Khartoum, Port-Soudan, les déplacements routiers entre les villes, les zones proches de la mer Rouge et les trajets vers les frontières ne présentent pas le même type d’exposition, mais aucun circuit touristique ordinaire ne peut être considéré comme normal au Soudan dans le contexte actuel. Le pays connaît un conflit armé en cours depuis le 15 avril 2023, avec des affrontements, une criminalité violente, un risque de détention ou d’enlèvement et des services essentiels fortement perturbés.

Verdict : le Soudan est actuellement une destination à très haut risque et un voyage touristique est à reconsidérer. La France recommande à ses ressortissants encore présents de quitter le territoire par leurs propres moyens et de rejoindre notamment l’Égypte ou l’Éthiopie. Cette recommandation concerne aussi bien Khartoum que les autres régions : les déplacements routiers ne devraient être entrepris qu’en cas de nécessité absolue.

Les risques les plus immédiats sont les combats, les frappes de drones, les checkpoints, les vols et agressions, les coupures de communications, l’accès limité aux soins et les accidents de la route. Ce guide distingue les alertes officielles des conseils pratiques, précise les secteurs et situations à éviter et indique quoi faire en cas d’urgence, sans présenter le 999 comme un service nécessairement opérationnel.

Le Soudan est-il dangereux actuellement ?

Verdict rapide : peut-on voyager au Soudan sans danger particulier ?

Alerte officielle : non. Le Soudan connaît toujours un conflit armé entre les Forces Armées Soudanaises et les Forces de Soutien Rapides. La situation reste extrêmement volatile et dangereuse sur l’ensemble du territoire. La France recommande instamment à ses ressortissants encore présents de quitter le pays par leurs propres moyens et de rejoindre un pays voisin, notamment l’Égypte ou l’Éthiopie.

Un séjour touristique à Khartoum, à Port-Soudan ou dans une autre ville ne doit donc pas être assimilé à un voyage classique dans une destination simplement soumise à une vigilance renforcée. Les affrontements, les tirs, les frappes de drones et les changements rapides de situation peuvent affecter les déplacements et les infrastructures. Les aéroports de Khartoum et de Port-Soudan assurent un nombre limité de vols, mais ont été ciblés par des frappes de drones et peuvent fermer temporairement.

Le risque ne se limite pas aux zones de combat. Les autorités signalent aussi une criminalité violente à Khartoum et une forte augmentation de la criminalité dans d’autres villes et régions. Les détentions, enlèvements criminels, disparitions forcées et arrestations illégales constituent également des risques élevés dans l’ensemble du pays.

Les facteurs qui font varier le niveau de risque

Le niveau d’exposition dépend d’abord du lieu, mais aucun itinéraire ne permet aujourd’hui de transformer le Soudan en destination touristique ordinaire. Khartoum cumule les affrontements et une criminalité violente largement répandue. Port-Soudan dispose encore de liaisons aériennes limitées, sans constituer pour autant une zone sûre : son aéroport peut être touché ou fermé.

Le mode de déplacement est un autre facteur déterminant. Un trajet routier, notamment entre des villes ou vers une zone isolée, expose aux combats, aux checkpoints, aux demandes d’argent, aux accidents et à l’absence de secours. Les autorités recommandent de ne prendre la route qu’en cas de nécessité absolue.

La saison modifie aussi les conditions pratiques. De juillet à octobre, la saison des pluies peut provoquer des crues soudaines, notamment au sud de Khartoum, et rendre certaines routes impraticables. Enfin, une coupure des réseaux mobiles ou d’internet peut survenir sans avertissement, ce qui complique la localisation, les réservations et l’appel aux secours.

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Zones à éviter et secteurs où renforcer la vigilance

Régions, frontières ou axes formellement déconseillés

Alerte officielle : le dossier disponible ne fournit pas une cartographie détaillée État par État, mais il établit que le conflit est en cours dans l’ensemble du Soudan. Il ne faut donc pas limiter l’alerte à Khartoum. Les déplacements routiers dans le pays sont déconseillés sauf nécessité absolue, et les itinéraires vers une frontière ne doivent pas être considérés comme une solution automatiquement praticable.

Les aéroports de Khartoum et de Port-Soudan sont des infrastructures particulièrement sensibles. Ils assurent un nombre limité de vols, ont été visés par des frappes de drones et peuvent fermer à nouveau temporairement. Un billet ou une liaison annoncée ne constitue donc pas une garantie de départ.

La mer Rouge et le détroit de Bab-el-Mandeb appellent une prudence spécifique. En raison des menaces visant les bâtiments civils et des activités militaires dans la zone, les plaisanciers doivent reporter sine die leurs déplacements dans ce secteur. Aucune alternative maritime ne doit être improvisée sur la base d’informations non vérifiées.

Villes, quartiers et lieux de passage demandant plus de prudence

Khartoum est le principal lieu explicitement signalé pour la criminalité violente. Depuis le début du conflit, des pillages, cambriolages, intrusions dans les domiciles, vols, agressions et vols de téléphones ou de sacs y sont rapportés. Les demandes d’argent aux checkpoints et la mendicité agressive font également partie des situations signalées.

Les autres villes et régions ne doivent pas être considérées comme une solution sûre par défaut : une forte augmentation de la criminalité y a aussi été signalée. Dans une ville, évitez de vous déplacer vers un checkpoint, de discuter longuement sur place ou de sortir votre téléphone pour filmer. Si un déplacement est absolument nécessaire, préparez-le avec un contact local et un moyen de communication de secours, sans compter sur une couverture continue.

Les aéroports, hôtels, restaurants, lieux de culte, plateformes de transport et grands rassemblements fréquentés par des étrangers peuvent constituer des cibles potentielles d’attentats. Il s’agit d’un risque terroriste documenté, et non d’une raison pour qualifier indistinctement chaque quartier de dangereux.

Zones naturelles, isolées ou saisonnières à ne pas sous-estimer

Le principal risque naturel documenté concerne les crues soudaines pendant la saison des pluies, de juillet à octobre. Elles peuvent rendre certaines zones inaccessibles par la route, notamment au sud de Khartoum. Une route apparemment praticable peut donc devenir impraticable rapidement.

Dans les secteurs éloignés, l’isolement aggrave les conséquences d’un incident. Les infrastructures médicales sont limitées et une évacuation médicale est probablement nécessaire pour tout traitement dépassant les soins les plus élémentaires. La combinaison entre route dégradée, communications interrompues et absence de secours rend les excursions isolées incompatibles avec une préparation touristique ordinaire.

Conseil éditorial : renoncez à toute excursion, traversée ou navigation si vous ne pouvez pas confirmer l’accès, la situation locale, un moyen de communication indépendant et une solution de repli. Dans le contexte actuel, l’option la plus sûre reste de ne pas entreprendre le voyage.

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Les risques les plus concrets pendant un voyage au Soudan

Vols, arnaques et sollicitations : les scénarios à reconnaître

Les incidents signalés ne relèvent pas seulement de la petite délinquance. À Khartoum comme dans d’autres régions, les voyageurs peuvent être exposés aux pillages, aux intrusions, aux cambriolages, aux vols de téléphone ou de sac et aux agressions. Aux checkpoints, des demandes d’argent sont signalées. Une sollicitation peut donc rapidement devenir une situation de pression ou de menace.

Ne montrez pas d’argent ni de téléphone dans un lieu de passage, gardez vos documents et moyens de paiement séparés et ne photographiez pas une interaction avec des hommes armés ou un checkpoint. En cas de contrôle, évitez la confrontation et ne tentez pas de forcer le passage. Ces mesures ne suppriment pas le risque d’arrestation, d’enlèvement ou de disparition forcée, qui reste élevé dans tout le pays.

Route, transports publics et déplacements de nuit

Alerte officielle : les déplacements routiers ne devraient être entrepris qu’en cas de nécessité absolue. Les routes peuvent être non goudronnées, présenter des nids-de-poule et être utilisées par des piétons, des charrettes à ânes et des pousse-pousse. Les accidents sont fréquents, notamment avec les transports publics et des véhicules comme les pousse-pousse ou les minibus « amjad ».

La conduite de nuit est particulièrement défavorable : l’éclairage public est généralement absent et de nombreux véhicules circulent sans feux. Évitez donc de prévoir une arrivée nocturne ou un long trajet après la tombée de la nuit. Les checkpoints, l’évolution du conflit et l’absence de secours peuvent aussi interrompre un parcours sans préavis.

Les aéroports ne sont pas une garantie logistique. Les liaisons depuis Khartoum ou Port-Soudan sont limitées et peuvent être suspendues après une frappe de drone. Vérifiez l’état réel du vol avant tout déplacement vers un terminal et prévoyez qu’une fermeture temporaire puisse empêcher le départ.

Santé, climat, faune et défaillances d’infrastructure

Le conflit a gravement affecté les services de santé. De nombreux services peuvent être indisponibles et les infrastructures médicales sont limitées. Une évacuation médicale est probablement nécessaire pour tout traitement autre que les soins les plus élémentaires. Il faut donc obtenir un avis médical avant tout projet et vérifier précisément la couverture d’assistance et d’évacuation de l’assurance.

Les risques sanitaires mentionnés comprennent notamment le choléra, le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, le chikungunya et la rougeole. Un professionnel de santé doit déterminer les mesures adaptées au voyageur, aux régions visitées et à son état de santé. Le certificat de vaccination contre la fièvre jaune est requis pour entrer au Soudan.

Les coupures de téléphonie mobile et d’internet peuvent survenir sans avertissement. Conservez donc hors ligne les documents essentiels, les coordonnées utiles et les informations de trajet. Cette précaution ne remplace pas une solution d’évacuation, mais réduit la dépendance à un réseau susceptible d’être interrompu.

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Le niveau de prudence selon votre profil de voyage

Voyageuses seules, voyageurs solo et sorties nocturnes

Un voyage en solo augmente la dépendance à un réseau de communications qui peut être coupé et à des services de secours souvent inopérants. Les sorties nocturnes sont particulièrement déconseillées en raison de l’absence fréquente d’éclairage, des véhicules sans feux, des accidents et de la criminalité.

Si vous êtes déjà sur place et devez vous déplacer, informez un contact de confiance de votre trajet, limitez les déplacements routiers au strict nécessaire et évitez les rassemblements, les checkpoints et les lieux de passage très fréquentés par des étrangers. En cas de harcèlement ou de sollicitation agressive, cherchez d’abord à rejoindre un lieu où vous pouvez vous mettre à l’abri sans provoquer de confrontation. Ces précautions ne remplacent pas la recommandation officielle de quitter le pays.

Familles, seniors et voyageurs avec un besoin médical

Les familles, les personnes âgées et les voyageurs dépendant d’un traitement sont particulièrement exposés à la dégradation des soins et aux difficultés de transport. Les hôpitaux et autres services médicaux peuvent être indisponibles, tandis qu’une évacuation vers un autre pays peut être nécessaire pour un traitement non élémentaire.

Avant tout déplacement, faites vérifier par un professionnel de santé la compatibilité du voyage avec votre situation, emportez les documents médicaux utiles et confirmez par écrit les conditions d’assistance et d’évacuation. Prévoyez une réserve adaptée de médicaments, sans supposer qu’un renouvellement sera possible sur place. Pour une famille, les crues de juillet à octobre et les longues distances routières constituent des contraintes supplémentaires.

Personnes LGBTQ+, couples et voyageurs exposés aux règles locales

Le dossier ne permet pas de détailler de manière fiable la législation actuelle applicable aux personnes LGBTQ+ ou aux couples. Il ne faut donc pas présenter une règle juridique précise sans vérification complémentaire. En revanche, plusieurs obligations documentées concernent tous les visiteurs.

La loi soudanaise impose de porter en permanence une pièce d’identité avec photographie, telle qu’un passeport. Il est également déconseillé de photographier les zones sécurisées, les bâtiments gouvernementaux, les installations militaires, les services publics, les ponts et les aéroports. N’utilisez pas de caméra dans ces lieux et ne publiez pas d’images susceptibles d’être interprétées comme une prise de vue d’une installation sensible.

Les voyageurs doivent aussi s’enregistrer auprès du département des étrangers du ministère de l’Intérieur dans les trois jours suivant leur arrivée, sous peine d’amende. Les conditions d’entrée peuvent varier selon la nationalité : les éléments disponibles ici concernent notamment les titulaires d’un passeport britannique et ne doivent pas être généralisés à tous les voyageurs.

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Comment réduire les risques avant et pendant le séjour

Avant le départ : documents, assurance et plan de secours

Priorité : reconsidérez le départ avant de réserver ou de maintenir un circuit. La recommandation française invite les ressortissants encore présents à quitter le Soudan par leurs propres moyens et à rejoindre notamment l’Égypte ou l’Éthiopie. L’ambassade de France à Khartoum est fermée jusqu’à nouvel ordre et n’est plus en mesure d’assurer l’assistance consulaire aux ressortissants français encore sur place.

  • Vérifiez que votre assurance couvre explicitement le conflit armé, l’évacuation médicale et le rapatriement.
  • Conservez hors ligne une copie du passeport, de l’assurance, des ordonnances et des contacts essentiels.
  • Préparez plusieurs moyens de paiement et une réserve adaptée aux coupures de réseau et aux fermetures temporaires.
  • Ne partez pas sans vérifier les conditions d’entrée applicables à votre nationalité. Pour un passeport britannique, un visa est requis et le passeport doit rester valable au moins six mois après l’arrivée.
  • Informez un proche de votre itinéraire et d’un scénario de sortie vers un pays voisin, sans supposer qu’un poste-frontière sera ouvert ou praticable.

Sur place : argent, téléphone, transports et comportement

Ne dépendez pas d’un seul téléphone ou d’une seule connexion : les réseaux mobiles et internet peuvent être interrompus sans avertissement. Gardez les informations essentielles hors ligne et évitez de filmer les bâtiments, ponts, aéroports, installations militaires ou zones sécurisées.

Pour les déplacements indispensables, privilégiez un trajet préparé de jour et renoncez à la route si les conditions locales, l’itinéraire ou la situation du conflit ne sont pas confirmés. La nuit, l’absence d’éclairage et les véhicules sans feux rendent les déplacements particulièrement risqués. N’empruntez pas un transport public ou un minibus sans mesurer le risque d’accident et l’absence possible de secours.

Gardez votre passeport ou une pièce d’identité photographique sur vous, conformément à la loi locale. Évitez d’exhiber votre téléphone ou votre argent dans les lieux de passage. Si un contrôle ou une demande d’argent survient, restez calme, ne filmez pas et ne tentez pas de franchir un checkpoint par la force.

Que faire en cas de problème au Soudan ?

Urgence médicale, accident ou menace immédiate

Le numéro d’urgence au Soudan est le 999 pour l’ambulance, les pompiers et la police. Toutefois, les services d’urgence sont souvent inopérants en raison du conflit. Ne comptez donc pas sur une intervention rapide ou systématique.

  1. Mettez-vous à l’abri, éloignez-vous des combats, des rassemblements et des installations ciblées, si cela est possible sans vous exposer davantage.
  2. Appelez le 999 et transmettez votre position, votre état, votre identité et un numéro de rappel. Réessayez si le réseau fonctionne.
  3. Contactez votre assurance et un proche dès que les communications le permettent.
  4. En cas de problème médical, demandez une évacuation lorsque les soins locaux ne suffisent pas : les infrastructures sont limitées et les traitements avancés peuvent nécessiter une sortie du pays.

Ne vous rendez pas spontanément dans un hôpital, un aéroport ou un poste de contrôle sans vérifier la situation locale. Ces lieux peuvent être affectés par les combats, les frappes ou des fermetures temporaires.

Vol, perte de passeport, arrestation ou litige

En cas de vol, mettez rapidement en opposition vos moyens de paiement et votre ligne téléphonique si nécessaire. Notez le lieu, l’heure, les objets concernés et les circonstances, puis conservez toute preuve utile pour l’assurance. Un dépôt de plainte peut être difficile ou impossible selon la zone et le fonctionnement des services locaux.

Si votre passeport est perdu ou volé, conservez une copie hors ligne et contactez votre représentation diplomatique lorsque cela est possible. Pour les ressortissants français, l’ambassade de France à Khartoum est fermée et n’est plus en mesure d’assurer l’assistance consulaire aux Français encore présents sur place. Le consulat ne remplace ni la police, ni l’assurance, ni un dispositif d’évacuation.

En cas d’arrestation, de détention ou de litige, ne signez pas un document que vous ne comprenez pas et demandez, lorsque cela est possible, à contacter votre représentation diplomatique et votre assurance. Le risque de détention, d’enlèvement criminel, de disparition forcée et d’arrestation illégale étant élevé dans l’ensemble du pays, la priorité reste de ne pas se rendre au Soudan et, pour les personnes déjà présentes, de préparer un départ par leurs propres moyens.

Questions fréquentes

Le Soudan est-il sûr pour les touristes actuellement ?

Non. Le Soudan connaît un conflit armé en cours et une situation extrêmement volatile. Les risques concernent l’ensemble du pays, avec notamment des combats, une criminalité violente, des détentions, des enlèvements, des coupures de communications et un accès très limité aux soins. La France recommande à ses ressortissants encore présents de quitter le territoire par leurs propres moyens, notamment vers l’Égypte ou l’Éthiopie.

Quelles zones faut-il éviter au Soudan ?

Il faut éviter l’ensemble du territoire dans le cadre d’un voyage touristique. Les déplacements routiers ne devraient être entrepris qu’en cas de nécessité absolue. Khartoum est touchée par une criminalité violente, tandis que d’autres villes et régions connaissent aussi une forte augmentation de la criminalité. Les aéroports de Khartoum et de Port-Soudan peuvent être visés ou fermer temporairement. Les plaisanciers doivent reporter sine die leurs déplacements en mer Rouge et dans le détroit de Bab-el-Mandeb.

Peut-on voyager seul ou seule au Soudan ?

Un voyage en solo est fortement déconseillé dans le contexte actuel. Les communications peuvent être interrompues sans avertissement, les déplacements routiers sont très risqués et les services d’urgence souvent inopérants. Les sorties nocturnes ajoutent les risques liés à l’absence d’éclairage, aux véhicules sans feux, aux accidents et à la criminalité. Les personnes déjà sur place doivent limiter leurs déplacements et préparer leur départ.

Est-il prudent de conduire au Soudan ?

Non. Les routes peuvent être dégradées ou non goudronnées, les accidents sont fréquents et les véhicules, notamment les transports publics, présentent un risque élevé. La nuit, l’éclairage public est généralement absent et de nombreux véhicules circulent sans feux. Le conflit, les checkpoints et les crues soudaines de juillet à octobre compliquent encore les trajets. Les déplacements routiers ne devraient avoir lieu qu’en cas de nécessité absolue.

Quels numéros appeler en cas d’urgence au Soudan ?

Le 999 est le numéro soudanais indiqué pour l’ambulance, les pompiers et la police. Toutefois, les services d’urgence sont souvent inopérants en raison du conflit. En cas de menace, mettez-vous d’abord à l’abri, puis appelez le 999 si le réseau fonctionne en indiquant votre position et votre état. Contactez ensuite votre assurance et un proche. L’ambassade de France à Khartoum est fermée et n’assure pas l’assistance consulaire aux Français encore sur place.