Relier Bordeaux et Toulouse en 1 h 05: c’est l’objectif associé à la future ligne à grande vitesse du Sud-Ouest. Le projet franchit une étape avec la validation, par le conseil d’administration de SNCF Réseau, du lancement de deux appels d’offres pour sa conception et sa réalisation. Les appels à candidature sont prévus d’ici à la fin de l’année 2026.
Pour les voyageurs, cette décision ne correspond toutefois ni à une ouverture de ligne ni à une mise en vente de billets. L’horizon évoqué pour la liaison est 2032 au plus tôt. Le projet s’inscrit dans un programme ferroviaire plus large, qui comprend aussi un axe vers Dax et des aménagements aux abords des deux métropoles.

La nouveauté à retenir
Les faits et détails confirmés
Le 5 novembre 2026, le conseil d’administration de SNCF Réseau a validé le lancement de deux procédures portant sur la conception et la réalisation de la future ligne entre Bordeaux et Toulouse. La décision concerne donc la préparation de marchés de travaux, et non l’ouverture d’un nouveau service ferroviaire.
Les appels à candidature doivent encore être lancés: le calendrier évoqué les situe d’ici à la fin de l’année. À ce stade, le feu vert ne signifie pas que les entreprises chargées des portions concernées ont déjà été choisies, ni que les modalités du futur service aux voyageurs sont arrêtées.
Les deux projets correspondent à des portions qui doivent se rejoindre à Sainte-Colombe-en-Bruilhois, dans le Lot-et-Garonne. Le premier, appelé Corea Ouest, porte sur la partie comprise entre Saint-Médard-d’Eyrans, au sud de Bordeaux, et cette commune. Le second, Corea Est, concerne la partie allant de Sainte-Colombe-en-Bruilhois à Saint-Jory, au nord de Toulouse. Les procédures associent, pour chacune de ces portions, la conception et la réalisation. Ce découpage permet de distinguer les deux périmètres soumis aux entreprises, sans transformer leurs limites géographiques en futures gares ou en arrêts commerciaux annoncés.
Les éléments pratiques et le contexte
La liaison prend place dans la Ligne nouvelle du Sud-Ouest, ou LNSO, qui concerne les axes Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Espagne. Sa première phase comprend les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, ainsi que des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse.
Les 327 kilomètres annoncés se rapportent aux deux lignes nouvelles de cette première phase: ils ne correspondent donc pas à la seule liaison entre Bordeaux et Toulouse. Cette distinction est importante pour lire le périmètre du projet, dont les dépenses et le calendrier dépassent le seul trajet mis en avant entre les deux métropoles.

Les destinations et lieux concernés
Les faits et détails confirmés
Bordeaux et Toulouse sont les deux villes au cœur de la liaison envisagée pour les voyageurs. L’objectif associé à la ligne nouvelle est de les relier en une heure et cinq minutes. Cette durée permet de comprendre l’ambition du projet pour les déplacements entre les deux métropoles du Sud-Ouest, mais elle ne décrit pas un horaire actuellement applicable.
Elle ne permet pas non plus, à elle seule, de connaître le parcours détaillé d’un futur train, ses éventuels arrêts ou sa fréquence. Le temps annoncé doit être lu comme une cible du projet, et non comme une garantie pour chaque trajet futur.
Le découpage des deux marchés donne des repères sur le tracé concerné par les procédures. À l’ouest, la portion Corea Ouest relie Saint-Médard-d’Eyrans, au sud de Bordeaux, à Sainte-Colombe-en-Bruilhois. À l’est, Corea Est concerne la section située entre cette dernière commune et Saint-Jory, au nord de Toulouse.
Sainte-Colombe-en-Bruilhois constitue ainsi le point de rencontre des deux projets de conception et de réalisation. Ces noms permettent de comprendre comment les périmètres se répartissent entre les abords des deux métropoles; ils ne suffisent pas à établir les lieux où les voyageurs pourront monter ou descendre.
Les éléments pratiques et le contexte
Le programme ne se limite pas au parcours entre Bordeaux et Toulouse. La première phase comprend aussi une ligne nouvelle vers Dax. Elle prévoit en outre des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, désignés respectivement par les sigles AFSB et AFNT.
Ces opérations aux abords des métropoles sont mentionnées aux côtés des lignes nouvelles, mais leur détail ne permet pas ici de déduire une liste de gares desservies. L’axe Bordeaux-Espagne appartient au périmètre plus large de la LNSO: sa mention ne signifie pas qu’une liaison voyageurs jusqu’en Espagne soit définie par ces seuls appels d’offres.

Dates et calendrier annoncés
Les faits et détails confirmés
La décision du conseil d’administration de SNCF Réseau intervient le 5 novembre 2026. Elle ouvre la voie aux deux appels à candidature attendus d’ici à la fin de cette même année. Cette échéance concerne la procédure destinée aux entreprises, pas la circulation des premiers trains.
Le lancement d’un appel et l’attribution d’un marché sont deux étapes distinctes: la validation connue ne suffit donc pas à identifier les futurs titulaires. Elle ne précise pas non plus, pour chacune des portions concernées, une date de début de construction. Pour suivre l’avancement, il faudra distinguer ces étapes de la perspective de mise en service.
Pour la liaison Bordeaux-Toulouse, l’horizon évoqué est 2032 au plus tôt. Cette formulation fixe une borne précoce, et non un jour d’ouverture ferme. Elle ne permet pas de réserver un trajet pour cette année-là ni d’affirmer que tous les services emprunteront la ligne dès cette échéance.
Le temps de parcours de 1 h 05 est, lui aussi, un objectif rattaché au projet. Le calendrier des appels à candidature et celui de la future liaison répondent ainsi à des questions différentes: l’un porte sur la préparation de l’infrastructure, l’autre sur la perspective offerte aux voyageurs une fois celle-ci réalisée.
Les éléments pratiques et le contexte
Un autre repère précède cette décision: le plan de financement a été signé le 18 février 2022 par l’État, SNCF Réseau et les 24 collectivités composant la Société du Grand Projet Sud-Ouest. Cette société, qui réunit les financeurs, assure la coordination ainsi que le suivi des coûts et des délais.
Les estimations financières sont régulièrement actualisées pour tenir compte notamment des réalités des travaux et de l’évolution des conditions économiques. Le suivi du calendrier ne se résume donc pas à l’échéance des appels à candidature: il porte aussi sur la réalisation du programme et sur les dépenses qui lui sont associées.

Modalités pratiques connues
Les faits et détails confirmés
Pour préparer un voyage entre Bordeaux et Toulouse, le chiffre de 1 h 05 doit encore être considéré comme une perspective. Aucune date de mise en vente de billets pour la future ligne n’est précisée dans les éléments disponibles.
Le feu vert concerne des procédures de conception et de réalisation: il ne constitue pas une annonce de réservation et ne modifie pas, à lui seul, les conditions de voyage actuellement proposées entre les deux villes. Pour un déplacement à organiser avant l’ouverture éventuelle de la ligne, il faut donc se référer aux horaires et aux offres effectivement disponibles pour la date recherchée.
Aucun tarif de billet n’est indiqué pour la future liaison. Les montants de plusieurs milliards d’euros associés au projet désignent des estimations du coût de l’infrastructure, et non le prix qui sera demandé aux voyageurs. Les conditions de réservation, les fréquences, les horaires et les arrêts commerciaux ne sont pas davantage précisés.
Il serait donc prématuré de calculer le budget d’un futur trajet ou de comparer un billet à venir avec une offre existante. De la même façon, l’objectif de durée ne renseigne pas sur les services proposés à bord ou sur les conditions d’échange et de remboursement.
Les éléments pratiques et le contexte
Les communes citées dans les deux appels d’offres servent à délimiter des portions de ligne. La présence de Saint-Médard-d’Eyrans, de Sainte-Colombe-en-Bruilhois ou de Saint-Jory dans ce découpage technique ne confirme pas qu’un train voyageurs s’y arrêtera.
Quant à Bordeaux-Dax, son inclusion dans la première phase du programme ne donne pas les horaires, les correspondances ni les temps de parcours qui seront proposés sur cet axe. Pour un voyageur, il faut donc séparer les lieux qui définissent les travaux des gares qui figureront éventuellement dans une future offre commerciale: les seconds ne sont pas établis par les informations disponibles.

Contexte et perspectives
Les faits et détails confirmés
Le financement prévu associe plusieurs échelons publics: 40 % pour l’État, 40 % pour les collectivités territoriales et 20 % pour l’Union européenne. Le plan signé en 2022 réunit l’État, SNCF Réseau et les 24 collectivités composant la Société du Grand Projet Sud-Ouest.
Cette répartition concerne le programme et ne correspond pas à une ventilation du prix d’un billet. La Société du Grand Projet Sud-Ouest rassemble les financeurs et remplit une fonction de coordination et de suivi. Elle doit notamment suivre les coûts et les délais, deux éléments essentiels pour apprécier l’évolution du projet au-delà du lancement des procédures.
Le plan de financement présente deux évaluations qui ne reposent pas sur la même base monétaire. La première s’établit à 10,361 milliards d’euros à la valeur de 2020. La seconde atteint 14 milliards d’euros courants, en tenant compte de la valeur de l’euro estimée à la fin des travaux.
Ces deux chiffres ne doivent donc pas être additionnés: ils expriment une estimation du coût selon des références différentes. Ils restent prévisionnels et peuvent être mis à jour pour tenir compte des réalités du chantier ainsi que des conditions économiques et financières, notamment de l’inflation. Ils ne constituent pas un coût final arrêté.
Les éléments pratiques et le contexte
SNCF Réseau conserve la responsabilité de maître d’ouvrage. À ce titre, son rôle comprend le pilotage du projet, la définition des exigences auxquelles devront répondre les futurs titulaires et la vérification de leur respect, notamment en matière d’environnement et d’intégration territoriale. La répartition de la conception et de la réalisation entre deux projets ne supprime donc pas cette responsabilité.
Elle s’articule avec le rôle de la Société du Grand Projet Sud-Ouest dans la coordination et le suivi. Les deux procédures constituent une étape du programme, tandis que les conditions précises de réalisation et la future offre ferroviaire restent distinctes de cette décision.
La perspective d’un Bordeaux-Toulouse en 1 h 05 progresse sur le plan des procédures, avec deux appels à candidature attendus d’ici à la fin de 2026. Elle reste néanmoins liée à une infrastructure à réaliser et à un horizon de mise en service envisagé au plus tôt en 2032. Les 327 kilomètres annoncés concernent un programme plus large que le seul trajet entre les deux villes. Pour les voyageurs, les éléments déterminants d’un futur déplacement — horaires, arrêts, fréquence et prix — ne sont pas encore connus.

Questions fréquentes
Quelle est la principale information annoncée ?
Le 5 novembre 2026, le conseil d’administration de SNCF Réseau a validé le lancement de deux procédures portant sur la conception et la réalisation de la future ligne entre Bordeaux et Toulouse. La décision concerne donc la préparation de marchés de travaux, et non l’ouverture d’un nouveau service ferroviaire.
Quels lieux et destinations sont concernés ?
Bordeaux et Toulouse sont les deux villes au cœur de la liaison envisagée pour les voyageurs. L’objectif associé à la ligne nouvelle est de les relier en une heure et cinq minutes.
Quelles dates et périodes sont confirmées ?
La décision du conseil d’administration de SNCF Réseau intervient le 5 novembre 2026. Elle ouvre la voie aux deux appels à candidature attendus d’ici à la fin de cette même année.
Quelles informations pratiques sont disponibles ?
Pour préparer un voyage entre Bordeaux et Toulouse, le chiffre de 1 h 05 doit encore être considéré comme une perspective. Aucune date de mise en vente de billets pour la future ligne n’est précisée dans les éléments disponibles.
Quel est le contexte de cette actualité ?
Le financement prévu associe plusieurs échelons publics: 40 % pour l’État, 40 % pour les collectivités territoriales et 20 % pour l’Union européenne. Le plan signé en 2022 réunit l’État, SNCF Réseau et les 24 collectivités composant la Société du Grand Projet Sud-Ouest.