À Djibouti, une bonne préparation financière évite la moitié des imprévus du voyage. Entre une capitale où l’on peut retirer et payer dans les grands hôtels, et des zones reculées (Lac Abbé, Goda, Tadjourah, Obock) où le cash règne, le moindre oubli de petite monnaie peut vous bloquer une course de taxi, une traversée en bateau vers les îles Moucha ou un déjeuner en bord de route.

Ce guide vous donne un mode d’emploi concret : connaître la devise (franc djiboutien), manipuler les billets et pièces sans se tromper, changer au bon endroit et au bon taux, utiliser (ou non) sa carte bancaire, prévoir le cash utile selon vos étapes, comprendre les usages du pourboire et déjouer les pièges fréquents. Chaque conseil est situé dans un lieu ou une situation réelle, pour une utilisation immédiate sur le terrain.

Particularité marquante : le franc djiboutien est arrimé au dollar américain à parité fixe depuis des décennies (source : Banque centrale de Djibouti, vérif. juin 2026). En pratique, cela stabilise le pouvoir d’achat par rapport au dollar, mais pas nécessairement face à l’euro. Conséquence directe pour le voyageur : les bureaux de change et banques de Djibouti-ville affichent généralement des taux très proches de la parité officielle pour l’USD, tandis que l’EUR varie au jour le jour. La carte est utile dans les hôtels internationaux (Kempinski, grandes chaînes et établissements affaires), mais les marchés, taxis et petits restos des quartiers de la capitale comme de l’intérieur du pays fonctionnent quasi exclusivement en espèces.

Présentation et fonctionnement de la monnaie en Djibouti

La monnaie officielle de Djibouti est le franc djiboutien, code ISO DJF. Il se subdivise théoriquement en 100 centimes, mais les centimes ne sont pas utilisés en pratique : les transactions se font en francs, et l’appoint se règle en pièces de faible valeur. La Banque centrale de Djibouti émet et régule la monnaie. Fait notable, le DJF est arrimé au dollar américain à parité fixe (vérifié en juin 2026), ce qui en fait une devise singulièrement stable vis-à-vis de l’USD et prévisible pour les opérateurs touristiques qui facturent parfois leurs prestations en dollar dans le segment haut de gamme.

Au quotidien, vous rencontrerez des billets et pièces de différentes valeurs ; certaines sont très courantes (1000, 2000, 5000 DJF en billets ; 50, 100, 250 DJF en pièces), d’autres plus rares. À Djibouti-ville, les commerces du centre (autour de la place Ménélik et du boulevard de la République) rendent l’appoint sans difficulté si vous présentez des coupures adaptées. En revanche, sur les pistes d’accès au Lac Assal ou vers Dikhil pour le Lac Abbé, personne n’a envie de casser un billet trop gros pour une simple bouteille d’eau ou un snack. Prévoyez donc un mélange de billets moyens et de pièces.

Bon à savoir (vérif. juin 2026) : l’arrimage fixe à l’USD facilite la comparaison des prix cotés en dollars (hôtels, plongée autour des îles Moucha) avec des paiements en DJF. Demandez systématiquement un montant en DJF pour éviter tout taux « maison » défavorable.

Billets et pièces utilisés quotidiennement en Djibouti

En pratique, vous croiserez surtout :

  • Billets : 1000, 2000, 5000 et 10 000 DJF. Les 1000–2000 DJF servent à la petite restauration, aux petits achats dans les quartiers centraux de Djibouti-ville (autour de la place Ménélik, Quartier 1–2–3) et aux taxis urbains. Les 5000–10 000 DJF sont utiles pour les notes de restaurant plus élevées, l’hôtellerie, les excursions et les transferts longue distance.
  • Pièces : 10, 20, 50, 100 et 250 DJF. La pièce de 250 DJF est particulièrement pratique pour les achats rapides (boissons fraîches, fruits) au Marché central ou à proximité du port.

Obtenir de la petite monnaie : à Djibouti-ville, demandez poliment à votre hôtel (réception ou caisse) d’échanger un billet de 10 000 DJF contre des 1000–2000 DJF et quelques pièces. Les stations-service sur la Route de l’Aéroport (Ambouli) et autour d’Haramous rendent souvent l’appoint si vous achetez quelque chose. Évitez de compter sur un kiosque isolé près du Lac Assal ou en bord de RN9 vers Tadjourah : préparez vos petites coupures avant de quitter la capitale.

Exemples concrets et fourchettes indicatives (variables selon lieu/qualité, à vérifier sur place) : une bouteille d’eau 1,5 L coûte souvent entre quelques centaines de DJF, un café simple en centre-ville se situe généralement dans le même ordre de grandeur, tandis qu’un court trajet de taxi urbain négocié reste généralement en dessous de quelques milliers de DJF. Ces montants fluctuent selon le quartier (port, aéroport, hôtels internationaux) et la saison.

Sources terrain : retours de voyageurs 2024–2026, notes de terrain et observations en centre-ville de Djibouti. Dernière vérification : juin 2026.

Symboles et codes de la monnaie officielle en Djibouti

La monnaie s’écrit « franc djiboutien », code ISO DJF. Sur les affichages locaux, vous verrez des mentions « FD », « DJF » ou simplement le montant en chiffres suivi de « F »/« Fr ». Les factures d’hôtel à Djibouti-ville (quartiers diplomatiques et littoral, par ex. autour du Djibouti Palace Kempinski) détaillent souvent le montant en DJF et, à titre informatif, un équivalent en USD ou en EUR si la chaîne ou l’agence gère sa comptabilité en devises internationales.

Sur les tickets de caisse des supermarchés et boutiques de centre-ville (boulevard de la République, place Ménélik), le montant est exclusivement en DJF. Les agences d’excursions proposant le Lac Assal, le Lac Abbé ou la plongée autour des îles Moucha peuvent annoncer des tarifs en USD pour les clients étrangers ; n’hésitez pas à demander le prix exact en DJF avant de payer, l’arrimage du DJF au dollar simplifiant la conversion. Dernière vérification des usages d’affichage : juin 2026.

Particularités de la monnaie locale en Djibouti

La spécificité majeure tient à l’arrimage fixe du DJF au dollar américain, validé et rappelé par la Banque centrale de Djibouti (vérif. juin 2026). Concrètement :

  • Stabilité face à l’USD : les variations USD↔DJF ne dépendent pas du marché quotidien ; cela protège des fluctuations brutales des devises régionales.
  • Variabilité face à l’EUR : l’EUR↔DJF bouge selon l’EUR↔USD du jour. Un paiement coté en USD pourra donc être plus ou moins favorable selon la position de l’euro.
  • Double affichage informel dans certains segments (hôtellerie haut de gamme, croisières/plongée) : prix indiqués en USD, puis réglés en DJF au taux du jour appliqué par l’établissement. Pour éviter tout « taux maison » trop large, demandez l’équivalent en DJF et comparez avec la parité officielle USD↔DJF publiée par la Banque centrale.

Anecdote utile : en excursion au Lac Abbé (au départ de Dikhil), le carburant et les repas intermédiaires se paient quasi exclusivement en espèces DJF. Les opérateurs sérieux précisent en amont un montant en DJF à apporter par personne (guide, cuisinier, pourboires éventuels), même s’ils annoncent le forfait global en USD lors de la réservation internationale. Emportez des billets de 1000–2000 DJF pour ces postes.

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Changer de l’argent et connaître les taux en Djibouti

Changer de l’argent à Djibouti-ville est simple si vous vous limitez aux banques et bureaux officiels du centre, ou à l’aéroport international d’Ambouli (JIB). En revanche, le marché informel expose à des taux opaques et à des risques (billets refusés, change « à la volée », arnaques au comptage). Comme le DJF est indexé sur l’USD, un taux honnête pour USD↔DJF doit rester très proche de la parité officielle. Pour l’EUR↔DJF, fiez-vous au cours EUR↔USD du jour, puis comparez la conversion communiquée.

Où changer son argent en Djibouti ?

À l’aéroport (JIB, Ambouli) : à l’arrivée, vous trouverez des guichets bancaires ou de change dans la zone publique/arrivées. Pratique pour un premier appoint (taxis, eau, pourboires). Les horaires suivent ceux des vols, mais peuvent être restreints sur certaines arrivées tardives ; ayez un peu d’USD ou d’EUR si votre atterrissage est en pleine nuit.

Au centre de Djibouti-ville : le long du boulevard de la République et autour de la place Ménélik se concentrent les agences bancaires et guichets. Des banques comme BCI – Mer Rouge, CAC International Bank ou Salaam African Bank y opèrent des agences avec change au comptoir (présentez passeport et billets en bon état). Les hôtels d’affaires de la corniche (ex. secteur du Djibouti Palace Kempinski) peuvent rendre service, mais la marge est souvent moins favorable qu’en banque.

Hors de la capitale : à Ali Sabieh et Dikhil, il existe des agences/guichets à horaires limités ; à Tadjourah et Obock, les options sont rares et parfois temporaires. Mieux vaut changer à Djibouti-ville avant de traverser le golfe de Tadjourah ou de partir vers le Lac Assal et la forêt du Day.

Le week-end et jours fériés : les horaires bancaires sont réduits. Beaucoup d’agences ferment tôt l’après-midi et certaines ne travaillent pas le vendredi (jour de prière). Anticipez vos besoins de cash dès le jeudi. En cas d’urgence, votre dernier recours reste l’ATM d’une grande banque en ville ou à l’aéroport (si disponible).

Piège local fréquent : autour du Marché central, des individus proposent un taux attractif « ici et maintenant ». Refusez. Vous ne maîtrisez ni la marge, ni la qualité des billets remis. Préférez une agence identifiée (enseigne, guichet, reçu).

Comment reconnaître un bon taux de change en Djibouti ?

Référence officielle : la Banque centrale de Djibouti publie la parité officielle USD↔DJF (arrimage fixe, vérif. juin 2026). Pour l’EUR, comparez le taux du jour EUR↔USD (application de change fiable) puis projetez vers DJF via l’USD.

  • Pour USD↔DJF : attendez-vous à un écart très faible vis-à-vis de la parité officielle, typiquement une petite marge et/ou une commission clairement indiquée au comptoir.
  • Pour EUR↔DJF : la banque calcule via l’USD du jour. Comparez l’affichage au guichet à votre application (XE, OANDA, etc.) mise à jour le même jour, en intégrant qu’un établissement appliquera une marge et, parfois, des frais fixes.

Signaux d’alerte : absence d’affichage clair, refus d’émettre un reçu, écart anormalement élevé entre votre estimation (via l’USD) et la proposition du guichet, ou obligation d’acheter un « package » de billets. Dans ces cas, changez d’agence ou limitez-vous à un très petit montant test. Dernière vérification méthodologique : juin 2026.

Marché noir et risques liés au change en Djibouti

Le marché informel existe à la marge (proximité des marchés populaires, abords de certaines gares routières). Les risques :

  • Billets remis invendables : coupures endommagées, anciennes émissions, ou devises étrangères refusées ensuite par les banques.
  • Arnaque au comptage : compter trop vite, « oublier » une liasse, échanger un billet au dernier moment.
  • Taux trompeur : proposition en USD très éloignée de la parité officielle, présentée comme « spéciale touristes ».

Conséquence possible : vous perdez sur le taux, ou vous vous retrouvez avec des billets que les commerçants refusent. En cas de problème, il est difficile d’obtenir recours sans reçu. Conseil local vérifié : changez au sein d’une banque identifiée de Djibouti-ville, demandez systématiquement un reçu, et évitez tout échange « à la volée » autour du Marché central ou des gares routières. Dernière vérification : juin 2026 (pratiques signalées par voyageurs et opérateurs locaux).

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Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Djibouti

La carte bancaire facilite la vie dans les hôtels d’affaires et quelques restaurants fréquentés par les expatriés à Djibouti-ville. Dès que l’on s’éloigne du littoral urbain et des quartiers administratifs, le cash redevient indispensable. Beaucoup de prestataires touristiques (taxis, pirogues vers les îles Moucha, gargotes, petites boutiques, péages informels) ne disposent pas de terminal.

Utilisation de la carte bancaire en Djibouti

Où la carte passe le mieux : hôtels haut de gamme (ex. littoral d’Haramous/Corniche), agences de location de véhicules bien établies, certains restaurants et supermarchés du centre (place Ménélik, boulevard de la République), billetteries de compagnies aériennes et maritimes. Visa et Mastercard sont les plus fiables. Les cartes « exotiques » (Discover, Diners) ou AMEX sont souvent refusées.

Où elle passe mal : taxis, marchés (Marché central), petites pensions et la plupart des établissements hors capitale (Tadjourah, Obock, Dikhil, Ali Sabieh), bivouacs vers le Lac Abbé ou la forêt du Day. Même en ville, des terminaux peuvent être hors ligne ponctuellement (panne réseau, électricité), ce qui entraîne des refus de paiement imprévisibles.

Frais et petites lignes : certains établissements facturent un supplément carte (justifié par les commissions locales des terminaux). Demandez avant de régler. Les solutions de paiement mobile locales existent mais sont peu accessibles aux visiteurs (ligne locale, enregistrement KYC).

Conseil pratique : gardez toujours une option de repli en espèces pour un repas, une course de taxi ou un péage de piste. Dernière vérification d’usage : juin 2026 (retours voyageurs et hôteliers).

Où et comment retirer de l’argent en Djibouti

À Djibouti-ville : vous trouverez des DAB/ATM dans les quartiers centraux (autour de la place Ménélik, boulevard de la République), près des grands hôtels du littoral et à l’aéroport d’Ambouli. Des réseaux bancaires comme BCI – Mer Rouge, CAC International Bank ou Salaam African Bank disposent généralement d’ATM compatibles avec Visa/Mastercard. Les pannes ou ruptures de billets peuvent survenir après les heures d’affluence ; privilégiez les retraits en journée, si possible dans un hall bancaire surveillé.

Hors capitale : la disponibilité est irrégulière. À Dikhil et Ali Sabieh, il peut y avoir un guichet ou une agence équipée, mais pas toujours opérationnels. À Tadjourah et Obock, considérez que vous pourriez ne pas trouver d’ATM fiable. Avant une traversée vers Tadjourah/Obock, retirez au centre de Djibouti-ville. Pour le Lac Assal, faites vos retraits en amont : la route côtière est superbe mais dépourvue de DAB.

Sécurité des retraits : couvrez le clavier, refusez l’« aide » d’un inconnu, conservez votre reçu. Évitez les retraits nocturnes en zone peu fréquentée. Si un DAB avale votre carte, notez l’heure et l’emplacement précis, contactez votre banque et l’agence locale dès l’ouverture.

Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Djibouti ?

  • Transports locaux : taxis urbains, navettes informelles, bateaux vers les îles Moucha : paiement en cash avant embarquement ou à l’arrivée.
  • Petite restauration et marchés : échoppes autour du Marché central, stands de fruits, cafés de quartier à Djibouti-ville, haltes routières vers Dikhil ou Tadjourah : exclusivité du cash.
  • Excursions nature : Lac Assal, Lac Abbé, pistes vers la forêt du Day : pourboires, repas, eau, péages improvisés et services annexes (guide local, 4×4 d’appoint) exigent du cash.

Astuce budgétaire : avant une journée complète hors capitale, gardez une enveloppe en DJF divisée en petites coupures (1000–2000 DJF + pièces). Placez une seconde enveloppe de secours (billets de 5000–10 000 DJF) à l’abri, dans un endroit séparé. Dernière vérification : juin 2026.

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Pourboires et usages du pourboire en Djibouti

Le pourboire n’est pas légalement obligatoire, mais il est courant et apprécié dans les secteurs en contact avec les voyageurs. Dans les hôtels et restaurants d’un certain standing à Djibouti-ville, une ligne « service » peut apparaître ; ailleurs, rien n’est inclus et le geste reste à votre discrétion. Dans l’arrière-pays, le pourboire est souvent une part attendue de la rémunération informelle (guides, cuisiniers, chauffeurs 4×4).

Dans quels cas laisser un pourboire en Djibouti ?

  • Restaurants de Djibouti-ville (quartiers littoraux et centre) : si le service n’est pas inclus ou s’il a été particulièrement attentif, laisser un extra est bien vu. Vérifiez la ligne « service » sur la note.
  • Hôtels et pensions : pour les bagagistes et le ménage, un petit billet en DJF remis en main propre, de préférence en fin de séjour s’il s’agit de la même personne.
  • Guides et chauffeurs (Lac Assal, Lac Abbé, Goda/Day, Tadjourah) : le pourboire se prévoit dans le budget de l’excursion. Les équipes locales le connaissent et peuvent vous indiquer une fourchette selon la durée, la taille du groupe et la difficulté.
  • Taxis : à Djibouti-ville, le prix est souvent négocié avant la course. Un petit extra peut arrondir le montant en cas d’aide avec les bagages ou de détour.

Conseil d’attitude : la remise se fait discrètement, en remerciant. Les voyageurs nord-américains ont tendance à donner davantage ; adaptez-vous au contexte local pour ne pas créer d’attente démesurée. Dernière vérification des usages : premier semestre 2026.

Montants habituels à donner ou à éviter en Djibouti

Montants indicatifs (à ajuster selon qualité du service, standing et taille du groupe) :

  • Restaurants : si le service n’est pas inclus, un pourboire additionnel d’un petit pourcentage de la note est courant. Dans les établissements haut de gamme, renseignez-vous car une ligne « service » peut déjà être comptée.
  • Bagagistes : un petit billet par bagage.
  • Guides/Chauffeurs : sur une journée complète (Lac Assal, Lac Abbé), prévoyez une enveloppe en DJF pour l’équipe, à répartir entre guide, chauffeur et cuisinier si applicable.
  • Taxis urbains : arrondir à la coupure supérieure si l’aide a été notable.

Évitez d’offrir des montants déconnectés des prix locaux (par exemple une liasse pour un service minime), cela crée des tensions pour les voyageurs suivants. Privilégiez le cash en DJF et des billets propres. Remettez à la personne concernée, sans ostentation. Dernière vérification : juin 2026 (retours de guides/accompagnateurs locaux).

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Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Djibouti

Djibouti ne connaît pas un flot d’arnaques financières sophistiquées visant les voyageurs, mais des pièges récurrents existent : faux billets occasionnels, changeurs de rue, terminaux hors ligne imposant un « surcoût », ou conversions dynamiques défavorables (DCC) lors des paiements en carte. La chaleur et la poussière abîment aussi les billets : n’acceptez pas de coupures trop déchirées si vous comptez les réutiliser.

Faux billets et contrôles des espèces en Djibouti

Fréquence : les faux billets en DJF ne sont pas signalés comme massifs, mais ils existent à la marge, surtout via des échanges de rue et des transactions sans reçu. La meilleure prévention reste d’obtenir vos billets auprès d’une banque ou d’un ATM, et de vérifier au comptoir.

Contrôles simples : touchez le papier (grain et relief), cherchez le fil de sécurité et le filigrane en transparence, observez les motifs nets et l’alignement recto/verso. Refusez les billets trop déchirés, scotchés ou souillés, car ils risquent d’être refusés ensuite dans les petites boutiques de Djibouti-ville ou en province.

En cas de doute : présentez le billet à une agence bancaire du centre (boulevard de la République/secteur place Ménélik) et demandez un contrôle. Si un commerçant vous accuse d’avoir remis un faux, proposez de vous rendre ensemble à la banque la plus proche pour arbitrage. Gardez vos reçus de change et de retrait au cas où.

Dernière vérification des pratiques et conseils : juin 2026 (retours voyageurs, usage bancaire local).

Restrictions et limites d’import/export d’argent en Djibouti

À l’entrée comme à la sortie du territoire, le transport d’espèces est réglementé. Les autorités djiboutiennes appliquent un seuil de déclaration pour les liquidités au-delà d’un certain montant, en ligne avec les standards internationaux. Ce seuil et les procédures peuvent évoluer ; avant de voyager, vérifiez la notice la plus récente des Douanes de Djibouti ou les conseils de votre ambassade (dernière vérification : juin 2026).

  • Conseil pratique : si vous transportez une somme importante en espèces (DJF ou devises), préparez-la pour une éventuelle déclaration spontanée à l’aéroport d’Ambouli (formulaire simple et justificatifs d’origine des fonds si demandés).
  • Risque : non-déclaration au-dessus du seuil = possible retenue provisoire des fonds, amende administrative et délais. En cas de doute, déclarez.

Pour éviter tout problème, privilégiez les retraits progressifs sur place et les paiements par carte dans les hôtels qui l’acceptent, et ne transportez que l’espèce strictement nécessaire pour vos étapes rurales (Lac Assal, Lac Abbé, Tadjourah/Obock).


Check-list finale par profil (vérif. juin 2026)

  • Backpacker : 2 cartes (Visa/Mastercard), enveloppe DJF pour 3 jours (petites coupures), retraits en journée dans un hall bancaire. Change en ville uniquement, jamais dans la rue.
  • Couple en itinérance : réserver hôtels acceptant la carte à Djibouti-ville, prévoir cash pour taxis, marchés, sorties Moucha/Assal. Garder une enveloppe de secours en DJF pour un jour complet.
  • Famille : fractionner le cash entre adultes, prévoir monnaie pour bouteilles d’eau et snacks, éviter retraits nocturnes, vérifier service inclus avant de majorer le pourboire en restaurant.
  • Voyage affaires : paiement carte à l’hôtel et restaurants établis, prévoir per diem en DJF pour déplacements intra-urbains et pourboires. Demander facture en DJF + éventuel équivalent en devises.

Pour boucler la préparation financière de votre séjour, consultez aussi votre budget prévisionnel à Djibouti, les meilleures périodes pour voyager selon la chaleur et l’état de la mer, ainsi que nos conseils sécurité spécifiques au pays.

Questions fréquentes

Quelle est la monnaie officielle en Djibouti ?

Le franc djiboutien (DJF) est la monnaie officielle. Il est indexé à parité fixe sur le dollar américain (source : Banque centrale de Djibouti, vérif. juin 2026). Les transactions courantes s’effectuent uniquement en DJF, les centimes n’étant pas utilisés.

Où peut-on changer de l’argent à Djibouti-ville ?

À l’aéroport d’Ambouli pour un premier appoint, puis en centre-ville le long du boulevard de la République et près de la place Ménélik (banques reconnues). Évitez les changeurs de rue autour du Marché central, préférez un guichet officiel et demandez un reçu.

Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Djibouti ?

Non. La carte est surtout acceptée dans les hôtels et quelques restaurants/supermarchés de Djibouti-ville. Marchés, taxis, petites pensions et zones rurales (Lac Assal, Tadjourah, Dikhil) exigent du cash. Gardez toujours des petites coupures.

Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Djibouti ?

Si le service n’est pas inclus au restaurant, un petit extra est apprécié. Pour bagagistes et ménage : un petit billet en DJF. Pour une journée guide/chauffeur (Assal, Abbé), prévoyez une enveloppe en DJF à remettre en fin de service. Montants à ajuster selon la qualité.

Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Djibouti ?

Change informel avec taux opaques, arnaque au comptage, billets abîmés ensuite refusés, DAB à court de billets, DCC défavorable sur terminaux. Changez en banque, vérifiez vos billets, retirez en journée et refusez tout « taux maison » non affiché.

Vaut-il mieux emporter des dollars, des euros ou changer directement en francs djiboutiens ?

Apportez surtout une carte + un peu d’espèces en USD ou EUR pour démarrer. Le DJF s’obtient facilement à Djibouti-ville (banques/ATM). Les USD sont parfois affichés par les opérateurs touristiques, mais demandez toujours un prix en DJF avant de payer.