Préparer un budget pour la République dominicaine demande un peu plus de finesse que pour une simple semaine en resort à Punta Cana. Le pays peut être très abordable si l’on voyage en bus, mange dans les comedores et dort dans de petites guesthouses. Il peut aussi devenir cher dès que l’on additionne taxis privés, excursions en bateau, all inclusive haut de gamme et trajets improvisés entre deux régions.

La bonne nouvelle : les grands postes de dépenses se maîtrisent assez bien si vous connaissez les repères locaux. Le logement varie fortement entre Santo Domingo, Las Terrenas, Bayahibe, Punta Cana et Jarabacoa. Les transports publics sont économiques, mais la voiture de location apporte de la liberté au prix d’assurances, de péages et parfois de stress. Côté repas, l’écart est énorme entre une assiette de la bandera dans un comedor de Santiago et un dîner les pieds dans le sable à Playa Bávaro.

Dans ce guide, les montants sont donnés en fourchettes prudentes, principalement en pesos dominicains et en euros, avec un repère de change à contrôler avant le départ. Pour deux semaines hors vol international, comptez environ 800 à 1 200 € par personne en mode économique, 1 400 à 2 200 € en voyage confortable et 2 500 € ou plus si vous privilégiez les hôtels de plage, les transferts privés et plusieurs excursions organisées.

Comprendre le coût de la vie et la monnaie en République dominicaine

La monnaie officielle est le peso dominicain, abrégé DOP ou RD$. Le dollar américain circule aussi dans l’univers touristique, notamment à Punta Cana, Bayahibe, La Romana, Las Terrenas et dans les excursions vendues aux visiteurs étrangers. Pourtant, payer en dollars n’est pas toujours avantageux : les prix peuvent être arrondis à la hausse et le taux appliqué dans les boutiques ou taxis est rarement le meilleur.

À titre de repère, autour de mi-2026, 1 € vaut environ 70 à 75 DOP selon les variations du marché. Le peso a connu des mouvements sensibles ces dernières années, et l’inflation sur l’alimentation, l’énergie et les hébergements touristiques a rendu certains prix plus élevés qu’avant 2020, surtout dans les stations balnéaires. Avant de réserver, vérifiez toujours le taux du jour et gardez une marge de 10 à 15 % sur votre budget.

Quelle est la monnaie en République dominicaine et comment gérer vos paiements ?

Pour un voyage fluide, partez avec une carte bancaire internationale et retirez des pesos sur place dans des distributeurs situés dans des banques, centres commerciaux ou grands supermarchés comme Nacional, Jumbo ou La Sirena. À Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata, Punta Cana et Las Terrenas, les distributeurs sont faciles à trouver. Dans les villages, près de certaines plages ou dans les transports locaux, l’espèce reste indispensable.

Les cartes Visa et Mastercard sont acceptées dans de nombreux hôtels, restaurants, agences d’excursions et stations-service, mais pas dans les guaguas, colmados, petits comedores ou stands de plage. Prévoyez toujours des petites coupures de 100, 200 et 500 DOP pour payer une course en concho, une bouteille d’eau ou un repas local.

Deux pièges reviennent souvent : les frais fixes de retrait, parfois autour de 200 à 400 DOP selon la banque, et la conversion dynamique proposée par certains terminaux. Si l’écran vous demande de payer en euros ou en pesos, choisissez les pesos : votre banque appliquera généralement un taux plus honnête. Pour la sécurité, retirez de jour, évitez les distributeurs isolés sur les plages et ne manipulez pas une grosse liasse devant un taxi ou un vendeur ambulant.

Exemples de prix à République dominicaine pour comprendre le coût de la vie

Le coût de la vie dépend énormément de la zone. Santo Domingo et Santiago offrent les meilleurs prix pour manger et se déplacer. Punta Cana, Cap Cana, Casa de Campo, certaines plages de Bayahibe et Las Terrenas affichent des tarifs plus proches des Caraïbes touristiques.

Dépense couranteRepère réalisteOù l’observer
Menu local avec riz, haricots, viande250 à 450 DOPComedor à Santo Domingo, Santiago ou Puerto Plata
Bouteille d’eau 1,5 L40 à 80 DOPSupermarché La Sirena, Nacional ou colmado de quartier
Café simple60 à 150 DOPCafétéria locale à Zona Colonial ou Jarabacoa
Trajet en métro à Santo DomingoEnviron 20 DOP par trajet, hors carte rechargeableLignes du métro de Santo Domingo
Bus Santo Domingo - Santiago400 à 550 DOP selon compagnie et confortCaribe Tours ou Metro Bus
Nuit en chambre simple1 800 à 3 500 DOPPetite guesthouse à Santo Domingo, Jarabacoa ou Puerto Plata

Un panier économique sur une journée peut donc rester très raisonnable : petit-déjeuner acheté en boulangerie, déjeuner dans un comedor, bus local et dîner simple. À l’inverse, un taxi privé depuis l’aéroport de Punta Cana, deux cocktails sur la plage et un restaurant touristique peuvent dépasser le budget complet d’une journée locale.

Quand partir en République dominicaine ? Climat, saisons et meilleurs moments
La République dominicaine se visite toute l’année, mais décembre à avril reste la période la plus confortable. Voici comment choisir vos dates selon la météo, les pluies, les ouragans, les plages, Samaná, le budget et l’affluence.

Budget hébergement/logement en République dominicaine

L’hébergement est le poste le plus variable du voyage. Beaucoup de visiteurs associent la République dominicaine aux grands resorts de Punta Cana, mais l’offre est beaucoup plus large : auberges à Santo Domingo, petites pensions à Puerto Plata, appartements à Las Terrenas, hôtels de charme à Jarabacoa, lodges dans la péninsule de Samaná et all inclusive à Bávaro, Uvero Alto ou Bayahibe.

La haute saison court surtout de décembre à avril, avec des pics pendant Noël, le Nouvel An, la Semana Santa et les vacances scolaires nord-américaines. Juillet-août peut aussi être demandé sur les plages. Les meilleurs compromis prix-météo se trouvent souvent en mai, juin, septembre ou début novembre, en acceptant un risque d’averses plus marqué.

Comparatif des types d’hébergements et prix moyens par profil de voyageur

Pour un backpacker, les dortoirs et chambres simples de Santo Domingo, Puerto Plata ou Las Terrenas tournent souvent autour de 15 à 35 € par nuit en dortoir, et 30 à 60 € en chambre basique. À Zona Colonial, l’avantage est de pouvoir visiter à pied et d’économiser sur les taxis le soir. À Las Terrenas, les prix montent vite près de Playa Popy ou Playa Bonita, surtout de janvier à mars.

Pour un couple recherchant du confort, prévoyez plutôt 60 à 120 € par nuit dans un hôtel correct ou une petite résidence avec climatisation, salle de bain privée et bon emplacement. À Jarabacoa, ce budget permet parfois un hébergement agréable en montagne, loin de la chaleur côtière. À Bayahibe, il faut souvent réserver tôt pour rester sous les 100 € près du départ des bateaux vers Saona.

Pour une famille, l’appartement équipé devient souvent plus rentable que deux chambres d’hôtel. À Punta Cana ou Las Terrenas, un logement avec cuisine peut coûter de 80 à 180 € par nuit selon distance à la plage, piscine, sécurité et saison. Les resorts all inclusive démarrent parfois autour de 120 à 180 € la chambre double en basse saison, mais montent facilement à 250 € et plus en haute saison ou dans les établissements récents de Bávaro et Cap Cana.

Conseils pour bien choisir son logement : sécurité, emplacement, astuces d’économie à République dominicaine

Le meilleur logement n’est pas toujours celui qui paraît le moins cher. À Santo Domingo, dormir dans ou près de Zona Colonial, Gazcue ou Piantini peut coûter un peu plus cher, mais limite les trajets nocturnes. À Punta Cana, vérifiez la distance réelle avec la plage : certains appartements affichent Bávaro alors qu’il faut un taxi ou une longue marche sous la chaleur pour rejoindre le sable.

À Las Terrenas, demandez si l’électricité, la climatisation et le ménage sont inclus, car certaines locations appliquent des frais séparés. Dans les zones de plage, la climatisation peut faire grimper la consommation si elle est facturée à part. À Samaná ou Jarabacoa, regardez aussi l’accès : une villa isolée peut nécessiter un 4x4 ou multiplier les courses en taxi.

Pour économiser, comparez les plateformes internationales avec les sites directs des hôtels, puis écrivez à l’établissement pour un séjour de quatre nuits ou plus. Hors très haute saison, certains petits hôtels de Puerto Plata, Cabarete ou Las Galeras accordent un meilleur tarif en direct. Évitez toutefois de verser un acompte hors plateforme à un contact non vérifié, surtout pour des villas prétendument luxueuses à Punta Cana ou Casa de Campo : les fausses annonces existent.

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Budget transport : arriver et se déplacer en République dominicaine

La République dominicaine dispose de plusieurs portes d’entrée internationales : Punta Cana, Santo Domingo Las Américas, Puerto Plata, Santiago et La Romana. Le choix de l’aéroport influence beaucoup le budget. Arriver à Punta Cana pour un séjour à Las Terrenas peut coûter cher en transfert. Atterrir à Santo Domingo est souvent plus pratique pour rayonner vers la capitale, Samaná, Jarabacoa ou Santiago.

Sur place, il n’existe pas de train interurbain. Les déplacements reposent sur les bus longue distance, les guaguas, les taxis, Uber dans certaines villes, les motoconchos, la location de voiture et quelques transferts touristiques. Un itinéraire trop dispersé, par exemple Punta Cana, Puerto Plata, Samaná et Santo Domingo en dix jours, augmente vite les dépenses et fatigue inutilement.

Prix du vol international et astuces pour payer moins cher pour République dominicaine

Depuis la France, la Belgique ou la Suisse, les billets aller-retour vers Punta Cana ou Santo Domingo se situent souvent entre 600 et 1 100 € en période normale, avec des promotions plus basses hors vacances scolaires et des pointes à 1 200 ou 1 400 € pendant Noël, février, Pâques ou l’été. Les compagnies et itinéraires varient selon la saison : vols directs ou affrétés vers Punta Cana, liaisons via Madrid avec Iberia ou Air Europa, connexions via les États-Unis ou parfois via les Caraïbes.

Pour payer moins cher, comparez Punta Cana et Santo Domingo au lieu de chercher seulement l’aéroport le plus connu. Si votre programme commence par Zona Colonial, Samaná ou Jarabacoa, Santo Domingo peut réduire le coût global même si le billet est légèrement plus cher. Attention aux escales aux États-Unis : un ESTA valide est nécessaire même pour un transit, ce qui ajoute du temps, une formalité et un coût.

La bonne fenêtre de réservation se situe souvent entre trois et six mois avant le départ pour décembre-avril. Pour mai, juin, septembre et novembre, surveillez les promos mais évitez de réserver à la dernière minute si vos dates sont fixes.

Se déplacer à l’intérieur du pays : options, prix et pièges à éviter

Les bus longue distance sont le meilleur rapport qualité-prix. Caribe Tours et Metro Bus relient notamment Santo Domingo, Santiago, Puerto Plata, Sosúa, La Vega et parfois Samaná selon les lignes. Un trajet interurbain coûte souvent quelques centaines de pesos, avec climatisation forte : gardez un pull léger. Pour Las Terrenas ou Las Galeras, les horaires sont moins nombreux et les correspondances peuvent rallonger la journée.

À Santo Domingo, le métro et le téléphérique urbain sont très économiques, mais ils ne desservent pas toute la ville touristique. Uber fonctionne généralement bien dans la capitale et à Santiago, parfois à Punta Cana selon les zones, mais certains hôtels ou aéroports compliquent la prise en charge. Confirmez toujours le point de rendez-vous.

Les guaguas et conchos coûtent peu cher, parfois 35 à 150 DOP selon la distance, mais ils demandent de comprendre les itinéraires et de voyager léger. Le motoconcho peut dépanner à Cabarete, Las Terrenas ou dans un village, mais le casque n’est pas toujours proposé : à éviter avec bagage lourd ou de nuit.

La location de voiture coûte souvent 35 à 70 US$ par jour hors assurances complètes. Ajoutez carburant, péages et caution. La route Santo Domingo - Las Terrenas via l’autoroute de Samaná est rapide mais les péages peuvent représenter plusieurs centaines de pesos sur un seul trajet. Conduire de nuit est déconseillé hors grands axes à cause de l’éclairage irrégulier, des motos sans feux et des ralentisseurs peu visibles.

Budget repas et coût de la nourriture en République dominicaine

La nourriture est l’un des meilleurs leviers pour équilibrer votre budget. Les restaurants touristiques des plages peuvent être chers, mais la cuisine dominicaine quotidienne reste accessible : riz, haricots, poulet, bananes plantains, yuca, avocat, poissons frits, empanadas et jus de fruits. Le déjeuner est souvent le repas le plus intéressant financièrement, surtout avec le plato del día.

Dans les stations balnéaires, vérifiez si les prix affichés incluent l’ITBIS et le service. Beaucoup de menus ajoutent 18 % de taxe et 10 % de service légal. Un plat annoncé à 900 DOP peut donc dépasser 1 150 DOP à l’addition, avant éventuel pourboire supplémentaire.

Combien coûte un repas au restaurant ou sur le pouce à République dominicaine ?

Voici des repères utiles pour construire une journée de repas réaliste.

Type de repasBudget fréquentExemple local
Petit-déjeuner simple150 à 350 DOPSandwich, café ou jus dans une cafétéria de Santo Domingo
Empanada, yaniqueque ou snack50 à 150 DOPStand à Boca Chica, Puerto Plata ou près d’une gare routière
Plato del día250 à 450 DOPLa bandera dans un comedor de Santiago ou La Vega
Restaurant correct600 à 1 200 DOP par personneAdresse dominicaine à Zona Colonial, Cabarete ou Jarabacoa
Poisson ou langouste en bord de mer900 à 2 000 DOP et plusPlage de Bayahibe, Las Terrenas ou Boca de Yuma
Bière Presidente120 à 250 DOPColmado local ou bar de plage touristique

La spécialité la plus économique reste souvent la bandera dominicana : riz blanc, haricots rouges, viande mijotée ou poulet, salade et parfois plantain. Pour un dîner plus typique, le mofongo, le chivo guisado dans le nord-ouest ou le poisson frit avec tostones coûtent davantage mais restent de bons marqueurs culinaires.

Où et comment se nourrir pas cher/fiablement à République dominicaine ?

Pour manger bien sans exploser le budget, visez les comedores actifs à l’heure du déjeuner, entre midi et 14 h. À Santo Domingo, les rues autour de Gazcue, de l’avenue Independencia ou des zones de bureaux proposent souvent de meilleures assiettes que les restaurants les plus visibles de la Calle El Conde. À Puerto Plata, le marché municipal et les petits restaurants fréquentés par les travailleurs offrent des prix plus doux que le front de mer touristique.

Les supermarchés Nacional, Jumbo et La Sirena sont pratiques pour l’eau, les fruits, les snacks et quelques repas à emporter. Les colmados dépannent partout, mais les prix peuvent varier selon le quartier. À Las Terrenas, acheter fruits, pain et eau pour le petit-déjeuner permet d’économiser vite si votre logement a un réfrigérateur.

Côté santé, ne buvez pas l’eau du robinet. Utilisez de l’eau embouteillée, même pour vous brosser les dents si vous avez l’estomac sensible. Pour les fruits de mer vendus sur plage très chaude, privilégiez les lieux à forte rotation et demandez le prix avant de commander, surtout pour la langouste vendue au poids.

Activités, visites et extras à prévoir dans le budget en République dominicaine

Les plages peuvent être gratuites, mais les expériences qui marquent un voyage en République dominicaine ont souvent un coût : bateau vers Saona, observation des baleines à Samaná, cascades de Damajagua, parc national Los Haitises, plongée à Bayahibe, téléphérique de Puerto Plata ou visites guidées de Santo Domingo. Le vrai budget dépend donc moins du nombre de jours que du nombre d’excursions organisées.

Un bon arbitrage consiste à mélanger activités gratuites ou peu coûteuses avec deux ou trois sorties fortes. Une journée à Zona Colonial, un après-midi à Playa Dorada ou une randonnée à Jarabacoa coûtent peu. Une sortie en catamaran, un tour privé ou une journée avec transfert depuis Punta Cana changent l’équation.

Tarifs des activités incontournables à République dominicaine : que prévoir ?

À Santo Domingo, Zona Colonial est très économique si vous visitez à pied. Certains musées et monuments, comme l’Alcázar de Colón ou les sites autour de la Plaza de España, demandent de petits droits d’entrée, souvent de l’ordre de quelques centaines de pesos. Une visite guidée privée ou en petit groupe coûte davantage, mais elle donne du sens à l’histoire coloniale, notamment autour de la Calle Las Damas et de la cathédrale Santa María la Menor.

Depuis Bayahibe ou Punta Cana, l’île Saona est l’excursion la plus vendue. Comptez généralement 55 à 100 US$ par personne selon bateau, repas, taille du groupe et transfert. Depuis Samaná, l’observation des baleines de janvier à mars tourne souvent autour de 50 à 90 US$, avec supplément si vous combinez Cayo Levantado. Le parc national Los Haitises coûte fréquemment 60 à 110 US$ en excursion depuis Samaná ou Sabana de la Mar.

Les 27 charcos de Damajagua, près de Puerto Plata, se visitent avec casque, gilet et guide. Les tarifs varient selon le nombre de cascades ouvertes et le transport, souvent autour de 40 à 80 US$ en excursion organisée. Le téléphérique de Puerto Plata, quand il fonctionne, reste une sortie plus abordable pour accéder au mont Isabel de Torres, avec un budget bien inférieur à une journée bateau.

Les extras et imprévus à ne pas oublier dans le budget

Plusieurs frais sont souvent oubliés. Le formulaire électronique d’entrée et de sortie, appelé e-ticket, est gratuit sur le site officiel, mais des sites privés facturent inutilement ce service. La carte touristique est généralement incluse dans le billet d’avion pour les voyageurs arrivant par voie aérienne, mais vérifiez votre situation selon nationalité et durée de séjour.

Les taxes au restaurant sont un vrai sujet : 18 % d’ITBIS et 10 % de service peuvent s’ajouter aux prix affichés si la mention taxes incluses n’apparaît pas. Sur une semaine de restaurants touristiques à Las Terrenas ou Punta Cana, cela représente facilement plusieurs dizaines d’euros.

Ajoutez aussi une marge pour les pourboires des guides, chauffeurs et bagagistes, les chaises longues sur certaines plages, le parking près d’un site, les frais de retrait, les protections anti-moustiques et l’assurance voyage. En saison des pluies ou en période cyclonique, un changement de programme peut imposer une nuit supplémentaire à Santo Domingo ou un transfert privé. Enfin, les sargasses peuvent toucher certaines plages de l’est selon les périodes : si vous décidez de changer de côte pour trouver une mer plus agréable, le budget transport grimpe vite.

Conseils pratiques et astuces pour économiser en République dominicaine

Le budget le plus malin n’est pas forcément le plus bas. En République dominicaine, les économies se font surtout en choisissant bien la saison, l’aéroport d’arrivée, le nombre de régions visitées et le niveau d’autonomie. Un itinéraire cohérent coûte moins cher qu’une accumulation de plages éloignées.

Pour une première fois de deux semaines, un parcours Santo Domingo, Jarabacoa, Puerto Plata ou Samaná permet de varier culture, montagne et mer sans dépendre uniquement des excursions de Punta Cana. Si votre priorité est le repos, un séjour à Bayahibe ou Las Terrenas avec deux sorties bien choisies peut être plus rentable qu’un all inclusive éloigné de tout.

Quand partir au meilleur prix en République dominicaine ?

Les prix sont généralement plus élevés de décembre à avril, période la plus recherchée pour la météo sèche, les voyageurs nord-américains et les vacances d’hiver. Noël, Nouvel An et Semana Santa sont les moments à éviter si votre priorité est le budget : hôtels, voitures et excursions montent, surtout à Punta Cana, Bayahibe, Las Terrenas et Puerto Plata.

Mai, juin, septembre et début novembre offrent souvent de meilleurs tarifs sur les hébergements. Il faut accepter une météo plus humide, des averses tropicales et une vigilance accrue pendant la saison cyclonique, qui concerne surtout août à octobre. Pour Samaná, janvier à mars est plus cher mais correspond à la saison des baleines : si cette activité est essentielle, mieux vaut réduire ailleurs plutôt que venir hors saison et manquer l’expérience.

Une stratégie efficace consiste à réserver les deux premières nuits, puis à négocier les suivantes sur place hors haute saison, uniquement dans les zones où l’offre est abondante comme Puerto Plata, Cabarete ou certaines parties de Las Terrenas.

Conseils budget selon le profil voyageur : seul, en couple, famille/luxe

En solo, le meilleur levier est le transport public. Dormir à Santo Domingo ou Puerto Plata près des terminaux Caribe Tours et Metro Bus évite des taxis coûteux. Les dortoirs restent limités hors grandes zones touristiques : réservez à l’avance à Las Terrenas ou Cabarete si vous comptez sur ce format.

En couple, le budget devient confortable en partageant les chambres, taxis ponctuels et excursions. Une bonne formule consiste à alterner deux ou trois nuits en hôtel simple avec une étape plus agréable à Jarabacoa, Bayahibe ou Las Galeras. Évitez de multiplier les excursions depuis Punta Cana si vous pouvez dormir directement près du point de départ, par exemple à Bayahibe pour Saona.

En famille, l’appartement avec cuisine est souvent décisif. À Las Terrenas, choisir un logement proche de Playa Popy ou du centre limite les taxis et permet d’acheter facilement eau, fruits et repas simples. À Punta Cana, vérifiez la présence d’une navette ou l’accès à pied à la plage : sinon chaque déplacement devient une négociation.

En confort ou luxe, le piège est de sous-estimer les transferts privés et les taxes. Un hôtel à Cap Cana ou Casa de Campo peut être superbe, mais les restaurants, taxis et activités autour sont plus chers. Si vous aimez les belles adresses, gardez une marge élevée pour les extras plutôt que de bloquer tout le budget dans la chambre.

Profil pour 14 jours hors volBudget réaliste par personneStyle de voyage
Économique800 à 1 200 €Guesthouses, bus, comedores, peu d’excursions payantes
Confort raisonnable1 400 à 2 200 €Hôtels corrects, quelques taxis, 2 à 4 excursions, restaurants variés
Couple plage et charme2 000 à 3 000 €Hôtels bien placés à Bayahibe, Las Terrenas ou Punta Cana, sorties bateau
Famille de 4 hors vols4 000 à 7 000 €Appartement ou resort, voiture ponctuelle, activités choisies
Confort élevé3 000 € et plusResorts, transferts privés, restaurants touristiques, excursions premium

Le budget final dépendra surtout de votre rapport à la plage organisée. La République dominicaine reste accessible si vous utilisez les bus, mangez local et sélectionnez vos excursions. Elle devient une destination caribéenne chère si chaque déplacement passe par un chauffeur privé et chaque journée par une activité packagée. L’idéal est de décider avant le départ quelles dépenses méritent vraiment un extra : une sortie baleines à Samaná, une journée à Saona depuis Bayahibe, un bon hôtel à Las Galeras ou simplement quelques jours sans programme face à la mer.

Questions fréquentes

Quel est le budget moyen pour un voyage de 2 semaines en République dominicaine ?

Hors vol international, prévoyez environ 800 à 1 200 € par personne en mode économique, 1 400 à 2 200 € en confort raisonnable et 2 500 € ou plus avec resorts, transferts privés et plusieurs excursions. Ajoutez souvent 600 à 1 100 € pour le vol depuis l’Europe.

Peut-on voyager avec un budget serré en République dominicaine ? Quels sont les vrais pièges ?

Oui, surtout en dormant en guesthouse, en mangeant dans les comedores et en utilisant Caribe Tours, Metro Bus ou les guaguas. Les pièges principaux sont les taxis privés non négociés, les excursions vendues trop cher, les prix en dollars arrondis et les taxes restaurant non incluses.

Quels sont les postes imprévus souvent oubliés pour la République dominicaine ?

Les frais de retrait, l’ITBIS de 18 % et le service de 10 % au restaurant, les pourboires, les péages vers Samaná, les assurances de voiture, l’eau embouteillée, l’anti-moustiques et les transferts depuis les aéroports sont souvent sous-estimés.

Vaut-il mieux payer en pesos dominicains ou en dollars américains ?

Pour les dépenses courantes, payez en pesos dominicains. Les dollars sont pratiques pour certains hôtels et excursions, mais le taux appliqué localement est rarement avantageux. Gardez des petites coupures en pesos pour bus, snacks, comedores, colmados et pourboires.

La République dominicaine est-elle chère à Punta Cana par rapport à Santo Domingo ?

Oui, Punta Cana et Bávaro sont nettement plus touristiques : taxis, restaurants de plage, excursions et hôtels y coûtent souvent plus cher. Santo Domingo, Santiago ou Puerto Plata permettent de manger et se déplacer à prix plus locaux, surtout hors quartiers haut de gamme.

Quelle période choisir pour réduire son budget en République dominicaine ?

Mai, juin, septembre et début novembre offrent souvent de meilleurs prix sur les hébergements et parfois les vols. Décembre à avril est plus confortable côté météo mais plus cher, avec des pics à Noël, au Nouvel An, pendant la Semana Santa et les vacances d’hiver.