La Chine impressionne souvent avant même le départ. Pékin, Shanghai, Xi’an, Guilin, Chengdu ou Zhangjiajie attirent des voyageurs très différents. Certains viennent pour les trains à grande vitesse. D’autres pour la Grande Muraille, la cuisine du Sichuan, les paysages du Yunnan ou les temples bouddhistes du Gansu.

La question revient pourtant vite : la Chine est-elle dangereuse pour un voyageur étranger ? La réponse courte est non, si l’on parle de criminalité violente dans les zones touristiques classiques. Le risque d’agression reste faible dans les grandes villes chinoises, surtout comparé à de nombreuses métropoles mondiales. Mais le pays exige une préparation solide. Le danger vient moins de la rue que des règles locales, des contrôles, des arnaques ciblées, de la météo, de la santé, de la pollution ou de certaines régions sensibles.

Un voyage à Pékin et Shanghai ne se prépare pas comme un itinéraire au Xinjiang, au Tibet, dans le Yunnan frontalier du Myanmar ou sur la côte du Fujian en saison des typhons. La sécurité dépend aussi du profil : famille, femme seule, backpacker, voyageur d’affaires, photographe, cycliste ou expatrié temporaire.

Ce guide synthétise les risques réels, les zones à éviter, les attitudes à adopter avec les autorités, les arnaques fréquentes et les démarches utiles en cas de problème. L’objectif n’est pas d’inquiéter, mais de vous permettre de voyager en Chine avec les bons réflexes.

Panorama de la sécurité et contexte actuel en Chine

La Chine reste une destination praticable pour les voyageurs, mais elle n’est pas une destination improvisée. Le pays combine une criminalité ordinaire relativement basse, une forte présence policière, une surveillance numérique très développée et un cadre légal strict. Dans les grandes villes comme Pékin, Shanghai, Hangzhou, Suzhou, Xi’an, Chengdu ou Guangzhou, les visiteurs circulent souvent sans incident majeur, y compris le soir dans les quartiers centraux.

Les risques changent vite dès que l’on sort des circuits classiques. Les zones frontalières, certaines régions autonomes, les lieux de rassemblement politique, les zones militaires et les régions touchées par des catastrophes naturelles demandent une vigilance supérieure. La barrière linguistique aggrave aussi les petits problèmes. Un litige de taxi, une réservation annulée ou un passage à l’hôpital devient plus compliqué sans traduction chinoise.

Les sources à suivre avant le départ sont France Diplomatie, Affaires mondiales Canada, le Foreign, Commonwealth & Development Office britannique, les recommandations sanitaires de l’Institut Pasteur et les alertes météo de la China Meteorological Administration. Le Global Peace Index classe la Chine dans une position intermédiaire à l’échelle mondiale. Les données internationales disponibles placent le taux d’homicide autour d’un niveau bas, proche de 0,5 pour 100 000 habitants selon les séries récentes de l’ONU et de la Banque mondiale. Cela ne supprime pas les risques, mais confirme que la violence de rue n’est pas le principal sujet pour un touriste.

Situation actuelle et alertes officielles en Chine

Les recommandations consulaires récentes convergent sur un point : la plupart des voyages touristiques en Chine restent possibles, avec une vigilance renforcée sur le cadre légal, les contrôles et les régions sensibles. Affaires mondiales Canada formule notamment un avertissement en français sur le risque lié à l’application des lois locales : « faites preuve d’une grande prudence en Chine en raison du risque d’application arbitraire des lois locales ». Cette formulation concerne surtout les situations administratives, judiciaires, professionnelles ou politiques, mais elle rappelle une règle utile à tous les visiteurs : ne jamais traiter un contrôle comme une simple formalité.

France Diplomatie insiste aussi sur les restrictions possibles au Tibet et au Xinjiang, ainsi que sur la nécessité de respecter les consignes locales. Le Tibet exige un permis spécifique pour les étrangers, généralement via une agence agréée. Le Xinjiang est accessible dans certains cas, mais les contrôles d’identité y sont plus fréquents, surtout autour d’Urumqi, Kashgar, Hotan et des axes proches de l’Asie centrale.

En pratique, évitez les manifestations, ne photographiez pas les postes de police, casernes, checkpoints, installations militaires ou personnels de sécurité. Gardez votre passeport ou une copie numérique disponible. Dans les hôtels, l’enregistrement des étrangers est systématique. En location privée, vérifiez que l’hôte peut effectuer la déclaration de séjour auprès de la police locale.

Pourquoi la perception du risque diffère-t-elle selon le voyageur ?

Un couple qui visite Pékin, Xi’an et Shanghai en train rapide vit souvent un séjour fluide. Les risques principaux sont alors les arnaques touristiques, les paiements mobiles, la foule dans le métro et la pollution en hiver à Pékin ou Xi’an.

Une femme seule à Chengdu, Hangzhou ou Shenzhen peut se sentir plus tranquille que dans beaucoup de grandes villes européennes, surtout dans les transports publics. Le risque existe plutôt dans les sorties nocturnes, les bars de Sanlitun à Pékin, de Found 158 à Shanghai ou autour de Lan Kwai Fong à Hong Kong. Il faut garder le contrôle de son verre, refuser les invitations insistantes et rentrer avec un VTC enregistré ou le métro tant qu’il fonctionne.

Un backpacker dans le Yunnan, le Gansu, le Qinghai ou le Sichuan tibétain rencontre d’autres contraintes : altitude, routes longues, zones où les permis changent, contrôles d’identité, hébergements refusant parfois les étrangers faute de licence. Un photographe ou vidéaste court aussi un risque particulier autour de Tiananmen, des bâtiments officiels, des gares, des ponts stratégiques et des zones militaires.

Une famille avec enfants doit surtout anticiper les foules. Les périodes du Nouvel An chinois, de la Fête nationale début octobre et des vacances d’été saturent les gares, musées, sites comme la Cité interdite, l’Armée de terre cuite ou Zhangjiajie. Le risque n’est pas l’insécurité violente, mais la séparation, la fatigue, la perte de documents et les difficultés à trouver rapidement un médecin anglophone.

Que manger en Chine : top 10 des spécialités culinaires à goûter
La première fois que je suis arrivé en Chine, j’avais une idée très vague de la nourriture. Un peu de riz, des nouilles, des raviolis… et puis basta. Sauf que la Chine, c’est immense. Et sa cuisine aussi.

Dangers concrets et arnaques fréquentes dans Chine

Les incidents les plus probables en Chine ne ressemblent pas à l’image anxiogène que l’on peut avoir d’un pays immense. Dans les grandes villes, les rues sont surveillées, éclairées et très fréquentées. Le vol avec violence reste rare pour les voyageurs. Les problèmes les plus fréquents sont plus discrets : surfacturation, faux guides, invitations frauduleuses, objets perdus dans les gares, erreurs de paiement mobile, taxis non officiels, malentendus avec la police, coups de chaud, pollution ou troubles digestifs.

Le meilleur réflexe consiste à réduire les zones de friction. Préparez les adresses en chinois. Installez une application de traduction utilisable hors ligne. Gardez une réserve de liquide, car le paiement mobile domine. Vérifiez votre itinéraire avant les grands déplacements, surtout en train rapide, car les gares chinoises sont immenses et souvent situées loin du centre historique.

Criminalité et vols : quels risques pour les touristes ?

La criminalité violente contre les touristes est faible dans les centres de Pékin, Shanghai, Hangzhou, Nankin, Chengdu ou Xi’an. Les statistiques internationales récentes placent les homicides à un niveau bas, mais les vols opportunistes existent dans les foules. Les lieux les plus exposés sont les gares, les marchés, les rues commerçantes et les sites très fréquentés.

À Shanghai, surveillez vos affaires autour de Nanjing East Road, People’s Square, du Bund et des sorties de métro bondées. À Pékin, soyez attentif à Wangfujing, Qianmen, autour de la place Tiananmen et dans les files des grands musées. À Guangzhou et Shenzhen, les gares de Guangzhou Railway Station, Guangzhou South, Shenzhen North et Luohu demandent une vigilance accrue en soirée à cause de la foule et des rabatteurs.

Un incident typique : un voyageur pose son sac sous la table dans un restaurant rapide près d’une gare, puis réalise trop tard que son passeport et son téléphone ont disparu. Gardez passeport, carte bancaire et téléphone dans une pochette proche du corps lors des trajets. Dans les trains de nuit, fixez le sac au lit ou gardez les documents sur vous.

Arnaques et escroqueries : comment les reconnaître et les éviter ?

L’arnaque la plus connue reste celle de la maison de thé à Pékin et Shanghai. Une personne sympathique vous aborde en anglais près de Tiananmen, Wangfujing, People’s Square ou Nanjing Road. Elle propose de pratiquer l’anglais, puis vous emmène boire un thé. L’addition devient ensuite disproportionnée, parfois avec pression verbale. Refusez toute invitation spontanée vers un salon, un bar ou une galerie.

Deuxième scénario : le faux taxi à l’arrivée dans une gare ou un aéroport. À Beijing Capital, Daxing, Shanghai Pudong, Hongqiao, Xi’an North ou Chengdu Tianfu, des chauffeurs approchent les étrangers avant la file officielle. Le prix peut être multiplié, ou le trajet rallongé. Utilisez la file de taxi officielle, le métro, ou une application comme DiDi si vous pouvez payer.

Troisième piège : le faux guide ou le faux billet autour de la Grande Muraille, de l’Armée de terre cuite, de la Cité interdite ou de Zhangjiajie. Vérifiez les billets sur les plateformes officielles ou via l’hôtel. Pour la Cité interdite, les billets sont nominaux et soumis à réservation. Méfiez-vous des vendeurs qui promettent une entrée immédiate un jour complet.

Risques santé, météo ou environnementaux

La santé impose une préparation sérieuse. L’eau du robinet n’est pas considérée comme potable pour les voyageurs. Buvez de l’eau embouteillée ou filtrée, y compris à Pékin et Shanghai. Les troubles digestifs surviennent souvent après des marchés de nuit, des brochettes mal cuites ou des glaçons douteux dans des zones moins touristiques.

La pollution de l’air peut devenir gênante en hiver dans le nord, notamment à Pékin, Tianjin, Shijiazhuang, Xi’an et dans certaines villes industrielles du Hebei ou du Henan. Consultez l’indice AQI. Prévoyez des masques FFP2 si vous êtes asthmatique ou si vous voyagez avec un enfant.

La météo est un vrai sujet. Les typhons touchent surtout les côtes du Guangdong, du Fujian, du Zhejiang, de Shanghai et de Hainan entre l’été et l’automne. Les pluies intenses provoquent parfois des inondations dans le Henan, le Sichuan, le Guangxi ou le Guangdong. En montagne, l’altitude surprend au Qinghai, au Tibet, à Shangri-La et dans l’ouest du Sichuan. Demandez conseil à un médecin avant le départ pour les vaccins courants, l’hépatite A, la typhoïde selon l’itinéraire, et vérifiez les recommandations de l’Institut Pasteur.

Comment se déplacer en Chine : trains, métros, applis et transports pratiques
La Chine, c’est grand. Vraiment grand. Et ça change tout quand tu commences à planifier tes trajets. Tu peux passer d’une ville ultra moderne avec métro partout à une zone plus rurale où le bus du matin, c’est un petit événement local.

Régions et zones à éviter absolument dans Chine

Parler de zones à éviter en Chine demande de la nuance. Les grandes villes n’ont pas, pour un touriste, de quartiers officiellement interdits pour cause de criminalité ordinaire. Le risque se concentre plutôt sur des lieux sensibles, des frontières, des régions soumises à autorisations, des zones météorologiques en crise ou des secteurs où les arnaques ciblent les étrangers.

Le principe simple : si une zone combine contrôle politique, frontière sensible, catastrophe naturelle récente ou absence d’infrastructure touristique, il faut vérifier avant d’y aller. Les informations peuvent changer vite. Un itinéraire faisable au printemps peut devenir compliqué en été à cause des pluies. Un comté ouvert peut être temporairement restreint après un événement local.

ZoneRisque principalConseil pratique
Xinjiang : Urumqi, Kashgar, Hotan, axes frontaliersContrôles renforcés, restrictions, sensibilité politiqueVoyager avec itinéraire clair, éviter photos de sécurité
Tibet et zones tibétaines du Sichuan/QinghaiPermis, altitude, fermetures ponctuellesPasser par agence agréée et prévoir acclimatation
Frontière Myanmar-Yunnan : Ruili, DehongTrafic, instabilité côté Myanmar, contrôlesÉviter les déplacements non essentiels près de la frontière
Côtes Guangdong-Fujian-Zhejiang-HainanTyphons et annulations de transportÉviter les ferries et randonnées côtières lors d’alertes

Les quartiers et villes à fuir absolument

Il faut éviter le mot « fuir » pour Shanghai, Pékin ou Chengdu : ces villes sont globalement sûres. En revanche, certains secteurs demandent de ne pas s’attarder ou de changer de comportement.

À Pékin, les abords de Tiananmen, Zhongnanhai et des bâtiments officiels ne sont pas des lieux pour improviser des photos, drones, interviews ou discussions politiques. Le risque est le contrôle, pas l’agression. À Shanghai, Nanjing East Road et People’s Square concentrent les arnaques à la maison de thé, aux bars et aux galeries. À Guangzhou, autour de Guangzhou Railway Station et de certains marchés de gros, la foule et les rabatteurs augmentent le risque de vol et de surfacturation.

À Shenzhen, Luohu et les abords de la frontière avec Hong Kong sont pratiques mais fatigants. Gardez votre passeport accessible et refusez les changeurs informels. À Urumqi et Kashgar, ne cherchez pas à contourner un contrôle ou à filmer un checkpoint. Le signal d’alerte local est simple : policiers nombreux, barrières, consignes affichées, interdiction photo. Rangez l’appareil et avancez calmement.

Zones naturelles/frontalières ou itinéraires risqués

Les zones frontalières sont les plus sensibles. Dans le Yunnan, la région de Ruili et la préfecture de Dehong, proches du Myanmar, subissent les effets de l’instabilité côté birman : trafics, contrôles, fermetures ponctuelles et tensions transfrontalières. Pour un voyage classique, privilégiez Dali, Lijiang, Shaxi, Kunming ou les rizières de Yuanyang, plus adaptées aux visiteurs.

Au Tibet, l’enjeu principal est double : autorisation et altitude. Lhassa dépasse 3 600 mètres. Le lac Namtso et l’Everest Base Camp côté Tibet montent encore plus haut. Le mal aigu des montagnes peut toucher un voyageur en bonne santé. Ne prévoyez pas d’effort intense les deux premiers jours.

Dans le Sichuan occidental, autour de Kangding, Litang, Tagong ou Garzê, les routes peuvent être longues, hautes et exposées aux glissements de terrain en saison des pluies. Dans le Guangxi, le Guizhou et le Hunan, les pluies d’été peuvent couper des routes de montagne. Sur la côte, évitez Hainan, Xiamen, Shenzhen, Zhuhai ou Wenzhou lors d’un typhon annoncé. Les trains et vols peuvent être annulés très vite.

Monnaie en Chine : yuan, change, paiement mobile et pourboires
Partir en Chine, c’est souvent un drôle de mélange. On prépare les visas, les applis, les trains, les adresses en chinois… et puis, au moment de payer un café, on se rend compte qu’on n’a pas vraiment compris comment fonctionne l’argent sur place.

Conseils pratiques pour voyager en sécurité au Chine

La sécurité en Chine repose sur l’anticipation. Le pays fonctionne très bien quand les documents, réservations, paiements et adresses sont prêts. Il devient plus difficile dès que l’on dépend d’une improvisation en anglais. La préparation doit donc couvrir quatre points : identité, communication, paiement et itinéraire.

Gardez aussi en tête que les règles locales priment toujours. Un agent de gare, un policier, un gardien de site ou un employé d’hôtel peut appliquer une procédure sans pouvoir l’expliquer clairement en anglais. Rester calme, montrer les documents et utiliser une traduction écrite résout plus de problèmes qu’une négociation insistante.

Préparer son séjour : papiers, assurances, vaccin, appli locale

Avant le départ, préparez une checklist adaptée à la Chine. Vérifiez les conditions d’entrée en vigueur pour votre nationalité et la durée du séjour. Les règles de visa ou d’exemption peuvent changer. Imprimez votre première réservation d’hôtel en chinois et en anglais, car elle peut être demandée à l’arrivée ou lors d’un contrôle.

Gardez une copie numérique du passeport, du visa ou de l’autorisation d’entrée, de l’assurance voyage et des billets de train. Ajoutez le contact de l’ambassade ou du consulat le plus proche : Pékin, Shanghai, Guangzhou, Wuhan, Chengdu ou Shenyang selon votre itinéraire.

Côté outils, installez une application de traduction avec chinois simplifié, une carte utilisable en Chine, une solution de paiement mobile compatible avec les cartes étrangères si possible, et une messagerie qui fonctionne sur place. Beaucoup de services occidentaux sont bloqués ou instables. Téléchargez les documents importants avant d’arriver. Pour la santé, demandez un avis médical sur hépatite A, typhoïde, rappels classiques et traitement personnel. Emportez une ordonnance lisible, idéalement avec le nom international des médicaments.

Se déplacer sur place : transports sûrs, horaires à privilégier

Le train à grande vitesse est l’un des moyens les plus sûrs et efficaces pour voyager entre Pékin, Shanghai, Xi’an, Hangzhou, Nanjing, Wuhan, Chengdu ou Guangzhou. Arrivez en gare 60 à 90 minutes avant le départ, surtout à Beijing South, Shanghai Hongqiao, Guangzhou South ou Shenzhen North. Les contrôles de sécurité, l’identification et la taille des gares surprennent les nouveaux arrivants.

Le métro est fiable dans les grandes villes. Il reste le meilleur choix de jour et en début de soirée. Évitez les correspondances tardives avec bagages si vous ne connaissez pas le quartier de sortie. Après la fermeture du métro, utilisez une file officielle de taxi ou un VTC enregistré. Refusez les chauffeurs qui abordent directement les étrangers à l’aéroport ou à la gare.

Pour les bus longue distance dans le Yunnan, le Sichuan, le Gansu ou le Guangxi, évitez les départs nocturnes sur routes de montagne. La pluie, le brouillard et les glissements de terrain rendent certains trajets pénibles en été. Sur les ferries vers Hainan ou les îles côtières, vérifiez les alertes météo, surtout entre juillet et octobre.

Quelle attitude adopter face aux autorités, sollicitations ou problèmes ?

Avec la police, les agents de gare, les contrôleurs et les gardiens de site, adoptez une attitude calme et procédurale. Montrez votre passeport ou sa copie si on vous le demande. Utilisez une phrase simple dans l’application de traduction : « Je suis touriste, voici mon passeport, pouvez-vous m’indiquer la procédure ? » Évitez l’humour, l’ironie ou la contestation en public.

Ne photographiez pas les policiers, militaires, checkpoints, postes de sécurité, prisons, ponts stratégiques ou installations sensibles. À Tiananmen, dans le Xinjiang, au Tibet, autour de certaines gares et près de bâtiments officiels, cette règle est essentielle. Si un agent vous demande de supprimer une photo, obtempérez sans discussion sur place.

Face aux sollicitations, la meilleure réponse est courte : « Non merci » puis départ immédiat. Ne suivez pas une personne inconnue vers un salon de thé, un bar, une boutique de jade ou une galerie. En cas de litige commercial, demandez une facture, photographiez l’enseigne si cela ne crée pas de tension, puis sollicitez l’hôtel ou la police touristique quand elle existe. Ne menacez pas, ne poussez pas, ne retenez pas physiquement quelqu’un.

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Que faire en cas de problème au Chine ?

Un incident en Chine doit être géré vite, mais sans précipitation. La première difficulté est la langue. La seconde est la taille des villes. La troisième est l’importance des procédures. Si vous perdez un passeport, subissez un vol ou avez un accident, vous aurez besoin d’un rapport local, d’une traduction et d’un contact consulaire ou assurantiel.

Dans les dix premières minutes, mettez-vous en sécurité, identifiez précisément le lieu en chinois, prévenez une personne fiable, puis contactez le bon service. Si vous êtes dans un hôtel, demandez au personnel d’appeler. Les hôtels savent souvent expliquer l’adresse aux secours et orienter vers le poste de police compétent.

Contacts et démarches d'urgence (numéros, adresses utiles)

Les numéros d’urgence en Chine continentale sont simples : police 110, pompiers 119, ambulance 120, accidents de circulation 122. À Hong Kong et Macao, le numéro d’urgence principal est 999. En Chine continentale, l’anglais n’est pas garanti au téléphone. Faites appeler par l’hôtel, un restaurant, un agent de gare ou une personne locale si possible.

En cas de vol, allez au poste de police du secteur où l’incident a eu lieu et demandez un rapport. Il sera utile pour l’assurance et pour refaire des documents. En cas de perte de passeport, contactez l’ambassade ou le consulat de France compétent. L’ambassade se trouve à Pékin, et des consulats généraux existent notamment à Shanghai, Guangzhou, Wuhan, Chengdu et Shenyang. Vérifiez toujours la circonscription consulaire avant de vous déplacer.

En cas de problème médical, appelez le 120 ou rejoignez un hôpital international dans les grandes villes si votre état le permet. À Pékin, Shanghai, Guangzhou, Shenzhen et Chengdu, plusieurs établissements disposent de services anglophones, mais les frais peuvent être élevés. Contactez l’assistance de votre assurance avant toute hospitalisation non urgente.

Pièges à éviter en cas de pépin sur place

Premier piège : vouloir régler seul un litige de taxi, de bar ou de boutique en haussant le ton. En Chine, perdre la face en public peut bloquer la discussion. Sortez de la confrontation, demandez une facture, notez la plaque ou le nom du lieu, puis faites intervenir l’hôtel, la plateforme de réservation ou la police si nécessaire.

Deuxième piège : publier en direct une altercation avec un agent, un employé de gare ou un commerçant. Filmer une situation sensible peut aggraver le problème, surtout près d’un site officiel, d’un contrôle de sécurité ou d’une zone politiquement sensible. Gardez les preuves utiles, mais ne provoquez pas.

Troisième piège : attendre le dernier moment pour signaler une perte de passeport avant un train ou un vol. Les transports chinois reposent sur l’identification. Sans document, vous pouvez être bloqué. La chaîne à suivre est claire : sécurité personnelle, police locale pour le rapport, consulat si document perdu, assurance pour frais médicaux ou vol, puis compagnie aérienne ou ferroviaire pour modifier le trajet.

La Chine récompense les voyageurs organisés. Un itinéraire réaliste, des documents sauvegardés, des adresses en chinois, des trajets réservés et une attitude calme réduisent la plupart des risques. Les grandes villes sont rassurantes au quotidien, mais les règles locales, les zones sensibles et la météo doivent être prises au sérieux.

Questions fréquentes

Quels sont les principaux risques pour les voyageurs en Chine en 2026 ?

Les principaux risques ne sont pas la violence de rue, plutôt faible dans les grandes villes, mais les arnaques touristiques, les faux taxis, les contrôles administratifs, les restrictions dans certaines régions, la barrière linguistique, la pollution hivernale dans le nord, les typhons sur les côtes et les problèmes de santé liés à l’eau ou à l’alimentation. Préparez vos documents, vos adresses en chinois, une assurance solide et consultez les avis de France Diplomatie avant le départ.

Quels quartiers ou régions sont réputés dangereux en Chine ?

Il n’existe pas de quartier touristique officiellement à fuir pour criminalité ordinaire à Pékin ou Shanghai. Les zones sensibles sont plutôt le Xinjiang, le Tibet, certaines zones tibétaines du Sichuan et du Qinghai, la frontière du Yunnan avec le Myanmar autour de Ruili et Dehong, ainsi que les côtes du Guangdong, du Fujian, du Zhejiang et de Hainan pendant les typhons. En ville, soyez vigilant autour de Nanjing East Road, People’s Square, Wangfujing, Tiananmen et des grandes gares.

Comment réagir en cas de problème avec la police ou une personne malveillante en Chine ?

Restez calme, montrez votre passeport ou sa copie, utilisez une application de traduction et demandez la procédure. Ne filmez pas les policiers, checkpoints ou bâtiments officiels. Face à une personne malveillante, refusez brièvement, quittez les lieux et demandez de l’aide à votre hôtel, à un commerce établi ou à la police. En cas de vol, appelez le 110 ou rendez-vous au poste de police du secteur pour obtenir un rapport.

Voyager en Chine en famille ou en solo : risques et précautions spécifiques ?

En famille, le principal risque vient des foules dans les gares, métros et sites comme la Cité interdite, l’Armée de terre cuite ou Zhangjiajie. Donnez aux enfants une carte d’hôtel en chinois et fixez un point de rendez-vous. En solo, surtout le soir, évitez les invitations spontanées vers des bars ou maisons de thé à Pékin et Shanghai. Les femmes seules se déplacent généralement sans problème dans les grandes villes, mais doivent privilégier métro, taxi officiel ou VTC enregistré la nuit.