Il y a des bus, des minibus, des taxis, des applis, des routes parfois nickel et parfois… bon. Et surtout, il y a des habitudes locales. Des horaires « indicatifs ». Des départs qui attendent que ça se remplisse. Et des prix qui changent selon si tu as l’air de savoir où tu vas.

Je te fais un guide très concret, terrain, avec des astuces pour éviter les galères classiques : comment prendre une marshrutka sans te tromper, quand prendre un taxi, quand louer une voiture, et les petits pièges qui font perdre du temps (et de la patience).

Comprendre les options de transport (et pourquoi tu vas probablement mixer)

En Arménie, tu vas rarement faire tout ton voyage avec un seul moyen de transport. Dans les faits, presque tout le monde mixe :

  • À Erevan : taxi via appli, marche, métro pour quelques trajets.
  • Entre les villes : marshrutkas (minibus), parfois bus, parfois taxi partagé.
  • Pour les monastères et coins paumés : taxi à la journée, voiture de location, ou chauffeur privé.
  • Pour les montagnes et les routes délicates : voiture adaptée, ou chauffeur local qui connaît.

Le bon réflexe, c’est de te demander à chaque trajet : est ce que je privilégie le budget, le temps, ou la flexibilité. Parce que ce n’est pas le même choix pour aller à Gyumri que pour aller à Tatev.

Les marshrutkas : l’option locale, économique, pas toujours douce

Les marshrutkas (les minibus) sont un peu l’épine dorsale du pays. Pas glamour, mais efficaces. Et franchement, si tu veux voyager comme les locaux, tu vas en prendre au moins une.

Comment ça marche, concrètement

Une marshrutka a souvent une destination affichée sur une pancarte, parfois en arménien, parfois en russe, parfois en alphabet latin… et parfois c’est juste incompréhensible. Donc :

  • demande. Même si tu ne parles pas arménien, tu peux dire le nom de la ville et montrer Google Maps.
  • arrive un peu en avance. Pas parce que ça part à l’heure, mais parce que tu dois trouver le bon véhicule.
  • ça part quand c’est plein (souvent). Donc si tu es pressé, c’est un point à intégrer.

Où les prendre à Erevan

À Erevan, les départs se font depuis des gares routières. Les plus connues selon les destinations :

  • Kilikia bus station : plutôt pour le sud et certaines longues distances.
  • Northern bus station : plutôt pour le nord.
  • Il y a aussi des points de départ plus informels selon les villes.

Astuce simple : si tu as un doute, demande à ton hébergement d’écrire la destination en arménien. Tu montres ça sur place, et tu gagnes 20 minutes.

Prix, paiement, et mini pièges

  • Paiement souvent en cash, directement au chauffeur ou à un « collecteur ».
  • Prends des petites coupures. Très basique, mais ça évite le moment gênant du « je n’ai pas de monnaie ».
  • Range ton sac : l’espace est limité, et parfois ça finit entre les jambes, parfois dans le coffre si tu as de la chance.

Et oui, parfois la musique est forte. Parfois il fait chaud. Parfois la conduite est sportive. Ça fait partie du package.$

Arménie : 30 incontournables (pas que les monastères)
L’Arménie, c’est un pays minuscule sur une carte, mais sur place… c’est dense. Des monastères accrochés à la roche, des routes qui grimpent sans prévenir, des tables qui se remplissent en deux minutes, du vin partout, et des paysages qui changent en une demi-heure.

Marshrutka ou taxi partagé ?

Sur certains axes (Erevan ↔ Dilijan, Sevan, Gyumri, Vanadzor, etc.), tu trouveras aussi des taxis partagés qui partent quand ils sont pleins. C’est plus cher qu’une marshrutka, mais souvent plus rapide et plus confortable.

Si tu es à deux ou trois, ça peut devenir un bon deal.

Les taxis : indispensables, mais il faut éviter le mode « touriste perdu »

Le taxi en Arménie, surtout à Erevan, c’est simple… si tu utilises les bonnes méthodes. Sinon, tu peux payer 3 fois le prix sans même comprendre comment.

Un taxi à EREVAN.   Arménie.
Un taxi à EREVAN. Arménie.

Utilise une appli (vraiment)

Prends une appli de VTC, c’est le meilleur anti galère. Les plus courantes changent avec le temps, mais le principe reste le même :

  • prix affiché avant la course,
  • adresse écrite, donc moins de malentendus,
  • historique, donc moins d’arnaques « je n’ai pas rendu la monnaie ».

Si tu prends un taxi dans la rue, ça peut très bien se passer, mais tu dois négocier avant.

Négocier sans s’énerver

Un truc qui marche bien : tu demandes le prix, tu réponds calmement « non merci » si c’est trop, tu commences à partir. Souvent le prix baisse. Et si ça ne baisse pas, tu as évité le mauvais plan.

Ne te lance pas dans un débat. Tu veux juste un prix correct, pas gagner un procès.

Taxi à la journée, chauffeur privé, excursions

Pour visiter plusieurs spots dans la même journée (par exemple Garni, Geghard, Azat ; ou Khor Virap et Noravank), il y a une option très pratique : prendre un taxi pour la journée, avec attente sur place.

Quelques conseils :

  • fixe l’itinéraire avant de partir,
  • fixe le prix total avant de monter,
  • précise si le prix inclut les temps d’attente,
  • garde un peu de marge : « si on veut s’arrêter 15 minutes pour une vue, c’est ok ? ».

Ça évite le moment où le chauffeur te dit à la fin : « ah non, l’attente c’était extra ».

Le métro et les transports urbains à Erevan : utile mais limité

Erevan a un métro, simple et bon marché. Il ne couvre pas toute la ville, donc tu ne vas pas tout faire avec, mais pour certains trajets c’est pratique.

Les bus et minibus urbains existent aussi, mais si tu restes quelques jours, tu vas probablement alterner : marche, taxi via appli, métro quand ça colle.

Petit détail : aux heures de pointe, ça se remplit vite. Ça paraît évident, mais quand tu as un sac et que tu veux être zen… choisis ton timing.

Louer une voiture : liberté totale, mais pas pour tout le monde

La voiture, c’est la liberté. Tu t’arrêtes quand tu veux. Tu fais un détour. Tu vas voir un monastère sans te demander s’il y a un retour.

Mais en Arménie, ça vient avec quelques réalités.

Quand ça vaut vraiment le coup

Louer une voiture est particulièrement intéressant si :

  • tu veux faire beaucoup d’arrêts photo,
  • tu vas dans des zones moins desservies,
  • tu voyages à plusieurs et tu partages les coûts,
  • tu veux éviter la logique « départ quand c’est plein ».

Typiquement, pour explorer le nord (Lori, Tavush), ou enchaîner plusieurs sites au sud, la voiture est un gros plus.

Les routes : du très bon et du très variable

Certaines routes principales sont correctes. D’autres sont abîmées, avec des trous, des travaux, ou des portions lentes. En montagne, ça peut se compliquer selon la saison.

Donc :

  • ne planifie pas une journée avec 6 heures de route « théoriques »,
  • prévois large,
  • évite de rouler de nuit hors grandes zones, surtout si tu ne connais pas.

4x4 ou pas ?

Tu n’as pas toujours besoin d’un 4x4. Mais pour certaines régions, surtout si tu sors des axes principaux ou si tu voyages hors été, ça peut te sauver la journée.

Si tu hésites, demande au loueur : « pour aller à tel endroit, c’est ok avec une petite voiture ? ». Et recoupe avec ton hébergement. Les gens savent.

Conduite locale : anticipe plus que d’habitude

La conduite peut être énergique. Dépassements, clignotants créatifs, et parfois des animaux sur la route hors ville.

Le bon état d’esprit : tu conduis défensif, tu laisses passer, tu ne joues pas au plus malin.

Essence, cash, et petites vérifications

  • Fais le plein quand tu peux en région, ne laisse pas le réservoir tomber trop bas.
  • Prends du cash au cas où.
  • Filmer la voiture au départ (tour complet) : rayures, pare choc, jantes. Oui c’est un peu parano, mais ça évite des discussions.
Que manger en Arménie ? 10 plats à ne pas rater
Si tu voyages en Arménie, il y a un moment où tu vas arrêter de regarder les monastères, les montagnes, le lac Sevan… et tu vas commencer à regarder les tables. Parce que tout arrive sur la table. Beaucoup. Souvent en même temps. Et toujours avec cette générosité un peu désarmante.

Le train : une option sympa sur quelques trajets, mais pas un réseau pour tout

Il existe des trains, et certains trajets peuvent être agréables, surtout si tu aimes voyager lentement et regarder le paysage.

Mais ce n’est pas l’option la plus flexible, ni la plus fréquente. Donc disons : à considérer si ça tombe bien dans ton itinéraire, pas à construire tout ton voyage autour.

Les trajets classiques : quoi choisir selon les destinations

Je te mets quelques logiques de choix, pas des horaires précis (ça change), mais ça aide à décider.

Erevan ↔ Gyumri

  • Marshrutka : économique, assez simple.
  • Taxi partagé : confort, parfois plus rapide.
  • Train : option « je teste », selon les jours.

Erevan ↔ Sevan, Dilijan

  • Marshrutka : facile.
  • Taxi : bien si tu veux t’arrêter au lac, bouger entre plusieurs spots.
  • Voiture : top si tu veux explorer autour, pas juste un aller retour.

Erevan ↔ Tatev (et le sud)

C’est là que beaucoup se font avoir par le temps.

  • En une journée, c’est faisable mais long, surtout si tu veux profiter.
  • Beaucoup préfèrent : une nuit dans le coin, ou un chauffeur privé bien calé.

Pour Tatev, tu as aussi le téléphérique (Wings of Tatev). Là aussi, prévois de la marge, ça attire du monde.

Astuces anti galères (celles qui te sauvent une journée)

1. Avoir les noms des lieux en arménien

Ça paraît bête, mais c’est magique. Sur Google Maps, tu as souvent l’orthographe arménienne. Copie colle. Montre. Point.

Pour les monastères, ça évite les confusions du style « oui oui » puis tu te retrouves à un autre endroit.

2. Screenshot des infos importantes

Réseau mobile pas toujours stable en montagne. Fais des captures d’écran :

  • itinéraire,
  • adresse de ton hébergement,
  • numéro de téléphone,
  • horaires approximatifs.

Tu te remercieras.

3. Toujours demander « prix total » et « attente incluse »

Surtout pour les trajets avec arrêts. Une phrase à clarifier, et tu évites les discussions.

4. Partir tôt pour les grosses journées

Ce n’est pas juste pour « voir plus ». C’est parce que :

  • les marshrutkas peuvent mettre du temps à partir,
  • tu veux éviter le retour tard,
  • tu veux avoir le choix si tu dois changer de plan.

5. Prévoir un plan B (au moins mental)

Exemple : tu vas à un endroit, tu te dis « si je ne trouve pas de marshrutka retour à 17 h, je fais quoi ? ».

Plan B typique : taxi partagé, taxi via appli dans une ville plus grande, ou demander à ton hébergement d’appeler quelqu’un.

6. Ne pas sous estimer les distances en montagne

Sur la carte, ça a l’air proche. En vrai, ça tourne, ça monte, ça ralentit. Donc, quand tu lis « 2 h », pense parfois « 2 h 30 » ou « 3 h ». Surtout si tu n’aimes pas être pressé.

La question de la sécurité et des arnaques (sans parano, mais lucide)

Globalement, l’Arménie est un pays où beaucoup de voyageurs se sentent en sécurité, et l’accueil est souvent très chaleureux. Mais côté transport :

  • évite de monter dans un taxi sans savoir à peu près le prix,
  • évite de laisser ton téléphone traîner sur un siège, réflexe universel,
  • si un deal te semble flou, il est flou. Tu passes ton tour.

Et si tu voyages solo, le plus simple pour les longues journées, c’est souvent : taxi via appli en ville, et pour les excursions, chauffeur recommandé par ton hébergement. Pas forcément moins cher, mais beaucoup plus tranquille.

Ce que je ferais si je devais organiser un itinéraire simple

Un schéma réaliste, sans te compliquer la vie :

  • Erevan : taxis via appli, métro si pratique.
  • Gyumri ou Dilijan : marshrutka ou taxi partagé.
  • Sevan : marshrutka si tu vas au point A et retour, taxi si tu veux bouger autour.
  • Sud et monastères : 1 ou 2 jours avec voiture de location, ou chauffeur à la journée si tu ne veux pas conduire.

Et surtout, je laisserais de l’air. L’Arménie se savoure mieux quand tu n’es pas en train de courir après un minibus.

Pour finir

Se déplacer en Arménie, ce n’est pas compliqué, c’est juste un peu… organique. Tu apprends vite. Après deux trajets, tu comprends comment ça marche, comment demander, comment négocier, comment repérer les départs.

Si tu dois retenir une chose : utilise les marshrutkas pour les liaisons simples, les taxis via appli pour la ville, et garde la voiture ou le chauffeur pour les journées où tu veux être libre.

Et si tu te retrouves à hésiter au bord d’une gare routière, entouré de gens qui savent exactement où aller… respire, montre ton écran, demande. Quelqu’un t’aidera. Presque toujours.

Questions fréquemment posées

Quels sont les moyens de transport disponibles en Arménie pour se déplacer ?

En Arménie, tu peux utiliser plusieurs moyens de transport : des bus, des marshrutkas (minibus), des taxis, des applications de VTC, la marche et parfois le métro à Erevan. Pour les trajets entre villes, les marshrutkas et taxis partagés sont courants. Pour visiter des endroits isolés ou montagneux, louer une voiture ou prendre un chauffeur privé est conseillé.

Comment fonctionne une marshrutka en Arménie et comment l'utiliser sans erreur ?

La marshrutka est un minibus local avec une destination affichée souvent en arménien ou russe. Pour l'utiliser, il faut arriver en avance à la gare routière, demander sa destination même sans parler arménien (montrer Google Maps aide), et accepter que le départ se fasse quand le véhicule est plein. Le paiement se fait en cash directement au chauffeur, avec de petites coupures recommandées.

Où prendre une marshrutka à Erevan selon la destination ?

À Erevan, les marshrutkas partent principalement de deux gares routières : Kilikia bus station pour le sud et certaines longues distances, et Northern bus station pour le nord. Il existe aussi des points de départ plus informels selon les villes. Une astuce est de demander à ton hébergement d'écrire ta destination en arménien pour montrer sur place.

Quand vaut-il mieux prendre un taxi partagé plutôt qu'une marshrutka ?

Sur certains axes comme Erevan vers Dilijan, Sevan, Gyumri ou Vanadzor, les taxis partagés sont une option plus rapide et confortable que les marshrutkas. Ils sont plus chers mais peuvent être un bon compromis si vous êtes deux ou trois personnes cherchant plus de confort et moins d'attente.

Comment éviter les arnaques et payer le juste prix en taxi à Erevan ?

Il faut toujours se demander ce qui prime pour chaque trajet : budget limité (privilégier marshrutkas), gain de temps (taxi partagé ou VTC), ou flexibilité (voiture louée ou chauffeur privé). Par exemple, aller à Gyumri peut se faire en marshrutka économique tandis que visiter Tatev nécessite souvent une voiture adaptée pour les routes délicates.