Préparer un budget pour la Syrie demande plus de prudence que pour une destination classique. Le pays attire pour Damas, Alep, Maaloula, Bosra ou le Krak des Chevaliers, mais le voyage reste conditionné par la situation sécuritaire, les autorisations, les itinéraires réellement ouverts et la disponibilité des services sur place.
Le premier réflexe n’est donc pas de chercher le prix le plus bas, mais d’évaluer ce qui est faisable, légalement accessible et raisonnablement sûr au moment du départ. Les coûts peuvent être très bas pour un repas local, mais grimper vite dès qu’il faut un chauffeur privé, un guide, une agence agréée, une autorisation ou une nuit dans un hôtel fiable à Damas.
Dans ce guide, les montants sont donnés en euros ou en dollars américains, car la livre syrienne est extrêmement volatile. Les fourchettes sont volontairement prudentes : elles servent à bâtir un budget réaliste, pas à promettre un tarif fixe. Avant de réserver, vérifiez toujours les conseils aux voyageurs, les conditions d’entrée, les zones accessibles et les prix confirmés par votre hébergement ou votre agence locale.
Comprendre le coût de la vie et la monnaie en Syrie
La Syrie utilise la livre syrienne, souvent abrégée SYP. Sur le papier, tout se paie en monnaie locale. Dans la pratique, un voyageur étranger doit raisonner avec deux réalités : les petites dépenses quotidiennes se règlent en livres syriennes, tandis que de nombreux services touristiques, hôtels, guides, chauffeurs et agences raisonnent en dollars américains ou parfois en euros.
Le taux de change officiel et le taux réellement pratiqué peuvent fortement diverger. La valeur de la livre syrienne a beaucoup fluctué ces dernières années, notamment sous l’effet de l’inflation, des sanctions, du manque de devises et des changements politiques et économiques. Pour éviter les mauvaises surprises, demandez toujours le taux appliqué avant de changer, puis convertissez mentalement vos grosses dépenses en dollars ou en euros.
À budget égal, la Syrie peut paraître bon marché pour manger localement ou prendre un taxi urbain. En revanche, elle devient nettement moins économique dès que l’on ajoute l’encadrement obligatoire ou recommandé : guide francophone ou anglophone, chauffeur fiable, trajets interurbains contrôlés, hébergement sécurisé, permis d’accès à certains sites et marge d’annulation.
Quelle est la monnaie en Syrie et comment gérer vos paiements ?
La monnaie officielle est la livre syrienne. Pour un voyageur francophone, il faut partir du principe que les cartes bancaires européennes ne seront pas utilisables de manière fiable en Syrie, en particulier à cause des sanctions, de l’isolement bancaire et de la faiblesse du réseau de paiement international. Les distributeurs automatiques ne doivent pas être considérés comme une solution.
Le plus sûr est d’arriver avec des espèces en bon état, principalement en dollars américains récents et non abîmés. Les billets tachés, déchirés ou trop anciens peuvent être refusés ou changés à un taux moins favorable. Les euros peuvent être acceptés, mais le dollar reste souvent la référence pour les agences, les chauffeurs et certains hôtels de Damas ou d’Alep.
Changez par petites sommes, idéalement via votre hôtel, votre agence ou un bureau recommandé localement. Évitez les échanges improvisés dans la rue autour du souk al-Hamidiyah à Damas : le taux peut sembler attractif, mais le risque de faux billets, de confusion sur le nombre de zéros ou de contrôle est réel. Gardez votre réserve principale séparée de votre portefeuille quotidien.
Exemples de prix en Syrie pour comprendre le coût de la vie
Les prix varient fortement selon le taux de change du jour, la ville et le degré de confort recherché. À Damas, les services fréquentés par les visiteurs étrangers sont souvent plus chers que les échoppes locales. À Alep, Hama ou Tartous, certains postes peuvent être plus abordables, mais l’offre touristique est moins régulière.
| Dépense courante | Repère prudent | Contexte utile |
|---|---|---|
| Café ou thé | Environ 0,50 à 2 USD | Café populaire à Damas ou Alep, plus cher dans un hôtel |
| Falafel, manakish ou shawarma simple | Environ 1 à 4 USD | Sur le pouce près de Bab Touma ou dans un quartier résidentiel |
| Repas local complet | Environ 5 à 12 USD | Restaurant simple à Damas, Alep ou Hama |
| Taxi urbain court | Environ 2 à 8 USD | À négocier avant de monter, surtout le soir |
| Nuit correcte en hôtel simple | Environ 25 à 60 USD | Damas ou Alep, chambre privée basique |
| Chauffeur privé à la journée | Environ 70 à 160 USD | Pour Maaloula, Bosra ou le Krak selon distance et attente |
Le point clé : ne comparez pas seulement le coût de la vie avec la France. Comparez aussi le coût de l’organisation. Une assiette de houmous peut être très abordable, mais une journée avec chauffeur, guide et autorisation peut coûter autant qu’une grosse dépense de voyage dans un pays voisin.
Budget hébergement/logement en Syrie
L’hébergement est l’un des postes les plus sensibles en Syrie. Le choix ne se limite pas au prix : il faut regarder le quartier, la stabilité de l’électricité, la propreté, la possibilité de communiquer en anglais ou en français, la capacité de l’hôtel à aider pour les taxis, le change, les horaires et parfois les formalités.
À Damas, l’offre la plus pratique se concentre autour de la vieille ville, de Bab Touma, Bab Sharqi et des quartiers centraux. On y trouve des maisons traditionnelles restaurées, quelques hôtels de charme, des établissements moyens et des options plus simples. À Alep, l’offre existe mais peut être plus irrégulière selon l’état des bâtiments, les réouvertures et la saison. Sur la côte, Lattaquié et Tartous peuvent proposer des hôtels plus orientés clientèle locale.
Pour un voyage de deux semaines, prévoyez une marge plus large que d’habitude. Un établissement bon marché peut être complet, temporairement fermé ou mal situé par rapport aux déplacements autorisés. Réserver par un contact fiable vaut souvent mieux que chercher le tarif le plus bas.
Comparatif des types d’hébergements et prix moyens par profil de voyageur
Un backpacker très autonome peut trouver des chambres simples ou des petits hôtels à partir d’environ 20 à 35 USD la nuit dans certaines villes, mais ce n’est pas toujours adapté à un premier voyage en Syrie. À Damas, une chambre privée basique mais propre se situe plutôt entre 30 et 60 USD, notamment près de Bab Touma ou de la vieille ville.
Pour un couple cherchant du confort, comptez souvent 60 à 120 USD la nuit dans une maison damascène restaurée ou un hôtel bien placé. Les établissements de charme dans la vieille ville de Damas peuvent dépasser cette fourchette en période de forte demande locale, lors de fêtes religieuses ou de retours de diaspora.
Pour une famille, le budget dépend surtout de la configuration. Deux chambres communicantes à Damas coûtent souvent plus cher qu’un grand logement, mais les locations indépendantes restent moins simples à sécuriser et à vérifier. Pour quatre personnes, prévoyez plutôt 90 à 180 USD par nuit si vous voulez un hébergement central, fiable et avec assistance.
À Alep, Hama, Tartous ou Lattaquié, les prix peuvent être légèrement plus doux pour les hôtels simples, mais les meilleurs établissements ne sont pas forcément nombreux. Dans les petites villes proches de Maaloula, Sednaya ou du Krak des Chevaliers, il est souvent plus rationnel de dormir à Damas, Homs ou Tartous et de faire l’excursion à la journée.
Conseils pour bien choisir son logement : sécurité, emplacement, astuces d’économie en Syrie
À Damas, choisissez d’abord le quartier, ensuite le prix. Bab Touma et les abords de la vieille ville facilitent les déplacements à pied vers les souks, les cafés, les restaurants et certains sites historiques. C’est pratique si vous voulez limiter les taxis le soir. En revanche, une chambre moins chère en périphérie peut vous coûter plus en trajets, en temps et en stress aux points de contrôle.
Demandez systématiquement si l’hôtel dispose d’un générateur, d’eau chaude régulière et d’une personne capable d’appeler un taxi fiable. Ces détails ont un vrai impact budgétaire : un hôtel à 10 USD de moins mais sans assistance peut devenir pénible dès qu’il faut organiser un départ matinal pour Bosra ou Maaloula.
Pour économiser, le meilleur levier est la durée. Rester trois ou quatre nuits dans le même hôtel à Damas ou Alep permet parfois de négocier une réduction en espèces. Évitez en revanche de verser un acompte important à un intermédiaire non identifié sur messagerie. En Syrie, la confiance passe par des recommandations croisées : agence connue, hôtel confirmé, chauffeur présenté par un contact local.
Budget transport : arriver et se déplacer en Syrie
Le transport est souvent le poste le plus imprévisible d’un voyage en Syrie. L’accès au pays, les contrôles, les routes ouvertes, le prix du carburant, les autorisations et la disponibilité des chauffeurs peuvent modifier fortement le budget. Même si un trajet semble court sur la carte, il peut prendre plus de temps ou nécessiter un itinéraire précis.
La plupart des voyageurs francophones arrivent soit par avion via Damas lorsque les liaisons sont disponibles, soit par la route depuis le Liban, souvent via Beyrouth et le poste-frontière de Masnaa. Cette seconde option reste courante, mais elle ajoute le coût d’un transfert, les formalités frontalières, l’attente et parfois une coordination avec une agence.
À l’intérieur du pays, les bus et minibus existent entre grandes villes, mais ils ne conviennent pas toujours aux voyageurs qui veulent optimiser sécurité, temps et flexibilité. Pour un premier séjour limité à Damas, Maaloula, Bosra, Alep et le Krak des Chevaliers, le chauffeur privé ou semi-privé est souvent le poste qui fait la différence.
Prix du vol international et astuces pour payer moins cher pour la Syrie
Il n’existe généralement pas de choix aussi simple que pour Istanbul, Amman ou Beyrouth. Les vols vers Damas peuvent être limités, changeants et souvent opérés via des compagnies régionales selon la période. Depuis l’Europe, beaucoup de voyageurs comparent donc deux scénarios : arriver directement à Damas si les conditions le permettent, ou voler vers Beyrouth puis rejoindre Damas par la route.
Pour un aller-retour Europe Proche-Orient, prévoyez une fourchette large, souvent de 300 à 800 EUR vers Beyrouth selon saison, anticipation et ville de départ. Un transfert Beyrouth Damas en voiture privée ou partagée peut ajouter environ 60 à 180 USD par personne selon véhicule, attente à la frontière et service inclus. Un transfert privé complet coûte davantage, mais évite de multiplier les négociations.
L’astuce la plus réaliste consiste à ne pas réserver le vol avant d’avoir clarifié les conditions d’entrée en Syrie. Vérifiez aussi le visa ou l’autorisation de transit si vous passez par un hub. Acheter un billet moins cher mais incompatible avec vos formalités peut coûter beaucoup plus qu’une réservation flexible.
Se déplacer à l’intérieur du pays : options, prix et pièges à éviter
Entre Damas et Alep, les bus ou autocars locaux peuvent coûter relativement peu, parfois l’équivalent de quelques dollars, mais les horaires, l’état de la route, les contrôles et la compréhension du système rendent l’option moins confortable pour un premier voyage. Pour un trajet long, un chauffeur privé peut coûter de 120 à 250 USD selon véhicule, carburant, attente et itinéraire.
Pour Maaloula ou Sednaya depuis Damas, une voiture avec chauffeur à la demi-journée ou journée tourne souvent autour de 50 à 120 USD. Pour Bosra, plus au sud, comptez davantage si l’itinéraire est autorisé et si le chauffeur doit attendre plusieurs heures. Le Krak des Chevaliers se combine plus facilement avec Homs, Tartous ou la côte, avec une journée privée souvent autour de 100 à 180 USD.
Les taxis urbains à Damas et Alep doivent être négociés avant le départ si le compteur n’est pas utilisé. Convenez du prix, de la monnaie et du nombre de passagers. Évitez de laisser un chauffeur redéfinir le tarif à l’arrivée sous prétexte d’embouteillages, d’essence ou de détour. Pour les longues distances, faites confirmer par écrit ce qui est inclus : carburant, péages éventuels, attente, retour à vide, repas du chauffeur.
Budget repas et coût de la nourriture en Syrie
La nourriture est l’un des grands plaisirs d’un séjour en Syrie et, comparée aux transports privés ou aux hôtels, elle reste souvent abordable. À Damas, Alep et Hama, on peut manger correctement pour peu cher si l’on privilégie les adresses locales : boulangeries, échoppes de falafel, grillades simples, pâtisseries, petits restaurants familiaux.
La cuisine syrienne est généreuse : houmous, foul, fatteh, kebab, kibbeh, shawarma, manakish, feuilles de vigne, moutabbal, baklava ou glaces à la pistache. À Alep, la réputation culinaire est forte, notamment pour les kebabs, les plats à la grenade et les pâtisseries. À Damas, les alentours du souk al-Hamidiyah, de Bab Touma et de la vieille ville permettent d’alterner repas rapides et restaurants plus posés.
Le budget alimentaire dépend surtout du type d’adresse. Un repas populaire peut coûter moins qu’un café en Europe, tandis qu’un restaurant fréquenté par expatriés, délégations, journalistes ou voyageurs encadrés peut atteindre des prix comparables à ceux d’Amman ou de Beyrouth.
Combien coûte un repas au restaurant ou sur le pouce en Syrie ?
Pour un petit-déjeuner local à Damas, comptez environ 2 à 6 USD si vous prenez thé, pain, fromage, olives, foul ou manakish dans une adresse simple. Dans un hôtel, le petit-déjeuner peut être inclus ou facturé plus cher, parfois 5 à 12 USD selon le standing.
| Type de repas | Budget prudent | Exemple syrien |
|---|---|---|
| Sur le pouce | 1 à 4 USD | Falafel, shawarma ou manakish à Damas |
| Déjeuner local | 5 à 10 USD | Houmous, salade, grillade simple à Alep ou Hama |
| Dîner correct | 10 à 20 USD | Mezzés et plat partagé à Bab Touma |
| Restaurant plus chic | 20 à 40 USD et plus | Maison traditionnelle restaurée à Damas |
| Pâtisserie ou glace | 1 à 5 USD | Baklava, maamoul ou glace près du souk al-Hamidiyah |
Les portions sont souvent copieuses. À deux, commander plusieurs mezzés et un plat à partager revient parfois moins cher que deux menus individuels. Attention toutefois aux prix non affichés dans les restaurants très touristiques ou les lieux proposés automatiquement aux étrangers.
Où et comment se nourrir pas cher/fiablement en Syrie ?
À Damas, les rues autour de Bab Touma et du souk al-Hamidiyah permettent de manger rapidement sans exploser son budget, mais il faut distinguer l’adresse populaire fréquentée par les familles syriennes du restaurant qui capte surtout les visiteurs. Observez la rotation : un stand de falafel ou de shawarma très fréquenté à midi est généralement plus fiable qu’une vitrine vide en fin de journée.
À Alep, si les conditions permettent la visite, privilégiez les petits restaurants recommandés par l’hôtel plutôt que de choisir uniquement au hasard près de la citadelle. Certains quartiers ont rouvert progressivement et l’offre change vite. À Hama, les repas simples proches du centre et des norias restent souvent plus abordables que les adresses mises en avant pour les groupes.
Côté santé, buvez de l’eau en bouteille capsulée et évitez les crudités lavées à l’eau incertaine si vous avez l’estomac fragile. Les mezzés contiennent souvent sésame, yaourt, noix ou gluten : signalez clairement vos allergies, surtout pour le tahini, les pâtisseries aux pistaches et les plats à base de blé concassé comme le kibbeh.
Activités, visites et extras à prévoir dans le budget en Syrie
En Syrie, le budget activités ne se résume pas aux billets d’entrée. Certains sites peuvent être gratuits ou peu coûteux, mais l’accès dépend de la sécurité, des autorisations, des horaires, de l’état de conservation et de la possibilité d’être accompagné. Le vrai coût d’une visite tient souvent au transport, au guide et au temps immobilisé.
Damas est la ville la plus simple pour limiter les dépenses : vieille ville, souks, mosquée des Omeyyades, palais Azem, ruelles chrétiennes de Bab Touma, cafés traditionnels. Alep demande davantage de vérification, mais la citadelle, les souks restaurés par sections et le quartier de Jdeideh donnent une lecture forte de l’histoire récente. Maaloula, Bosra, le Krak des Chevaliers et Palmyre ne doivent jamais être planifiés sans confirmation récente des conditions d’accès.
Gardez une enveloppe séparée pour les visites. Elle servira autant aux entrées qu’aux guides locaux, pourboires, taxis, pauses repas, permissions et changements d’itinéraire.
Tarifs des activités incontournables en Syrie : que prévoir ?
À Damas, les promenades dans la vieille ville et le souk al-Hamidiyah ne coûtent rien hors achats, cafés et taxis. La mosquée des Omeyyades peut nécessiter une tenue adaptée et parfois une petite contribution ou des frais liés à la location d’un vêtement couvrant pour les visiteurs. Prévoyez quelques dollars en monnaie locale pour les petits frais.
Le palais Azem, les musées ou monuments ouverts au public restent généralement abordables à l’échelle d’un budget européen, mais les tarifs peuvent changer sans grande visibilité. Pour une journée guidée à Damas, comptez plutôt 40 à 100 USD selon langue, durée et qualification du guide.
Pour Maaloula et Sednaya, le principal coût est le véhicule depuis Damas, souvent 50 à 120 USD. Bosra, avec son théâtre romain, peut demander une journée plus longue et donc un budget transport supérieur. Le Krak des Chevaliers, depuis Homs ou Tartous, se prévoit avec chauffeur et parfois guide local, autour de 100 à 180 USD pour la logistique. Palmyre, si elle est même envisageable, exige une vérification stricte : l’accès peut être restreint, déconseillé ou impossible selon la période.
Les extras et imprévus à ne pas oublier dans le budget
Le premier extra est administratif. Selon votre nationalité et la situation du moment, l’entrée en Syrie peut nécessiter une autorisation préalable, une invitation, un passage par une agence ou un visa délivré sous conditions. Les frais peuvent varier fortement, souvent de plusieurs dizaines à plus de cent dollars, sans compter les frais de service d’une agence.
Le deuxième extra est sécuritaire. Un itinéraire modifié, un site inaccessible ou une route déconseillée peut imposer une nuit supplémentaire à Damas, un chauffeur différent ou un détour. Gardez au minimum 15 à 25 % de marge sur votre budget total, davantage si vous voyagez en famille.
Le troisième extra concerne la communication et l’assistance. Carte SIM locale, traduction, appels de l’hôtel, impressions de documents, photocopies de passeport, pourboires au chauffeur ou au guide : chaque dépense est modeste, mais l’ensemble peut représenter 50 à 150 USD sur deux semaines. Enfin, ne partez pas sans assurance réellement valable pour la Syrie : certaines polices excluent les zones déconseillées ou les pays sous sanctions.
Conseils pratiques et astuces pour économiser en Syrie
Économiser en Syrie ne consiste pas à rogner partout. Il faut choisir les bons postes : manger local, dormir plusieurs nuits au même endroit, regrouper les excursions, limiter les changements de ville et payer correctement les services qui garantissent la sécurité. Le mauvais calcul classique consiste à économiser sur le chauffeur ou l’hôtel, puis à perdre du temps, de l’argent et de la sérénité.
Un itinéraire compact coûte moins cher qu’un grand tour. Par exemple, baser plusieurs nuits à Damas puis faire Maaloula, Sednaya et éventuellement Bosra en excursions peut être plus efficace que changer d’hôtel tous les deux jours. Pour Alep, mieux vaut prévoir suffisamment de temps et vérifier la route plutôt que d’en faire un aller-retour précipité.
Quand partir au meilleur prix en Syrie ?
Les périodes les plus agréables sont généralement le printemps et l’automne : avril-mai puis septembre-octobre offrent des températures plus supportables à Damas, Alep, Bosra et Maaloula. Ce sont aussi les périodes où la demande peut être plus forte chez les visiteurs, les délégations ou les Syriens de la diaspora, ce qui peut tendre les meilleurs hébergements.
L’été peut être très chaud à Damas, Bosra ou Palmyre, mais la côte de Lattaquié et Tartous attire davantage de clientèle locale. L’hiver rend certaines soirées froides, notamment à Alep, Maaloula et dans les zones d’altitude, mais les prix d’hébergement peuvent être plus négociables si la situation est calme.
Pour payer moins cher, évitez de multiplier les excursions longues pendant les périodes de carburant cher ou de forte demande. Regroupez Maaloula et Sednaya, ou le Krak avec Homs et la côte, plutôt que de commander plusieurs véhicules séparés.
Conseils budget selon le profil voyageur : seul, en couple, famille/luxe
Un voyageur seul dépense proportionnellement plus en Syrie, car le chauffeur, le guide et parfois l’agence ne se divisent pas. Pour limiter le coût, privilégiez Damas, partagez certaines excursions avec d’autres voyageurs via une agence fiable, et acceptez de payer davantage pour un hôtel bien placé qui réduit les taxis.
En couple, le budget devient plus équilibré. Une chambre double à Bab Touma et un chauffeur partagé à deux rendent Maaloula, Bosra ou Alep plus abordables. Comptez souvent un budget quotidien hors vol autour de 90 à 180 USD pour deux en mode simple mais organisé, et plutôt 180 à 350 USD avec hôtels de charme, guide régulier et voiture privée.
En famille, ne sous-estimez pas la logistique : véhicule plus grand, pauses, chambres adaptées, repas plus simples, marge santé. Le poste sécurité-confort doit primer. Pour un voyage plus luxe ou très encadré, avec guide francophone, belles maisons damascènes et chauffeur privé quotidien, le budget peut dépasser 250 à 500 USD par jour pour deux personnes, hors vols internationaux.
Synthèse : combien prévoir pour un voyage en Syrie ?
Pour une estimation réaliste, séparez toujours le budget international, le budget sur place et la marge de sécurité. Les montants ci-dessous supposent un itinéraire prudent autour de Damas, Alep si accessible, Maaloula, Bosra ou le Krak des Chevaliers, avec une organisation partiellement encadrée.
| Profil | Budget quotidien sur place | Budget 2 semaines hors vols | Commentaires |
|---|---|---|---|
| Très serré | 50 à 80 USD par personne | 700 à 1120 USD | Possible seulement avec peu de trajets privés et hébergements simples |
| Voyageur prudent | 90 à 150 USD par personne | 1260 à 2100 USD | Bon compromis avec hôtels corrects, taxis et quelques excursions |
| Couple confort | 180 à 350 USD pour deux | 2520 à 4900 USD | Chauffeur régulier, meilleures adresses à Damas, guides ponctuels |
| Famille ou encadré | 250 à 500 USD et plus | 3500 à 7000 USD et plus | Véhicule privé, chambres multiples, agence, marge importante |
À cela s’ajoutent les vols ou l’arrivée via le Liban, les frais d’entrée, l’assurance et les imprévus. Pour deux semaines, un voyageur solo raisonnablement prudent doit rarement partir avec moins de 1500 à 2500 USD disponibles hors vol, surtout s’il souhaite visiter autre chose que Damas. Un couple peut construire un beau voyage autour de 3000 à 5000 USD hors vols, selon le niveau d’encadrement.
La Syrie récompense les voyageurs qui préparent finement leur itinéraire, mais elle punit l’improvisation budgétaire. Gardez des espèces propres, confirmez chaque trajet, demandez les prix avant de consommer ou de monter en voiture, et acceptez qu’une partie du budget serve à la sécurité et à la fiabilité. C’est moins spectaculaire qu’une liste de bons plans, mais c’est ce qui rend le voyage possible dans de bonnes conditions.
Questions fréquentes
Quel est le budget moyen pour un voyage de 2 semaines en Syrie ?
Pour deux semaines, prévoyez environ 1500 à 2500 USD hors vols pour un voyageur solo prudent, et 3000 à 5000 USD pour un couple avec hôtels corrects, chauffeurs ponctuels et quelques guides. Un voyage très encadré ou familial peut dépasser 7000 USD hors vols.
Peut-on voyager avec un budget serré en Syrie ? Quels sont les vrais pièges ?
Oui, mais seulement avec un itinéraire court, peu de trajets privés et des hébergements simples à Damas ou Alep. Les pièges sont les taxis mal négociés, les taux de change défavorables, les sites inaccessibles au dernier moment et les frais d’agence ou d’autorisation sous-estimés.
Quels sont les postes imprévus souvent oubliés pour la Syrie ?
Les principaux imprévus sont les frais d’entrée ou d’autorisation, les services d’agence, les chauffeurs privés, l’assurance réellement valable, les changements d’itinéraire pour raisons de sécurité, les pourboires, les photocopies de documents et les nuits supplémentaires à Damas.
Faut-il payer en dollars, en euros ou en livres syriennes ?
Les petites dépenses se règlent en livres syriennes, mais de nombreux hôtels, agences, guides et chauffeurs raisonnent en dollars. Arrivez avec des dollars récents et en bon état, changez par petites sommes et gardez une réserve séparée. Les cartes européennes ne sont pas une solution fiable.
Quel budget prévoir pour les transports en Syrie ?
Un taxi urbain coûte généralement quelques dollars, mais les trajets privés font vite monter le budget : 50 à 120 USD pour Maaloula depuis Damas, 100 à 180 USD pour le Krak des Chevaliers selon départ, et davantage pour les longues distances comme Damas-Alep.
La Syrie est-elle une destination bon marché pour manger ?
Oui pour la nourriture locale : falafel, manakish ou shawarma peuvent coûter quelques dollars, et un repas simple 5 à 12 USD. Les restaurants de charme à Damas, les adresses pour étrangers et les repas organisés par une agence peuvent en revanche coûter beaucoup plus cher.