les taux buy/sell et gardez le reçu.
Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Thaïlande ?
Non. Carte largement acceptée dans hôtels, malls et restaurants haut de gamme à Bangkok, Chiang Mai, Phuket. Marchés, street‑food, bus, tuk‑tuks restent cash. Des suppléments carte existent parfois ; refusez la DCC et payez en THB.
Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Thaïlande ?
Rien d’obligatoire. Restaurants locaux : arrondir ou petite somme. Haut de gamme : jusqu’à 5–10% si pas de service charge. Bagagiste/housekeeping : petit billet. Massages : quelques dizaines de bahts. Toujours en bahts, discrètement.
Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Thaïlande ?
Change non officiel (rue), DCC aux DAB/terminaux, faux billets en zones très touristiques, DAB isolés la nuit. Comptez vos billets au comptoir, préférez des DAB en banque/mall, conservez vos reçus de change.
Puis-je payer par QR code (PromptPay) en tant que voyageur ?
Beaucoup de commerces à Bangkok/Chiang Mai affichent PromptPay, mais il faut souvent un compte thaï. Certains QR Visa/Mastercard fonctionnent, de façon inégale. Gardez du cash pour marchés et petites adresses.