La Serbie reste l’un des pays les plus abordables d’Europe pour un voyageur francophone, mais elle n’est plus la destination très bon marché que certains anciens récits laissent imaginer. Belgrade s’est nettement renchérie, Novi Sad attire davantage de visiteurs depuis la modernisation de la ligne ferroviaire, et les stations de montagne comme Kopaonik peuvent surprendre en hiver.

Le vrai avantage de la Serbie, c’est sa flexibilité : on peut y voyager simplement en bus, dormir en auberge, manger un burek au marché de Zeleni Venac et visiter beaucoup de sites gratuitement. On peut aussi faire grimper la note avec un hôtel central à Dorćol, des taxis quotidiens, des restaurants branchés à Savamala ou un week-end ski à Kopaonik.

Pour un voyage confortable mais raisonnable, comptez souvent 70 à 120 € par jour et par personne hors vol international. Un backpacker organisé peut descendre autour de 45 à 65 € par jour, tandis qu’un couple ou une famille qui privilégie les hôtels bien situés, les transferts privés et les excursions vers Tara, Uvac ou les gorges du Danube devra prévoir davantage. Voici le budget poste par poste, avec les prix à surveiller, les économies faciles et les pièges locaux.

Comprendre le coût de la vie et la monnaie en Serbie

La monnaie officielle est le dinar serbe, abrégé RSD. Le dinar est relativement stable face à l’euro depuis plusieurs années : l’ordre de grandeur utile à retenir est d’environ 117 RSD pour 1 €. Le taux exact varie légèrement et doit être vérifié avant le départ, notamment via la Banque nationale de Serbie ou votre application bancaire.

La Serbie n’utilise pas l’euro dans les commerces du quotidien. Certains hébergements, agences d’excursion ou loueurs peuvent afficher leurs tarifs en euros, surtout à Belgrade, Novi Sad, Zlatibor ou Kopaonik, mais le paiement final se fait très souvent en dinars. Garder une petite réserve de cash est indispensable, surtout pour les bus régionaux, les marchés, les cafés de village, les monastères et les frais de bagage en soute dans les gares routières.

Attention à l’évolution des prix : même si le dinar reste stable, l’inflation alimentaire et immobilière a marqué les grandes villes serbes depuis 2022. Les restaurants du centre de Belgrade, les appartements touristiques et les hôtels proches de Trg Republike ou de la gare de Novi Sad ont augmenté plus vite que les transports publics. Les fourchettes ci-dessous sont donc volontairement prudentes.

Quelle est la monnaie en Serbie et comment gérer vos paiements ?

En Serbie, retirez des dinars serbes aux distributeurs des banques reconnues, par exemple dans le centre de Belgrade, autour de Knez Mihailova, à l’aéroport Nikola Tesla ou près de la gare ferroviaire de Novi Sad. Les cartes Visa et Mastercard européennes sont bien acceptées dans les hôtels, supermarchés Maxi, Idea ou Lidl, restaurants urbains et stations-service. En revanche, prévoyez du liquide pour un taxi rural à Mokra Gora, une kafana à Guča, un producteur de rakija ou un billet de bus acheté au dernier moment.

Évitez la conversion dynamique proposée par certains terminaux ou distributeurs : si l’écran vous demande de payer en euros ou en dinars, choisissez les dinars. Votre banque appliquera généralement un taux plus correct. Dans les bureaux de change de Belgrade, comparez le cours affiché et évitez les guichets trop touristiques autour de la gare routière. Ne changez pas d’argent dans la rue, même si le taux semble meilleur.

Exemples de prix en Serbie pour comprendre le coût de la vie

La Serbie coûte moins cher que la France pour les transports, les repas simples et les cafés, mais les hébergements bien placés à Belgrade peuvent se rapprocher de certains prix d’Europe centrale. Voici des repères utiles pour 2025-2026, à convertir avec un taux moyen proche de 117 RSD pour 1 €.

Dépense courantePrix réalisteContexte local
Espresso ou café turc150 à 300 RSDCafé de quartier à Vračar, Dorćol ou Novi Sad
Burek au fromage ou à la viande250 à 450 RSDBoulangerie pekara près de Zeleni Venac ou Futoška pijaca
Ticket de transport urbain à Belgradeenviron 50 à 120 RSD selon durée et zoneBus, tram ou trolley dans la zone urbaine
Bouteille d’eau 1,5 l60 à 120 RSDSupermarché Maxi, Idea ou petite épicerie
Lit en auberge12 à 25 €Belgrade centre, Novi Sad hors grands événements
Repas simple en kafana800 à 1 500 RSDĆevapi, salade šopska, pain, hors alcool fort

Dans l’ouest serbe, autour de Tara, Bajina Bašta ou Užice, les repas familiaux et chambres chez l’habitant restent souvent plus accessibles qu’à Belgrade. À l’inverse, les lieux très demandés comme Kopaonik en hiver ou Novi Sad pendant le festival EXIT peuvent doubler certains tarifs d’hébergement.

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Budget hébergement/logement en Serbie

L’hébergement est le poste qui fait le plus varier le budget d’un voyage en Serbie. Le pays offre un bon choix d’auberges, de petits hôtels urbains, d’appartements, de maisons rurales et d’ethno-villages. La différence entre un lit en dortoir à Belgrade et un hôtel spa à Zlatibor ou Kopaonik est énorme.

La bonne nouvelle : hors très haute saison et grands événements, le rapport qualité-prix reste solide. Un couple peut trouver un appartement propre et central à Novi Sad ou Niš pour un prix raisonnable. Une famille peut louer une maison à Tara ou près du lac Zaovine sans exploser son budget si elle réserve tôt. En revanche, Belgrade demande plus d’attention : les quartiers branchés et les immeubles récents se paient, surtout les week-ends.

Comparatif des types d’hébergements et prix moyens par profil de voyageur

Pour un backpacker, le meilleur compromis se trouve dans les auberges de Belgrade autour de Dorćol, Studentski trg ou près de la gare routière, avec des lits souvent entre 12 et 25 € selon la saison. À Novi Sad, les prix sont similaires mais peuvent augmenter fortement pendant EXIT en juillet. À Niš, Užice ou Subotica, les petits logements privés sont souvent plus abordables.

Pour un voyageur confort, prévoyez plutôt 45 à 80 € la nuit pour une chambre double simple mais correcte à Belgrade, Novi Sad ou Niš. Les hôtels 3 étoiles bien notés autour de Slavija, Vračar ou Stari Grad sont pratiques, mais pas toujours silencieux. Les appartements entiers peuvent être intéressants à partir de 35 à 70 € hors événement, surtout pour rester plusieurs nuits.

Pour un couple ou une famille, les maisons rurales et appartements avec cuisine font baisser le budget repas. Autour de Tara, Mokra Gora, Zlatibor ou Fruška Gora, comptez souvent 50 à 120 € la nuit selon capacité, vue, jacuzzi, chauffage et saison. À Kopaonik, le ski change tout : les hôtels proches des remontées et les résidences avec spa peuvent dépasser 120 à 200 € la nuit en plein hiver.

Conseils pour bien choisir son logement : sécurité, emplacement, astuces d’économie en Serbie

À Belgrade, le meilleur choix dépend de votre rythme. Stari Grad et Dorćol permettent de tout faire à pied, mais les rues proches des bars peuvent être bruyantes le vendredi et le samedi. Vračar est souvent plus résidentiel, pratique pour les cafés et le temple Saint-Sava. Savamala et Belgrade Waterfront conviennent si vous aimez sortir, moins si vous cherchez une ambiance locale calme.

Avant de réserver un appartement, vérifiez trois points : étage avec ou sans ascenseur, chauffage en hiver, et commentaires récents sur le bruit. Dans les immeubles anciens de Belgrade, un logement charmant peut devenir pénible si les fenêtres donnent sur une avenue comme Bulevar kralja Aleksandra. En été, la climatisation compte réellement : Belgrade dépasse facilement 30 °C en juillet-août.

Astuce locale : pour les régions de Tara, Uvac ou Golubac, contactez l’hébergement avant de payer une excursion privée. Beaucoup de propriétaires connaissent un batelier, un guide ou un chauffeur local à meilleur prix que les offres vendues depuis Belgrade. Évitez toutefois les paiements intégralement en avance hors plateforme reconnue si l’annonce manque d’avis récents.

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Budget transport : arriver et se déplacer en Serbie

La Serbie est assez simple à rejoindre depuis la France, la Belgique ou la Suisse, surtout via Belgrade. Une fois sur place, le bus reste le roi des déplacements interurbains, même si le train rapide Belgrade-Novi Sad a changé la donne sur cet axe. La voiture de location devient utile pour Tara, Uvac, les monastères isolés ou les villages de l’est, mais elle n’est pas indispensable pour un premier séjour urbain.

Les distances sont raisonnables, mais les temps de trajet peuvent surprendre : rejoindre une zone naturelle comme Uvac ou certains secteurs de Tara prend plus longtemps que la carte ne le laisse penser. Les routes de montagne sont lentes, et les bus régionaux ne correspondent pas toujours aux horaires touristiques.

Prix du vol international et astuces pour payer moins cher pour la Serbie

L’aéroport principal est Belgrade Nikola Tesla. Depuis Paris, Air Serbia opère des vols directs vers Belgrade, et les compagnies à bas coût ou avec escale peuvent proposer des alternatives selon la saison. Depuis Lyon, Marseille, Bruxelles, Genève ou Bâle, il faut parfois passer par Vienne, Munich, Zurich, Istanbul ou une autre plateforme européenne.

En basse saison, un aller-retour France-Belgrade peut se trouver autour de 90 à 180 € si vous voyagez léger et réservez tôt. En période chargée, notamment été, fêtes de fin d’année, grands week-ends et dates proches du festival EXIT à Novi Sad, comptez plus volontiers 220 à 450 €, parfois davantage avec bagage en soute. Les bagages cabine payants des compagnies low cost changent vite le prix réel : comparez toujours le tarif final, pas seulement le prix d’appel.

Les ressortissants français peuvent généralement séjourner jusqu’à 90 jours sans visa en Serbie pour un voyage touristique. La carte nationale d’identité ou le passeport sont acceptés pour l’entrée, mais le passeport reste plus confortable en cas d’itinéraire régional. Si vous logez chez un particulier, la déclaration de séjour auprès de la police peut être nécessaire ; les hôtels s’en chargent normalement.

Se déplacer à l’intérieur du pays : options, prix et pièges à éviter

À Belgrade, le transport public est très économique : bus, trams et trolleys couvrent bien la ville, même si les trajets peuvent être lents aux heures de pointe entre Novi Beograd, Zeleni Venac et Slavija. Les tickets urbains restent peu chers, mais le système d’achat peut être déroutant pour un visiteur sans carte SIM serbe. Renseignez-vous à l’arrivée sur l’application ou les points de vente disponibles.

Le train rapide Belgrade-Novi Sad est l’un des meilleurs rapports qualité-prix du pays : il relie les deux villes en environ 35 à 40 minutes selon le service, souvent pour quelques euros. Pour Niš, Subotica, Užice ou les zones de montagne, le bus reste souvent plus pratique. Un Belgrade-Niš ou Belgrade-Zlatibor tourne généralement autour de 1 400 à 2 500 RSD selon compagnie, horaire et saison.

Piège fréquent : dans les gares routières serbes, le bagage placé en soute peut coûter 100 à 200 RSD en supplément, payé directement au chauffeur. Gardez de la monnaie. Pour les taxis, utilisez une compagnie officielle ou une application comme Yandex Go ou CarGo à Belgrade. À l’aéroport Nikola Tesla, privilégiez le comptoir de taxi officiel ou la navette A1 vers le centre pour éviter les chauffeurs insistants.

La location de voiture coûte souvent 25 à 60 € par jour hors assurance complète, davantage en été ou en hiver. Elle devient pertinente pour les gorges du Danube, Tara, Uvac, Studenica ou les villages de Fruška Gora. Vérifiez les frais transfrontaliers si vous prévoyez la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro ou la Macédoine du Nord, et ne partez pas à Kopaonik en hiver sans pneus adaptés.

Budget repas et coût de la nourriture en Serbie

Manger en Serbie peut rester très économique, surtout si vous alternez boulangeries, marchés, grillades simples et restaurants locaux. La cuisine est généreuse : burek, pljeskavica, ćevapi, sarma, gibanica, soupes, salades, kajmak et viandes grillées dominent les menus. Les portions sont souvent copieuses, ce qui permet parfois de partager une entrée ou de réduire le nombre de plats.

Belgrade concentre les écarts les plus forts. Une kafana traditionnelle de quartier peut rester abordable, tandis qu’un restaurant moderne de Beton Hala, Savamala ou Belgrade Waterfront peut coûter presque autant qu’une adresse d’Europe occidentale. Dans les villes moyennes comme Niš, Kragujevac ou Užice, le budget repas est généralement plus doux.

Combien coûte un repas au restaurant ou sur le pouce en Serbie ?

Pour un petit budget, les pekara sont imbattables : un burek, une gibanica ou une part de pizza de boulangerie coûte souvent 250 à 500 RSD. Un yaourt à boire, très courant avec le burek, ajoute environ 80 à 150 RSD. C’est le petit-déjeuner local le plus simple avant de prendre un bus à Zeleni Venac ou un train pour Novi Sad.

Repas ou boissonPrix réalisteOù le trouver
Burek et yaourt330 à 650 RSDPekara de Belgrade, Niš ou Novi Sad
Pljeskavica à emporter350 à 700 RSDGrillades rapides près des marchés et gares
Déjeuner simple en kafana800 à 1 500 RSDVračar, Zemun, centre de Niš
Dîner plus confortable1 800 à 3 500 RSD par personneRestaurant central à Belgrade ou Novi Sad
Bière locale250 à 500 RSDBar simple, kafana ou restaurant
Rakija250 à 600 RSDKafana traditionnelle, prix variable selon qualité

Les restaurants touristiques de Skadarlija à Belgrade facturent parfois l’ambiance, la musique et l’emplacement. Ce n’est pas forcément à éviter, mais mieux vaut lire le menu avant de s’asseoir et vérifier si le pain, le service musical ou certains accompagnements sont facturés séparément.

Où et comment se nourrir pas cher/fiablement en Serbie ?

À Belgrade, le marché de Zeleni Venac est pratique pour acheter fruits, pain, fromage, noix, eau et snacks avant une journée de visite. Kalenic, dans le quartier de Vračar, est agréable le matin pour composer un pique-nique plus local. À Novi Sad, Futoška pijaca est une bonne option avant de monter vers Petrovaradin ou de prendre le train.

Pour économiser sans mal manger, cherchez les plats du jour dans les kafane de quartier : soupe, viande mijotée, salade et pain reviennent souvent moins cher qu’un menu touristique en anglais. À Niš, la tradition de grillades permet de très bien manger pour un prix inférieur à Belgrade.

Deux alertes utiles : la Serbie reste très carnée, donc les végétariens doivent repérer les restaurants proposant des plats posno, sans produits animaux dans le contexte du jeûne orthodoxe, ou des adresses modernes à Belgrade et Novi Sad. Ensuite, le tabac en intérieur peut encore surprendre dans certains bars et restaurants ; si vous êtes sensible, demandez une salle non-fumeur ou privilégiez les terrasses hors hiver.

Activités, visites et extras à prévoir dans le budget en Serbie

La Serbie permet de visiter beaucoup sans payer cher. La forteresse de Belgrade, les quais du Danube, Zemun, les points de vue de Petrovaradin, plusieurs monastères et de nombreuses randonnées sont gratuits ou presque. Le budget augmente avec les musées, les excursions en bateau, les guides privés, le ski ou les transferts vers les sites naturels difficiles d’accès.

Pour un séjour de deux semaines, une enveloppe activités de 100 à 250 € par personne suffit souvent si vous mélangez visites libres, musées et une ou deux excursions organisées. Ajoutez davantage si vous voulez faire Uvac en bateau, le train Šargan Eight, une journée guidée dans les gorges du Danube ou plusieurs jours à Kopaonik.

Tarifs des activités incontournables en Serbie : que prévoir ?

À Belgrade, la forteresse de Kalemegdan et les vues sur la confluence Save-Danube sont gratuites, ce qui en fait l’une des meilleures visites du pays pour un budget serré. Le musée Nikola Tesla demande généralement un billet autour de 800 RSD pour les adultes, avec visites commentées selon les horaires. Le musée de Yougoslavie, utile pour comprendre l’époque Tito, reste lui aussi dans une gamme abordable, souvent autour de quelques centaines de dinars.

À Novi Sad, la forteresse de Petrovaradin est gratuite en accès extérieur. Le budget vient plutôt du transport, d’un café avec vue ou d’une visite de galerie. Dans les gorges du Danube, la forteresse de Golubac est payante selon les zones accessibles, souvent autour de 750 à 1 500 RSD. Une croisière ou sortie en bateau dans le secteur de Đerdap peut ajouter 1 500 à 3 500 RSD.

Dans l’ouest, le train touristique Šargan Eight à Mokra Gora coûte généralement autour de 1 000 à 1 500 RSD selon saison et catégorie. Les excursions en bateau dans le canyon d’Uvac tournent souvent autour de 2 500 à 4 500 RSD selon durée, taille du groupe et départ. Les monastères comme Studenica, Žiča ou Manasija sont souvent gratuits, mais une donation et une tenue couvrant épaules et jambes sont appréciées.

Les extras et imprévus à ne pas oublier dans le budget

Le premier imprévu serbe est le transport du dernier kilomètre. Un bus vous amène à Užice, Bajina Bašta ou Nova Varoš, mais pas toujours au belvédère exact de Tara ou au départ du bateau d’Uvac. Un taxi local, un transfert d’hébergement ou une excursion peut alors ajouter 20 à 80 € à la journée selon distance et négociation.

Deuxième poste sous-estimé : les bagages et services. En bus, la soute peut coûter 100 à 200 RSD par trajet. Dans certains hébergements, le parking à Belgrade ou Novi Sad peut coûter 5 à 15 € par jour. À Kopaonik, le budget ski comprend forfait, location de matériel, parking, repas en station et éventuellement chaînes ou pneus hiver.

Prévoyez aussi une marge pour l’assurance voyage, les retraits bancaires, les pourboires et les imprévus médicaux légers. Les pourboires ne sont pas obligatoires comme en Amérique du Nord, mais arrondir ou laisser environ 5 à 10 % dans un restaurant avec service apprécié est courant dans les zones urbaines. Enfin, si votre itinéraire inclut le Kosovo, renseignez-vous séparément : monnaie, assurances auto, règles d’entrée et lecture politique des frontières ne se gèrent pas comme un simple trajet intérieur serbe.

Conseils pratiques et astuces pour économiser en Serbie

Le budget en Serbie dépend autant de votre itinéraire que de votre niveau de confort. Un séjour Belgrade-Novi Sad-Niš en train et bus peut rester très doux. Un circuit Belgrade-Tara-Uvac-Golubac sans voiture demande plus d’organisation et peut coûter plus cher en transferts qu’en hébergements. L’erreur classique consiste à vouloir tout voir en peu de jours : les trajets privés remplacent alors les bus, et le budget grimpe vite.

Quand partir au meilleur prix en Serbie ?

Les meilleures périodes pour payer moins cher tout en voyageant confortablement sont souvent avril-juin et septembre-octobre. Le printemps est agréable à Belgrade, Fruška Gora et Novi Sad ; l’automne est excellent pour Tara, Zlatibor et les gorges du Danube. Les hébergements sont généralement moins tendus qu’en plein été ou pendant les événements.

Juillet peut être cher à Novi Sad avec le festival EXIT, surtout autour de Petrovaradin et du centre. Août reste animé mais chaud à Belgrade ; certains hôtels d’affaires peuvent proposer de bons tarifs en semaine, tandis que les appartements touristiques bien notés restent demandés. L’hiver est bon marché dans les villes, mais Kopaonik inverse la logique : ski, vacances scolaires, fêtes de fin d’année et week-ends font monter les prix.

Pour économiser, réservez Belgrade et Novi Sad tôt si vous voyagez un week-end, mais gardez de la souplesse dans les villes secondaires. Pour Tara ou Uvac, appelez ou écrivez à l’hébergement afin de grouper logement et activité : c’est souvent plus efficace que de réserver chaque prestation séparément depuis la capitale.

Conseils budget selon le profil voyageur : seul, en couple, famille/luxe

Un voyageur solo peut viser 45 à 65 € par jour hors vol en dormant en auberge, en utilisant bus et train, et en mangeant pekara le matin puis kafana simple le soir. Le point faible du solo en Serbie, ce sont les excursions nature : Uvac, Tara ou Đerdap coûtent moins cher si vous trouvez un groupe ou si vous partez depuis une base locale plutôt que depuis Belgrade.

Un couple voyageant confortablement doit plutôt prévoir 75 à 120 € par jour et par personne hors vol. L’économie principale vient des appartements avec cuisine à Novi Sad, Niš ou Zlatibor, et des trajets en train/bus plutôt que des transferts privés. À Belgrade, choisir Vračar ou Zemun peut offrir un meilleur rapport calme-prix que l’hyper-centre festif.

Une famille peut maîtriser son budget avec des logements équipés, une voiture louée seulement pour quelques jours et des pauses nature à Tara ou Fruška Gora. Attention aux chambres quadruples : elles ne sont pas toujours moins chères que deux petites chambres, et les appartements deviennent vite plus pratiques.

Pour un voyage confort ou luxe, la Serbie reste intéressante : hôtels design à Belgrade, restaurants modernes, spas à Vrnjačka Banja ou Zlatibor, chauffeur privé vers Golubac. Mais le budget peut dépasser 180 à 250 € par jour et par personne si vous additionnez hôtel central, restaurants haut de gamme, bars, taxis et excursions privées.

Profil sur 14 joursBudget hors volBudget avec vol depuis la FranceStyle de voyage
Backpacker630 à 910 €800 à 1 250 €Auberges, bus, pekara, musées choisis
Couple standard par personne1 050 à 1 680 €1 250 à 2 100 €Chambres doubles, kafane, train, 2 excursions
Confort par personne1 900 à 3 000 €2 200 à 3 500 €Hôtels centraux, taxis, restaurants, guides privés
Famille de 43 200 à 5 200 €4 200 à 7 000 €Appartements, voiture partielle, activités nature

La marge de sécurité recommandée est d’au moins 10 à 15 % du budget total. Elle couvre les retraits coûteux, un taxi imprévu, un changement météo à Tara, un supplément bagage, une nuit plus chère à Belgrade ou une excursion qui ne part qu’en formule privée. En Serbie, ce ne sont pas les dépenses quotidiennes qui ruinent le voyage, mais les petits arbitrages décidés trop tard.

Questions fréquentes

Quel est le budget moyen pour un voyage de 2 semaines en Serbie ?

Pour 14 jours, comptez environ 800 à 1 250 € par personne avec vol pour un voyage économique, 1 250 à 2 100 € en confort standard, et plus de 2 200 € si vous privilégiez hôtels centraux, taxis et excursions privées. Les périodes EXIT à Novi Sad et ski à Kopaonik font monter la note.

Peut-on voyager avec un budget serré en Serbie ? Quels sont les vrais pièges ?

Oui, la Serbie se prête bien aux petits budgets grâce aux bus, aux trains, aux auberges et aux repas en pekara. Les pièges sont surtout les taxis non officiels à l’aéroport de Belgrade, les excursions nature réservées trop tard, les bagages payants en soute de bus et les logements chers pendant les festivals.

Quels sont les postes imprévus souvent oubliés pour la Serbie ?

Prévoyez les frais de retrait, les suppléments bagages en bus, le parking à Belgrade ou Novi Sad, les transferts vers Tara ou Uvac, et les pourboires au restaurant. Si vous louez une voiture, vérifiez aussi assurance, pneus hiver et frais transfrontaliers.

Faut-il payer en euros ou en dinars serbes sur place ?

Payez en dinars serbes dans la grande majorité des cas. Certains hébergements affichent leurs prix en euros, mais les commerces, transports, restaurants et marchés fonctionnent en RSD. Aux distributeurs et terminaux, refusez la conversion en euros et choisissez le paiement en dinars.

La Serbie est-elle moins chère que la Croatie ou la Slovénie ?

Globalement oui, surtout pour les restaurants, cafés, transports publics et hébergements hors grands événements. Belgrade peut toutefois devenir chère dans les quartiers centraux, et Kopaonik en hiver se rapproche de prix plus élevés. La Serbie reste surtout avantageuse si vous utilisez bus, train et restaurants locaux.

Quel budget prévoir pour les transports en Serbie ?

Pour un itinéraire Belgrade, Novi Sad, Niš et une région nature, prévoyez souvent 80 à 180 € par personne sur deux semaines en bus et train. Ajoutez davantage si vous louez une voiture, prenez des taxis privés ou rejoignez des sites isolés comme Uvac, Tara ou Đerdap.