Au 14 juillet 2026, un voyage touristique ordinaire en Irak doit être reporté plutôt que préparé comme un circuit classique. Les autorités françaises déconseillent formellement les déplacements dans une grande partie du pays et déconseillent les autres secteurs sauf raison impérative, notamment Bagdad, Bassora, Mossoul, Erbil et Souleimaniyé. Le Royaume-Uni adopte une gradation différente, mais déconseille aussi tout déplacement dans plusieurs provinces et les voyages non essentiels dans le reste du pays.
Le risque n’est toutefois pas identique entre une arrivée encadrée à Erbil, un trajet routier de nuit entre Bagdad et une province frontalière, une visite de Mossoul, un pèlerinage à Kerbala ou une excursion dans le désert. Terrorisme, enlèvement, tirs de roquettes ou de drones, manifestations, faux barrages routiers, accidents de la route et mines résiduelles figurent parmi les menaces les plus sérieuses. Les difficultés médicales, les tempêtes de poussière et les fermetures soudaines d’axes ou d’aéroports compliquent encore la décision.
Ce guide distingue les zones formellement déconseillées, les secteurs accessibles seulement pour un motif impératif, les risques urbains et les précautions liées aux transports, à la santé, aux règles locales et aux profils de voyageurs. Les principales alertes ont été revérifiées le 14 juillet 2026 auprès de France Diplomatie, du Foreign, Commonwealth & Development Office britannique, du gouvernement du Canada, de l’Australie et des autorités sanitaires américaines.
L’Irak est-il dangereux actuellement ?
Verdict rapide : peut-on voyager en Irak sans danger particulier ?
Pour des vacances, la réponse prudente est non : l’Irak n’est pas actuellement une destination à considérer comme normalement sûre. France Diplomatie, dans sa mise à jour du 1er juillet 2026, déconseille formellement une grande partie du territoire et classe en orange, c’est-à-dire déconseillée sauf raison impérative, plusieurs étapes connues comme Bagdad, Bassora, Mossoul, Erbil et Souleimaniyé. Pour un déplacement professionnel indispensable, humanitaire ou familial, une organisation locale expérimentée et un dispositif de sécurité peuvent réduire l’exposition, sans supprimer le risque.
Les avis étrangers sont parfois plus stricts. Le Canada recommande d’éviter tout voyage en Irak, l’Australie déconseille tout déplacement, et les États-Unis maintiennent un niveau 4, « ne pas voyager ». Le Royaume-Uni ne déconseille plus tout le territoire dans son ensemble, mais interdit certains secteurs et limite les autres aux déplacements essentiels. Cette divergence concerne le niveau administratif de l’alerte, pas l’existence de menaces graves.
Bagdad, Erbil, Souleimaniyé, Mossoul, Najaf, Kerbala et Bassora disposent de zones urbaines fonctionnelles et d’hébergements, mais leur présence sur une carte touristique ne signifie pas qu’elles soient recommandées. La conclusion éditoriale la plus prudente est donc de reporter un séjour de découverte. Si le déplacement est impératif, il doit être traité comme une mission à risque : hébergement sécurisé, chauffeur et accompagnateurs de confiance, itinéraire validé, déplacements de jour et plan de repli.
Les facteurs qui font varier le niveau de risque
En Irak, le niveau d’exposition résulte de quatre éléments qui se combinent : le lieu, le moment, le motif du déplacement et le moyen de transport. Une zone urbaine peut être praticable en journée et devenir beaucoup plus difficile à gérer après une manifestation, une fermeture d’axe ou une alerte régionale. À l’inverse, une route fréquentée peut rester exposée aux faux contrôles, aux accidents et aux changements de situation.
- La géographie : les frontières syrienne, iranienne, turque, saoudienne et koweïtienne concentrent des restrictions ou des risques particuliers. Les zones montagneuses du Kurdistan, notamment autour de Metina, Gara, Qandil, Rawanduz et de certains secteurs proches de Koya, ne doivent pas être assimilées au centre d’Erbil.
- Le calendrier : les rassemblements religieux, les fêtes publiques, le mois de Ramadan, le pèlerinage de l’Arbaïn, généralement entre août et septembre, ainsi que les élections ou les tensions régionales peuvent provoquer des contrôles, des restrictions de circulation et des concentrations de foule.
- Le déplacement : les autorités françaises recommandent de ne jamais voyager seul, de proscrire les déplacements nocturnes et de privilégier autant que possible un véhicule blindé. Un transfert préarrangé depuis l’aéroport est préférable à une prise en charge improvisée.
- Le profil : un journaliste, un ressortissant occidental, une personne LGBTQ+, un voyageur isolé ou une personne transportant du matériel photographique n’est pas exposé de la même manière qu’un visiteur intégré à une structure locale connue.

Zones à éviter et secteurs où renforcer la vigilance
Régions, frontières ou axes formellement déconseillés
Zone formellement déconseillée selon France Diplomatie : les abords de la frontière syrienne, les massifs montagneux du Nord proches de la Turquie et de l’Iran, en particulier Metina, Gara et Qandil, ainsi que la bande située à moins de vingt kilomètres de la frontière iranienne, sauf les exceptions indiquées pour Soran, Halabja et Bassora. Les motifs cités sont la présence de groupes armés, les activités militaires, les trafics transfrontaliers et l’évolution imprévisible de la situation.
Dans l’Irak fédéral, l’avis français déconseille aussi formellement la majeure partie d’Al-Anbar hors Ramadi, Fallouja et de l’axe reliant ces villes à Bagdad, le gouvernorat de Salah-Al-Din, Kirkouk, certaines parties de Babel à l’ouest de l’axe Bagdad-Kerbala, le nord de Diyala, la majorité du gouvernorat de Ninive hors Mossoul et du corridor Mossoul-Erbil, ainsi que plusieurs périphéries de Bagdad, dont Sadr City, Bayaa, Jurf al-Salam et Za’faraniya.
Le Foreign, Commonwealth & Development Office britannique cite de son côté les secteurs occidentaux d’Al-Anbar, Diyala hors Baqubah, Kirkouk, Ninive, Salah al-Din, Jurf al-Sakr, Sadr City et les zones proches des frontières avec l’Iran, l’Arabie saoudite et le Koweït. Les périmètres ne coïncident pas exactement avec ceux de la France : il faut retenir la règle la plus prudente et ne pas choisir une frontière administrative moins restrictive pour contourner une alerte.
Alternative réaliste : ne pas transformer une zone déconseillée en détour touristique. Pour un déplacement impératif, conserver les grands axes officiellement ouverts, vérifier l’état de la route le jour même et demander à un contact local de confirmer les contrôles, les fermetures et les conditions de circulation. Une carte ne remplace pas une validation de terrain.
Villes, quartiers et lieux de passage demandant plus de prudence
Bagdad n’est pas classée uniformément comme interdite par les autorités françaises, mais la ville reste déconseillée sauf raison impérative et ses quartiers périphériques mentionnés plus haut sont formellement déconseillés. Les routes vers l’aéroport peuvent fermer avec peu de préavis. Les manifestations se concentrent notamment autour de la place Tahrir et des abords de la Zone internationale. Évitez les rassemblements, les bâtiments officiels, les installations militaires et les itinéraires passant près d’une mobilisation politique.
À Erbil et Souleimaniyé, le centre urbain ne doit pas être confondu avec les zones montagneuses, les camps associés à des groupes armés ou les axes proches des lignes de démarcation. Les aéroports internationaux d’Erbil et de Souleimaniyé peuvent être affectés par des tirs, des drones ou des fermetures régionales. Organisez le transfert avant l’atterrissage et confirmez le vol ainsi que la route le jour du départ.
À Bassora, les manifestations sont fréquentes selon l’avis britannique. À Mossoul et dans la plaine de Ninive, le corridor autorisé ne signifie pas que tous les quartiers, routes secondaires ou sites périphériques sont accessibles. Dans les villes saintes comme Najaf et Kerbala, les pèlerinages entraînent une forte densité, des barrages temporaires et des restrictions de circulation. Pour une visite impérative, programmez les déplacements hors des heures de foule et suivez les consignes locales.
Dans les marchés, gares routières, aéroports, restaurants, hôtels, lieux de culte et cérémonies, le risque ne vient pas seulement du vol opportuniste : les autorités britanniques signalent aussi la possibilité d’attaques indiscriminées. Cela justifie de réduire le temps d’attente, de ne pas s’attarder près des entrées et de conserver un itinéraire de sortie connu.
Zones naturelles, isolées ou saisonnières à ne pas sous-estimer
Les espaces désertiques de l’Ouest et du Sud, notamment vers les gouvernorats de Najaf, Al-Muthanna, Al-Anbar et les zones proches de l’Arabie saoudite, cumulent éloignement, communications limitées, couverture médicale faible et présence possible de mines ou de munitions non explosées. Le Foreign, Commonwealth & Development Office demande de rester sur les pistes fréquentées, de suivre l’avis local et de ne jamais ramasser d’objet métallique.
Les montagnes du Kurdistan sont attirantes pour leurs paysages, mais les secteurs proches de la Turquie, de l’Iran, de la ligne de coordination kurde et des zones associées à des groupes armés ne sont pas des lieux de randonnée improvisée. Renoncez si l’itinéraire n’a pas été contrôlé par un opérateur local expérimenté, si les communications sont incertaines ou si des frappes ont été signalées autour de Rawanduz ou Koya.
La météo ajoute un risque concret. Les crues soudaines sont fréquentes entre novembre et mars et peuvent couper les routes. Les tempêtes de poussière sont courantes au printemps et en été ; elles dégradent la visibilité, compliquent la conduite et peuvent perturber les vols. Dans le Nord jusqu’à Bagdad, le risque sismique est régulièrement signalé. Pour un trajet désertique ou montagneux, reportez la sortie si les autorités locales déconseillent la route ou si aucun véhicule de secours ne peut être mobilisé.

Les risques les plus concrets pendant un voyage en Irak
Vols, arnaques et sollicitations : les scénarios à reconnaître
Les avis officiels ne décrivent pas une arnaque touristique unique qui dominerait tout le pays. En revanche, ils documentent des situations où un visiteur peut perdre le contrôle de son déplacement : proposition de transport par une personne inconnue à l’aéroport, véhicule non identifié, faux point de contrôle, contrôle improvisé ou demande de suivre un itinéraire différent. Le transfert doit être organisé à l’avance par l’hôtel, l’employeur, le guide ou un sponsor local connu.
Dans les zones de foule, notamment lors de l’Arbaïn ou autour des grands lieux religieux de Najaf et Kerbala, gardez séparément passeport, téléphone, argent et copies de documents. Ne laissez pas un sac sans surveillance et ne photographiez pas un contrôle, une installation officielle ou un rassemblement politique pour vérifier ensuite ce qui s’est passé.
Les armes étant largement disponibles selon l’avis britannique, un différend commercial, une discussion avec un chauffeur ou une altercation locale ne doit pas être prolongé. Demandez un reçu ou l’aide d’un responsable d’hôtel lorsque c’est possible, éloignez-vous et contactez votre référent. Ne tentez jamais de négocier avec un homme armé, un groupe de contrôle ou une personne qui vous demande de remettre votre téléphone pour inspecter son contenu.
Route, transports publics et déplacements de nuit
La conduite en Irak est l’un des risques les plus immédiats pour un visiteur. Le Foreign, Commonwealth & Development Office décrit des standards de conduite faibles, des accidents fréquents et souvent mortels, ainsi que des risques de carjacking, de vol et de faux barrages. Les autorités françaises demandent de proscrire les déplacements nocturnes, même sur une courte distance, et de ne jamais voyager seul.
Les axes explicitement cités dans les alertes britanniques comprennent les autoroutes 1 et 8 dans la région de Bassora, certains tronçons de la route 34 entre Bagdad et Baqubah et de la route 2 entre Baqubah et Erbil. Leur mention ne signifie pas que chaque kilomètre est fermé, mais qu’un trajet doit être confirmé avant le départ et soumis aux conditions de sécurité du jour.
Pour un séjour impératif, privilégiez un chauffeur et un véhicule fournis par une structure connue, partez de jour, gardez le téléphone chargé et prévoyez une solution de repli. Ne louez pas une voiture pour improviser un road trip interurbain. À l’aéroport, refusez les offres de transport de personnes que vous ne pouvez pas identifier. Les vols intérieurs peuvent également être modifiés ou interrompus à court terme ; vérifiez l’horaire auprès de la compagnie avant de rejoindre l’aéroport.
Santé, climat, faune et défaillances d’infrastructure
Le principal risque sanitaire n’est pas seulement une maladie précise, mais la difficulté à accéder rapidement à une prise en charge adaptée en dehors des grandes villes. France Diplomatie indique que des hôpitaux de référence existent à Bagdad et dans certaines régions, avec des évacuations possibles vers Dubaï ou la France, mais une assurance couvrant l’hospitalisation, la chirurgie et le rapatriement est indispensable. L’ambassade ne règle pas les frais médicaux.
Les médicaments contrefaits circulent largement. Emportez les traitements nécessaires depuis la France, dans leur emballage d’origine, avec une ordonnance utilisant la dénomination commune internationale. Le Centre for Disease Control and Prevention signale aussi une hausse de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Irak et recommande de se protéger des tiques et d’éviter le contact avec le sang ou les fluides d’animaux potentiellement infectés.
Avant le départ, vérifiez avec un médecin ou un centre de médecine des voyages les vaccins de routine, l’hépatite A, la fièvre typhoïde, la rage selon l’itinéraire et les autres recommandations liées à la durée du séjour. Le Centre for Disease Control and Prevention recommande notamment de vérifier la vaccination contre la rougeole et signale que le choléra est présumé présent. Utilisez une eau sûre, lavez-vous les mains et consultez rapidement en cas de fièvre après le retour.
Enfin, prévoyez de l’eau, des médicaments et une marge de temps en cas de tempête de poussière, de crue, de coupure de route ou de fermeture d’aéroport. Dans les déserts, les communications et les secours sont limités : une excursion sans contact de suivi ni véhicule adapté doit être annulée.
Le niveau de prudence selon votre profil de voyage
Voyageuses seules, voyageurs solo et sorties nocturnes
Un voyage en solo est incompatible avec les recommandations françaises actuelles, qui demandent de ne jamais se déplacer seul et de proscrire les trajets nocturnes. Pour une voyageuse, France Diplomatie recommande également des vêtements longs et plutôt amples. Cette consigne concerne l’adaptation aux usages et la réduction de l’attention dans un contexte local ; elle ne rend jamais un incident imputable à la tenue ou au comportement de la personne concernée.
Choisissez un hébergement sécurisé, faites-vous accueillir à l’aéroport par un contact identifié et partagez votre itinéraire avec une personne restée dans un lieu sûr. À Bagdad, Erbil ou Souleimaniyé, limitez les sorties après la tombée de la nuit et ne changez pas de véhicule sans prévenir votre référent. Dans les villes saintes, renseignez-vous avant toute visite de sanctuaire sur les règles de tenue, de photographie et de circulation.
En cas de harcèlement ou de sollicitation insistante, entrez dans un hôtel, un commerce connu ou un lieu fréquenté par votre accompagnateur, plutôt que de poursuivre la discussion dans la rue. Si la situation devient menaçante, appelez les services d’urgence depuis un endroit sûr et demandez à votre contact local de faciliter la communication.
Familles, seniors et voyageurs avec un besoin médical
Pour une famille avec enfants, une personne âgée ou un voyageur dépendant d’un traitement, le seuil de renoncement doit être bas. Les trajets longs, la chaleur, les files de contrôle, les changements de route, les fermetures d’aéroport et l’accès inégal aux soins rendent un itinéraire touristique beaucoup plus contraignant qu’une simple visite urbaine.
Bagdad est la principale ville de recours mentionnée par France Diplomatie, mais cela ne signifie pas qu’une évacuation depuis le désert, la frontière ou une zone montagneuse sera rapide. Vérifiez que l’assurance accepte explicitement l’Irak malgré les avis officiels et qu’elle couvre les activités prévues. Emportez les médicaments dans leurs boîtes, les ordonnances, un résumé médical et une réserve suffisante pour la durée du séjour, sans acheter de traitement dans la rue.
Évitez les périodes de forte affluence religieuse si votre itinéraire n’est pas organisé par une structure compétente. Pour un enfant, une personne à mobilité réduite ou un patient nécessitant un suivi régulier, le report du voyage est généralement plus raisonnable qu’un parcours improvisé entre Bagdad, Najaf, Kerbala et Bassora.
Personnes LGBTQ+, couples et voyageurs exposés aux règles locales
La situation juridique des personnes LGBTQ+ est un risque majeur à intégrer à la décision. Le Foreign, Commonwealth & Development Office indique qu’une modification de la loi irakienne adoptée en juillet 2024 criminalise les relations entre personnes de même sexe, avec des peines pouvant aller de dix à quinze ans d’emprisonnement. La promotion de relations homosexuelles ou d’identités LGBTQ+ peut également entraîner une peine de prison et une amende. Des risques de menaces, de chantage et de violences sont signalés.
Les couples, quelle que soit leur orientation, doivent éviter les démonstrations d’affection en public et vérifier les conditions d’hébergement avant la réservation. Les règles locales peuvent aussi surprendre un visiteur concernant l’alcool, le Ramadan, les stupéfiants, la photographie d’infrastructures, les drones, les publications en ligne et le transport d’antiquités. Il est obligatoire de pouvoir présenter une pièce d’identité photographique lors des contrôles.
Ne photographiez pas les forces de sécurité, les sites militaires, les aéroports, les installations énergétiques ou un point de contrôle. Dans la région du Kurdistan, le partage d’images de lancement de drones ou de leurs cibles peut entraîner des poursuites. En cas de doute juridique, ne testez pas la limite : demandez avant l’activité à votre représentant local et conservez une copie des règles officielles.
Comment réduire les risques avant et pendant le séjour
Avant le départ : documents, assurance et plan de secours
Avant toute réservation non remboursable, relisez les avis France Diplomatie et les recommandations de votre propre pays dans les 72 heures précédant le départ. Au 14 juillet 2026, plusieurs autorités recommandent de ne pas voyager en Irak, ce qui peut exclure certaines garanties d’assurance. Demandez une confirmation écrite de la couverture médicale, du rapatriement, des risques de guerre, du terrorisme, de l’enlèvement et du voyage contre avis officiel.
- Inscrivez-vous sur le Fil d’Ariane si vous êtes français et enregistrez les coordonnées de l’ambassade et du consulat compétent.
- Vérifiez le visa : pour l’Irak fédéral, le visa touristique électronique doit être demandé avant le départ depuis le 1er mars 2025 ; la région autonome du Kurdistan applique une procédure distincte pour les séjours limités à cette région.
- Conservez hors ligne les copies du passeport, du visa, de l’assurance, des billets, des ordonnances et des contacts d’urgence.
- Définissez un référent resté dans un lieu sûr, avec les horaires de check-in, les véhicules utilisés, les noms des accompagnateurs et la procédure en cas de silence.
- Préparez une réserve de médicaments, d’eau, de moyens de paiement et de batterie afin de pouvoir rester à l’abri plusieurs jours si une route ou un aéroport ferme.
Cette préparation ne transforme pas un voyage déconseillé en voyage ordinaire. Elle réduit surtout les conséquences d’une fermeture, d’une hospitalisation ou d’une perte de contact.
Sur place : argent, téléphone, transports et comportement
À l’arrivée à Bagdad ou dans le Kurdistan, utilisez uniquement le transfert préarrangé avec un conducteur identifiable. Ne publiez pas votre position, votre hôtel ou votre itinéraire en temps réel sur les réseaux sociaux. Le contact référent doit connaître les caractéristiques du véhicule et recevoir régulièrement de vos nouvelles, comme le recommande France Diplomatie.
Gardez le passeport ou le titre de séjour à portée de main : les contrôles d’identité sont légalement possibles dans les villes et sur les grands axes. Préparez aussi une copie séparée pour éviter de sortir constamment l’original. Ne franchissez jamais une frontière en dehors d’un poste officiel ; le passage illégal vers le Kurdistan peut entraîner une arrestation et une peine de prison.
Pour les déplacements, confirmez la route le jour même, voyagez de jour, restez avec votre chauffeur et évitez les installations militaires, les sites liés aux États-Unis ou à Israël, les rassemblements et les bâtiments gouvernementaux. En période de Ramadan ou de pèlerinage, vérifiez les horaires, les restrictions de circulation et les accès aux lieux religieux auprès de l’hôtel ou du guide. En cas de tempête de poussière, de crue ou d’alerte, reportez le trajet plutôt que de compter sur une visibilité ou une couverture téléphonique incertaine.
Que faire en cas de problème en Irak ?
Urgence médicale, accident ou menace immédiate
En cas de danger immédiat, mettez-vous d’abord à l’abri dans un bâtiment sûr, éloignez-vous des fenêtres et ne retournez pas vers la zone d’incident pour récupérer des bagages. Les numéros d’urgence publiés par le Foreign, Commonwealth & Development Office sont les suivants :
- Police : 911
- Ambulance : 122
- Pompiers : 115
Indiquez la ville, le quartier, un repère visible, le nombre de personnes concernées, la nature de l’urgence et un numéro de rappel. Demandez à votre chauffeur, à votre hôtel ou à un contact irakien de faciliter l’échange si la langue complique l’appel. Ne présumez pas qu’un service interviendra rapidement dans une zone désertique, frontalière ou soumise à des restrictions.
Après l’appel aux secours, contactez l’assurance ou l’assistance prévue au contrat. Pour une urgence sécuritaire concernant un ressortissant français, l’ambassade de France à Bagdad peut être jointe au +964 790 191 23 65. Le consulat général à Erbil et l’ambassade doivent être contactés par leurs canaux officiels pour confirmer le numéro compétent selon la région.
Vol, perte de passeport, arrestation ou litige
Pour un vol ou une perte, mettez-vous à l’abri, bloquez rapidement les cartes bancaires et la ligne téléphonique, puis déposez plainte auprès de la police locale. Demandez une copie ou un récépissé du signalement : il sera utile à l’assurance et aux démarches consulaires. Ne tentez pas de récupérer vous-même un objet volé et ne confrontez pas un suspect.
En cas de passeport perdu ou volé, le Foreign, Commonwealth & Development Office indique qu’il faut signaler l’incident à la police puis publier les détails du document dans deux journaux locaux. Une autorisation de sortie peut être refusée tant que cette formalité n’est pas accomplie. Les ressortissants français doivent contacter l’ambassade ou le consulat compétent pour connaître la procédure d’un document de remplacement et les justificatifs à produire.
En cas d’arrestation, restez calme, ne signez pas un document que vous ne comprenez pas et demandez que les autorités préviennent votre représentation diplomatique. Le consulat peut vérifier les conditions de détention, transmettre des coordonnées et aider à trouver un avocat ou un interprète ; il ne peut pas annuler une procédure judiciaire, payer une amende ou régler un litige commercial. Conservez les preuves, les reçus, les noms, les horaires et les références de plainte pour l’assurance et les démarches ultérieures.
Questions fréquentes
L’Irak est-il sûr pour les touristes actuellement ?
Au 14 juillet 2026, il est préférable de reporter un voyage touristique. France Diplomatie déconseille formellement une grande partie du territoire et les villes de Bagdad, Bassora, Mossoul, Erbil et Souleimaniyé restent déconseillées sauf raison impérative. Le Canada et l’Australie recommandent d’éviter tout déplacement, tandis que le Royaume-Uni applique une gradation régionale.
Quelles zones faut-il éviter en Irak ?
Évitez formellement les abords de la frontière syrienne, les massifs de Metina, Gara et Qandil, les zones proches des frontières iranienne, turque, saoudienne et koweïtienne, ainsi que des secteurs d’Al-Anbar, Salah-Al-Din, Kirkouk, Diyala, Ninive, Babel et des périphéries de Bagdad. Les périmètres exacts diffèrent selon les autorités : retenez l’avis le plus strict.
Peut-on voyager seul ou seule en Irak ?
Ce n’est pas compatible avec les recommandations françaises actuelles. France Diplomatie demande de ne jamais se déplacer seul, de proscrire les trajets nocturnes et de disposer de contacts irakiens de confiance. Une voyageuse doit prévoir un hébergement sécurisé, un transfert identifié et des vêtements longs et plutôt amples, sans que ces précautions ne transfèrent la responsabilité d’un incident.
Est-il prudent de conduire en Irak ?
La conduite autonome est déconseillée pour un visiteur. Les autorités britanniques signalent des accidents fréquents et souvent mortels, des carjackings, des vols et de faux barrages. Privilégiez un chauffeur connu, un véhicule sécurisé et des trajets de jour. Vérifiez les routes avant chaque départ, notamment autour de Bagdad, Bassora, Baqubah et des axes menant au Kurdistan.
Quels numéros appeler en cas d’urgence en Irak ?
Selon le Foreign, Commonwealth & Development Office : police 911, ambulance 122 et pompiers 115. Donnez votre position précise, votre état et un numéro de rappel. Pour les Français, l’ambassade à Bagdad est joignable au +964 790 191 23 65. Dans une zone isolée, demandez aussi à un contact local ou à votre hôtel de faciliter l’appel.