D’abord, tout est très centré sur Bakou. Ensuite, le pays est grand, et hors de la capitale on passe vite en mode route, marshrutka, taxi, parfois train. Et enfin, si vous aimez improviser, parfait. Si vous aimez « tout prévoir », vous pouvez aussi. Il faut juste savoir où chercher et à quoi s’attendre.
Je vous mets ici un guide très pratique, pas trop théorique, avec ce qui marche vraiment sur place.
Métro à Bakou : le plus rapide pour traverser la ville
Le métro de Bakou est souvent le moyen le plus simple pour éviter les bouchons. Il est propre, fréquent, et franchement bon marché. Et en plus, certaines stations sont belles, façon architecture soviétique un peu grandiose.
Comment payer : la carte BakiKart
Pour entrer, vous utilisez une carte rechargeable (souvent appelée BakiKart). On l’achète aux guichets et aux bornes dans les stations. Ensuite vous rechargez et vous passez aux portiques.
Gardez la carte même si vous restez peu de jours. Ça évite de chercher de la monnaie ou de négocier quoi que ce soit. Et ça vous sert aussi sur certains bus à Bakou.
Horaires, fréquence, conseils simples
En général, ça circule bien en journée. Aux heures de pointe, ça peut être chargé, mais rien d’impossible.
Deux conseils rapides quand même :
- ayez un plan hors ligne ou une carte sur votre téléphone, parce que les noms des stations peuvent être affichés en alphabet latin, mais vous verrez aussi du cyrillique ici et là, selon les panneaux
- attention aux contrôles à l’entrée, avec parfois une ambiance « sécurité » plus marquée que dans beaucoup de métros européens, c’est normal, vous passez, et voilà
Bus à Bakou : utile, mais parfois un peu opaque
Les bus à Bakou couvrent beaucoup de quartiers. Le problème, c’est rarement le bus. C’est plutôt : comprendre quelle ligne prendre, où elle s’arrête exactement, et comment payer selon le bus.
Paiement et cartes
Sur une partie du réseau, vous payez aussi avec la carte (la même logique que le métro). Sur d’autres lignes, surtout selon l’itinéraire et le type de bus, ça peut varier.
Dans le doute, observez. Regardez si les gens valident une carte, ou s’ils paient au conducteur. Et si vous avez la carte déjà en main, vous êtes généralement du bon côté.
Applis de cartographie : votre meilleure amie
Soyons honnêtes, sur place, beaucoup de voyageurs utilisent juste Google Maps pour les itinéraires. Ça marche souvent très bien à Bakou.
Si vous n’avez pas de data, téléchargez une carte hors ligne avant de partir, au moins pour la ville.
Quand choisir le bus plutôt que le métro
Le métro ne va pas partout. Si vous logez dans un quartier un peu excentré, ou si vous voulez rejoindre un point précis (un musée, une gare routière, une zone résidentielle), le bus est parfois plus direct.
Mais si vous êtes pressé, ou si vous détestez l’incertitude, métro puis marche. Classique, efficace.
Taxis à Bakou : oui, mais pas n’importe comment
Vous allez voir des taxis partout. Des voitures avec enseigne, des voitures sans enseigne, des voitures « qui font taxi », des taxis officiels, et aussi les fameux London taxis (les cab noirs) qui sont un peu devenus une signature visuelle de Bakou.
Le vrai sujet, c’est le prix. Et la manière de le fixer.
Dans la rue : négociation et risques de surprise
Si vous hélez un taxi dans la rue, il faut s’attendre à négocier. Parfois c’est correct. Parfois le prix annoncé est… créatif.
Et si vous ne parlez pas un peu russe ou azerbaïdjanais, la négociation peut vite devenir fatigante. Surtout après un vol, ou tard le soir.
La solution simple : passer par une appli
Dans la majorité des cas, la meilleure option en ville, c’est d’utiliser une appli de VTC. Vous voyez le prix estimé, vous avez la course tracée, et ça réduit énormément les discussions.
On en parle juste après.
Le petit piège classique : « je n’ai pas de monnaie »
Ça arrive. Vous payez en cash, le conducteur vous dit qu’il n’a pas de monnaie, et ça se termine en pourboire forcé. Pas dramatique, mais agaçant.
Deux solutions :
- payer via l’appli quand c’est possible
- garder des petites coupures sur vous
Applis de transport : lesquelles utiliser en Azerbaïdjan
Il y a deux besoins principaux : se déplacer à Bakou facilement, et organiser des trajets un peu plus longs sans se faire balader.
Bolt : souvent le choix numéro 1
Bolt est très utilisé dans la région. À Bakou, c’est généralement fiable, avec des prix raisonnables et des temps d’attente courts selon les zones.
Avant le départ, je vous conseille :
- d’installer l’appli et de vérifier que votre numéro fonctionne en roaming
- de prévoir une option de paiement (carte ou cash selon ce que vous préférez)
- de vérifier les commentaires du chauffeur et le type de véhicule
Uber : parfois présent, parfois moins utile
Selon les périodes et le marché local, Uber peut être moins dominant que Bolt. Ça peut marcher, mais ne misez pas tout dessus.
L’approche la plus simple : installez les deux, comparez.
Yango et autres
Il existe aussi d’autres applis selon les évolutions locales. Le point important, ce n’est pas de connaître toute la liste. C’est d’avoir au moins une appli fonctionnelle pour éviter la négociation de trottoir à 23 h.
Depuis l’aéroport de Bakou : comment rejoindre le centre sans stress
L’aéroport Heydar Aliyev est moderne et assez éloigné du centre.
Vous avez grosso modo trois options.
Bus express aéroport
Il existe un bus qui relie l’aéroport à la ville. C’est l’option budget, logique, sans surprise.
Si vous arrivez en journée, sans trop de bagages, c’est très bien.
Taxi ou VTC
Si vous arrivez tard, ou avec des valises, prenez un VTC via appli. Vous évitez les prix flous à la sortie de l’aéroport.
Si vous prenez un taxi « classique », fixez le prix avant de monter. Vraiment. Et si le conducteur commence à dire « meter broken » ou une variante locale, vous savez déjà où ça va.
Transfert privé
Si vous aimez tout verrouiller, un transfert réservé à l’avance peut être confortable. Plus cher, mais sans charge mentale.
Se déplacer entre les villes : marshrutkas, trains, taxis longue distance
Hors Bakou, l’Azerbaïdjan se découvre souvent en combinant plusieurs choses. Il y a des trains, des bus interurbains, des minibus, et aussi des taxis partagés.
Les marshrutkas : le transport local par excellence
Les marshrutkas, ce sont des minibus qui partent quand ils sont pleins. C’est un classique dans tout le Caucase.
Avantages :
- pas cher
- très fréquent sur les axes populaires
- souvent plus rapide que ce qu’on imagine
Inconvénients :
- confort variable
- horaires pas toujours « horaires »
- informations pas toujours claires en ligne
Astuce : allez à la gare routière tôt, demandez « [ville] » et montrez le nom sur votre téléphone si besoin. Ça marche étonnamment bien.
Les bus interurbains
Entre grandes villes, vous pouvez avoir des bus plus « classiques ». Parfois un peu plus confortables. Là encore, selon la ligne, le niveau d’organisation varie.
Le train : une bonne idée sur certains trajets
Le train en Azerbaïdjan peut être un excellent choix sur certains axes, notamment quand vous voulez éviter la fatigue de la route.
Ça dépend de votre itinéraire, mais si vous hésitez, regardez d’abord :
- durée totale porte à porte (gare incluse)
- horaires
- classe disponible
Et oui, parfois le train de nuit peut être une expérience en soi. Pas forcément luxueuse, mais pratique.
Les taxis longue distance et taxis partagés
Sur certains trajets, vous trouverez des taxis partagés. En gros, une voiture attend 3 ou 4 passagers, et hop, départ.
C’est souvent plus rapide qu’un minibus, plus cher aussi. Mais ça reste raisonnable quand on partage.
Conseil simple : confirmez le prix par personne, pas le prix « pour la voiture », sinon vous risquez le malentendu.
Louer une voiture en Azerbaïdjan : utile, mais pas pour tout le monde
Louer une voiture peut être génial si vous voulez explorer des coins ruraux, des villages de montagne, ou si vous voyagez à plusieurs.
Mais il y a des réalités à prendre en compte.
Conduire à Bakou : je ne recommande pas forcément
Bakou peut être dense, avec une conduite parfois nerveuse, des changements de file rapides, et une logique locale qui demande un peu d’habitude.
Si vous ne connaissez pas, vous risquez de passer plus de temps à stresser qu’à profiter. À moins d’être vraiment à l’aise.
Hors de Bakou : plus agréable, mais attention aux routes
Sur certains itinéraires, les routes sont très correctes. Sur d’autres, ça se dégrade. Il peut aussi y avoir des travaux, des zones mal éclairées la nuit, des surprises.
Règle simple : évitez de conduire de nuit hors grands axes si vous pouvez.
Police, contrôles, papiers
Ayez toujours sur vous :
- permis
- contrat de location
- assurance
- passeport ou copie (selon votre confort)
Et respectez les limitations. Ça paraît évident, mais sur place, les contrôles peuvent être plus fréquents à certains endroits.
Argent, paiement, internet : trois détails qui changent tout
Vous pouvez avoir le meilleur itinéraire du monde, si vous n’avez pas de data et pas de petites coupures, ça devient vite pénible.
Cash vs carte
En ville, la carte marche souvent, mais pas partout. Et pour les marshrutkas, petits taxis, petites gares, le cash est pratique.
Gardez un petit stock de billets. Pas énorme. Juste de quoi faire une journée de déplacements.
SIM locale ou eSIM
Avoir internet sur le téléphone rend les déplacements beaucoup plus faciles : cartes, traduction, applis de VTC, horaires.
Si votre forfait roaming est cher, prenez une SIM locale ou une eSIM. Même quelques gigas suffisent.
Traduction et langues
À Bakou, beaucoup de jeunes parlent un peu anglais. Hors de Bakou, le russe peut aider, parfois plus que l’anglais.
Sans parler la langue, vous pouvez survivre avec :
- Google Translate (mode conversation, ou photo)
- les noms écrits sur votre téléphone
- un peu de patience
Itinéraires types : quoi choisir selon votre style
Parce que oui, au final, on ne voyage pas tous pareil.
Vous restez à Bakou 2 à 4 jours
- métro pour les grands déplacements
- Bolt pour les soirs, ou quand vous êtes fatigué
- marche pour le centre et le front de mer
C’est le combo le plus simple.
Vous faites Bakou + une ou deux villes (Sheki, Gabala, Ganja, etc.)
- train ou bus interurbain selon la ligne
- marshrutka si vous voulez le mode local et économique
- taxi partagé si vous voulez gagner du temps
Vous partez en montagne ou villages plus isolés
- voiture de location si vous êtes à l’aise
- sinon, chauffeur pour la journée ou taxi négocié
- et vous acceptez que ça prenne du temps, parce que c’est aussi ça le voyage
Sécurité et bon sens : les règles qui évitent 90 % des soucis
L’Azerbaïdjan est globalement une destination où beaucoup de voyageurs se sentent en sécurité dans les transports. Mais comme partout, il y a du bon sens.
- évitez de monter dans une voiture si vous ne vous sentez pas à l’aise, même si « c’est moins cher »
- fixez un prix avant la course si ce n’est pas une appli
- faites une capture d’écran de l’adresse en azerbaïdjanais si possible, certains chauffeurs préfèrent lire plutôt que deviner votre prononciation
- gardez vos affaires près de vous dans les bus et gares, surtout quand c’est bondé
Rien de parano. Juste le niveau normal de vigilance.
Petit récap, pour ne pas relire tout l’article
- À Bakou, le métro est votre base. Rapide, simple, pas cher.
- Les bus sont utiles, mais l’appli de cartes est indispensable.
- Les taxis, oui, mais via appli autant que possible (Bolt est souvent le plus pratique).
- Entre les villes, marshrutkas et taxis partagés sont très courants. Le train peut être super sur certains axes.
- Une SIM locale ou eSIM rend tout plus fluide, surtout pour les itinéraires et VTC.
Et voilà. Si vous me dites votre itinéraire (nombre de jours, villes prévues, saison), je peux vous proposer un plan de transport réaliste, avec le meilleur combo sans perte de temps.
Questions fréquemment posées
Quels sont les moyens de transport principaux pour se déplacer à Bakou ?
À Bakou, les moyens de transport principaux sont le métro, les bus et les taxis. Le métro est rapide, propre et économique, idéal pour traverser la ville. Les bus couvrent de nombreux quartiers mais peuvent être un peu complexes à comprendre. Les taxis sont nombreux, mais il est conseillé d'utiliser des applications de VTC pour éviter les négociations et surprises tarifaires.
Comment fonctionne le paiement dans le métro de Bakou ?
Le métro de Bakou utilise une carte rechargeable appelée BakiKart. On peut l'acheter et la recharger aux guichets ou bornes dans les stations. Cette carte permet d'accéder au métro via des portiques et sert aussi sur certains bus à Bakou, ce qui facilite les déplacements sans avoir à chercher de la monnaie.
Quels conseils pour utiliser le métro à Bakou efficacement ?
Il est recommandé d'avoir un plan hors ligne ou une carte sur son téléphone car les noms des stations peuvent être affichés en alphabet latin et parfois en cyrillique. Le métro circule bien en journée mais peut être chargé aux heures de pointe. Il faut aussi s'attendre à des contrôles à l'entrée avec une ambiance sécuritaire renforcée.
Comment payer dans les bus de Bakou ?
Le paiement dans les bus varie selon la ligne et le type de bus. Sur certaines lignes, on utilise la même carte BakiKart que pour le métro. Sur d'autres, il faut payer directement au conducteur en espèces. Il est conseillé d'observer comment font les locaux pour s'adapter facilement.
Quand privilégier le bus plutôt que le métro à Bakou ?
Le bus est préférable si vous logez dans un quartier excentré ou si vous souhaitez rejoindre un lieu précis non desservi par le métro, comme un musée ou une gare routière. Le métro reste plus rapide et fiable si vous êtes pressé ou préférez éviter l'incertitude liée aux itinéraires de bus.
Comment éviter les problèmes avec les taxis à Bakou ?
Pour éviter négociations compliquées et prix excessifs, il est conseillé d'utiliser des applications de VTC qui affichent un prix estimé et tracent la course. Hélé un taxi dans la rue peut entraîner des surprises tarifaires surtout si vous ne parlez pas russe ou azerbaïdjanais. De plus, préparez-vous à ce que certains chauffeurs prétendent ne pas avoir de monnaie lors du paiement en espèces.


