Bien gérer son argent en Uruguay évite des frais inutiles, des refus de paiement au mauvais moment et quelques pièges discrets (taux défavorables, faux billets, DAB capricieux en bord de mer l’été). Entre Montevideo, Punta del Este et la côte de Rocha, l’écosystème des paiements est moderne mais comporte des nuances importantes selon la saison et le lieu.

Ce guide vous donne les réflexes concrets pour payer et retirer sereinement sur place : connaître la devise et ses coupures, choisir où changer, utiliser sa carte sans surcoût, anticiper le cash indispensable, comprendre les pourboires et éviter les arnaques.

Point marquant en Uruguay : la devise officielle est partout utilisée, mais dans les zones très touristiques (Punta del Este en haute saison, Colonia del Sacramento le week-end), les prix s’affichent parfois en dollars américains en parallèle. Cela ne signifie pas qu’il faut voyager en USD uniquement : on paie très bien en pesos, à condition de vérifier le taux appliqué et d’avoir de la petite monnaie.

Présentation et fonctionnement de la monnaie en Uruguay

La monnaie officielle est le peso uruguayen, émis par la Banque centrale de l’Uruguay (Banco Central del Uruguay, BCU). C’est la devise de toutes les transactions du quotidien : transports urbains à Montevideo, courses au supermarché à Pocitos, marchés comme Tristán Narvaja, péages routiers entre Colonia et Montevideo ou encore petites dépenses sur les plages de Rocha.

Billets et pièces utilisés quotidiennement en Uruguay

En circulation courante, vous rencontrerez surtout des billets de 20, 50, 100, 200, 500, 1 000 et 2 000 pesos uruguayens. Dans la pratique :

  • 20–50 $U : utiles pour les kioscos, un café simple à Ciudad Vieja ou un bus urbain à Montevideo (selon tarif et mode de paiement). Beaucoup d’achats « rapides » se règlent avec ces coupures.
  • 100–200 $U : les plus pratiques pour cafés, petites courses chez Devoto/Disco/Tienda Inglesa, ou un sandwich à la Mercado del Puerto. De nombreux commerçants rendent la monnaie facilement sur 100/200.
  • 500 $U : très fréquent au distributeur ; accepté presque partout en ville, mais moins pratique dans les villages de Rocha (La Pedrera, Punta del Diablo) où les commerçants préfèrent parfois la monnaie plus petite, surtout en début de journée.
  • 1 000–2 000 $U : parfois refusés ou mal vécus pour des achats de faible montant à Colonia del Sacramento (quartier historique) ou dans les paradores de plage. Faites-les « casser » dans un supermarché ou une station-service à Maldonado ou Montevideo.

Côté pièces, vous trouverez principalement les valeurs de 1, 2, 5 et 10 pesos. Elles circulent bien à Montevideo (bus payés en espèces, boulangeries de Cordón, petit-déjeuner au bar) et sont très utiles pour arrondir les pourboires (ex. pompistes sur la Ruta Interbalnearia).

Conseil terrain : en arrivant à l’aéroport de Carrasco (Montevideo), retirez un premier montant modeste au DAB puis faites l’appoint en petite monnaie au supermarché du quartier où vous logez (Pocitos, Centro ou Parque Rodó). Demandez poliment « ¿me puede dar cambio chico? » afin d’éviter de vous retrouver uniquement avec des 1 000/2 000 $U.

Exemple indicatif de transaction courante à Montevideo : un « cortado » dans un café de Centro s’affiche fréquemment entre 100 et 200 $U selon l’adresse et la taille. Vérifiez sur la carte : l’affichage des prix est clair et la note précise si un service est ajouté.

Note pratique (sources terrain : BCU, observations de voyageurs et commerces Montevideo/Punta/Colonia) : certaines pièces et petites coupures peuvent se raréfier temporairement en haute saison balnéaire. Anticipez le week-end et changez les grosses coupures en semaine.

Symboles et codes de la monnaie officielle en Uruguay

Dans les vitrines et sur les tickets, la monnaie locale est indiquée par le symbole « $ ». Pour éviter toute confusion avec le dollar américain, de nombreux commerces utilisent « $U » ou précisent « UYU » (code ISO). En espagnol d’Uruguay, on parle de « peso uruguayo » (pluriel « pesos uruguayos »).

  • Code ISO : UYU
  • Symbole courant : $ (souvent noté $U pour lever l’ambiguïté avec l’USD)
  • Appellation locale : peso uruguayo

Sur les factures officielles, les prix en pesos apparaissent le plus souvent sans autre précision que le symbole « $ », mais les commerces multidevises (Punta del Este, Colonia, zones frontalières comme Rivera/Livramento ou Chuy/Chuí) affichent parfois USD et BRL à côté des pesos. Si un prix est en USD, il est généralement écrit « USD » ou « U$S ».

Particularités de la monnaie locale en Uruguay

L’Uruguay n’a pas de « double monnaie » comme chez certains voisins, mais les zones très touristiques ou frontalières cohabitent ponctuellement avec l’USD (Punta del Este, souvent l’été) ou le real brésilien (Rivera/Santana do Livramento, Chuy/Chuí). Dans ces cas, payer en pesos reste pertinent : vous évitez les arrondis défavorables et conservez la transparence des prix. À Colonia del Sacramento (week-ends d’affluence), quelques restaurants indiquent une addition en USD « pour référence » ; si vous tendez des dollars en billets, attendez-vous à recevoir la monnaie en pesos au taux maison. Demandez toujours le taux appliqué avant d’accepter.

Autre spécificité : dans certains paradores de plage de Rocha (La Paloma, Aguas Dulces, Barra de Valizas, Punta del Diablo), les terminaux carte fonctionnent moins bien lors des pics estivaux (réseau saturé). Ayez alors des pesos en petites coupures, surtout pour les marchés artisanaux et les food-trucks.

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Changer de l’argent et connaître les taux en Uruguay

Le peso uruguayen est en taux de change flottant. Le taux officiel est publié par la Banque centrale (BCU) et repris par les casas de cambio et banques locales. Globalement, l’Uruguay ne connaît pas de marché noir significatif comme dans d’autres pays de la région : on change dans des établissements agréés, au vu de tous, avec affichage des cours « compra/venta ».

Où changer son argent en Uruguay ?

Les options fiables varient selon votre lieu d’arrivée et votre itinéraire :

  • Montevideo : à l’aéroport de Carrasco, des casas de cambio opèrent généralement sur des amplitudes larges (pratique à l’atterrissage, mais cours souvent moins avantageux). En centre-ville, l’avenue 18 de Julio (Centro/Cordón) et la zone Ciudad Vieja–Plaza Independencia concentrent banques (BROU, Itaú, Santander, BBVA) et bureaux de change bien établis. Le terminal Tres Cruces dispose aussi de services pratiques si vous enchaînez avec un bus interurbain.
  • Colonia del Sacramento : en haute fréquentation (week-ends, arrivée des ferries), privilégiez les casas de cambio de l’avenida General Flores et du centre. Évitez de changer de grosses sommes auprès de commerces non dédiés au change, même s’ils affichent un taux « maison ».
  • Punta del Este / Maldonado : l’avenida Gorlero et les artères adjacentes regroupent banques et cambios. Hors saison, certaines enseignes réduisent leurs horaires : anticipez en semaine. Les centres commerciaux (Punta Shopping) sont une alternative utile.
  • Côte de Rocha : à La Paloma et Castillos, vous trouverez banques/DAB, mais l’offre de change peut être limitée, surtout hors été. À Cabo Polonio, il n’y a pas de DAB ni de cambios : retirez à La Pedrera, La Paloma ou Castillos avant d’entrer dans le parc.
  • Zones frontalières : à Rivera (avec Santana do Livramento côté brésilien) et Chuy/Chuí, les commerces jouent souvent avec trois monnaies (UYU/BRL/USD). Utilisez exclusivement des casas de cambio agréées pour convertir vos billets étrangers et méfiez-vous des « taux spéciaux » proposés par des boutiques hors statut de changeur.

Astuce week-end et jours fériés : si les bureaux de change du centre sont fermés, utilisez un DAB d’une grande banque (BROU/RedBROU, Banred) dans un centre commercial ouvert (Montevideo Shopping, Punta Shopping, Portones) plutôt qu’un distributeur isolé sur rue.

Piège typique : certains hôtels ou commerces acceptent les USD en billets mais appliquent un taux interne défavorable et rendent la monnaie en pesos. Si vous détenez des dollars, comparez d’abord le rendu en pesos à un retrait DAB.

Comment reconnaître un bon taux de change en Uruguay ?

Référencez-vous au taux officiel publié par la BCU le jour même (diffusé par la presse économique locale et affiché sur les sites/applications des banques). Les casas de cambio sérieuses affichent à l’entrée leurs cours « compra » (achat de vos devises) et « venta » (vente). Un écart raisonnable par rapport à la référence du jour est normal (marge et coûts de l’établissement). Évitez :

  • les taux « arrondis » très éloignés du cours du jour, sans commission annoncée ;
  • les conversions « offertes » adossées à des frais cachés sur la facture ;
  • la conversion dynamique (DCC) proposée au terminal carte ou au DAB : refuser la conversion en EUR/USD et payer/retirer en pesos vous donne en général un meilleur taux.

Vérification terrain : à Montevideo (18 de Julio) ou Punta del Este (Gorlero), comparez deux vitrines de cambios situés à moins de 200 mètres ; les écarts donnent une bonne idée de la fourchette du jour. Pensez à demander s’il existe un palier plus avantageux au-delà d’un certain montant (affiché ou annoncé au guichet).

Marché noir et risques liés au change en Uruguay

L’Uruguay fonctionne sur des circuits formels et ne pratique pas de marché noir institutionnalisé. Les risques proviennent plutôt de situations ponctuelles :

  • Frontières terrestres (Rivera, Chuy, Salto, Paysandú, Fray Bentos) : des individus non agréés proposent d’échanger sur le trottoir. Risques : faux billets, taux « attrayant » mais billetterie douteuse, absence de reçu. Préférez les casas de cambio sous licence (enseigne « Cambio » visible, numéro fiscal RUT affiché).
  • Port de Montevideo / Ciudad Vieja : en très forte affluence (arrivées de croisières), quelques commerces multidevises improvisent des conversions au comptoir. Comparez impérativement avant d’accepter et exigez une note détaillée.
  • Haute saison à Punta del Este (décembre–février) : certaines boutiques reprennent vos USD à un taux « maison ». Il est souvent plus intéressant de payer en pesos au terminal carte ou de retirer en DAB, puis de régler en liquide local.

En cas de litige (billet suspect, conversion imposée), gardez le reçu, notez le lieu et l’heure, et rapprochez-vous d’une succursale de banque à proximité (BROU, Itaú, Santander, BBVA) ou d’un poste de police touristique (Montevideo et Maldonado en disposent en saison).

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Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Uruguay

Le pays est bien équipé en terminaux de paiement dans les grandes villes. Les zones rurales et littorales restent partiellement dépendantes du cash, surtout en été quand la connectivité et les terminaux sont mis à rude épreuve.

Utilisation de la carte bancaire en Uruguay

Visa et Mastercard sont largement acceptées à Montevideo (hôtels du Centro et de Pocitos, restaurants de Parque Rodó, musées, supermarchés), ainsi qu’à Punta del Este/Maldonado et Colonia del Sacramento. American Express passe dans une partie des hôtels et restaurants haut de gamme de Carrasco ou La Barra, mais reste moins universelle.

  • Transports urbains à Montevideo : les bus acceptent le cash ; la carte locale STM facilite les trajets répétés. Le paiement carte internationale à bord n’est pas la norme : prévoyez espèces ou billet simple.
  • Taxis et VTC : à Montevideo, beaucoup de taxis acceptent la carte mais ce n’est pas systématique la nuit. Uber/DiDi/Cabify fonctionnent en ville (paiement in-app). À Colonia et sur la côte de Rocha, les remises/taxis préfèrent souvent le cash.
  • Stations-service : l’acceptation carte est très bonne sur les grands axes (Ruta 1, Interbalnearia, Ruta 9). Un terminal hors ligne peut échouer avec certaines banques étrangères : ayez une seconde carte ou du cash.
  • Petits commerces et marchés : sur la feria Tristán Narvaja (dimanche), de nombreux stands restent cash. Même chose pour les paradores de plage à La Pedrera ou Aguas Dulces.
  • Paiement sans contact/Wallets : le sans contact est courant en ville. Apple Pay/Google Pay passent de plus en plus, mais la compatibilité dépend de votre émetteur. Ne comptez pas exclusivement dessus hors Montevideo/Punta.

Attention DCC : si un terminal propose de vous débiter en EUR/USD, refusez et choisissez le débit en pesos pour bénéficier du taux réseau (souvent meilleur que la conversion marchande).

Note fiscale à connaître : l’Uruguay a historiquement appliqué des dispositifs d’exonération ou de remboursement partiel de TVA pour les étrangers sur certains services (ex. hébergement payé avec une carte étrangère). Ces mesures évoluent selon les saisons/années. Demandez « ¿Aplica beneficio IVA para turistas? » et vérifiez le ticket. Renseignez-vous avant le départ auprès d’un hôtel à Montevideo ou Punta del Este pour connaître la politique en vigueur à vos dates.

Où et comment retirer de l’argent en Uruguay

Les DAB sont répandus en ville et présents dans la plupart des capitales départementales. Réseaux principaux : RedBROU (Banco República, public) et Banred (réseau privé réunissant plusieurs banques). Les cartes internationales fonctionnent généralement bien.

  • Montevideo : DAB en nombre sur 18 de Julio (Centro/Cordón), Ciudad Vieja (succursales bancaires), shopping centers (Montevideo Shopping à Buceo, Punta Carretas Shopping). Privilégiez les distributeurs à l’intérieur d’une agence aux heures ouvrées.
  • Colonia del Sacramento : distributeurs le long de l’avenida General Flores et autour de la Plaza de Armas. En flux de ferries (soirées/week-ends), attendez-vous à de petites files.
  • Punta del Este / Maldonado : DAB sur l’avenida Gorlero, au Punta Shopping et dans les banques du centre de Maldonado. En plein été (déc.–fév.), certains distributeurs sont temporairement à court de billets : anticipez en semaine.
  • Côte de Rocha : DAB à La Paloma, Castillos et Rocha-ville. Aucun DAB à Cabo Polonio ; munissez-vous de cash avant l’entrée du parc (km 264 de la Ruta 10, terminaux 4x4).
  • Intérieur du pays : vous trouverez des DAB dans les centres de Salto, Paysandú, Mercedes, Tacuarembó, Melo, Rivera, etc. De nuit, préférez les DAB en galerie/centre commercial.

Frais et limites : des frais peuvent être prélevés par votre banque et/ou l’opérateur local. Les plafonds par retrait varient selon la machine et le réseau. Pour limiter les coûts, mieux vaut effectuer des retraits moins fréquents mais sécurisés (en journée, dans une agence). Si un DAB propose de convertir en EUR/USD, refusez la conversion et choisissez un retrait en pesos.

En cas d’échec : réessayez un DAB d’un autre réseau (Banred vs RedBROU) ou une autre banque (Itaú, Santander, BBVA, BROU). Passez votre carte en « crédit » si « débit » échoue, et inversement. Les week-ends fériés, certains plafonds peuvent être abaissés : anticipez le vendredi.

Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Uruguay ?

  • Marchés et street-food : sur la feria Tristán Narvaja (Montevideo) ou les marchés artisanaux de La Paloma/La Pedrera, le cash reste roi. Les stands qui prennent la carte appliquent parfois un minimum.
  • Plages et villages de Rocha : à Punta del Diablo, Aguas Dulces, Barra de Valizas ou Santa Teresa, prévoyez des pesos pour les paradores, locations de chaises/parasol, petits restos familiaux. Les terminaux peuvent tomber en panne en été.
  • Trajets interurbains et péages : certaines compagnies vendent vos billets en ligne/carte, mais sur place (guichet tardif, péages sur la Ruta Interbalnearia), gardez des pesos. Le télépéage est réservé aux véhicules équipés.
  • Pourboires et petits services : pompistes (« playeros »), aide au stationnement (« cuidacoches ») dans certaines zones de Montevideo (Centro, Parque Rodó), bagagistes de petits hôtels : ayez des pièces/billets de 20–50 $U.

Checklist express par profil

  • Backpacker : deux cartes bancaires (réseaux différents), une réserve de 1 000–2 000 $U en petites coupures avant Rocha/Cabo Polonio, refus systématique de la DCC.
  • Couple/court séjour urbain : paiements carte en ville + petits retraits réguliers (DAB en agence). Demandez les éventuels avantages TVA en hôtel à Montevideo.
  • Famille en été sur la côte : faites un « plein de cash » en semaine à Maldonado/La Paloma, gardez un mix 100–200 $U et pièces, anticipez les péages.
  • Voyage pro : cartes acceptées quasi partout à Montevideo/World Trade Center, mais prévoyez un peu de cash pour taxis hors aéroport le soir.
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Pourboires et usages du pourboire en Uruguay

Le pourboire (« propina ») est apprécié mais reste volontaire. Les Uruguayens ne pratiquent pas des pourcentages systématiquement élevés : on valorise surtout le bon service. La mention « servicio » sur la note (rare) n’est pas la même chose que le « cubierto » (pain, couvert) : lisez bien la ligne de ticket.

Dans quels cas laisser un pourboire en Uruguay ?

  • Restaurants servis à table (Montevideo, Colonia, Punta del Este) : une propina est d’usage si vous êtes satisfait, surtout en établissements assis.
  • Bars et cafés : arrondir est courant, une petite propina pour un service attentionné est bien vue.
  • Hôtels : bagagiste et ménage, surtout dans les hôtels de Carrasco, Pocitos ou Punta. Dans les hostels, un tip au check-out si le séjour s’est bien passé est apprécié.
  • Guides/activités : pour une visite guidée dans la Ciudad Vieja ou une sortie à cheval près de Minas, un pourboire complète le tarif.
  • Taxis : pas d’obligation. On arrondit parfois pour un trajet fluide. Pour les VTC (Uber/DiDi), le tip se fait in-app, optionnel.

Conseil d’attitude : voyageurs nord-américains habitués à 15–20 %, ajustez vers des montants plus modestes, dans la norme locale. Voyageurs francophones : ne vous sentez pas obligés partout ; privilégiez la qualité du service comme critère.

Montants habituels à donner ou à éviter en Uruguay

  • Restaurants assis : autour de 10 % si le service a été bon. Vérifiez si une ligne « servicio » est déjà incluse pour éviter le doublon. En bord de mer l’été, inutile de surenchérir fortement : la pratique locale reste mesurée.
  • Bars/cafés : arrondir à la dizaine de pesos supérieure ou laisser une petite pièce/billet (20–50 $U) selon l’addition.
  • Bagagiste : un petit billet selon le nombre de valises. Ménage : une somme modeste par nuit en fin de séjour dans les hôtels urbains.
  • Guides/chauffeurs privés : un pourboire raisonnable par personne à la demi-journée/journée. Pour les free tours à Montevideo, contribuez selon votre satisfaction et la taille du groupe.
  • Taxis/VTC : pas d’obligation ; arrondir suffit. Évitez d’imposer un pourboire si le service a été médiocre.

Remise : donnez la propina en pesos, main à main ou en la laissant dans la pochette de l’addition. Les pourboires en USD ne sont ni utiles ni toujours bienvenus hors zones très touristiques.

Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Uruguay

L’Uruguay est l’un des cadres les plus simples de la région pour payer et retirer. Cela n’empêche pas quelques précautions, surtout dans les zones hyper-touristiques ou aux frontières.

Faux billets et contrôles des espèces en Uruguay

Les faux billets ne sont pas monnaie courante, mais ils existent. Avant d’accepter un billet (notamment de 1 000/2 000 $U) :

  • Regardez-le à contre-jour : cherchez le fil de sécurité et le filigrane du portrait. Sur les billets récents, vous verrez des éléments à effet optique.
  • Touchez : l’impression est en léger relief sur certaines zones (chiffres, lettres). Un papier trop lisse et une encre plate sont suspects.
  • Comparez avec un billet sûr sorti d’un DAB à Montevideo ou Maldonado : les différences sautent aux yeux.

Si un billet vous paraît faux, ne le remettez pas en circulation. Présentez-vous à une banque (BROU, Itaú, Santander, BBVA) ou à un poste de police touristique (Ciudad Vieja, Punta del Este) avec le billet et le reçu d’achat si vous l’avez. La BCU publie des visuels et conseils de vérification utiles : consultez-les avant le départ et mémorisez 2–3 signes distinctifs des coupures de 200, 500 et 1 000 $U.

Conseils préventifs :

  • Privilégiez les billets issus de DAB en agence et la monnaie rendue par des commerces établis.
  • Évitez d’échanger au noir (frontières, trottoirs) et refusez les « taux miracles ».
  • Refusez poliment les billets très abîmés : certains petits commerçants les rechignent ensuite.

Restrictions et limites d’import/export d’argent en Uruguay

La douane uruguayenne (Dirección Nacional de Aduanas) impose une déclaration au-delà d’un certain seuil d’espèces ou d’équivalents portés à l’entrée/sortie du territoire. Les règles peuvent évoluer. Principes à retenir :

  • Si vous transportez des espèces importantes, déclarez-les en arrivant à l’aéroport de Carrasco ou à un poste frontalier (formulaire de déclaration disponible auprès de la douane).
  • Conservez les reçus de retrait/change si vous traversez fréquemment les frontières (Colonia–Buenos Aires en ferry, ponts de Fray Bentos/Paysandú/Salto).
  • En cas de doute, demandez au guichet « Aduana » avant de franchir la zone verte/rouge. Une non-déclaration peut entraîner confiscation et sanction.

Pour reconvertir des pesos en fin de séjour, passez par une casa de cambio en ville (Montevideo, Colonia, Maldonado). Certaines exigent un reçu d’achat initial : conservez la facture de votre premier change.

Encadré « sécurité paiements » : pour les retraits, préférez les DAB en intérieur et aux heures ouvrées (18 de Julio à Montevideo, Gorlero à Punta, General Flores à Colonia). Couvrez le clavier, rangez immédiatement la liasse, évitez de compter sur le trottoir. En cas d’option de conversion proposée par le DAB, refusez-la systématiquement et choisissez un débit en pesos.

Derniers rappels utiles : la haute saison balnéaire (décembre–février) peut tendre le réseau (terminaux, DAB, files). Anticipez vos retraits en semaine, gardez une réserve de petites coupures et vérifiez les horaires des casas de cambio en bord de mer.

Questions fréquentes

Quelle est la monnaie officielle en Uruguay ?

Le peso uruguayen (peso uruguayo) est la devise officielle. Code ISO UYU, symbole $ ou $U. Les centésimos ne sont plus utilisés au quotidien. Des prix en USD peuvent apparaître à Punta del Este et Colonia, mais on paie partout en pesos.

Où peut-on changer de l’argent à Montevideo ?

À l’aéroport de Carrasco (pratique mais cours souvent moins bons) et surtout en centre-ville : casas de cambio sur 18 de Julio, Ciudad Vieja/Plaza Independencia, banques (BROU, Itaú, Santander, BBVA). Le terminal Tres Cruces rend service aussi. Évitez le change informel.

Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Uruguay ?

Très bonne acceptation à Montevideo, Punta del Este et Colonia (Visa/Mastercard). Plus variable sur la côte de Rocha et en zones rurales. Taxis urbains prennent parfois la carte, sinon cash. Refusez la « conversion en EUR/USD » au terminal (DCC).

Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels d’Uruguay ?

Au restaurant, environ 10 % si le service est bon. Bars/cafés : arrondir. Hôtels : petit billet au bagagiste et pour le ménage en fin de séjour. Taxis : pas d’obligation. Vérifiez si une ligne « servicio » figure déjà sur la note.

Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Uruguay ?

Change informel aux frontières, DCC au terminal ou au DAB, gros billets difficiles à écouler sur la côte, faux billets occasionnels. Préférez DAB en agence, casas de cambio agréées, gardez des petites coupures et exigez toujours un reçu.

Peut-on retirer des pesos avec une carte étrangère et y a-t-il des frais ?

Oui, via RedBROU/Banred (BROU, Itaú, Santander, BBVA). Des frais peuvent s’appliquer (banque émettrice/opérateur local). Retirez en journée, en agence, et refusez toute conversion EUR/USD proposée par le DAB pour obtenir un meilleur taux réseau.