Les opportunités business en Afghanistan en 2026 existent surtout pour les projets capables de composer avec un environnement administratif, logistique et numérique encore en construction. Un investisseur étranger peut notamment créer une entreprise avec jusqu’à 100 % de capitaux étrangers, mais cette possibilité ne dispense pas de vérifier les licences, les secteurs concernés et les règles applicables aux terrains. En parallèle, le commerce en ligne progresse, sans avoir encore atteint une maturité comparable à celle de marchés plus équipés.

Pour évaluer concrètement un projet, il faut donc examiner plusieurs éléments ensemble : la forme juridique, l’enregistrement auprès de l’Afghanistan Central Business Registry and Intellectual Property, la fiscalité, les moyens de paiement disponibles et la capacité à livrer les clients. La vente directe de produits afghans, notamment agricoles et artisanaux, fait partie des pistes identifiées comme émergentes, tandis que les places de marché locales offrent déjà des points d’accès à différentes catégories de biens et de services.

Ce guide présente ces repères dans une logique pratique. Il distingue ce qui facilite l’entrée sur le marché, ce qui peut ralentir la création ou l’exploitation d’une activité et ce qu’il faut anticiper avant de miser sur l’e-commerce. Les informations fiscales, administratives et commerciales doivent toutefois être vérifiées au moment d’agir, car les licences et les conditions opérationnelles peuvent dépendre du secteur et de la situation du projet.

Création d’entreprise par un étranger

Une ouverture au capital étranger à encadrer

Un investisseur étranger peut créer une entreprise en Afghanistan avec jusqu’à 100 % de capitaux étrangers. La loi ne prévoit pas d’obligation générale de s’associer à un partenaire afghan, ce qui laisse une marge de décision importante sur la structure du capital et la gouvernance du projet. Cette possibilité peut être pertinente pour un entrepreneur qui souhaite conserver la maîtrise de son activité, mais elle ne signifie pas que toutes les démarches deviennent facultatives. L’entreprise étrangère doit être enregistrée auprès de l’Afghanistan Central Business Registry and Intellectual Property, ou ACBRIP, et obtenir la licence d’investissement ou d’activité requise.

La question de l’implantation matérielle doit être traitée séparément. L’achat de terrains par des étrangers est interdit, tandis que la location reste possible sous réserve des règles applicables. Le choix d’un local, d’un entrepôt ou d’un espace destiné à l’activité doit donc être pensé autour de la location plutôt que de l’acquisition. Avant de lancer le projet, il est également utile d’identifier précisément son secteur : les armes et explosifs, les activités financières non bancaires, l’assurance, les ressources naturelles et certaines infrastructures peuvent faire l’objet d’un examen ou d’une autorisation sectorielle supplémentaire.

Choisir une forme adaptée au projet

Les formes juridiques courantes comprennent l’entreprise individuelle, la société de personnes, la société à responsabilité limitée et la société par actions, également appelée corporation. Ce choix ne doit pas être réduit à une formalité de classement. Il détermine la manière dont le projet peut être organisé, la place éventuelle de plusieurs associés et le niveau de structuration recherché. Une activité portée par une seule personne ne présente pas les mêmes besoins qu’un projet réunissant plusieurs investisseurs ou destiné à développer une activité plus large.

Pour avancer de façon ordonnée, le porteur de projet peut commencer par décrire son activité, ses associés éventuels, ses besoins opérationnels et le secteur visé, puis comparer ces éléments avec les formes disponibles. Il faut surtout éviter de considérer l’ouverture au capital étranger comme une autorisation universelle. L’investissement dans l’énergie nucléaire et les établissements de jeux d’argent est interdit par la loi sur l’investissement privé. Les secteurs soumis à examen ou à autorisation supplémentaire doivent être repérés avant le dépôt des démarches, afin de ne pas bâtir un calendrier sur une simple immatriculation qui ne suffirait pas à exercer.

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Délai de création

L’ACBRIP comme point de passage administratif

L’Afghanistan Central Business Registry and Intellectual Property, rattaché au Ministry of Industry and Commerce, est l’organisme compétent pour l’enregistrement de l’entreprise et la délivrance de la licence d’investissement ou d’activité. L’ACBRIP fonctionne comme un guichet unique pour plusieurs formalités de création et de licence. Pour un entrepreneur étranger, ce rôle est un repère central : il permet d’identifier l’interlocuteur administratif principal au lieu de traiter chaque étape comme une procédure totalement indépendante.

Lors de l’enregistrement, l’ACBRIP traite également la demande de Tax Identification Number auprès du Revenue Department du Ministry of Finance. Cette articulation est importante pour organiser le démarrage : l’immatriculation, la licence et l’identification fiscale doivent être envisagées comme des éléments liés. Le délai réel d’un projet dépendra donc de la nature de l’activité et des autorisations nécessaires, mais la présence d’un guichet unique aide à structurer la préparation des pièces et à suivre les formalités dans un ordre cohérent.

Prévoir la fiscalité dans le calendrier de lancement

Selon une annonce du Ministry of Finance publiée en 1405 du calendrier afghan, l’impôt sur le revenu des personnes morales, notamment les sociétés, a été annoncé à 10 %, contre 20 % auparavant. Ce repère peut modifier les premières simulations économiques d’un projet, mais il doit être replacé dans une préparation plus large : le taux annoncé ne remplace ni l’obtention du Tax Identification Number ni la régularisation des obligations fiscales. Une estimation sérieuse doit donc intégrer les formalités fiscales dès la conception du budget et non après le début de l’activité.

Le renouvellement de la licence d’activité est lié à la régularisation des obligations fiscales de l’entreprise. Cette relation donne à la fiscalité une conséquence opérationnelle directe : elle ne concerne pas uniquement le calcul de l’impôt, mais aussi la continuité administrative de l’activité. Pour réduire les risques de blocage, le responsable du projet doit suivre les obligations fiscales en parallèle de l’exploitation, conserver une vision claire des échéances et vérifier les conditions applicables au moment du renouvellement. Le taux annoncé et les modalités pratiques doivent être confirmés avant toute décision définitive.

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Restrictions de propriété étrangère

Ce que permet réellement la propriété étrangère

La propriété étrangère peut atteindre 100 % du capital d’une entreprise créée en Afghanistan, et aucune obligation générale de s’associer à un partenaire afghan n’est prévue par la loi. Pour un investisseur, cela signifie qu’un projet peut être conçu sans attribuer automatiquement une part du capital à un associé local. Cette latitude peut simplifier la définition de la gouvernance et la répartition des responsabilités, à condition de respecter les démarches d’enregistrement et de licence.

La liberté de détenir le capital ne doit toutefois pas être confondue avec un droit de posséder tous les actifs nécessaires à l’activité. L’achat de terrains par des étrangers est interdit, de sorte que l’implantation immobilière repose sur la location, sous réserve des règles applicables. Il faut aussi distinguer la propriété de l’entreprise et l’autorisation d’exercer : certains secteurs peuvent demander un examen ou une autorisation supplémentaire, tandis que l’énergie nucléaire et les établissements de jeux d’argent sont interdits par la loi sur l’investissement privé.

Vérifier les limites avant d’investir

La première précaution consiste à qualifier précisément l’activité avant de choisir une structure et d’engager des dépenses. Les armes et explosifs, les activités financières non bancaires, l’assurance, les ressources naturelles et certaines infrastructures peuvent relever d’un contrôle sectoriel supplémentaire. Dans ces domaines, la possibilité de créer une société avec des capitaux étrangers ne suffit donc pas à conclure que l’activité pourra démarrer dans les mêmes conditions qu’une activité non concernée par ces restrictions.

Cette vérification doit également couvrir le lieu d’exploitation et le modèle économique. Un projet qui nécessite un terrain doit intégrer la location comme solution de référence, et un projet relevant d’un secteur réglementé doit prévoir une étape d’autorisation distincte de l’enregistrement auprès de l’ACBRIP. En pratique, l’investisseur gagne à séparer trois questions : qui détient l’entreprise, où elle peut s’installer et quelles autorisations sont nécessaires pour exercer. Cette lecture évite de transformer une règle favorable sur le capital en conclusion trop large sur la faisabilité globale.

Maturité du marché e-commerce

Un marché numérique en progression mais encore émergent

Le marché de l’e-commerce afghan reste en développement. Une étude publiée en 2025 estime à 7,88 millions le nombre d’internautes en Afghanistan au début de 2024, ce qui illustre l’existence d’une base numérique réelle pour les boutiques en ligne, les places de marché et les services reliant des vendeurs afghans à des acheteurs internationaux. Le Programme des Nations unies pour le développement identifie par ailleurs le commerce numérique comme une opportunité émergente pour vendre directement des produits afghans, notamment agricoles et artisanaux, sur les marchés internationaux.

Cette progression ne signifie pas que le parcours d’achat soit déjà fluide partout. L’infrastructure informatique reste limitée, les moyens de paiement en ligne sécurisés manquent encore et la préférence pour les commerces de proximité demeure forte. Les délais de livraison élevés constituent également un frein important, y compris dans la capitale, Kaboul. Un projet en ligne doit donc considérer la confiance, le paiement et la livraison comme des composantes du produit proposé, et non comme de simples détails ajoutés après la création du catalogue.

Les plateformes locales comme portes d’entrée

Le paysage comprend plusieurs types de plateformes. Leelam.af est une place de marché généraliste consacrée aux annonces de véhicules, biens immobiliers, emplois, téléphones, électronique, services et articles d’occasion. RIVA se présente comme une place de marché nationale comprenant notamment les véhicules, l’immobilier, les téléphones mobiles, l’électronique et l’électroménager. Tubre est accessible sur le web et via une application mobile pour les biens, véhicules, logements, appareils numériques, services et emplois.

D’autres acteurs ont une logique davantage orientée vers la boutique et le catalogue. Hamachiz propose notamment des téléphones, ordinateurs, cosmétiques, vêtements, articles ménagers, alimentation, produits de santé et équipements, tandis qu’E-tohfa propose des cadeaux, fleurs, vêtements, appareils électroniques et électroménager. AfghanBazar met en relation des vendeurs situés en Afghanistan avec des acheteurs locaux et ceux de la diaspora, notamment pour l’artisanat, les produits alimentaires, les vêtements, la décoration et les services numériques. Parmi les boutiques locales citées figurent aussi Amtaa, Afghan Bazar, Azad Bazar, afom.af, JVBazar.com et zarinas.com. Cette diversité permet de comparer un modèle d’annonces, une marketplace multi-catégories ou une boutique spécialisée avant de choisir son propre positionnement.

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Moyens de paiement e-commerce

Le paiement à la livraison reste central

Le paiement à la livraison reste le moyen dominant pour les achats en ligne en Afghanistan. Ce modèle peut réduire la barrière de confiance pour les clients qui hésitent à payer avant de recevoir leur commande, mais il impose au vendeur de penser le parcours complet : confirmation de la commande, préparation, expédition et encaissement. Certaines plateformes locales acceptent aussi le paiement par carte bancaire, en complément du paiement à la livraison, ce qui permet de proposer plusieurs options plutôt que de dépendre d’un seul mécanisme.

Les solutions numériques comprennent notamment les cartes domestiques ou systèmes comme AfPay, les paiements par QR code et les portefeuilles mobiles tels que HesabPay et M-Paisa. HesabPay est documenté comme une solution utilisée en Afghanistan, avec des soldes en afghanis adossés à des comptes bancaires, tandis que M-Paisa fait partie des services de portefeuille et de transfert d’argent mobile documentés pour le pays. Pour un marchand, l’enjeu est de vérifier quelles solutions sont effectivement compatibles avec sa plateforme, ses clients et son circuit d’encaissement, plutôt que d’afficher une option qui ne serait pas opérationnelle.

Adapter l’encaissement à la clientèle visée

Le choix du paiement dépend aussi de l’origine des commandes. Des services destinés aux achats ou aux livraisons en Afghanistan acceptent les cartes internationales ainsi qu’Apple Pay et Google Pay, surtout pour les commandes passées depuis l’étranger. Cette possibilité peut être utile lorsqu’un projet vise des acheteurs internationaux ou la diaspora, alors que le paiement à la livraison reste plus adapté au parcours d’une partie des acheteurs locaux.

Il faut enfin distinguer une option de paiement disponible d’une protection généralisée de la transaction. Certaines plateformes mettent en avant le paiement sécurisé, la protection de l’acheteur ou un mécanisme d’entiercement, mais ces modalités dépendent de la plateforme concernée et ne constituent pas nécessairement un standard du marché. Avant de choisir un canal, le vendeur doit donc examiner les conditions précises de règlement, le moment où les fonds sont libérés et la manière dont les litiges sont traités, sans présenter une garantie propre à une plateforme comme une règle applicable à tout l’e-commerce afghan.

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Logistique et livraison

Une couverture annoncée par plusieurs plateformes

Les plateformes locales annoncent des dispositifs de livraison couvrant plusieurs villes et régions d’Afghanistan. AfghanBazar met explicitement en avant la livraison nationale, tandis qu’E-tohfa affirme livrer dans les villes et localités afghanes et revendique une livraison jusque dans des zones éloignées. Ces annonces montrent que la distribution en ligne ne se limite pas nécessairement à un seul point de vente ou à la capitale, et qu’un vendeur peut étudier des modèles de couverture plus larges.

Ces promesses commerciales doivent toutefois être examinées avec précision. Une couverture annoncée ne donne pas automatiquement le même délai, le même coût ou la même fiabilité pour chaque destination. Avant de proposer une livraison nationale, il est donc utile de distinguer les zones desservies, les conditions annoncées et le type de produit expédié. Cette approche permet d’éviter une promesse uniforme alors que l’expérience peut varier selon la ville ou la localité concernée.

Anticiper les coûts et les itinéraires

Pour les produits importés, les coûts et les délais peuvent être sensibles aux itinéraires régionaux et aux conditions du commerce transfrontalier. Des transporteurs cités par l’Associated Press indiquent que les importations destinées à Kaboul passent notamment par l’Iran et que les coûts de livraison peuvent varier fortement. La logistique doit donc être intégrée au calcul de l’offre dès le départ, en particulier lorsqu’un produit est acheté à l’étranger puis distribué en Afghanistan.

Cette contrainte influence directement le choix du catalogue, le prix affiché et la zone de vente. Un article facile à sourcer localement ne sera pas évalué de la même manière qu’un produit importé dépendant d’un itinéraire régional. Le vendeur doit aussi éviter de promettre un délai fixe sans vérifier le parcours concerné. Dans un marché où les délais élevés freinent encore le développement de la vente en ligne, une information prudente et transparente sur la livraison peut devenir un élément de confiance aussi important que le moyen de paiement.

Questions fréquentes

Un étranger peut-il créer une entreprise en Afghanistan ?

Oui. Un investisseur étranger peut créer une entreprise avec jusqu’à 100 % de capitaux étrangers, sans obligation générale de s’associer à un partenaire afghan. L’entreprise doit être enregistrée auprès de l’ACBRIP et obtenir la licence requise.

Un investisseur étranger peut-il acheter un terrain en Afghanistan ?

Non, l’achat de terrains par des étrangers est interdit. Les investisseurs étrangers peuvent toutefois louer des terrains, sous réserve des règles applicables.

Quel organisme gère l’enregistrement d’une entreprise ?

L’Afghanistan Central Business Registry and Intellectual Property, rattaché au Ministry of Industry and Commerce, gère l’enregistrement et la délivrance de la licence d’investissement ou d’activité. Il traite également la demande de TIN auprès du Revenue Department du Ministry of Finance.

Quel moyen de paiement domine l’e-commerce afghan ?

Le paiement à la livraison reste dominant. Certaines plateformes acceptent aussi les cartes bancaires, tandis que les solutions numériques comprennent notamment AfPay, les paiements par QR code, HesabPay et M-Paisa.

La livraison e-commerce couvre-t-elle tout l’Afghanistan ?

Des plateformes locales annoncent une livraison dans plusieurs villes et régions. AfghanBazar met en avant la livraison nationale et E-tohfa affirme desservir des villes, localités et zones éloignées. Les coûts et délais peuvent toutefois varier selon la destination, le produit et l’itinéraire.