Préparer son argent avant un voyage en Italie évite bien des contretemps : un DAB hors service lors d’un week-end à Venise, un pourboire mal compris à Naples, un taux de change défavorable à l’aéroport de Rome-Fiumicino, ou encore un paiement refusé au guichet d’un ferry en Sardaigne. Anticiper la devise, les modes de paiement et les usages locaux vous permettra de voyager l’esprit léger.
Ce guide fait le point sur l’euro en Italie (billets, pièces, codes), où et comment changer de l’argent, utiliser votre carte bancaire, retirer des espèces en toute sécurité, quand le cash devient indispensable, et ce qu’il faut savoir sur les pourboires. Nous terminons par les arnaques typiques à éviter et les règles douanières sur le transport d’espèces.
Point clé à connaître dès maintenant : l’Italie a suspendu la frappe des pièces de 1 et 2 centimes et applique un arrondi au 5 centimes pour les paiements en espèces. Dans la vie courante, cela influence votre besoin de petite monnaie pour un café à Rome ou un ticket de vaporetto à Venise. Vous verrez aussi très souvent la mention coperto/servizio sur l’addition, qui n’est pas un « pourboire » à l’américaine mais un poste facturé par l’établissement.
Dernière vérification : juin 2026 – Sources : Banca d’Italia (Banque d’Italie), Banque centrale européenne (BCE), Agenzia delle Dogane e dei Monopoli (douanes italiennes).
Présentation et fonctionnement de la monnaie en Italie
L’Italie utilise l’euro comme monnaie officielle depuis 2002. L’euro est commun à 20 pays de la zone euro et facilite les paiements transfrontaliers pour les voyageurs. L’unité est divisée en 100 centimes (cent).
Billets et pièces utilisés quotidiennement en Italie
En voyage, vous rencontrerez des pièces de 5, 10, 20 et 50 centimes ainsi que 1 € et 2 €. Les pièces de 1 et 2 centimes restent cours légal dans l’Union européenne, mais l’Italie a suspendu leur frappe et la plupart des paiements en espèces sont arrondis au multiple de 5 centimes le plus proche. Concrètement, à la caisse d’un bar de Rome ou d’un kiosque à Palerme, on vous rendra rarement des 1 ou 2 centimes.
- Pièces courantes: 5 c, 10 c, 20 c, 50 c, 1 €, 2 € – utiles pour cafés au comptoir, toilettes publiques, pourboires symboliques.
- Billets fréquents: 5 €, 10 €, 20 €, 50 € – couvrent l’essentiel des dépenses quotidiennes (transports urbains, musées, repas simples).
- Billets plus élevés: 100 €, 200 € – acceptés par les banques et les grandes enseignes, mais parfois refusés par de petites boutiques ou pour de petites notes. Le billet de 500 € n’est plus émis et suscite très souvent un refus en magasin ou au guichet.
Exemples concrets d’usage: un espresso au comptoir coûte généralement de l’ordre de 1 à 2 € selon la ville; un ticket de bus urbain à Turin ou Bologne se règle souvent par carte aux distributeurs, mais si vous l’achetez chez un buraliste, prévoyez pièce ou petit billet. À Venise, certains distributeurs de billets de vaporetto acceptent les cartes; les kiosques peuvent préférer la monnaie si leur terminal est en panne.
Conseil petite monnaie: pour obtenir de la monnaie en début de séjour, achetez un titre de transport ou une bouteille d’eau dans un supermarché Coop/Conad à Milan ou Florence en réglant avec un billet de 10/20 €. Évitez de présenter un billet de 100 € au comptoir d’un café de quartier, surtout tôt le matin.
Sources consultables sur place: affichage des prix TTC en € sur les menus et vitrines; information publique de la Banca d’Italia sur les séries de billets en circulation (série Europa).
Symboles et codes de la monnaie officielle en Italie
Nom de la monnaie: euro (italien: euro, pluriel: euro). Subdivision: centesimo (pluriel: centesimi). Code ISO: EUR. Symbole: €.
- Sur les étiquettes et notes de caisse, vous verrez « € », « EUR » ou simplement le montant suivi du signe. Dans les supermarchés à Naples ou Vérone, l’étiquette affiche généralement « € 1,79 »; sur une facture d’hôtel à Rome, la ligne totale portera « EUR ».
- Dans les parkings urbains à Florence (parcmètres), le montant peut s’afficher sans symbole, mais la monnaie due est l’euro. Sur les billets de musées nationaux (Colisée, Uffizi), les tarifs communiqués en ligne et sur place sont en EUR.
Pour éviter la conversion dynamique (voir plus loin), vérifiez toujours que le terminal affiche bien « EUR » et non votre devise d’origine au moment de payer par carte.
Particularités de la monnaie locale en Italie
Trois points pratiques différenciateurs en Italie:
- Arrondi au 5 centimes pour les paiements en espèces: en raison de l’arrêt de la frappe des 1 c et 2 c, de nombreux commerçants appliquent un arrondi légalement encadré. Exemple: total de 9,97 € arrondi à 10,00 €; total de 9,93 € arrondi à 9,95 €.
- Coperto/servizio sur l’addition: dans les trattorie de Toscane ou à Venise, il est courant de voir « coperto » (couvert) ou « servizio » (service). Ce n’est pas un pourboire à proprement parler; c’est une ligne tarifaire interne (souvent indiquée sur le menu). Elle peut coexister avec un pourboire volontaire.
- Refus des grosses coupures et précautions billets: les billets de 100 € et 200 € sont plus fréquemment contrôlés (lamelles de sécurité, hologramme). Dans les petites villes des Pouilles ou en montagne (Dolomites), attendez-vous à des refus pour de petites notes avec de très grosses coupures.
À savoir: l’Italie utilise également un réseau domestique de cartes/débits appelé PagoBANCOMAT (lié aux Bancomat/Postamat), en plus des réseaux internationaux Visa/Mastercard. Pour un visiteur, cela se traduit surtout par une très large présence de DAB, mais aussi par quelques terminaux n’acceptant que les cartes italiennes dans de petits commerces; ces cas deviennent toutefois rares dans les grandes villes.
Changer de l’argent et connaître les taux en Italie
L’Italie étant dans la zone euro, la stratégie la plus efficace pour les voyageurs hors zone euro est généralement de retirer des euros à un DAB bancaire plutôt que de changer du cash à un bureau de change. Les bureaux existent (aéroports, centres historiques), mais les commissions et marges y sont souvent plus élevées que le coût global d’un retrait avec une carte adaptée.
Où changer son argent en Italie ?
Principales options, avec exemples concrets par ville:
- Aéroports internationaux: à Rome-Fiumicino (T3 Arrivées), Milan-Malpensa (T1 et T2) ou Venise-Marco Polo (hall Arrivées), vous trouverez plusieurs comptoirs de change. Avantage: la disponibilité; inconvénient: des marges et frais souvent plus élevés, surtout tard le soir.
- Centres-villes touristiques: à Rome (Termini, Via del Corso), Florence (près du Duomo et Via dei Calzaiuoli), Venise (Rialto, Strada Nova), Naples (Via Toledo), de nombreux bureaux de change indépendants opèrent tous les jours. Comparez toujours l’affichage « We buy/We sell » et demandez le montant net après commission avant de remettre vos billets.
- Banques: Intesa Sanpaolo, UniCredit, Banco BPM, BPER, Crédit Agricole Italia. Beaucoup d’agences n’échangent plus de devises en espèces aux non-clients. Quand c’est possible, c’est en semaine, aux heures de guichet, sur présentation de passeport. Renseignez-vous à l’avance.
- Poste italienne (Postamat): principalement des services de retrait et d’envoi; le change de cash étranger au guichet n’est pas garanti aux non-résidents. Privilégiez plutôt leurs DAB pour retirer des euros.
- Zones rurales/îles: en Sicile (îles Éoliennes, intérieurs de l’Etna), en Sardaigne (Ogliastra), dans certaines vallées alpines, l’absence de bureaux de change impose pratiquement de passer par les DAB bancaires.
Piège local à éviter: les taux « sans commission » très visibles près des sites les plus touristiques (Piazza San Marco, Colisée) peuvent masquer une marge dans le taux lui-même. Exigez toujours un ticket de simulation indiquant le montant net en euros que vous recevrez.
Astuce week-end et soirs: si vous arrivez un samedi soir à Bologne ou Vérone, les comptoirs bancaires sont fermés. Mieux vaut alors un retrait à un DAB d’agence bancaire (pas un DAB indépendant) ou un petit change d’appoint à l’aéroport en attendant d’optimiser en ville le lendemain.
Comment reconnaître un bon taux de change en Italie ?
Référencez-vous au taux moyen du marché publié par la Banque centrale européenne (taux de référence de l’euro, mise à jour chaque jour ouvré) et comparez-le au taux proposé sur place. Vous pouvez aussi vérifier un taux indicatif « mid-market » sur une application réputée avant de vous présenter au guichet.
- Écart raisonnable: si l’écart entre le taux de référence du jour et celui proposé au guichet est faible et clairement expliqué, le taux est généralement acceptable. Méfiez-vous des affichages incomplets ou d’un écart visiblement important.
- Commission et frais fixes: même avec un taux correct, une commission « par opération » peut renchérir le change de petits montants. Demandez le montant net reçu « tout compris » avant d’accepter.
- Conversion dynamique (DCC): au terminal de paiement comme au DAB, refusez toute proposition de payer « dans votre devise »; choisissez toujours EUR pour éviter une marge de conversion additionnelle.
Important: les marges et frais changent vite selon la saison et l’emplacement. Vérifiez toujours le taux du jour et le montant net avant d’échanger. Dernière vérification méthodologique: juin 2026 (référence: taux BCE jour ouvré).
Marché noir et risques liés au change en Italie
Il n’existe pas de « marché noir » du change utile au voyageur en Italie. Les rares propositions de change « à la sauvette » autour de gares (par ex. Rome-Termini, Naples-Garibaldi) exposent à des escroqueries: billets contrefaits, remise incomplète, vol par substitution d’enveloppe. Le change d’espèces doit passer par des opérateurs agréés et guichets identifiés.
- Indices d’arnaque: proposition dans la rue, absence de reçu, pression pour agir vite, taux « trop beau pour être vrai ».
- Réflexe local sûr: privilégiez les DAB situés à l’intérieur d’une agence bancaire (Intesa Sanpaolo sur Via Nazionale à Rome, UniCredit Piazza Cordusio à Milan, Banco BPM près de Rialto à Venise), pendant les heures d’ouverture si possible, ou changez de petits montants aux guichets officiels.
En cas de problème (faux billets présumés, vol), contactez la police locale (Carabinieri/Polizia di Stato) et conservez tout justificatif.
Paiements, retraits et usage de la carte bancaire en Italie
Globalement, l’Italie urbaine accepte très bien les cartes internationales (Visa, Mastercard). L’acceptation reste plus variable dans les zones rurales, sur les marchés en plein air, dans certains bars de quartier et sur quelques lidos (plages privées) où le cash simplifie les encaissements en haute saison.
Utilisation de la carte bancaire en Italie
Acceptation par secteur et zones (observations de terrain, 2025–2026):
| Secteur | Grandes villes (Rome, Milan, Florence, Turin, Bologne) | Zones touristiques spéciales (Venise, Côte amalfitaine, Cinque Terre) | Ruralité/îles (Sardaigne intérieure, Dolomites, Pouilles rurales) |
|---|---|---|---|
| Restaurants | Carte quasi systématique, sans minimum affiché | Carte acceptée; terminal parfois « en panne » aux heures de pointe | Carte possible, mais cash apprécié dans les petites trattorie |
| Bars/cafés | Contactless courant au comptoir | Variable aux kiosques et stands; cash souvent plus rapide | Cash encore fréquent, surtout tôt le matin |
| Taxis/VTC | Carte souvent acceptée; demandez avant de monter | Venise: pas de taxis routiers en centre; bateaux-taxis acceptent souvent carte | Variable selon ville; prévoir cash de secours |
| Musées/monuments | Billetteries et automates: carte OK | Venise/Florence: achat en ligne conseillé; carte sur place | Petits sites: parfois cash uniquement |
| Transports urbains | Rome/Milan: portiques acceptant contactless; machines carte OK | Vaporetto: cartes aux guichets; à bord, cash possible | Bus locaux: tickets chez buraliste, cash pratique |
Points d’attention concrets:
- Conversion dynamique (DCC): sur les terminaux touristiques, choisissez toujours EUR pour éviter un taux défavorable.
- Minimum de paiement: les commerçants n’ont pas le droit d’imposer un minimum légal pour les cartes de consommation, mais certains le suggèrent encore. Proposez le contactless; sinon, payez en espèces.
- Carburants: aux stations en libre-service (self-service), une pré-autorisation élevée peut immobiliser temporairement des fonds. Pour éviter les surprises, payez au guichet (servito) ou avec une carte débit capable de libérer vite la caution.
- Paiement mobile: Apple Pay/Google Pay marchent bien dans les grandes villes. Gardez toutefois une carte physique en secours pour les terminaux anciens (petits hôtels familiaux en Sicile, refuges de montagne dans les Dolomites).
Où et comment retirer de l’argent en Italie
Privilégiez les DAB d’agences bancaires plutôt que les bornes indépendantes placées dans les rues touristiques. Vous trouverez des distributeurs fiables chez Intesa Sanpaolo, UniCredit, Banco BPM, BPER, Crédit Agricole Italia et dans les bureaux de Poste Italiane (Postamat).
- Rome: DAB dans/près des agences sur Via Nazionale, autour de Termini (à l’intérieur des banques), Trastevere (Viale Trastevere). Évitez les DAB indépendants isolés autour du Colisée et de la Via dei Fori Imperiali.
- Milan: Stazione Centrale (dans les agences), Cadorna, Piazza Duomo (à l’intérieur des banques). Les DAB indépendants autour de Brera et Navigli sont nombreux; comparez les écrans de frais.
- Florence: autour de Santa Maria Novella et Via dei Calzaiuoli (banques), plutôt qu’un DAB touristique proche du Ponte Vecchio.
- Venise: préférez Cannaregio/Strada Nova où se trouvent de vraies agences; évitez les DAB isolés près de San Marco/Rialto affichant des frais élevés.
- Naples: Via Toledo et Piazza Garibaldi (agences). Soyez discret en retirant, surtout en soirée.
- Sicile/Sardaigne: à Palerme (Via Maqueda) et Cagliari (Via Roma), DAB d’agences faciles à trouver; dans les petites communes (îles Éoliennes, Ogliastra), anticipez des retraits avant le week-end.
Conseils pratiques:
- Retirez en EUR et refusez la conversion en devise d’origine proposée par le DAB.
- Privilégiez les retraits en journée, à l’intérieur d’une agence, et couvrez votre code PIN.
- Gardez une seconde carte stockée dans un endroit séparé, et activez les notifications instantanées de votre banque.
Fréquence de pannes: en haute saison (été), certains DAB de zones très touristiques (Cinque Terre, Côte amalfitaine) peuvent être à court de billets le dimanche soir. Anticipez un retrait le samedi matin.
Paiements en espèces/cash : dans quels cas c’est indispensable en Italie ?
- Petits achats du quotidien: cafés au comptoir, gelati chez un glacier de quartier à Rome, bouteilles d’eau sur une place à Sienne – l’appoint en pièces accélère la transaction.
- Marchés et stands: Campo de’ Fiori à Rome, Mercato di Ballarò à Palerme, marchés côtiers en Sardaigne – beaucoup de stands prennent désormais la carte, mais les plus petits restent cash.
- Transport local et services ponctuels: tickets de bus achetés chez un tabaccaio à Bari, embarquement rapide sur un bateau-taxi à Venise, parkings ruraux (Cinque Terre, Dolomites) – la monnaie reste reine.
- Plages privées (lidi): en Calabre, Pouilles et Sardaigne, certains lidos privilégient espèces pour transats/parasols, particulièrement si le terminal est en panne aux heures de pointe.
Budget espèces type: conservez une enveloppe quotidienne modeste (par exemple 20 à 40 € en petites coupures et pièces), à adapter selon votre profil et votre journée (musées/randos/plage).
Checklist par profil
- Backpacker: une carte principale + une carte de secours, retraits à l’agence bancaire en journée, 20–40 € de cash/24 h, refus systématique de la DCC.
- Couple/famille: paiement carte pour hébergements/restaurants, cash pour glaces, parkings et petites courses; retraits planifiés avant le week-end en zones côtières.
- Business: cartes Visa/Mastercard + paiement mobile, reçu fiscal (scontrino/fattura) systématique; évitez grosses coupures, privilégiez paiements électroniques.

Pourboires et usages du pourboire en Italie
La culture du pourboire en Italie diffère des pratiques nord-américaines: le service est en principe inclus dans les prix, et l’addition peut comporter « coperto » (couvert) ou « servizio » (service), surtout dans les zones touristiques. Le pourboire reste volontaire, modéré et lié à la satisfaction.
Dans quels cas laisser un pourboire en Italie ?
- Restaurants (Rome, Florence, Turin): si la ligne « servizio » n’est pas incluse et que le service a été attentif, laisser un petit complément est apprécié. Si « servizio » est déjà indiqué, le pourboire supplémentaire n’est pas attendu.
- Bars/cafés: au comptoir, on ne laisse pas de tip; à table, arrondir l’addition ou laisser quelques pièces suffit.
- Taxis (Naples, Milan): on arrondit à l’euro supérieur, ou on laisse une petite pièce si l’aide aux bagages a été fournie.
- Hôtels (Venise, Côte amalfitaine): bagagistes et housekeeping apprécient un geste discret pour un service attentif.
- Guides/activités: pour une visite guidée à Pompéi ou un trek guidé dans les Dolomites, un petit pourboire peut remercier la qualité de l’expérience.
Conseil d’attitude: les voyageurs habitués aux pourcentages élevés (États-Unis) peuvent se limiter ici à un geste modéré, après avoir vérifié la présence d’un « servizio/coperto ».
Montants habituels à donner ou à éviter en Italie
- Restaurants: arrondir au dessus ou laisser un petit pourcentage si aucun « servizio » n’est déjà inclus. Un geste modeste et discret est la norme.
- Bars: laisser la petite monnaie (quelques centimes à 1 € au plus) si vous êtes resté en terrasse longtemps.
- Taxis: arrondir à l’euro suivant; pas d’obligation de pourcentage.
- Hôtels: 1–2 € par bagage pour un porteur; 1–2 € par nuit pour le ménage, remis discrètement.
- Guides: pour une excellente prestation, un billet modeste par personne (selon la durée) est apprécié.
Évitez les excès: dans certains restaurants de Venise, une ligne « servizio 10–12 % » peut déjà figurer sur la note, notamment en terrasse. Ajouter un second pourboire conséquent n’est ni attendu ni nécessaire.

Risques, arnaques et conseils sécurité pour l’argent en Italie
Les grandes villes italiennes sont touristiques et concentrent des pratiques opportunistes. Une préparation simple réduit fortement le risque: privilégier les DAB de banques, vérifier les billets, refuser la DCC, demander un reçu (scontrino) et ranger aussitôt vos espèces.
Faux billets et contrôles des espèces en Italie
Les faux billets en euros circulent surtout sur certaines coupures (20 €, 50 €). Pour vérifier:
- Touchez: l’impression en relief se sent au recto (série Europa).
- Regardez par transparence: filigrane et fil de sécurité apparaissent face à la lumière.
- Inclinez: hologramme et chiffres changent selon l’angle.
Cas concrets: de petites arnaques ont été signalées près de sites touristiques (Rome, Florence) avec des billets de 50 € remis en échange dans la rue ou lors d’un achat informel. Évitez de faire de la monnaie hors commerce officiel et comptez la somme reçue devant le vendeur.
Que faire en cas de doute? N’essayez pas d’écouler un billet suspect. Présentez-le dans une banque ou au commissariat: il sera vérifié. Si la banque confirme l’authenticité, vous serez crédité/échangé; s’il est contrefait, il sera retenu conformément aux procédures européennes.
Restrictions et limites d’import/export d’argent en Italie
Règles douanières (applicables dans toute l’UE): au franchissement de la frontière extérieure de l’Union européenne (entrée ou sortie), tout transport de 10 000 € ou plus (ou équivalent en devises/valeurs négociables) doit être déclaré à la douane. En Italie, l’autorité compétente est l’Agenzia delle Dogane e dei Monopoli, souvent avec le concours de la Guardia di Finanza dans les aéroports et ports.
- Quand déclarer: à l’arrivée ou au départ hors UE, dès que vous atteignez le seuil cumulé (espèces + chèques au porteur + instruments négociables). À l’intérieur de l’UE, des contrôles ponctuels restent possibles.
- Comment: formulaire de déclaration à la douane; préparez passeport et justificatifs d’origine/provenance des fonds si demandé.
- Pourquoi c’est important: en cas de non-déclaration, la saisie temporaire des fonds et des sanctions administratives sont possibles. Les montants et procédures exacts dépendent du cas et doivent être vérifiés avant le départ.
Conseil: voyagez avec des montants raisonnables en espèces et privilégiez les paiements électroniques/retraits sur place. Pour les transferts importants (achat d’artisanat de valeur, règlement d’acompte), privilégiez un paiement électronique et demandez facture (fattura).
Questions fréquentes
Quelle est la monnaie officielle en Italie ?
L’euro (EUR). 1 euro = 100 centesimi. Les pièces de 1 et 2 centimes restent valides mais, en espèces, l’Italie pratique l’arrondi au 5 centimes. Pas de double devise: vous paierez en euros partout.
Où peut-on changer de l’argent à Rome ?
À Fiumicino (T3), à Termini et près de Via del Corso, il existe des bureaux de change, souvent plus chers que les retraits en DAB bancaire (Intesa, UniCredit). Demandez toujours le montant net après commission et évitez les changeurs de rue.
Est-il possible de payer par carte bancaire partout en Italie ?
Dans les grandes villes, oui, la carte est largement acceptée (restaurants, hôtels, musées). En zones rurales, marchés et petits bars, prévoyez du cash. Refusez la conversion dynamique et confirmez EUR au terminal.
Quels sont les montants de pourboire attendus dans les restaurants/hôtels d’Italie ?
Rien d’obligatoire. Au restaurant, on arrondit ou laisse un petit extra si aucun « servizio » n’est inclus. À l’hôtel: 1–2 € par bagage/nuits pour le ménage. Taxis: on arrondit à l’euro supérieur.
Quels sont les risques ou pièges à éviter concernant l’argent en Italie ?
Frais élevés aux bureaux de change touristiques, DCC au terminal/DAB (toujours choisir EUR), DAB indépendants coûteux, billets suspects remis dans la rue. Utilisez les DAB d’agences bancaires et demandez un reçu.
Peut-on retirer auprès de La Poste italienne (Postamat) avec une carte étrangère ?
Oui, la plupart des Postamat acceptent Visa/Mastercard. Choisissez EUR, refusez la conversion proposée, et privilégiez les retraits en journée. En zones rurales, anticipez avant le week-end.