On va faire simple et concret. La monnaie, le change, les retraits, les cartes bancaires, et cette question un peu floue des pourboires.
Le riyal saoudien (SAR) : ce qu’il faut savoir
La monnaie locale, c’est le riyal saoudien. Vous verrez souvent l’abréviation SAR (Saudi Arabian Riyal). Sur place, on parle de « riyal » tout court, et vous verrez aussi le symbole ر.س (riyāl saudī).
- 1 riyal = 100 halalas (l’équivalent des centimes).
- En pratique, vous utiliserez surtout des billets et des pièces en riyals. Les halalas existent, mais on tombe souvent sur des arrondis, ou sur des petites pièces qu’on accumule sans trop s’en rendre compte.
Les coupures courantes : 5, 10, 50, 100, 200, 500 SAR. Et côté pièces, ça varie, mais vous croiserez fréquemment 1 SAR et 2 SAR.
Petit détail bête mais utile : les billets de 500 SAR peuvent être pénibles à casser dans des petites boutiques. Si vous retirez au distributeur, essayez d’avoir aussi des coupures moyennes (50 ou 100) pour la vie de tous les jours.
Taux de change : l’info qui rassure
Le riyal est historiquement très stable, et il est arrimé au dollar américain. Sans entrer dans les détails techniques, ça veut dire que les variations face à l’euro (ou au franc suisse, etc.) viennent surtout du taux EUR USD, pas d’une monnaie locale qui part dans tous les sens.
Avant de partir, notez juste une règle de base : ne changez jamais « au hasard » sans regarder le taux. Même pas pour une petite somme. On se fait avoir vite, surtout dans les zones très touristiques ou dans certains bureaux de change d’aéroport.
Change : où changer de l’argent (et où éviter)
À l’aéroport : pratique, mais souvent plus cher
Oui, vous pouvez changer à l’aéroport. Et oui, c’est parfois le plus simple après un long vol. Mais les bureaux de change d’aéroport ont souvent :
- un taux moins bon,
- et parfois des frais déguisés dans l’écart de change.
Mon approche perso : je change une petite somme à l’arrivée si je sais que j’ai besoin de cash immédiatement (taxi, petit achat, etc.), puis je fais le reste autrement (retrait ou change en ville).
En ville : généralement mieux
Dans les grandes villes (Riyad, Djeddah, Dammam, Médine), vous trouverez des bureaux de change plus compétitifs, souvent dans des quartiers commerçants ou près des centres commerciaux.
Avant de donner vos euros, faites un mini check :
- le taux affiché est clair,
- on vous annonce le montant final avant l’opération,
- vous demandez s’il y a une commission (parfois ils disent non, mais le taux est moins bon, donc… commission invisible).
À l’hôtel : à éviter (sauf urgence)
Beaucoup d’hôtels peuvent vous changer des devises. Mais c’est rarement avantageux. Disons que c’est le plan B, quand vous êtes coincé.
Retraits d’argent : distributeurs, frais, limites
Les distributeurs (ATM) : très présents
Bonne nouvelle : en Arabie saoudite, les distributeurs sont partout. Centres commerciaux, stations service, devant des banques, même dans des zones plus résidentielles. Et globalement, le pays est très « moderne » sur l’infrastructure bancaire.
Dans la plupart des cas, retirer au distributeur est plus intéressant que changer du cash à un mauvais taux.
Les frais : là où ça se joue
Quand vous retirez à l’étranger, vous pouvez avoir :
- des frais de votre banque (fixes, ou un pourcentage),
- des frais du réseau ou du distributeur (pas toujours, mais ça arrive),
- un piège classique : la conversion dynamique (DCC).
La conversion dynamique, c’est quand le distributeur vous propose : « Voulez vous être débité en EUR plutôt qu’en SAR ? ». Ça a l’air confortable. En réalité, c’est souvent un taux défavorable.
Conseil simple : choisissez toujours d’être débité en SAR. Toujours. Vous laissez votre banque faire la conversion, c’est généralement moins mauvais.
Combien retirer ?
Ça dépend de votre voyage, mais si vous voulez éviter de payer 3 euros de frais fixes dix fois, mieux vaut faire :
- 1 ou 2 retraits plus gros, plutôt que
- 8 petits retraits.
Sans non plus vous balader avec une brique de cash. Évidemment.
Limites de retrait
Les distributeurs peuvent imposer une limite par opération. Votre banque aussi peut limiter par jour. Faites un test :
- un premier retrait modéré,
- puis vous ajustez.
Et si ça bloque, ça peut être tout bêtement un plafond de sécurité sur votre carte. Pensez à le vérifier avant de partir, et à activer les paiements et retraits à l’international dans votre appli bancaire.
Carte bancaire : paiements sur place, compatibilité, bonnes pratiques
Peut on payer par carte facilement ?
Oui, très souvent. L’Arabie saoudite s’est énormément digitalisée. Dans les grandes villes, vous paierez par carte dans :
- centres commerciaux,
- restaurants,
- supermarchés,
- hôtels,
- la plupart des enseignes.
Dans les petites boutiques, certains marchés, ou pour des services ponctuels, le cash peut encore dépanner. Mais globalement, la carte passe bien.
Visa, Mastercard : généralement ok
Visa et Mastercard sont largement acceptées. Amex, c’est plus variable.
Le mieux avant le départ : regarder sur votre carte le réseau (Visa, Mastercard) et vérifier avec votre banque si des restrictions existent.
Paiement sans contact et mobile
Le sans contact fonctionne très bien, et le paiement via smartphone aussi, selon vos paramètres habituels (Apple Pay, Google Pay). Sur place, vous verrez beaucoup de gens payer sans sortir un billet. C’est devenu normal.
Le point à surveiller : les frais de paiement
Certaines banques prennent des frais sur chaque paiement en devise. D’autres non. Et ça change tout.
Si vous voyagez souvent, une carte sans frais à l’étranger peut vous faire économiser vraiment. Là, je ne vous vends rien, c’est juste un constat. Même sur une semaine, la différence peut être nette.
Attention aux cautions
Dans les hôtels, et parfois pour la location de voiture, on peut vous demander une caution. Assurez vous :
- d’avoir un plafond suffisant,
- et une carte qui le permet (certaines cartes à autorisation systématique peuvent coincer).
Faut il venir avec des euros en cash ?
Ça dépend de vous, mais voici une réponse honnête.
- Si vous êtes du genre à tout payer par carte et à retirer une fois sur place : pas besoin de venir avec beaucoup d’euros en billets.
- Si vous voulez un plan de secours : venir avec un petit montant en euros (ou dollars) peut rassurer, surtout si votre carte se retrouve bloquée au pire moment.
Beaucoup de voyageurs font : une carte principale + une carte de secours + un peu de cash. C’est basique, mais c’est ce qui évite les galères.
Combien d’argent prévoir pour un voyage en Arabie saoudite ?
Je ne peux pas deviner votre niveau d’hôtel ni votre rythme, mais je peux vous donner une logique.
Posez vous ces questions :
- hébergement déjà payé ou non ?
- déplacements : taxis, location, trains, vols internes ?
- restaurants : plutôt street food, plutôt resto ?
- activités : musées, excursions, visites guidées ?
- shopping : oui, non, un peu ?
Ensuite, vous calculez par jour. Et vous gardez une marge, parce que… il y a toujours un truc. Un trajet plus long. Une sortie imprévue. Un restaurant que vous ne voulez pas rater.
Pourboires : usages, attentes, et ce qui se fait vraiment
La question des pourboires en Arabie saoudite est un peu moins « codée » que dans certains pays. Ce n’est pas un pays où vous vous faites systématiquement regarder de travers si vous ne laissez rien. Mais le pourboire existe, et il est souvent apprécié.
Restaurants et cafés
Dans beaucoup d’endroits, le service est inclus, ou bien le pourboire n’est pas strictement attendu. Mais si le service est bon, vous pouvez laisser quelque chose.
Repères simples :
- petit ajout symbolique,
- ou arrondir la note,
- ou 5 à 10 % dans un cadre plus haut de gamme.
Regardez aussi la note : parfois, des frais de service apparaissent déjà. Dans ce cas, vous pouvez laisser un extra seulement si vous en avez envie.
Hôtels
Pour le personnel d’hôtel (bagagistes, ménage), un petit pourboire peut se faire, surtout si on vous aide vraiment ou si vous restez plusieurs nuits.
Là aussi, pas besoin d’en faire trop. Juste rester cohérent.
Taxis et VTC
Si vous prenez des services type VTC, tout est souvent carré, paiement intégré, pas d’obligation. Si vous payez un taxi en cash, vous pouvez arrondir.
Guides et excursions
Pour un guide privé ou un chauffeur sur la journée, le pourboire est plus courant. Surtout si la personne a été ponctuelle, pro, et vous a simplifié la vie. Et ça, mine de rien, ça compte.
En résumé sur les pourboires
- pas une obligation constante,
- mais une pratique présente,
- et un geste apprécié quand le service est bon.
Gardez quelques petites coupures pour ça. Ça évite le moment où vous fouillez votre portefeuille avec un billet trop gros et un regard un peu gêné.
Petites astuces pour éviter les galères de paiement
Prévenez votre banque, ou au moins vérifiez les réglages
Certaines banques bloquent par défaut les paiements dans certains pays, ou les paiements en ligne à l’étranger. Avant de partir :
- activez les paiements et retraits à l’international,
- vérifiez vos plafonds,
- notez le numéro d’opposition.
Oui, c’est administratif. Mais ça sauve des soirées.
Ayez deux moyens de paiement
Une carte peut se démagnétiser, un paiement peut être refusé, une banque peut détecter une « fraude » parce que vous changez de pays. Avoir une deuxième carte (même rangée dans la valise) peut vous sortir d’un mauvais plan.
Refusez la conversion en euros
Je le redis parce que c’est important. Au distributeur ou au terminal de paiement, si on vous demande de choisir la devise :
- choisissez SAR.
Gardez un peu de cash, même si vous aimez la carte
Juste assez pour :
- un trajet,
- un petit achat,
- un imprévu.
Pas besoin de beaucoup. Mais zéro cash, c’est parfois jouer à se compliquer la vie.
Peut on payer partout pendant le ramadan ou lors des fêtes ?
Oui, mais avec des nuances. Les horaires changent, certains commerces ouvrent plus tard, d’autres ferment pendant les temps de prière, selon les zones. Ce n’est pas directement un sujet « monnaie », mais ça a un impact : si vous avez besoin de cash et que le bureau de change est fermé… vous serez content d’avoir prévu un retrait avant.
Même chose pour certains jours de forte affluence : distributeurs pris d’assaut dans un centre commercial, files, etc. Ça arrive.
Dernier check avant de partir : mini liste rapide
- Votre carte marche à l’international, plafonds ok.
- Une deuxième carte si possible.
- Un peu de cash en riyals ou en devise à changer.
- Vous savez repérer et refuser la conversion en euros.
- Vous avez une appli de taux de change fiable pour comparer.
Conclusion : l’Arabie saoudite est facile, mais anticipez deux ou trois détails
Franchement, l’Arabie saoudite est un pays où payer est assez simple. Le riyal est stable, les cartes sont largement acceptées, les distributeurs sont nombreux. Et si vous faites juste attention aux frais et à la conversion en euros, vous évitez 80 % des pièges.
Le reste, c’est du bon sens. Un peu de cash, une carte de secours, et vous profitez. Sans passer votre voyage à chercher un ATM à 23 h.
Questions fréquemment posées
Quelle est la monnaie locale en Arabie saoudite et quelles sont ses coupures courantes ?
La monnaie locale est le riyal saoudien (SAR). Les coupures courantes sont de 5, 10, 50, 100, 200 et 500 SAR, ainsi que des pièces de 1 et 2 SAR. Les halalas correspondent aux centimes (1 riyal = 100 halalas), mais ils sont rarement utilisés au quotidien.
Comment fonctionne le taux de change du riyal saoudien par rapport à l'euro ?
Le riyal saoudien est arrimé au dollar américain, ce qui signifie que sa stabilité dépend surtout du taux EUR/USD. Il est conseillé de toujours vérifier le taux de change avant de changer de l'argent pour éviter les mauvaises surprises, notamment dans les zones touristiques ou à l'aéroport.
Où est-il préférable de changer son argent en Arabie saoudite ?
Il est préférable de changer une petite somme à l'aéroport pour les besoins immédiats, puis d'effectuer le reste du change en ville dans des bureaux spécialisés où les taux sont généralement plus compétitifs. Il est conseillé d'éviter les changes à l'hôtel sauf en cas d'urgence.
Est-il facile de retirer de l'argent avec une carte bancaire en Arabie saoudite ?
Oui, les distributeurs automatiques (ATM) sont très présents dans tout le pays, notamment dans les centres commerciaux, stations-service et banques. Retirer au distributeur est souvent plus avantageux que changer du cash à un mauvais taux.
Quels frais faut-il prendre en compte lors des retraits d'argent à l'étranger en Arabie saoudite ?
Lors des retraits, vous pouvez avoir des frais fixes ou un pourcentage prélevé par votre banque, des frais du réseau ou du distributeur local, et il faut faire attention à la conversion dynamique (DCC) qui propose une conversion immédiate en euros avec un taux souvent désavantageux.
Qu'est-ce que la conversion dynamique (DCC) et pourquoi faut-il s'en méfier ?
La conversion dynamique (DCC) est une option proposée par certains distributeurs pour débiter directement votre compte en euros plutôt qu'en riyals saoudiens. Bien que cela semble pratique, cette option applique souvent un taux de change moins favorable, ce qui peut augmenter le coût de vos retraits.

