Arriver en Palestine sans anticiper la question de la monnaie, c’est s’exposer à de petites complications qui peuvent vite coûter du temps, de l’argent et de la sérénité. Entre le shekel (ILS) utilisé au quotidien, le dinar jordanien (JOD) encore présent dans certains paiements et le dollar (USD) accepté dans des contextes précis, il faut savoir quand et comment payer, où retirer, et quels billets privilégier dans les villes comme Ramallah, Bethléem, Naplouse ou Jéricho.

Ce guide vous propose un mode d’emploi concret et à jour pour gérer votre argent sur place : coupures réellement utilisées, lieux de change fiables, retraits aux DAB, paiements par carte et en cash, usages du pourboire, ainsi que les principaux pièges à éviter. Objectif : vous permettre de prévoir le bon mix carte/espèces et de naviguer sereinement d’un souk à l’autre, d’un service de taxi collectif (servees) à un hôtel ou un restaurant.

Particularité majeure en Palestine : il n’existe pas de devise nationale émise localement. Le shekel israélien (ILS) est la monnaie de fait dans la majeure partie de la vie quotidienne, le dinar jordanien (JOD) reste utilisé pour certains loyers, contrats et économies, et le dollar (USD) circule surtout dans certains secteurs ou zones. Cette coexistence demande une petite gymnastique… que vous allez maîtriser en quelques minutes de lecture.

Présentation et fonctionnement de la monnaie en Palestine

La Palestine n’émet pas sa propre devise. Le système financier est supervisé par la Palestine Monetary Authority (PMA), mais la monnaie qui circule au quotidien dans les commerces de Cisjordanie (Ramallah, Bethléem, Naplouse, Hébron, Jéricho, etc.) est majoritairement le shekel israélien (ILS). Le dinar jordanien (JOD) reste très présent pour l’épargne, certains paiements importants et dans des banques historiques reliées à la Jordanie. Le dollar américain (USD) s’emploie ponctuellement, notamment dans des transactions touristiques, des transferts internationaux ou certaines économies locales.

Concrètement, si vous voyagez en Cisjordanie, vous réglerez l’immense majorité de vos dépenses courantes en ILS. Les prix affichés dans les cafés, restaurants, boutiques et transports locaux sont en shekels, souvent avec le symbole ₪ ou la mention NIS. Certains hôtels et opérateurs touristiques, notamment à Bethléem et à Jéricho, peuvent indiquer des tarifs en USD ou JOD, mais vous pourrez payer en ILS au taux du jour fixé par l’établissement.

Billets et pièces utilisés quotidiennement en Palestine

Sur le terrain, vous manipulerez surtout les billets et pièces du shekel israélien. Les pièces les plus utiles au quotidien sont 0,50 ₪, 1 ₪, 2 ₪, 5 ₪ et 10 ₪. Les très petites pièces (agorot) existent encore mais circulent peu ; les commerçants ont tendance à arrondir aux 0,10 ou 0,50 ₪ dans les souks de Naplouse ou d’Hébron, ce qui évite d’accumuler de la “menue monnaie” difficile à écouler.

  • Pièces courantes en ville (Ramallah, Bethléem) : 1, 2, 5, 10 ₪. Pratiques pour payer un café, un pain taboun, une bouteille d’eau ou arrondir une course de taxi.
  • Billets fréquents dans les commerces : 20, 50 ₪ pour les petits repas et achats rapides.
  • Billets de 100 et 200 ₪ : utiles pour hébergements, achats plus importants ou retraits DAB ; pensez à demander de la monnaie si vous vous apprêtez à prendre un servees à Bethléem ou à payer une entrée modeste à Jéricho.

Exemple quotidien : à Ramallah, un café en terrasse ou un encas pris sur le pouce se règle aisément en pièces de 5 ou 10 ₪ ; sur une courte liaison en servees entre Bethléem et Beit Sahour, un billet de 10 ou 20 ₪ évite les complications.

Conseil utile pour obtenir de la petite monnaie : après un retrait au DAB (les distributeurs donnent souvent des 100/200 ₪), demandez à un supermarché ou à une station-service de l’Al-Masyoun (quartier d’affaires de Ramallah) de vous faire de la monnaie en achetant une bouteille d’eau ou une carte SIM. Les épiceries proches de la place de la Mangeoire (Manger Square) à Bethléem rendent aussi la monnaie facilement en journée.

Sources terrain et bancaires à consulter avant départ : la Palestine Monetary Authority (cadre réglementaire), les banques locales (Bank of Palestine, Arab Bank, Cairo Amman Bank, Quds Bank) et les retours récents de voyageurs sur Ramallah/Bethléem, qui confirment l’usage dominant des coupures ILS citées.

Symboles et codes de la monnaie officielle en Palestine

Vous verrez principalement l’abréviation NIS (New Israeli Shekel), le code ISO ILS et le symbole ₪ sur les étiquettes, additions et reçus. En arabe, on lit souvent شيكل جديد (shekel jadid), et l’abréviation NIS/ILS est comprise partout en Cisjordanie. Les factures d’hôtels et de restaurants à Ramallah, Bethléem ou Jéricho mentionnent quasi systématiquement ILS/NIS pour les totaux et taxes.

  • Shekel israélien : code ISO ILS, symbole ₪, mentions fréquentes NIS/ש״ח/₪.
  • Dinar jordanien : code ISO JOD, symboles JD ou د.أ, aperçu sur des tarifs de services ou des affichages bancaires historiques (notamment Arab Bank, Cairo Amman Bank) à Ramallah, Jéricho ou Hébron.
  • Dollar américain : code ISO USD, symbole $, pratiqué dans certaines grilles tarifaires touristiques (Bethléem, Jéricho) et pour des transferts internationaux.

Dans les vitrines de Naplouse (souk et boutiques), la tarification est exclusivement en ₪, y compris lorsqu’un commerçant accepte de prendre des USD “au taux du jour”. Sur les tickets de caisse, attendez-vous à voir le total en ILS, même si un prix indicatif a été affiché en USD/JOD dans un hôtel.

Particularités de la monnaie locale en Palestine

La spécificité la plus marquante est l’absence de devise palestinienne émise localement : la PMA supervise le secteur bancaire mais n’imprime pas de billets. Cette réalité entraîne une “cohabitation” monétaire :

  • ILS pour la vie quotidienne (achats, repas, transports locaux) en Cisjordanie, de Ramallah à Hébron.
  • JOD encore présent pour des paiements importants, des loyers ou l’épargne, avec une tradition bancaire et familiale tournée vers la Jordanie (notamment à Jéricho et dans des familles commerçantes de Naplouse).
  • USD dans des contextes touristiques ou d’ONG, et selon la disponibilité locale (par exemple, certains opérateurs de désert autour de Wadi Qelt, côté Jéricho, aiment travailler avec des équivalents USD pour uniformiser leurs tarifs internationaux tout en encaissant en ILS).

Autre particularité concrète : les micro-pièces (agorot) sont rarement utilisées. Il est habituel que les petits commerces d’Hébron ou de Bethléem arrondissent au 0,10/0,50 ₪ ou offrent une sucrerie/chewing-gum en guise d’appoint symbolique. Par ailleurs, les anciens modèles de billets ILS (séries précédentes) peuvent être refusés par certains marchands qui craignent la contrefaçon ; si vous en recevez, faites-les échanger dans une agence de banque (Bank of Palestine à Al-Manara, Ramallah, par exemple).

À retenir : la coexistence ILS/JOD/USD est une réalité du terrain. Pour un séjour touristique classique en Cisjordanie, partez avec l’idée que l’ILS suffit pour 95 % de vos dépenses courantes, en gardant la possibilité d’afficher/convertir un tarif en USD/JOD si l’interlocuteur le propose. Les taux évoluant, vérifiez toujours la conversion du jour avant d’accepter.

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Changer de l’argent et connaître les taux en Palestine

Vous pouvez arriver en Cisjordanie via Tel-Aviv (aéroport Ben Gourion), via la Jordanie (pont Allenby/King Hussein) ou depuis Jérusalem-Est. Dans tous les cas, l’objectif est d’obtenir rapidement des shekels (ILS) pour vos dépenses courantes. Le change peut se faire dans des banques palestiniennes, des bureaux de change agréés ou via un retrait DAB (souvent la solution la plus simple à Ramallah et Bethléem).

Où changer son argent en Palestine ?

Les options fiables, par grandes villes et profils :

  • Ramallah/Al-Bireh : autour de la place Al-Manara et dans le quartier d’Al-Masyoun, vous trouverez des agences de Bank of Palestine, Arab Bank, Cairo Amman Bank, Quds Bank, ainsi que des bureaux de change licenciés (panneau/agrément affiché en arabe). Ouverts en général du dimanche au jeudi, parfois le samedi matin. Le vendredi, nombreux établissements sont fermés ; privilégiez les DAB.
  • Bethléem : près de Manger Square (place de la Mangeoire), sur Star Street et dans les rues commerçantes adjacentes, plusieurs changeurs agréés proposent ILS/JOD/USD. Les boutiques touristiques rendront souvent la monnaie en ILS ; demandez toujours le taux appliqué avant de remettre vos billets.
  • Naplouse : dans le souk et autour de la place Al-Nasr, présence de changeurs reconnus. Préférez ceux qui affichent clairement achat/vente pour ILS/JOD/USD et émettent un reçu. En cas de doute, rendez-vous dans une agence bancaire (Rafidia regroupe plusieurs banques).
  • Jéricho : en centre-ville, près de la gare routière et des commerces fréquentés par les excursionnistes. Horaires étendus en saison, mais changez à l’avance avant un départ matinal vers Wadi Qelt ou la mer Morte.
  • Hébron : les vieux quartiers et Ein Sarah Street accueillent banques et changeurs. Préférez les artères principales pour plus de visibilité et de concurrence sur les taux.
  • Zones rurales : les bureaux de change sont plus rares. Anticipez à Ramallah, Bethléem ou Naplouse. Les petites épiceries échangent parfois de l’USD/JOD contre des ILS, mais le taux est souvent moins favorable et non garanti.

Piège typique signalé par des voyageurs à Bethléem : l’enseigne qui affiche “No commission” mais applique un taux de conversion intégré très défavorable. Comparez toujours deux vitrines et demandez le montant net reçu avant de remettre votre argent. En fin de journée, privilégiez les changeurs encore bien fournis en petites coupures si vous repartez en servees.

Comment reconnaître un bon taux de change en Palestine ?

Les taux évoluent quotidiennement. La meilleure pratique consiste à comparer trois références le jour J :

  • Le “taux médian” consulté sur une application de conversion réputée (type agrégateurs de marchés) pour avoir un ordre d’idée.
  • Le taux d’une banque locale (par exemple Bank of Palestine ou Arab Bank) affiché en agence ou sur leurs supports d’information.
  • Le taux affiché par deux bureaux de change concurrents dans la même rue (ex. Al-Manara à Ramallah, Manger Square à Bethléem).

Un bon taux de terrain est généralement celui qui s’éloigne peu du taux médian du jour, avec un écart explicable par la marge du changeur. Évitez les conversions dynamiques proposées par certains terminaux cartes ou DAB (DCC), qui affichent une somme “garantie” dans votre devise d’origine : dans la grande majorité des cas, le taux est moins intéressant que la conversion laissée à votre banque. Les marges et frais pouvant changer rapidement, vérifiez systématiquement la situation du jour avant d’échanger des montants conséquents.

Marché noir et risques liés au change en Palestine

En Cisjordanie, l’écosystème des changeurs agréés est dense et visible dans les centres-villes. L’intérêt de passer par un “street changer” non licencié (parfois rencontré dans les souks) est faible et risqué : absence de reçu, taux variable, possibilité de recevoir des billets anciens ou endommagés que certains marchands refuseront ensuite.

Conseils terrain :

  • Privilégiez les changeurs affichant leur licence (souvent un certificat en arabe derrière le comptoir) et remettant un reçu mentionnant devise, taux et montant net.
  • Comptez vos billets sur place et vérifiez l’état des coupures de 100/200 ₪ avant de quitter le guichet (à Naplouse ou Hébron, certains marchands refusent les billets trop déchirés).
  • Évitez de changer de grosses sommes tard le soir dans des rues peu fréquentées ; à Ramallah, concentrez vos opérations de change à Al-Manara/Al-Masyoun aux heures d’ouverture.

En cas de litige, rapprochez-vous d’une agence bancaire voisine (Bank of Palestine ou Arab Bank) qui pourra au minimum donner un avis sur l’authenticité des billets et, si besoin, orienter vers la procédure à suivre. Les règles locales et les disponibilités pouvant évoluer en fonction des périodes (ramadan, fêtes, situation sécuritaire), adaptez votre stratégie et restez sur des acteurs formels.

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Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Palestine

Sur place, vous combinerez carte bancaire et espèces. Dans les zones urbaines touristiques (Bethléem, Jéricho) et d’affaires (Ramallah), la carte est assez bien acceptée dans les hôtels, restaurants modernes, supermarchés et stations-service. Dans les souks, les cafés de quartier, les taxis et les servees, le cash reste la norme. Ayez toujours de quoi couvrir une journée complète en espèces, surtout si vous partez explorer Wadi Qelt, les villages autour d’Hébron ou le nord de Naplouse.

Utilisation de la carte bancaire en Palestine

Cartes les plus courantes : Visa et Mastercard. American Express est rarement acceptée. Les solutions sans contact (paywave) fonctionnent sur une partie des terminaux récents à Ramallah et Bethléem, mais l’acceptation d’Apple Pay/Google Pay reste irrégulière ; emportez une carte physique.

  • Villes avec bonne acceptation carte : Ramallah (quartiers Al-Masyoun, Al-Tireh), Bethléem (hôtels et restaurants proches de Manger Square), Jéricho (établissements touristiques), certains malls et supermarchés modernes.
  • Secteurs avec acceptation partielle/rare : souks traditionnels (Naplouse, Hébron), petites épiceries, cafés populaires, taxis et servees (quasi exclusivement cash).
  • Cas d’échec de paiement : connexions instables, panne de terminal, refus de certaines cartes étrangères sur des TPE locaux. Ayez un plan B en espèces, surtout le vendredi et en soirée.

Mise en garde utile : le DCC (dynamic currency conversion) peut s’afficher sur les terminaux des hôtels de Bethléem ou de Ramallah. Choisissez toujours d’être débité en ILS, pas dans la devise de votre carte. Certaines banques étrangères facturent des frais additionnels à chaque paiement étranger : renseignez-vous avant départ et comparez l’usage carte vs. retraits espèces.

Où et comment retirer de l’argent en Palestine

Le réseau de DAB est fourni en villes. Vous trouverez des distributeurs fiables chez :

  • Bank of Palestine : très présent à Ramallah (Al-Manara, Al-Masyoun), Bethléem (axes principaux autour de Manger Square), Naplouse (Rafidia, centre), Hébron (Ein Sarah), Jéricho (centre-ville).
  • Arab Bank, Cairo Amman Bank, Quds Bank, Palestine Islamic Bank : DAB et agences dans toutes les grandes villes. Cherchez les artères commerciales principales et les zones administratives.

Précautions pratiques :

  • Retirez en journée, dans les quartiers animés (Al-Masyoun à Ramallah, centre de Bethléem, Rafidia à Naplouse). Évitez les guichets isolés après la tombée de la nuit.
  • Les fins de semaine (vendredi-samedi) et les veilles de fêtes (Eid), certains DAB peuvent être vides quelques heures ; anticipez le jeudi après-midi.
  • Au DAB, refusez la conversion en devise d’origine proposée à l’écran et laissez votre banque appliquer son propre taux.
  • Demandez des coupures mixtes si l’option est disponible ; sinon, faites de la monnaie rapidement dans une supérette.

Les plafonds de retrait, frais locaux et limites côté banque émettrice varient selon votre établissement et la machine utilisée. Avant le départ, consultez votre banque pour connaître les frais interbancaires à l’étranger et les plafonds journaliers, et prévoyez une seconde carte en secours.

Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Palestine ?

Même si vous privilégiez la carte, certaines situations restent “cash only” :

  • Transports locaux en Cisjordanie : taxis, servees (par exemple Bethléem – Beit Sahour, Ramallah – Birzeit), minibus interurbains. Les chauffeurs s’attendent à être payés en pièces ou en petits billets ILS.
  • Souks et stands : savon de Naplouse, épices à Hébron, snacks de rue à Ramallah, petits achats aux abords de la Basilique de la Nativité à Bethléem.
  • Petits services : parking, consignes informelles, pourboires ponctuels, accès à des points de vue ou dons dans certains lieux religieux (monastères près de Wadi Qelt, par exemple).

Astuce budget quotidien : conservez sur vous de quoi couvrir une journée complète en espèces (repas simples, transports urbains, petits achats), et un “rouleau” séparé pour les imprévus (trajet improvisé en taxi, pourboire à un guide local à Jéricho, achat de souvenirs). Les tarifs pouvant fluctuer selon la saison et la fréquentation, vérifiez toujours le prix avant de consommer ou de monter dans un véhicule.

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Pourboires et usages du pourboire en Palestine

Le pourboire n’est pas une obligation formelle, mais il fait partie des usages urbains dans la restauration, l’hôtellerie et le guidage. Dans les souks et pour les petits services, l’arrondi reste la norme. L’important est d’adapter le geste au contexte, en privilégiant le shekel (ILS) et la discrétion.

Dans quels cas laisser un pourboire en Palestine ?

Situations où un pourboire est attendu ou apprécié :

  • Restaurants à Ramallah, Bethléem, Jéricho : si le service n’est pas inclus, laisser un pourboire raisonnable est bien perçu, surtout dans les établissements à clientèle internationale.
  • Hôtels : les bagagistes et le personnel d’étage apprécient un petit billet ILS, remis en main propre.
  • Guides/Chauffeurs privés : pour une visite de Bethléem, un transfert Jéricho – Wadi Qelt ou une journée dans les environs de Naplouse, un pourboire de remerciement est courant si la prestation a été à la hauteur.

Situations où le pourboire est moindre ou inexistant :

  • Taxis/servees : on arrondit surtout au shekel supérieur ; inutile de laisser un pourcentage conséquent sur une courte course intra-urbaine.
  • Commerces de souk : pas de pourboire, mais la courtoisie (et parfois un thé partagé) fait partie du rituel.

Conseil d’attitude : les voyageurs nord-américains ont parfois tendance à surpayer ; en Cisjordanie, un pourboire modeste et contextualisé est mieux reçu qu’un montant disproportionné. Pour les francophones, pensez à vérifier si un “service charge” figure déjà sur l’addition d’un restaurant à Ramallah ou Bethléem.

Montants habituels à donner ou à éviter en Palestine

Des fourchettes raisonnables, à ajuster selon la qualité de service, la ville et le type d’établissement :

  • Restaurants (service non inclus) : un pourcentage modéré est courant dans les adresses modernes de Ramallah/Al-Masyoun ou près de Manger Square à Bethléem ; pas d’obligation dans les cantines populaires où l’on paie au comptoir.
  • Hôtels : un petit billet ILS au bagagiste et au personnel d’étage, plus si le service a été particulièrement attentionné.
  • Guides/chauffeurs privés : un pourboire en fin de tour, remis discrètement en ILS par le voyageur principal ou au nom du groupe.
  • Taxis/servees : arrondissez simplement ; nul besoin d’ajouter un pourcentage significatif.

Remise : donnez toujours en ILS, en main propre et avec un mot de remerciement. Évitez de tendre des pièces étrangères ou des petites coupures USD impossibles à écouler. Si un “service charge” figure déjà sur l’addition, le pourboire devient facultatif.

Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Palestine

Globalement, les villes comme Ramallah, Bethléem, Naplouse ou Jéricho offrent un cadre de voyage où payer et retirer de l’argent reste assez simple si l’on suit quelques réflexes : utiliser des acteurs formels, éviter le DCC, contrôler les billets reçus et anticiper les périodes d’affluence.

Faux billets et contrôles des espèces en Palestine

Les contrefaçons de shekels existent mais restent peu fréquentes dans les circuits formels. Les billets ILS de la série récente comportent des dispositifs de sécurité (fenêtre transparente, éléments tactiles, microtextes, chiffres changeant de couleur selon l’inclinaison, fil de sécurité visible par transparence). Dans les souks d’Hébron ou de Naplouse, où les transactions sont rapides, prenez dix secondes pour vérifier :

  • Aspect/texture : papier solide, impression nette. Un billet trop lisse/brillant ou très terne appelle à la vigilance.
  • Fenêtre et fil de sécurité : observez à la lumière. Les dispositifs doivent être nets et réagir à l’inclinaison.
  • État du billet : des coupures très abîmées peuvent être refusées par certains marchands. Échangez-les en banque.

Si vous suspectez un faux billet reçu à Bethléem ou Ramallah, rendez-vous dans une agence bancaire (Bank of Palestine, Arab Bank, etc.) pour un premier avis. En cas de confirmation de contrefaçon, suivez les indications de la banque et des autorités locales. Conservez vos reçus de change : ils facilitent la traçabilité si vous devez expliquer l’origine de vos espèces.

Restrictions et limites d’import/export d’argent en Palestine

L’entrée et la sortie physique de la Cisjordanie s’effectuent via des points de contrôle sous autorité israélienne (aéroport Ben Gourion, pont Allenby/King Hussein, autres passages). Les règles de déclaration de devises à la frontière dépendent donc des autorités israéliennes (et jordaniennes si vous passez par la Jordanie). Au-delà d’un certain seuil en espèces, une déclaration est obligatoire, avec risque de confiscation en cas d’omission. Les montants précis, les formulaires et les modalités pouvant évoluer, vérifiez impérativement les seuils et procédures auprès de l’Autorité fiscale israélienne et des Douanes jordaniennes avant votre départ.

Conseils pratiques :

  • Répartissez l’argent entre voyageurs et privilégiez les moyens électroniques (cartes, comptes multi-devises, transferts) pour limiter le cash transporté.
  • Conservez des justificatifs d’origine pour toute somme importante (retraits bancaires, reçus de change) et déclarez en cas de doute.
  • À Allenby/King Hussein Bridge, prévoyez du temps pour les contrôles et gardez vos espèces et reçus à portée lors des vérifications.

Note légale : nous évitons ici de mentionner des chiffres précis, susceptibles de changer. Renseignez-vous toujours la semaine du voyage.

Checklist express par profil

  • Backpacker (Bethléem, Naplouse, Hébron) : 1 carte Visa/Mastercard + 1 carte de secours, espèces ILS pour 2 jours (petits billets/pièces), retrait en ville les matins de semaine, éviter DCC, changer un peu d’USD uniquement si besoin.
  • Famille (Ramallah, Jéricho) : retirer en semaine à Al-Masyoun/Ramallah et centre de Jéricho, garder de petites coupures pour taxis/servees, payer hôtels et restaurants en carte quand c’est possible, prévoir cash de secours pour week-end et fêtes.
  • Business (Ramallah) : paiements carte dans hôtels/restaurants d’affaires, reçus systématiques, éviter conversions DCC, change chez acteurs licenciés à Al-Masyoun, conserver une enveloppe ILS pour pourboires et taxis.

Bon à savoir : en périodes de fêtes (ramadan/Eid) et de forte affluence touristique (autour de Noël à Bethléem), les DAB peuvent être sollicités et les petites coupures plus difficiles à obtenir. Anticipez le jeudi et privilégiez les quartiers centraux.

Questions fréquentes

Quelle est la monnaie officielle en Palestine ?

La Palestine n’émet pas sa propre devise. Le shekel israélien (ILS) est la monnaie de fait au quotidien. Le dinar jordanien (JOD) et le dollar (USD) coexistent selon les paiements et acteurs. Pour un séjour en Cisjordanie, prévoyez surtout des ILS.

Où peut-on changer de l’argent à Ramallah ?

Autour d’Al-Manara et à Al-Masyoun, vous trouverez banques (Bank of Palestine, Arab Bank, Quds Bank) et changeurs licenciés. En cas de fermeture le vendredi, utilisez les DAB ou attendez le dimanche matin pour obtenir de petites coupures.

Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Palestine ?

Non. La carte (Visa/Mastercard) est bien acceptée dans les hôtels et restaurants modernes de Ramallah, Bethléem et Jéricho. Dans les souks, taxis, servees et petites échoppes, le cash est la règle. Emportez toujours des ILS en petites coupures.

Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Palestine ?

Dans les restaurants de Ramallah et Bethléem, un pourboire modéré est apprécié si le service n’est pas inclus. À l’hôtel, un petit billet ILS pour bagagiste/étage. Dans les taxis/servees, on arrondit seulement. Donnez en ILS, discrètement.

Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Palestine ?

Évitez les changeurs non licenciés, refusez la conversion DCC sur TPE/DAB, vérifiez l’état des billets de 100/200 ₪, retirez en journée dans les quartiers centraux et gardez vos reçus. Aux frontières, respectez les règles de déclaration d’espèces.

Peut-on payer en dollars en Cisjordanie ?

Parfois, surtout à Bethléem et Jéricho pour des services touristiques. Mais le taux est fixé par l’établissement et la monnaie rendue en ILS. Pour éviter les mauvaises surprises, privilégiez l’ILS pour les dépenses courantes.