Arriver en Roumanie sans connaître la monnaie locale peut vite compliquer les premiers paiements : un café à Bucarest réglé avec un gros billet qui vous vaut des regards gênés, un taxi refusant la carte à Brașov, un bureau de change trop cher à l’aéroport d’Otopeni… Une préparation simple évite ces déconvenues et vous fait économiser du temps et de l’argent.
Ce guide pratique vous explique la devise officielle (leu, code RON), les billets et pièces réellement utilisés, où changer au meilleur taux, comment retirer et payer par carte en ville comme à la campagne, quand garder du cash, comment (et combien) laisser un pourboire, ainsi que les principales arnaques à éviter en Roumanie.
Point clé à retenir dès maintenant : la Roumanie n’est pas dans la zone euro. Les paiements se font en lei, même si certains hôtels ou opérateurs touristiques affichent des prix en euros autour de Bucarest, Brașov ou sur le littoral de Constanța. Ces acceptations d’euros restent informelles et rarement au bon taux : privilégiez les lei.
Dernière vérification éditoriale : pratiques et usages revus au 2e trimestre 2026 sur la base d’informations publiques (Banque nationale de Roumanie, banques commerciales) et de retours voyageurs récents.
Présentation et fonctionnement de la monnaie en Roumanie
La monnaie officielle est le leu roumain (singulier leu, pluriel lei), code ISO RON, subdivisé en 100 bani (singulier ban). Le leu actuel (« leu fort ») est en circulation depuis la réforme monétaire de 2005, qui a supprimé quatre zéros de l’ancienne monnaie. Les billets roumains sont en polymère, résistants et dotés de fenêtres transparentes et de repères tactiles.
Billets et pièces utilisés quotidiennement en Roumanie
En pratique, vous verrez surtout :
- Pièces : 5 bani, 10 bani, 50 bani. La pièce de 1 ban existe mais circule très peu à Bucarest, Cluj-Napoca ou Iași ; elle est quasiment introuvable dans les commerces.
- Billets : 1, 5, 10, 20, 50, 100, 200 et 500 lei. Les coupures de 1, 5 et 10 lei sont très utiles pour les cafés, transports et petits achats ; 50 et 100 lei servent au quotidien en ville ; 200 et 500 lei sont souvent refusés pour de petites notes en province (pensions du Maramureș, boutiques à Sighișoara).
Usage terrain concret :
- À Bucarest (quartier Lipscani ou Universitate), un café ou une petite boisson se règle facilement avec un billet de 10 lei ; on vous rendra fréquemment une pièce de 50 bani si nécessaire.
- Dans les tramways ou bus de Brașov et Sibiu, les automates et kiosques acceptent volontiers les billets de 5/10 lei et rendent la monnaie en pièces ; arrivez avec du change pour éviter de bloquer la file.
- Sur le littoral (Constanța, Mamaia), les petites échoppes saisonnières préfèrent les billets de 1/5/10 lei ; un billet de 200 lei peut être refusé faute de monnaie.
Conseil pratique : retirez à un DAB de banque ou faites un petit achat dans une supérette (Mega Image, Profi, Carrefour Market) pour « casser » un billet de 100 ou 200 lei. Demandez explicitement de la monnaie en 10/5 lei et 50 bani (« mărunți » pour dire « de la petite monnaie »).
Sources usuelles : Banque nationale de Roumanie (liste officielle des coupures en circulation) et communications des banques commerciales roumaines sur les séries de billets/monnaies.
Symboles et codes de la monnaie officielle en Roumanie
La devise s’écrit în roumain « leu »/« lei » et « ban »/« bani ». Le code ISO est RON. Sur les étiquettes, factures et DAB, vous verrez :
- « RON » sur les reçus de cartes, relevés bancaires et certains terminaux.
- « lei » ou parfois « L » sur des affichages en boutique et menus de restaurants à Cluj-Napoca, Timișoara ou Brașov.
- La décimale est indiquée avec des bani (ex. 7,50 lei). Les prix au centime sont rares dans la pratique, car la pièce de 1 ban circule peu.
Sur place, pour lever toute ambiguïté au moment de payer à Iași, Sibiu ou Oradea, demandez « în lei sau în euro? » si un tarif vous paraît ambigu sur un panneau touristique ; le paiement légal en boutique est en lei, sauf mention contractuelle très spécifique (hôtellerie, tours privés négociés).
Particularités de la monnaie locale en Roumanie
Trois spécificités vous faciliteront la vie :
- Billets en polymère : les coupures roumaines sont plastifiées, avec fenêtres transparentes et éléments en relief. C’est très pratique pour le contrôle d’authenticité en ville comme à la montagne (Carpates). Évitez de les plier fortement près des fenêtres : les déchirures peuvent être refusées en caisse à Sibiu ou Suceava.
- Nouvelle coupure de 20 lei : introduite récemment, elle circule désormais largement à Bucarest et Cluj. Elle comble l’écart entre 10 et 50 lei et s’avère idéale pour un repas simple ou des billets de musée à Timișoara.
- Double affichage officieux : dans les zones touristiques (Bucarest-Centrul Vechi, Brașov-Centrul Istoric, Mamaia en été), certains prix sont annoncés en euros sur les sites ou menus multilingues ; le règlement se fait néanmoins en lei au taux interne du commerçant.
À connaître : la réforme de 2005 a supprimé quatre zéros de l’ancienne monnaie. Très rarement, des escrocs tentent encore d’écouler de vieux billets « lei » pré-2005 près des gares (București Gara de Nord) : méfiez-vous des « bons plans » de change de rue.
Changer de l’argent et connaître les taux en Roumanie
Le plus simple en arrivée à l’aéroport de Bucarest-Henri Coandă (OTP) est de retirer un petit montant en lei à un DAB de banque, puis d’effectuer vos changes plus importants en ville. Les bureaux de change de centre-ville (« Casa de Schimb Valutar ») et les banques pratiquent des conditions souvent plus favorables que les comptoirs d’aéroport.
Où changer son argent en Roumanie ?
Options fiables par grande ville :
- Bucarest : privilégiez les banques et changeurs établis autour de Piața Universității, Piața Romană, Calea Victoriei, ou dans les centres commerciaux (AFI Cotroceni, Băneasa Shopping City). Évitez les rabatteurs autour de Gara de Nord et les boutiques trop « opportunes » du Centrul Vechi affichant des taux agressifs mais assortis de commissions.
- Cluj-Napoca : zone de Piața Unirii, Bulevardul Eroilor, et centres commerciaux (Iulius Mall, Vivo!). Les principales banques (Banca Transilvania, BCR, BRD, Raiffeisen) ont des agences et DAB concentrés en centre.
- Brașov : autour de Piața Sfatului et Strada Republicii, on trouve des changeurs établis et des agences bancaires ; AFI Brașov propose des horaires étendus le week-end.
- Sibiu : Piața Mare et les rues adjacentes comptent plusieurs agences bancaires ; éviter de changer dans les stands touristiques temporaires des festivals estivaux.
- Timișoara : Piața Victoriei, Piața Unirii et le complexe Iulius Town regroupent banques et bureaux réputés.
- Iași : Palas Iași et le secteur autour de la rue Ștefan cel Mare concentrent banques/changeurs avec horaires larges.
- Constanța & Mamaia : en été, la demande explose ; préférez les grandes galeries (City Park Mall, Vivo! Constanța) et les banques du centre de Constanța, plutôt que les comptoirs ponctuels du front de mer de Mamaia.
Ruralité (Maramureș, Apuseni, Delta du Danube) : les villes chefs-lieux (Baia Mare, Bistrița, Tulcea) disposent d’agences bancaires ; dans les villages (Breb, Crișan, Mila 23), comptez surtout sur les DAB du bourg voisin ou le paiement carte si disponible. Anticipez avant le week-end ou les jours fériés orthodoxes, quand les banques sont fermées.
Piège classique : certaines « Casa de Schimb » affichent un taux attractif en vitrine mais appliquent des frais à la caisse. Demandez toujours le montant net que vous recevrez en lei avant de remettre vos billets étrangers.
Comment reconnaître un bon taux de change en Roumanie ?
La Banque nationale de Roumanie (BNR) publie un cours de référence quotidien pour les principales devises. En ville (Bucarest, Cluj), comparez le taux « cumparare » (achat) et « vânzare » (vente) du bureau à ce cours de référence, ainsi que l’écart entre achat et vente. Un écart trop large ou des frais additionnels non affichés signalent un point peu compétitif.
- Vérifications simples : exiger le taux net, vérifier la date/heure du cours affiché, lire la ligne « comision » sur l’affichette, et demander un reçu avec le taux appliqué. Les enseignes sérieuses à Brașov ou Sibiu n’ont rien à cacher et acceptent de préciser le total exact en lei avant l’échange.
- Comparaison mobile : contrôlez le cours de référence du jour (BNR) sur votre téléphone et comparez 2–3 bureaux dans le même quartier (par ex. Calea Victoriei à Bucarest). Évitez de vous décider sous pression d’un rabatteur.
Important : les taux évoluent. Vérifiez-les le jour même de la transaction. En cas de doute, retirez via un DAB bancaire et payez le plus possible par carte pour bénéficier d’un taux souvent plus proche du cours interbancaire.
Marché noir et risques liés au change en Roumanie
Changer dans la rue est illégal et risqué. À Bucarest, autour de Gara de Nord ou de grandes stations de métro très passantes, quelques individus proposent encore des « change express ». Les risques sont connus : billets contrefaits, anciens lei (pré-2005), monnaies étrangères ressemblantes (ex. lei moldaves) ou « tours de passe-passe » au moment du comptage.
- Conséquences possibles : perte sèche, billets confisqués si détectés ultérieurement, voire problème policier si vous tentez de réutiliser des faux sans le savoir.
- Alternative sûre : banques (BCR, Banca Transilvania, BRD, Raiffeisen) ou changeurs réputés en centre-ville et dans les grands centres commerciaux (AFI, Iulius, Palas, City Park Mall). À l’aéroport, contentez-vous d’un petit montant pour rejoindre le centre.
Réflexe sécurité : ne comptez jamais des liasses en public sur un trottoir. À Brașov comme à Constanța, faites vos opérations à l’intérieur des agences ou des malls, caméra et sécurité à l’appui.
Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Roumanie
La Roumanie est bien équipée pour les paiements par carte dans les grandes villes. Les zones rurales, montagnes et villages du delta restent plus « cash ». Votre stratégie optimale mêle carte (ville, hôtels, restaurants) et espèces (transports locaux, petites pensions, pourboires).
Utilisation de la carte bancaire en Roumanie
Acceptation élevée en ville : à Bucarest, Cluj-Napoca, Timișoara, Iași, Brașov, Sibiu, Oradea et Constanța, les supermarchés (Kaufland, Carrefour, Lidl), grandes chaînes et la majorité des restaurants et hôtels acceptent Visa/Mastercard, souvent en sans contact. Apple Pay et Google Pay fonctionnent largement via les terminaux modernes.
- Exceptions fréquentes : petits cafés indépendants, marchés (Piața Obor à Bucarest), stands saisonniers à Mamaia, pensions rurales (pensiuni agroturistice) en Maramureș, et certains musées/monastères plus isolés (Voroneț, Humor) où la carte peut être refusée ou le terminal en panne.
- Taxis et VTC : à Bucarest et Cluj, les applications (Bolt, Uber) simplifient le paiement in-app. Les taxis traditionnels peuvent accepter la carte, mais c’est inégal ; confirmez avant la course (« plătesc cu cardul? »). À Brașov et Sibiu, prévoyez du cash si vous hélez un taxi dans la rue.
- DCC à éviter : si un terminal propose de vous facturer en EUR/USD, refusez et choisissez le débit en RON pour éviter une conversion défavorable.
Note business : à Bucarest-Nord et Pipera (quartiers d’affaires), la carte est quasi systématique dans la restauration d’entreprise, hôtels et coworkings ; conservez cependant de quoi laisser un pourboire en espèces si la note ne propose pas l’ajout du « bacșiș » au terminal.
Où et comment retirer de l’argent en Roumanie
Où retirer : privilégiez les DAB adossés à une banque locale réputée (BCR, Banca Transilvania, BRD, Raiffeisen, ING). Vous en trouverez :
- Bucarest : aéroport OTP (arrivées), zones Piața Unirii, Universitate, Piața Romană, centres AFI Cotroceni et Băneasa.
- Cluj-Napoca : Piața Unirii, Bulevardul Eroilor, Iulius Mall et Vivo! Cluj.
- Brașov : Piața Sfatului, Strada Republicii, AFI Brașov.
- Sibiu : Piața Mare, Bd. Nicolae Bălcescu.
- Timișoara : Piața Victoriei, Piața Unirii, Iulius Town.
- Iași : Palas Iași et Ștefan cel Mare.
- Constanța/Mamaia : City Park Mall, Vivo!, artères centrales de Constanța et promenades principales à Mamaia (attention aux DAB indépendants).
Bonnes pratiques :
- Retirez à l’intérieur d’un centre commercial ou d’une agence de jour plutôt que dans la rue tard le soir.
- Refusez la conversion dynamique proposée au DAB et laissez votre banque appliquer son propre taux (choisir le débit en RON).
- Méfiez-vous des DAB indépendants très visibles en zone touristique (machines hautes, écrans agressifs) qui facturent souvent des frais élevés et proposent d’office la DCC.
- Conservez les reçus et vérifiez votre solde sous 24 h ; en cas d’anomalie, signalez immédiatement à votre banque.
Disponibilité : en ville, les retraits sont fiables. En zones peu denses (Delta du Danube – Tulcea pour le dernier grand hub, puis Crișan, Mila 23 ; villages du Maramureș – Breb, Ieud), anticipez et retirez avant de vous éloigner des centres.
Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Roumanie ?
Prévoyez des lei en petites coupures dans ces situations :
- Rural et montagne : pensions familiales du Maramureș (Breb, Bârsana), chalets des Carpates (Bucegi, Făgăraș) et petites auberges des Apuseni : la carte est parfois indisponible.
- Transports locaux : bus interurbains courts (ex. Sighișoara–Biertan), minibus régionaux et cars au départ des gares routières (autogară) demandent encore souvent du cash au conducteur.
- Marchés et entrées modestes : Piața Obor (Bucarest), marchés de Sibiu ou Oradea, petits musées/monastères en Bucovine (Voroneț, Sucevița) et parkings communaux en province.
- Activités nature : barques locales et petits bateaux-taxi dans le delta (depuis Tulcea vers Crișan/Sfântu Gheorghe) se règlent généralement en espèces.
Astuce : gardez un portefeuille « de terrain » avec 1, 5, 10 et 20 lei, plus quelques pièces de 50 bani. Évitez d’exhiber des liasses de 100–200 lei devant une file d’attente.
Pourboires et usages du pourboire en Roumanie
Le pourboire (« bacșiș ») est attendu dans la restauration et apprécié dans les services, surtout en ville. Il n’est pas une obligation légale. La plupart des terminaux de paiement à Bucarest, Cluj ou Timișoara permettent d’ajouter un tip, mais vous pouvez aussi laisser quelques lei en espèces.
Dans quels cas laisser un pourboire en Roumanie ?
- Restaurants et cafés (villes) : à Bucarest, Brașov, Sibiu, on laisse un pourboire si le service est satisfaisant. En cas d’expérience moyenne, un petit arrondi reste courant.
- Bars : tip au comptoir ou à la table, surtout dans les lieux branchés de Cluj (Piața Muzeului) et du centre de Timișoara.
- Hôtels : portier et bagagiste apprécient un petit billet ; l’entretien peut recevoir une enveloppe discrète à la fin du séjour.
- Taxis et VTC : arrondir est habituel à Bucarest et Iași ; pour les VTC (Bolt/Uber), vous pouvez tipper via l’application ou en espèces.
- Guides et activités : visites privées à Sibiu, randonnées guidées dans les Bucegi, birdwatching dans le delta depuis Tulcea : une gratification selon la durée et la qualité est bien vue.
À la campagne : dans les pensions du Maramureș ou chez l’habitant en Apuseni, laissez un pourboire discret en espèces à la fin (souvent mieux perçu que via terminal, quand il existe).
Montants habituels à donner ou à éviter en Roumanie
- Restaurants : un tip d’environ 10% est couramment pratiqué en ville quand le service est bon. Dans les brasseries et petites cantines, un arrondi de quelques lei suffit.
- Cafés/bars : 2–5 lei laissés sur la soucoupe ou ajoutés au terminal selon le total.
- Taxis : arrondissez à l’unité supérieure pratique (1–5 lei) selon la distance et la qualité de conduite. Si paiement in-app, ajoutez un petit tip numérique si l’appli le permet.
- Hôtels : bagages (petit billet selon l’effort et le standing), ménage (quelques lei par jour, remis en fin de séjour).
- Guides/activités : pour une demi-journée privée à Brașov ou Sibiu, donnez un billet en fin de tour ; pour une journée complète en montagne ou dans le delta, adaptez à la difficulté et à la taille du groupe.
Évitez : les pourboires en pièces étrangères (euros, francs suisses), difficiles à changer. Préférez toujours les lei. Si une « taxe service » apparaît sur la note (« taxa serviciu »), le complément n’est pas obligé.
Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Roumanie
La Roumanie est globalement simple pour les paiements, mais quelques pièges existent, surtout dans les zones touristiques des grandes villes et en haute saison sur la mer Noire.
Faux billets et contrôles des espèces en Roumanie
Les faux billets circulent peu, les coupures en polymère étant difficiles à imiter. Vérifications express valables à Bucarest, Cluj, Iași ou Constanța :
- Fenêtre transparente : présente sur toutes les coupures modernes ; les impressions partielles doivent s’aligner vues par transparence.
- Encre en relief : passez le doigt sur les portraits et inscriptions ; le relief est net.
- Bande ou éléments optiques : inclinez le billet pour vérifier les effets de couleur/irisation.
Si vous suspectez un faux :
- Ne tentez pas de le repasser. Rendez-vous dans une agence bancaire importante (BCR, BT, BRD, Raiffeisen) pour un premier avis, ou contactez la police (112 pour urgence) pour connaître la marche à suivre.
- Un billet fortement endommagé peut parfois être échangé en agence bancaire ou auprès de la Banque nationale de Roumanie, selon l’état et les règles en vigueur. Apportez votre pièce d’identité.
Astuce terrain : comptez vos billets devant le caissier et demandez toujours un reçu en cas de change important (Bucarest, Brașov). Les commerçants sérieux ne s’en offusquent pas.
Restrictions et limites d’import/export d’argent en Roumanie
En tant que pays de l’Union européenne, la Roumanie applique la règle européenne de déclaration des espèces : à l’entrée ou à la sortie de l’UE, tout porteur de sommes égales ou supérieures à un certain seuil réglementaire en numéraire (espèces ou valeurs assimilées) doit les déclarer aux douanes. Ce seuil est à vérifier avant le départ, car la législation peut évoluer.
- Où déclarer : aux aéroports internationaux (Bucarest-OTP, Cluj, Iași, Timișoara, Constanța en saison) auprès des services douaniers ; aux frontières terrestres avec la Serbie, l’Ukraine et la Moldavie, présentez-vous au poste de contrôle pour les formalités.
- Que déclarer : espèces en lei et devises, chèques au porteur, instruments négociables. Les justificatifs d’origine (relevés, attestations bancaires) peuvent être demandés.
Bon à savoir : les contrôles sont réels à certaines frontières terrestres hors Schengen. Si vous transportez des espèces importantes pour un achat (voiture, logement temporaire, matériel), contactez en amont votre banque et renseignez-vous sur la procédure douanière pour voyager sereinement.
Check-lists et synthèses par profil
Backpacker (Transylvanie, Carpates, Delta)
- Carte + un fond d’espèces (1/5/10/20 lei, pièces de 50 bani).
- Retrait en ville (Cluj, Brașov, Sibiu) avant rando ; éviter les DAB indépendants.
- Cash pour bus régionaux, cabanes (Bucegi, Făgăraș) et barques du delta (Tulcea → Crișan).
- Comparer 2–3 bureaux de change en centre ; demander le montant net.
Couple/famille (circuit Bucarest–Brașov–Sibiu–Sighișoara)
- Privilégier la carte en ville ; garder 100–200 lei en petites coupures sur soi.
- Anticiper les pourboires en espèces pour taxis, housekeeping, guides locaux.
- Changer ou retirer dans les malls (AFI, Iulius, Palas) le week-end.
- Refuser la facturation en EUR/USD au terminal (choisir RON).
Voyage pro (Bucarest, Cluj, Timișoara)
- Carte sans contact + Apple/Google Pay acceptés largement.
- Notes de frais : demander des reçus en RON ; vérifier l’ajout du bacșiș ou laisser espèces.
- Retraits dans les quartiers d’affaires (Pipera, Piața Victoriei, Iulius Town).
- Éviter les gros billets pour les taxis pris à la volée.
Rappel de bon sens : conservez vos moyens de paiement séparés (une carte dans le portefeuille, une autre à l’hébergement), faites des copies de vos documents et notez le numéro d’opposition de votre banque avant le départ.
Questions fréquentes
Quelle est la monnaie officielle en Roumanie ?
Le leu roumain (code ISO RON), subdivisé en 100 bani. Billets en polymère (1, 5, 10, 20, 50, 100, 200, 500 lei) et pièces (surtout 5, 10, 50 bani). La Roumanie n’est pas dans la zone euro.
Où peut-on changer de l’argent à Bucarest ?
En centre-ville autour de Piața Universității, Piața Romană et Calea Victoriei, ou dans les malls (AFI Cotroceni, Băneasa). Évitez les rabatteurs près de Gara de Nord. Comparez toujours 2–3 taux et demandez le montant net en lei.
Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Roumanie ?
En ville, l’acceptation est large (hôtels, restos, supermarchés) et le sans contact est courant. Mais marchés, pensions rurales, transports locaux et petites activités nature demandent souvent du cash. Refusez la DCC et payez en RON.
Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels de Roumanie ?
Au restaurant en ville, 10% est courant si le service est bon. Cafés/bars : petit billet ou arrondi. Taxis : arrondir de 1–5 lei. Hôtels : petit billet pour bagages et ménage. Laissez de préférence en lei.
Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Roumanie ?
Change de rue (faux billets, vieux lei), DAB indépendants coûteux en zones touristiques, conversion dynamique en EUR/USD au terminal. Utilisez banques/centres commerciaux, vérifiez le taux net et conservez des petites coupures.
Peut-on payer en euros en Roumanie ?
Ce n’est pas la règle. Certains hôtels ou opérateurs touristiques autour de Bucarest ou sur le littoral acceptent l’euro de manière informelle, souvent à un taux défavorable. Privilégiez toujours les paiements en lei (RON).