Arriver au Maroc sans avoir anticipé la monnaie locale, c’est risquer de perdre du temps et de l’argent dès l’aéroport. Entre les souks animés de Marrakech, les routes du Haut Atlas et les hôtels modernes de Casablanca, les usages de paiement varient fortement. Une préparation simple – savoir où changer, quand payer en espèces, comment retirer et quels pourboires donner – fait toute la différence.

Ce guide pratique rassemble l’essentiel pour gérer votre argent sur place : fonctionnement du dirham marocain (MAD), change au bon taux, paiements par carte, retraits aux DAB, cash indispensable dans certaines situations, pourboires, risques et restrictions douanières. Chaque conseil est contextualisé avec des exemples concrets à Marrakech, Fès, Tanger, Essaouira, Rabat, Ouarzazate, Merzouga ou Chefchaouen.

Particularité notable au Maroc : le dirham est une monnaie à usage local, encadrée par l’Office des Changes et Bank Al‑Maghrib. Les bureaux de change agréés sont nombreux dans les grandes villes, mais l’acceptation de la carte n’est pas uniforme (souks, taxis, campagne). Ayez toujours de la petite monnaie. Dernière vérification des usages et règles mentionnés : juin 2026.

Présentation et fonctionnement de la monnaie au Maroc

La monnaie officielle au Maroc est le dirham marocain, abrégé en dirham ou DH, code ISO MAD. Il est subdivisé en 100 centimes (santimat). Les billets et pièces sont émis sous l’autorité de Bank Al‑Maghrib. Dans la vie quotidienne, vous verrez surtout la mention DH sur les menus, étiquettes ou reçus, et le symbole arabe د.م. sur certains documents officiels. Le dirham est une monnaie à usage local : il n’est en principe pas disponible en dehors du territoire, et sa conversion à l’étranger est quasi inexistante pour les particuliers.

En pratique, les billets de 20, 50, 100 et 200 dirhams circulent partout dans le pays. Les pièces de 1, 2, 5 et 10 dirhams sont essentielles pour les petits achats (café, eau, taxi), tandis que les centimes (10, 20, 50) apparaissent surtout dans les supermarchés urbains (Casablanca, Rabat, Marrakech). Dans les medinas et souks (Fès, Marrakech, Tétouan), disposer de monnaie facilite les transactions et le marchandage, et évite le classique « je n’ai pas la monnaie ».

Billets et pièces utilisés quotidiennement au Maroc

Les coupures que vous verrez et utiliserez le plus sont les suivantes :

  • Billets : 20 MAD (pratique pour cafés et petits achats à Marrakech ou Essaouira), 50 MAD (courses de taxi urbain ou entrées de sites à Fès), 100 MAD (repas simples à Casablanca/Gueliz), 200 MAD (hôtels, locations de voiture, achats plus élevés à Rabat ou Tanger). Dans les petits commerces de médina, le billet de 200 peut être difficile à écouler : prévoyez de le « casser » au supermarché (Carrefour, Marjane) ou dans une station‑service urbaine.
  • Pièces : 1, 2, 5 et 10 MAD, indispensables pour les petits taxis de Fès ou Meknès, les bouteilles d’eau dans les souks de Marrakech/Jemaa el‑Fna, les bakchichs de service (gardiens de voiture, bagagistes). Les centimes (10/20/50) sont rares hors grandes surfaces de Casablanca, Rabat ou Agadir.

Conseil terrain : dès votre arrivée à l’aéroport de Marrakech‑Menara ou de Casablanca‑Mohammed V, retirez une somme modeste au DAB puis faites un achat dans un café/épicerie pour obtenir de la petite monnaie. Dans les cafés de quartier de Marrakech ou Ouarzazate, un thé à la menthe ou un café noir reste généralement inférieur à une vingtaine de dirhams ; vérifiez toujours le prix affiché ou demandez à l’avance, car il varie selon le quartier et la saison.

Sources de vérification : billets/pièces et visuels officiels listés par Bank Al‑Maghrib ; disponibilité de petite monnaie confirmée par retours de voyageurs récents dans les centres urbains (printemps 2026).

Symboles et codes de la monnaie officielle au Maroc

Code ISO : MAD. Abréviation locale la plus fréquente : DH. En arabe, le dirham s’écrit الدرهم المغربي (dirham maghribi). Sur les billets officiels, vous verrez aussi le symbole د.م. Dans les vitrines à Casablanca (Maârif, Gauthier) ou Marrakech (Guéliz), les prix sont souvent indiqués « DH » après le montant (ex. 45 DH). Sur les tickets de caisse des grandes enseignes (Marjane, Carrefour, Aswak Assalam), l’abréviation MAD ou DH peut apparaître, ainsi que sur les factures d’hôtels à Tanger ou Rabat. Gardez en tête que certains commerces touristiques, notamment dans la médina de Fès ou près de Jemaa el‑Fna, affichent parfois des prix « en € » : mieux vaut demander systématiquement l’équivalent en dirhams, car le taux appliqué n’est pas toujours compétitif.

Particularités de la monnaie locale au Maroc

Le dirham est légalement encadré : il s’utilise sur le territoire marocain, et son exportation est limitée. Cela signifie concrètement qu’il est préférable de convertir vos devises à l’arrivée et d’éviter de repartir avec un gros reliquat de MAD. À Marrakech, par exemple, les bureaux de change agréés rachètent généralement les devises étrangères, mais la reprise de dirhams en sortie de territoire est restreinte. Vérifiez les règles de l’Office des Changes et des Douanes avant le départ, surtout si vous traversez des postes frontaliers terrestres (ex. Tanger Med).

Autre fait marquant : depuis quelques années, un billet polymère de 20 MAD circule aux côtés des billets papier – vous le verrez fréquemment à Rabat et Casablanca. Sa texture plastique et ses fenêtres transparentes surprennent parfois les voyageurs ; il est tout à fait valide. Enfin, sur le terrain, payer en euros est parfois accepté dans des zones touristiques (Marrakech, Chefchaouen, Merzouga), mais à un taux souvent défavorable : autant privilégier le paiement en dirhams pour éviter les surcoûts.

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Changer de l’argent et connaître les taux au Maroc

Vous pouvez changer de l’argent dans les aéroports, banques et bureaux agréés des centres‑villes. Les zones très touristiques (Marrakech, Fès, Tanger, Essaouira) offrent de nombreuses options. Dans les régions rurales (Haut Atlas, désert autour de Merzouga/M’hamid), le change est plus rare : anticipez à Ouarzazate, Errachidia, Midelt ou à Marrakech avant de partir. Les taux fluctuent, et il est essentiel de comparer l’affichage local au taux de référence du jour publié par Bank Al‑Maghrib ou vérifié sur une application fiable. Évitez le marché noir : au‑delà du risque de faux billets, des contrôles peuvent entraîner confiscation et amendes.

Où changer son argent au Maroc ?

À l’arrivée :

  • Aéroports : Casablanca‑Mohammed V (CMN) et Marrakech‑Menara (RAK) disposent de bureaux de change et DAB dans les zones Arrivées, généralement ouverts tous les jours. Pratique si vous atterrissez tard. Les taux à l’aéroport sont rarement les meilleurs ; changez l’essentiel pour la première journée, puis comparez en ville.
  • Gares principales : Casa‑Voyageurs, Rabat‑Ville, Tanger‑Ville comportent souvent des DAB et, selon les périodes, un guichet de change. Utile en transit vers Fès ou Meknès.

En ville :

  • Marrakech : zones Guéliz et Avenue Mohammed V, ainsi que des comptoirs près de Jemaa el‑Fna (privilégiez les « bureaux de change agréés » clairement identifiés). Évitez les propositions de change « dans la rue » autour de la place.
  • Casablanca : Maârif, Gauthier, boulevard d’Anfa et centres commerciaux (Morocco Mall, AnfaPlace) disposent de DAB et parfois de bureaux de change agréés.
  • Fès : Ville Nouvelle (avenue Hassan II, Place Florence) et autour de Bab Boujloud. Dans la médina, privilégiez les comptoirs affichant leur agrément et un tableau de taux détaillé.
  • Tanger/Essaouira/Agadir : front de mer (Corniche de Tanger), zones touristiques (Marina d’Agadir), médina d’Essaouira. Jours fériés et week‑ends : horaires réduits possibles.

Zones rurales :

  • Haut Atlas : anticipez à Marrakech ou Asni avant d’aller à Imlil ; les options y sont limitées et parfois hors service.
  • Sud et désert : retirez/changez à Ouarzazate, Erfoud, Errachidia ou Rissani avant Merzouga et M’hamid, où l’offre est très restreinte.

Astuce week‑end et soirées : si les bureaux sont fermés, utilisez les DAB d’une grande banque (Attijariwafa bank, Banque Populaire, CIH, Bank of Africa) dans un quartier fréquenté. Gardez le reçu, il aide en cas de litige.

Comment reconnaître un bon taux de change au Maroc ?

Basez‑vous sur trois repères :

  • Le taux de référence du jour publié par Bank Al‑Maghrib (cours indicatif). Comparez‑le au taux « achat » et « vente » affiché par le bureau en ville (Marrakech/Guéliz, Casablanca/Maârif). Écartez les lieux qui n’affichent pas clairement leurs taux.
  • La transparence des frais : privilégiez les comptoirs qui indiquent clairement s’il existe une commission fixe. Refusez les « frais surprises » au moment du comptage.
  • La cohérence : si l’écart avec le taux interbancaire constaté sur une appli est très important, n’insistez pas et comparez ailleurs. Évitez les conversions en chaîne (devise A → € → MAD) : demandez un change direct vers MAD.

Important : les parités évoluent. Vérifiez toujours le jour même, surtout lors d’événements économiques majeurs. Conservez le reçu de change, utile en cas de vérification ou pour une éventuelle reconversion autorisée à l’aéroport.

Marché noir et risques liés au change au Maroc

Dans les zones touristiques (Jemaa el‑Fna à Marrakech, Grand Socco à Tanger), des intermédiaires peuvent proposer un « meilleur taux ». Évitez absolument : vous vous exposez à des faux billets, à des billets abîmés refusés ailleurs, ou à des contrôles avec confiscation. Les autorités marocaines rappellent que le change doit s’effectuer auprès de bureaux de change agréés (licence affichée) ou banques. En cas de doute, entrez dans une agence clairement identifiée et demandez le taux du jour. Règle d’or : faites compter l’argent deux fois, à voix haute, et rangez‑le avant de sortir.

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Paiements, retraits et usage de la carte bancaire au Maroc

Le Maroc combine des zones très bien équipées (Casablanca, Rabat, Tanger, Marrakech) et des territoires où l’espèce reste incontournable (villages de l’Atlas, désert). Globalement, Visa et Mastercard passent bien dans les hôtels, riads moyen/haut de gamme, centres commerciaux, restaurants de standing et agences de location de voiture. En revanche, souks, petits commerces, transports locaux et pourboires se règlent surtout en cash.

Utilisation de la carte bancaire au Maroc

Où ça passe bien :

  • Hôtellerie et restaurants de standing à Casablanca (Gauthier, Anfa), Rabat (Agdal, Centre‑Ville), Tanger (Corniche), Marrakech (Hivernage, Guéliz) : terminaux CMI omniprésents, carte souvent acceptée.
  • Centres commerciaux et grandes enseignes : Morocco Mall et AnfaPlace (Casablanca), Carré Eden (Marrakech), Marina d’Agadir, grandes surfaces (Carrefour, Marjane, Aswak Assalam) : carte généralement acceptée.

Où ça passe mal ou pas :

  • Souks et médinas (Marrakech/Jemaa el‑Fna, Fès el‑Bali, Tétouan) : espèces quasi obligatoires, quelques échoppes seulement disposent d’un TPE.
  • Petits taxis (Casablanca, Fès, Meknès) : espèces. Grand taxis (interurbains) : espèces et souvent paiement partagé en liquide.
  • Villages et hébergements ruraux (Imlil, Aït Bouguemez, Tafraoute, Merzouga) : TPE rares ou hors service, prévoyez du cash.

Points d’attention :

  • Frais et « DCC » : sur certains TPE, on peut vous proposer de payer dans la devise de votre carte (dynamic currency conversion). Refusez et choisissez « payer en MAD » pour éviter un taux défavorable.
  • Réseaux et wallets : Visa/Mastercard dominent. American Express est plus aléatoire, réservé aux hôtels et restaurants haut de gamme de Marrakech, Rabat, Tanger. Le sans‑contact par carte physique est courant en ville ; l’acceptation d’Apple Pay/Google Pay dépend des banques locales et des TPE : ne comptez pas exclusivement dessus.
  • Preuve de paiement : demandez et conservez le reçu, utile en cas de contestation.

Où et comment retirer de l’argent au Maroc

Les DAB (GAB) des grandes banques sont présents dans toutes les villes ; ils deviennent rares à mesure qu’on s’éloigne des centres. Exemples utiles :

  • Marrakech : nombreux DAB le long de l’avenue Mohammed V et à Guéliz ; quelques machines autour de Jemaa el‑Fna.
  • Casablanca : Casa‑Port et Casa‑Voyageurs, Maârif, Gauthier, Anfa ; banques et DAB à l’intérieur de centres commerciaux (plus sûrs le soir).
  • Fès : Ville Nouvelle (avenue Hassan II), secteur Bab Boujloud ; dans la médina, préférez les DAB accolés à une banque.
  • Tanger : Corniche Mohammed VI, Place du Grand Socco, zones proches de la gare Tanger‑Ville.
  • Essaouira : médina et alentours de Bab Marrakech ; DAB sur l’avenue Mohammed V.
  • Atlas/désert : anticipez à Marrakech, Ouarzazate, Errachidia, Erfoud, Rissani. À Imlil ou M’hamid, les DAB sont rares et parfois hors service.

Précautions :

  • Retirez en journée, dans des zones passantes ou à l’intérieur d’agences/centres commerciaux (Marina d’Agadir, Morocco Mall).
  • Protégez le clavier, récupérez le reçu. En cas de carte avalée, restez sur place et contactez immédiatement la banque (numéro au dos de la carte) et l’agence propriétaire du DAB.
  • Certains DAB proposent une conversion dynamique vers la devise de votre carte : refusez et choisissez un débit en MAD.

Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable au Maroc ?

Préparez du cash pour :

  • Souks et médinas : achats à Jemaa el‑Fna (Marrakech), Fès el‑Bali, Chefchaouen (place Outa el Hammam). Le marchandage se règle presque toujours en espèces.
  • Transports locaux : petits taxis (Casablanca, Fès), bus urbains, grand taxi entre villes (ex. Essaouira–Agadir). Ayez des pièces de 1, 2, 5 et 10 MAD.
  • Rural et désert : gîtes/maisons d’hôtes à Imlil, Tafraoute, Aït Bouguemez, camps sahariens à Merzouga/M’hamid : connexion réseau aléatoire, TPE absents ou hors service.
  • Pourboires et petits services : bagagistes, gardiens de voiture, guides locaux, porteurs dans les riads de Fès ou Marrakech.

Budget « espèces » indicatif : prévoyez des petites coupures (10/20/50 MAD) pour la journée, et des billets de 100/200 MAD pour restaurants/activités. Évitez de brandir un gros portefeuille dans les zones bondées ; répartissez l’argent sur vous et dans votre hébergement.

Check‑list express selon profil :

  • Backpacker : 70‑80 % des dépenses en cash hors grandes villes ; retirez à Marrakech, Fès ou Tanger avant d’entrer en zone rurale.
  • Couple en city‑break : carte dans hôtels/restaurants, cash pour taxis/souks. Évitez les grosses coupures au marché.
  • Famille : mix carte (courses en grande surface, restaurants) et cash (activités, taxis). Prévoyez des pièces pour les achats spontanés.
  • Business : carte prioritaire dans les quartiers d’affaires de Casablanca et Rabat ; gardez du cash pour déplacements intra‑ville et pourboires.
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Pourboires et usages du pourboire au Maroc

Le pourboire n’est pas obligatoire, mais il est bienvenu dans de nombreux services. Il s’exprime en dirhams, de façon discrète, et reflète la satisfaction. Dans les zones touristiques (Marrakech, Fès, Tanger), l’attente peut être plus marquée qu’ailleurs. Évitez les montants en devises étrangères, même si certains les acceptent ; la petite monnaie locale reste la référence.

Dans quels cas laisser un pourboire au Maroc ?

  • Restaurants et cafés : on arrondit ou on laisse un complément quand le service a été bon, à Marrakech/Guéliz comme à Casablanca/Anfa. Dans quelques établissements haut de gamme, une ligne « service » peut déjà figurer ; vérifiez avant d’ajouter un pourboire.
  • Hôtels et riads : bagagistes, voiturier, femme/valet de chambre. Dans les riads de la médina de Fès ou Marrakech, un pourboire en fin de séjour pour l’équipe est apprécié.
  • Guides et chauffeurs : visites privées dans les médinas (Fès el‑Bali, Marrakech), randonnées (Imlil, Aït Bouguemez), transferts aéroport. Ajustez selon la durée, la difficulté et la qualité.
  • Taxis : on arrondit pour les petits trajets à Rabat, Tanger, Agadir. Pour une course négociée sans compteur, le prix final inclut souvent la « marge » ; pas d’obligation d’ajouter.

Conseil d’attitude : donnez en dirhams, main à main, avec un mot de remerciement. Les voyageurs nord‑américains ont tendance à surpayer ; au Maroc, restez dans la norme locale pour ne pas créer d’attente excessive pour les suivants.

Montants habituels à donner ou à éviter au Maroc

  • Cafés/bars à thé de quartier (Marrakech, Ouarzazate) : arrondir ou laisser une petite pièce. Dans les cafés plus branchés de Casablanca/Rabat, laissez un complément proportionné au service.
  • Restaurants : un pourboire autour de quelques pourcents est commun si vous êtes satisfait, davantage dans les adresses haut de gamme à Tanger ou Marrakech. Vérifiez la note pour éviter le doublon « service » + pourboire.
  • Bagagistes/voituriers : un billet modeste (souvent 10 ou 20 MAD selon l’effort et le standing) par service rendu.
  • Femme/valet de chambre : une petite somme quotidienne laissée dans la chambre ou en fin de séjour, surtout dans les riads où le service est personnalisé.
  • Guides/chauffeurs privés : prévoir des billets de 20/50 MAD pour des services courts, et davantage pour une demi‑journée/journée complète ou un trek, en fonction de la qualité et de la taille du groupe.

À éviter : donner des pièces étrangères, des montants disproportionnés ou payer un pourboire pour un service non rendu. Dans l’administration (musées d’État, poste, police), ne laissez pas de pourboire.

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Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent au Maroc

La majorité des séjours se déroule sans souci, mais quelques pièges existent, surtout dans les zones très touristiques. En restant sur les circuits officiels (banques, bureaux agréés, TPE en bonne et due forme) et en gardant de la petite monnaie, vous réduisez fortement les risques.

Faux billets et contrôles des espèces au Maroc

Les faux billets concerns surtout les grosses coupures dans de nombreux pays. Pour le Maroc, Bank Al‑Maghrib détaille des signes de sécurité sur les billets de 20, 50, 100 et 200 MAD :

  • Portrait en filigrane (Mohammed VI) visible par transparence et chiffre de valeur en filigrane.
  • Fil de sécurité inséré, parfois à fenêtres, avec micro‑textes.
  • Encre en relief perceptible au toucher sur les chiffres/inscriptions.
  • Éléments changeant de couleur et motifs visibles à la lumière rasante ; fibres fluorescentes sous UV.
  • Pour le billet polymère de 20 MAD : fenêtres transparentes nettes, sans bavure.

En pratique, à Marrakech, Fès ou Tanger : contrôlez rapidement les billets reçus, surtout les 100/200 MAD, avant de quitter le comptoir. Retirez de préférence aux DAB adossés à une banque ou à l’intérieur d’un centre commercial. Si un billet vous paraît suspect, ne tentez pas de le réutiliser : rendez‑vous dans une agence bancaire ou signalez‑le au poste de police le plus proche pour constat. Conservez vos reçus (DAB, change) : ils facilitent toute réclamation.

Restrictions et limites d’import/export d’argent au Maroc

Le dirham est à usage local et son exportation est limitée. Les autorités marocaines (Office des Changes, Douanes) encadrent :

  • L’import/export de dirhams par les voyageurs : un plafond existe pour le transport de MAD en liquide. Il peut évoluer ; vérifiez avant le départ.
  • L’import de devises étrangères : libre dans la plupart des cas, mais la déclaration devient obligatoire au‑delà d’un certain seuil. À l’arrivée (aéroports comme Casablanca CMN, Tanger Med), un formulaire de douane est disponible ; conservez‑le pour la réexportation.

Conseils concrets :

  • Évitez de repartir avec une grosse somme en dirhams. Utilisez le cash restant pour vos dernières dépenses avant le contrôle sécurité, ou changez une petite partie au comptoir de l’aéroport si autorisé.
  • Si vous transportez un montant élevé en devises, déclarez‑le à l’entrée et gardez la preuve, elle vous sera utile à la sortie.

Ces règles et seuils doivent impérativement être vérifiés auprès des Douanes marocaines et de l’Office des Changes avant voyage, car ils peuvent changer.

Rappels anti‑arnaques :

  • Refusez le « paiement en euros » avec un taux « arrangé » dans les souks de Marrakech ou Fès ; payez en MAD.
  • Écartez les changeurs non agréés (Tanger, Marrakech) : privilégiez les guichets licenciés, taux affichés, reçu systématique.
  • Au TPE et au DAB, refusez la conversion en devise de votre carte (DCC) et choisissez le débit en MAD.
  • Dans les taxis urbains (Casablanca, Rabat), demandez le compteur ou négociez le prix avant de monter ; ayez l’appoint pour éviter le « pas de monnaie ».

Dernière vérification des pratiques et encadrements cités : juin 2026. Pour toute incertitude (taux, seuils douaniers), contrôlez l’information sur place ou auprès d’une source officielle avant le départ.

Questions fréquentes

Quelle est la monnaie officielle au Maroc ?

Le dirham marocain (MAD), subdivisé en 100 centimes. Les abréviations courantes sont DH et د.م. Le dirham est une monnaie à usage local : mieux vaut le changer au Maroc et éviter d’en repartir avec une grosse somme.

Où peut-on changer de l’argent à Marrakech ?

À l’aéroport de Marrakech‑Menara pour un petit montant, puis en ville à Guéliz ou le long de l’avenue Mohammed V dans des bureaux de change agréés. Près de Jemaa el‑Fna, n’acceptez pas le change « dans la rue ». Banques et DAB restent l’option la plus sûre le week‑end.

Est-il possible de payer par carte bancaire partout au Maroc ?

Non. La carte passe bien dans les hôtels, restaurants et centres commerciaux de Casablanca, Rabat, Tanger ou Marrakech. En revanche, souks, petits taxis et zones rurales fonctionnent surtout en espèces. Conservez toujours des petites coupures.

Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels du Maroc ?

Au restaurant, on arrondit ou laisse quelques pourcents si le service a été bon (vérifiez si une ligne « service » existe déjà). Bagagistes/voituriers : un petit billet par service. Femmes/valets de chambre : une somme modeste par nuit. Guides/chauffeurs : ajustez selon la durée et la qualité.

Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent au Maroc ?

Évitez le change non agréé (faux billets, litiges), refusez la conversion dynamique (DCC) au TPE/DAB, demandez toujours le prix en dirhams, et gardez l’appoint pour taxis et petits achats. Retirez aux DAB adossés à une banque ou dans un centre commercial.

Peut-on sortir du Maroc avec des dirhams ?

L’export de dirhams est limité. Il est conseillé d’écouler vos MAD avant le départ et de vérifier les seuils officiels auprès des Douanes/Office des Changes. La reconversion des MAD à l’étranger est très difficile pour les particuliers.