Pourquoi le Suriname vaut vraiment le détour
Le Suriname, c’est ce petit pays d’Amérique du Sud qu’on place rarement sur une carte mentale. Et pourtant il est là, coincé entre la Guyane française et le Guyana, avec l’Atlantique au nord. Un territoire relativement compact… sauf que dès qu’on sort de la côte, tout devient immense. La forêt amazonienne prend le contrôle, littéralement.
Ce qui rend le Suriname unique, c’est ce mélange assez fou entre une nature massive et une mosaïque culturelle hyper vivante. Vous allez croiser des communautés créoles, hindoustanies, javanaises, marronnes, amérindiennes, chinoises. Et ce n’est pas « un peu » symbolique. Ça se voit dans les visages, dans les lieux de culte, dans la façon de manger, dans les langues qu’on entend au marché, dans les fêtes, dans la musique qui sort d’une voiture garée n’importe où.
À quoi s’attendre sur place ? Un voyage très axé nature et culture, avec un rythme lent. Une vraie sensation d’authenticité, parfois même de simplicité brute. Ici, il y a peu de tourisme de masse, donc il faut accepter que tout ne soit pas « optimisé » pour le visiteur. Les horaires changent, les routes aussi, et certaines excursions demandent de la patience. Mais c’est aussi ce qui fait le charme.
Pour qui c’est idéal ? Les voyageurs qui aiment l’aventure douce (ou l’aventure tout court), la photo, le birdwatching, la forêt, les rivières. Et aussi ceux qui aiment l’histoire coloniale, ou juste… manger. Parce que la cuisine surinamaise, c’est une raison de voyager à elle seule.
Bien préparer son voyage (pour profiter à fond sur place)
Quand partir : globalement, vous avez une saison plus sèche et une saison des pluies. Sur le papier, la saison sèche facilite les excursions en forêt et les déplacements sur certaines pistes. En pratique, même en saison « sèche », l’humidité est là. Et en saison des pluies, tout reste possible, mais il faut être plus souple. Les rivières peuvent monter, les sentiers devenir glissants, certains transferts prennent plus de temps. Si votre objectif principal, c’est la jungle et les randos, viser une période plus sèche aide. Si vous venez pour les tortues, là c’est la saison qui décide pour vous.
Formalités : passeport valide, et selon votre nationalité il peut y avoir un visa ou e-visa à faire en amont. Vérifiez aussi les conditions de transit si vous passez par un autre pays. Ajoutez une assurance voyage correcte, surtout si vous partez dans l’intérieur (évacuation, santé, etc.). Côté vaccins, on recommande souvent de se renseigner sur la fièvre jaune selon votre itinéraire, et de revoir les classiques. Rien de glamour, mais ça évite des galères inutiles.
Budget : Paramaribo peut être abordable sur l’hébergement et la nourriture (si vous mangez local, c’est même très rentable). En revanche, les tours dans l’intérieur, les lodges, les vols domestiques éventuels, les transferts en pirogue… ça peut faire monter la note assez vite. Pensez votre budget en deux blocs : la ville et la forêt. Ce ne sont pas les mêmes règles.
Paiements : ayez du cash. Vraiment. Dans Paramaribo, la carte passe parfois, mais ce n’est pas systématique. Et dès que vous sortez, c’est cash, point. Prévoyez aussi un petit stock de billets pour les pourboires et les achats simples.
Se déplacer : Paramaribo se fait bien à pied dans certaines zones, sinon taxi. Il y a des bus et minibus, pratiques mais pas toujours intuitifs pour un visiteur pressé. Pour l’intérieur, on parle souvent 4x4, vols intérieurs (selon la destination), et pirogue. Et oui, la pirogue n’est pas « une activité » seulement. C’est un moyen de transport.
Connectivité : prenez une carte SIM locale si vous restez un peu. En ville ça va, en dehors… c’est variable, parfois inexistant. Et honnêtement, c’est aussi un des plaisirs du Suriname. On décroche sans se forcer.
Top 30 des activités incontournables au Suriname
Petite logique avant de dérouler la liste. J’ai regroupé les activités par zones : Paramaribo, autour de Paramaribo, la côte et les zones humides, puis l’intérieur amazonien. Parce que tout est une question de distances et de logistique.
Conseil de lecture : ne cherchez pas à faire les 30. Choisissez plutôt 8 à 12 activités selon la durée.
- 7 jours : un bon mix ville + 2 excursions + une mini-immersion forêt.
- 10 jours : vous commencez à respirer, vous ajoutez Commewijne et un lodge.
- 14 jours : là vous pouvez intégrer Galibi ou Bigi Pan, et garder du temps tampon météo.
Paramaribo : 10 idées pour explorer la capitale (culture, architecture, ambiance)
Paramaribo, c’est la base idéale pour rayonner. Et c’est une capitale à taille humaine, avec un mélange colonial et caribéen. Des maisons en bois, des palmiers, des rues calmes… puis un marché qui explose de sons et d’odeurs à deux coins de rue. On s’y attache vite.
1) Se balader dans le centre historique de Paramaribo (patrimoine et maisons en bois)
Commencez simple. Marchez. Le centre historique se découvre mieux à pied, en levant la tête. Les façades en bois, les couleurs, les vérandas, les détails… tout raconte quelque chose. Et avec la chaleur, le rythme ralentit naturellement, ce qui colle parfaitement au lieu.
Astuce : partez tôt le matin. La lumière est plus douce, la ville se réveille, et vos photos auront ce rendu un peu doré qui fait tout.
2) Voir la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul (l’une des plus grandes en bois)
Elle est impressionnante, déjà de l’extérieur. Et quand vous entrez, vous comprenez. Une structure en bois immense, un intérieur lumineux, une atmosphère paisible.
Soyez attentif aux horaires, et à la tenue. C’est un lieu vivant, pas un décor. Pour la photo, testez aussi une perspective depuis les rues adjacentes, ça donne une vraie sensation d’échelle.
3) Passer par Independence Square et le palais présidentiel (vue d’ensemble de la ville)
Independence Square, c’est le cœur politique. Une grande place, des bâtiments officiels, un jardin. Ce n’est pas forcément « spectaculaire » au sens Instagram, mais c’est un bon endroit pour comprendre la ville. Vous voyez les gens qui passent, les pauses à l’ombre, les discussions.
À combiner à pied avec Waterkant, juste après.
4) Marcher le long de Waterkant au coucher du soleil
Waterkant, c’est ce moment où Paramaribo respire. La brise arrive, le fleuve Suriname change de couleur, et la vie locale est là. On flâne, on s’assoit, on boit quelque chose, on regarde les bateaux.
Timing : golden hour. C’est un cliché, oui. Mais c’est vrai.
5) Visiter Fort Zeelandia et son musée (histoire coloniale et mémoire)
Fort Zeelandia, c’est une fortification coloniale avec un musée qui aide à remettre les événements en place. On y apprend des choses sur la chronologie du pays, sur les périodes coloniales, sur des épisodes plus récents aussi, parfois lourds.
Conseil : si vous pouvez, prenez un guide. Sans contexte, on passe à côté de beaucoup.
6) Découvrir la mosquée Keizerstraat et la synagogue voisines (cohabitation unique)
C’est l’un des symboles les plus frappants de Paramaribo. Une mosquée et une synagogue côte à côte, littéralement. Pas pour « faire joli », mais parce que le Suriname est comme ça. Un pays de cohabitation, avec des communautés qui ont construit ensemble, dans le réel.
Respectez les lieux : vêtements corrects, photos discrètes, demandez si vous n’êtes pas sûr. Et profitez du moment. Il y a quelque chose de simple et fort dans cette proximité.
7) Explorer les marchés (Central Market) pour sentir le Suriname « au quotidien »
Le marché central, c’est le Suriname dans sa version brute. Fruits, épices, poissons, produits importés, stands de street-food. Ça parle fort, ça négocie, ça rigole.
Venez le matin, gardez du cash, et faites attention à vos sacs comme dans n’importe quel grand marché. Et goûtez quelque chose sur place, même un jus, même un snack. C’est le meilleur souvenir.
8) Goûter la cuisine surinamaise (métissée et ultra généreuse)
La cuisine surinamaise est un mélange. Et un mélange qui marche. Testez : roti, nasi, bami, saoto, pom, broodje bakkeljauw, bara. Et je pourrais continuer.
Où manger ? Dans les warungs javanais, les petites cantines, les restos simples du centre. Demandez le niveau d’épices si vous êtes sensible. Parfois ça pique sans prévenir.
9) Faire une visite guidée « culture & communautés » (créole, hindoustani, javanais, marron)
C’est le genre de visite qui change tout. Parce qu’un pays comme le Suriname ne se lit pas seulement dans ses bâtiments. Il se lit dans ses communautés, leurs histoires, leurs lieux, leurs traditions.
Option : tour à vélo ou à pied selon la chaleur. Et posez des questions. Les meilleures anecdotes sortent rarement du script.
10) Sortir le soir : bars, musique, ambiance caribéenne tranquille
Le soir, Paramaribo n’est pas une ville qui hurle. Elle est plus tranquille, plus posée. Terrasses, musique live parfois, rhum ou cocktails, discussions longues.
Conseil : déplacez-vous en taxi la nuit, surtout si vous ne connaissez pas bien les zones. Et si vous voulez un plan soft, cherchez une soirée au bord de l’eau. Simple. Efficace.
Autour de Paramaribo : 7 excursions faciles (nature, animaux, histoire)
Ces sorties se font à la journée ou sur 1 à 2 nuits. Parfait si vous restez basé en ville, ou si vous voulez une transition douce avant la grande forêt.
11) Réserve de Brownsberg : rando, cascades et points de vue sur le lac
Brownsberg, c’est l’une des façons les plus accessibles de toucher la forêt. Sentiers, cascades, points de vue sur le lac Brokopondo. Vous pouvez faire une petite balade ou une rando plus longue.
Ça peut être glissant, surtout après la pluie. Prenez de bonnes chaussures, de l’anti-moustiques, et idéalement un guide. La forêt est plus intéressante quand quelqu’un vous apprend à regarder.
12) Lac Brokopondo : paysages, villages, détente au fil de l’eau
Le lac Brokopondo a une atmosphère particulière, avec ces paysages d’eau et parfois des arbres émergés. Vous pouvez faire une balade en bateau, voir des villages, comprendre un peu l’histoire du barrage qui a transformé la région.
Bon à savoir : la logistique est plus simple via un tour opérateur, surtout si vous n’avez pas de véhicule.
13) Plantations historiques (ex. Peperpot) : marcher entre nature et mémoire
Peperpot, c’est une ancienne plantation devenue un espace où la nature a repris ses droits. Sentiers, oiseaux, ambiance calme. Ça se fait à pied ou à vélo, selon ce que vous préférez.
Mais prenez un guide si vous pouvez. Sinon, vous voyez « un joli endroit vert ». Avec le contexte, ça devient un lieu de mémoire, et ça change la marche.
14) Commewijne River : tour en bateau, anciennes plantations et vie fluviale
Commewijne, c’est un classique. Un paysage de mangrove, des rives habitées, un rythme lent, et des arrêts sur d’anciennes plantations. Souvent avec un déjeuner local, et un sentiment de journée complète sans être épuisante.
Prévoyez : protection solaire, chapeau, eau. Le soleil sur l’eau, ça tape.
15) Spotter les dauphins d’eau douce au confluent (option sunset cruise)
Oui, il y a des dauphins d’eau douce, et les tours les cherchent souvent au confluent. L’ambiance au coucher du soleil est superbe, même si vous ne voyez pas grand-chose.
Gardez des attentes réalistes : l’observation n’est jamais garantie. Et choisissez un opérateur responsable. Pas de poursuite agressive, pas de harcèlement.
16) Galibi (réserve) : observer la ponte des tortues marines (en saison)
Galibi, c’est une expérience rare, mais elle dépend de la saison. Ponte, éclosion… ça varie. En général, il faut y passer au moins une nuit, parce que les observations se font souvent le soir, et les trajets prennent du temps.
Éthique : règles strictes. Pas de flash, pas d’approche non encadrée. Guides agréés uniquement. C’est non négociable.
17) Braamspunt : plage, oiseaux et tortues (selon saison) près de l’embouchure
Braamspunt, c’est une plage sauvage, accessible en bateau, proche de l’embouchure. Un banc de sable, du vent, des oiseaux, une sensation de bout du monde. Parfois des tortues selon la saison, et souvent un coucher de soleil très beau.
Attention aux marées, aux moustiques, et à la logistique. Tour organisé recommandé.
Côte et nature « facile » : 5 activités pour voir la faune sans partir trop loin
Si vous aimez observer les animaux et les paysages d’eau, cette partie est pour vous. Zones humides, mangrove, oiseaux partout.
18) Bigi Pan : paradis du birdwatching (flamants, hérons, ibis)
Bigi Pan est connu pour ça : les oiseaux. Flamants, hérons, ibis, et des centaines d’espèces selon la période. Souvent, on y va en bateau, on dort dans un lodge simple, et on se cale sur les meilleurs moments de lumière.
Le lever et le coucher du soleil sont magiques. Prenez des jumelles, et protégez-vous du soleil. Vêtements légers, manches longues si vous voulez éviter de vous tartiner en permanence.
19) Weg naar Zee : observer les oiseaux et l’Atlantique près de Paramaribo
Weg naar Zee, c’est une sortie simple, proche de Paramaribo. Une digue, l’Atlantique, des oiseaux migrateurs selon la saison, et une belle lumière en fin d’après-midi.
À savoir : moustiques possibles, météo changeante, accès parfois un peu chaotique. Mais ça fait partie du truc.
20) Paramaribo Zoo (option légère si vous voyagez en famille)
Le zoo de Paramaribo peut être une option courte si vous voyagez en famille ou si vous avez une demi-journée à combler. Vous verrez des espèces locales et amazoniennes.
Cela dit, si vous avez le choix et que vos valeurs vous poussent plutôt vers le milieu naturel, privilégiez une excursion nature. Dans tous les cas, allez-y tôt, quand il fait moins chaud, et combinez avec un parc ou le centre-ville.
21) Parc naturel de la mangrove : comprendre cet écosystème clé
La mangrove, c’est un écosystème essentiel. Protection côtière, nurserie pour poissons, refuge pour oiseaux. Un tour en bateau avec un guide permet de vraiment comprendre ce que vous regardez, au lieu de juste voir « des arbres dans l’eau ».
Bon réflexe : anti-moustiques, chaussures fermées. Et soyez prêt à transpirer.
22) Journée « photographie nature » : oiseaux + villages + scènes de rivière
Si vous aimez la photo, construisez une journée autour de spots proches : Waterkant tôt le matin, Commewijne dans la journée, zones humides en fin d’après-midi. L’idée, c’est de chasser la lumière, pas de faire des kilomètres.
Réglages utiles : un téléobjectif ou au moins des jumelles, protection du matériel contre l’humidité, chiffons microfibres. Et étiquette de base : demandez avant de photographier les personnes, surtout dans les villages. Un sourire et une question, ça change tout.
Amazonie surinamaise : 8 expériences fortes (forêt, rivières, communautés)
L’intérieur, c’est le grand voyage. Souvent en lodge, en pirogue, avec guide. Et c’est là que le Suriname devient presque… autre. Plus vaste. Plus silencieux. Plus intense.
23) Partir en lodge en forêt : immersion totale (sons, nuit, ciel)
Dormir en lodge en forêt, ça change votre rapport au temps. Vous vous couchez avec les sons, vous vous réveillez avec les sons. Et la nuit, le ciel peut être dingue si la zone est dégagée.
Choisissez selon votre style : éco-lodge confortable ou version plus rustique. Regardez aussi l’accessibilité : certains lodges se font par route et bateau, d’autres demandent un vol intérieur.
Conseils : sacs étanches, lampe frontale, vêtements longs. Et acceptez l’idée de déconnexion.
24) Naviguer en pirogue sur un fleuve (Suriname River, Coppename, Marowijne)
La pirogue, c’est une aventure en soi. Les rives défilent, les oiseaux passent, la pêche parfois, les arrêts imprévus. C’est hypnotique.
Sécurité : gilet, consignes du guide, et affaires étanches. Un sac sec, ce n’est pas un gadget ici, c’est votre meilleur ami.
Astuce : acceptez le rythme. Rien ne sert de lutter contre le fleuve. Il gagne toujours.
25) Dormir dans un village marron (culture, artisanat, récits)
Les Marrons ont une histoire puissante, liée à la résistance et à la forêt. Passer une nuit dans un village, c’est découvrir une culture vivante : artisanat, musique, cuisine, récits. Souvent, l’accueil est chaleureux, mais il faut être respectueux.
Demandez avant de prendre des photos. Suivez les règles locales. Et prenez le temps d’écouter, même si vous ne comprenez pas tout. L’important est parfois dans le ton, pas dans les mots.
26) Rencontrer une communauté amérindienne (artisanat, nature, transmission)
Une rencontre bien faite, via des guides ou organisations sérieuses, peut être un moment fort. On apprend le lien à la forêt, certaines plantes, l’artisanat, une vision du territoire différente de la nôtre.
Comment bien le faire : consentement, achat équitable si vous achetez quelque chose, attitude humble. Évitez le folklore. Ce ne sont pas des figurants, c’est leur maison.
27) Randonnée jungle : apprendre à « lire » la forêt avec un guide
Marcher en jungle, ce n’est pas cocher des kilomètres. C’est apprendre à lire : les traces, les sons, les plantes médicinales, les insectes, les oiseaux qu’on n’aurait même pas vus.
Il y a des sentiers faciles, et des treks plus engagés. Indispensables : eau, chaussures sérieuses, anti-moustiques, patience. Et un guide, clairement. Sans guide, la forêt se ferme. Avec guide, elle s’ouvre.
28) Observation nocturne : grenouilles, insectes, caïmans (selon zone)
La nuit, la forêt devient un autre monde. Des sons partout, des yeux qui brillent parfois au ras de l’eau, des grenouilles minuscules aux couleurs improbables, des insectes… énormes.
Sécurité : rester groupé, suivre les consignes. Éthique : pas de manipulation d’animaux, lumière modérée. Observer, pas déranger.
29) Se baigner près d’une cascade ou rapides (selon saison et sécurité)
Une baignade en pleine nature, près d’une cascade ou de rapides, c’est un bonheur simple. Pause fraîcheur, décor jungle, pique-nique parfois. Et ce moment où vous réalisez que vous êtes loin, mais bien.
Prudence : courants, rochers glissants, zones autorisées uniquement. Prenez des chaussures d’eau, et une serviette légère.
30) Faire une sortie « faune & empreintes » : singes, paresseux, oiseaux (selon chance)
L’observation de la faune en jungle, c’est une école d’humilité. On apprend à repérer des traces, à écouter, à reconnaître un mouvement dans les feuilles. Vous pourrez voir des singes, des oiseaux incroyables, peut-être un paresseux… ou rien du tout pendant une heure, puis tout d’un coup quelque chose.
Attentes réalistes : la jungle ne promet rien. Mais elle surprend souvent.
Conseils : jumelles, silence, vêtements neutres. Et laissez votre téléphone tranquille, au moins un moment.
Idées d’itinéraires (7, 10 et 14 jours) pour caser ces 30 activités sans courir
Itinéraire 7 jours (équilibré, sans se cramer)
- Jour 1 : Paramaribo, centre historique + Waterkant au coucher du soleil.
- Jour 2 : marchés + cuisine surinamaise + Fort Zeelandia.
- Jour 3 : Commewijne River (plantations, bateau, dauphins si possible).
- Jour 4 : Brownsberg (rando, cascades).
- Jour 5 : Paramaribo, visite « culture & communautés » + soirée tranquille.
- Jour 6 et 7 : mini-immersion en lodge forêt (pirogue, marche, nuit, observation).
Itinéraire 10 jours (plus fluide, plus nature)
- Jours 1 à 3 : Paramaribo (les essentiels, sans courir).
- Jour 4 : Peperpot + détente, ou Weg naar Zee en fin de journée.
- Jour 5 : Commewijne + dauphins sunset cruise.
- Jour 6 : Brownsberg + lac Brokopondo.
- Jours 7 à 10 : lodge forêt (randos, pirogue, nuit, faune), avec une journée plus légère au milieu.
Itinéraire 14 jours (le vrai grand Suriname)
- Jours 1 à 4 : Paramaribo + Commewijne + Peperpot + Weg naar Zee.
- Jours 5 à 7 : Bigi Pan (birdwatching, lever de soleil, lodge simple).
- Jours 8 à 12 : intérieur amazonien plus profond (lodge, villages, randos, nocturne).
- Jours 13 à 14 : Galibi (si saison tortues) ou retour progressif sur Paramaribo avec repos.
Conseil qui sauve un voyage : gardez une journée tampon. Pluie, retards bateau, fatigue, imprévu. Au Suriname, ça arrive. Et si ça n’arrive pas, vous aurez juste… une journée parfaite en bonus.
Conseils pratiques sur place (petits détails qui changent tout)
Argent : cash utile, distributeurs pas toujours fiables, pourboires appréciés (guides, piroguiers, staff lodge). Négociation douce quand c’est pertinent, sans forcer.
Équipement : vêtements respirants, poncho, sacs étanches, répulsif sérieux, crème solaire, chapeau. Une lampe frontale, indispensable dès que vous quittez la ville.
Respect culturel : salutations simples, sourire, demander avant les photos, respect dans les lieux religieux. Avec les guides et les villages, soyez clair sur vos attentes, et soyez ponctuel. Ça facilite tout.
Écoresponsabilité : ramenez vos déchets, évitez de laisser du plastique traîner, utilisez une crème solaire plus respectueuse si vous allez dans l’eau, réduisez le bruit en forêt. Et choisissez des opérateurs responsables, surtout pour tortues et faune.
Langues : néerlandais et sranan tongo, avec l’anglais souvent utile en ville et dans les tours. Quelques phrases aident beaucoup, même maladroites. « Goedemorgen » (bonjour), « dank je wel » (merci), et vous gagnez déjà des sourires.
Conclusion : le Suriname, un voyage « rare » entre jungle et cultures
Le Suriname, c’est un voyage rare parce qu’il n’essaie pas de vous séduire à tout prix. Paramaribo vous donne la culture, l’architecture, la cuisine et cette diversité visible partout. La côte et les zones humides vous offrent la faune facilement, surtout les oiseaux. Et l’intérieur, lui, vous donne l’Amazonie. La vraie. Celle qui ralentit votre cerveau et vous fait écouter.
Recommandation simple : choisissez quelques expériences fortes plutôt que vouloir tout faire. Une bonne immersion en lodge, une journée sur un fleuve, une rencontre culturelle bien encadrée, une sortie oiseaux… ça suffit à faire un grand voyage.
Planifiez selon la saison (tortues, oiseaux, pluies), et réservez certaines excursions en avance, surtout Galibi, Bigi Pan et les lodges de forêt. Après ça, laissez un peu de place au hasard. Au Suriname, c’est souvent là que les meilleurs moments arrivent.
Questions fréquemment posées
Pourquoi le Suriname est-il une destination unique en Amérique du Sud ?
Le Suriname se distingue par son mélange exceptionnel entre une nature amazonienne immense et une mosaïque culturelle très vivante, avec des communautés créoles, hindoustanies, javanaises, marronnes, amérindiennes et chinoises qui se reflètent dans la langue, la cuisine, les fêtes et l'ambiance générale du pays.
Quelle est la meilleure période pour visiter le Suriname ?
Il existe une saison sèche et une saison des pluies. La saison sèche facilite les excursions en forêt et les déplacements sur certaines pistes, tandis que la saison des pluies demande plus de souplesse mais reste praticable. Pour profiter au mieux des randonnées en jungle, privilégiez la saison sèche.
Quelles formalités sont nécessaires pour voyager au Suriname ?
Un passeport valide est obligatoire. Selon votre nationalité, un visa ou e-visa peut être requis. Il est conseillé de souscrire une assurance voyage couvrant notamment l'évacuation sanitaire. Concernant les vaccins, renseignez-vous sur la vaccination contre la fièvre jaune et revoyez vos vaccins classiques.
Comment gérer son budget lors d'un voyage au Suriname ?
Le budget doit être pensé en deux parties : Paramaribo est abordable pour l'hébergement et la nourriture locale, tandis que les excursions dans l'intérieur du pays (lodges, vols domestiques, pirogues) peuvent rapidement faire augmenter les coûts. Préparez-vous à ces différences selon vos activités.
Quels moyens de paiement utiliser au Suriname ?
Il est fortement recommandé d'avoir du cash sur soi. Les cartes bancaires passent parfois à Paramaribo mais rarement ailleurs. Ayez toujours un petit stock de billets pour les achats simples et les pourboires, surtout en dehors de la capitale.
Quels modes de transport privilégier pour se déplacer au Suriname ?
À Paramaribo, il est facile de se déplacer à pied dans certaines zones ou en taxi. Des bus et minibus existent mais ne sont pas toujours pratiques pour les visiteurs pressés. Dans l'intérieur du pays, on utilise souvent le 4x4, les vols intérieurs selon la destination et beaucoup la pirogue qui est un moyen de transport courant.
