Quelle monnaie, comment payer, est ce que la carte marche, où retirer, et surtout… à quel taux tu vas réellement changer.
Je te pose tout ici, calmement, avec des infos pratiques et du vécu. Pas une brochure.
La monnaie en Algérie : le dinar algérien (DZD)
La monnaie officielle est le dinar algérien, abrégé DZD. Sur place, tu verras aussi « DA » (dinar algérien) sur les étiquettes, menus, factures. Les pièces existent, mais dans la vraie vie tu utilises beaucoup de billets, et beaucoup de petites coupures.
Billets et pièces : à quoi t’attendre
- Pièces fréquentes : 5, 10, 20, 50, 100, 200 DA (selon disponibilité et usage).
- Billets fréquents : 200, 500, 1 000, 2 000 DA.
Un détail tout bête mais important : les commerçants n’ont pas toujours de monnaie. Donc si tu payes un petit achat avec un gros billet, ça peut bloquer. Garde des petites coupures dès que tu peux. Vraiment, ça te sauve des scènes un peu gênantes.
Change en Algérie : officiel vs « taux parallèle »
C’est le point qui surprend presque tout le monde. En Algérie, il existe un taux officiel (banques, bureaux de change autorisés) et un taux parallèle (marché informel). Et l’écart peut être grand.
Je ne vais pas te dire quoi faire. Mais je vais te dire comment ça fonctionne, et les risques.
Le taux officiel : simple, légal, parfois moins avantageux
Le change officiel se fait :
- dans les banques,
- dans certains bureaux de change,
- parfois dans les aéroports, mais pas toujours au meilleur taux.
Avantages : c’est légal, tu repars avec un reçu, c’est carré. Inconvénient : le taux peut être nettement moins intéressant que ce que tu entends dans la rue ou dans les groupes de voyageurs.
Le change au marché parallèle : plus avantageux, mais à tes risques
Beaucoup de visiteurs parlent du « square » (selon les villes) ou de personnes qui proposent de changer. Le taux est souvent bien supérieur au taux officiel. Mais il y a des risques, et ils ne sont pas théoriques :
- risque d’arnaque (faux billets, mauvais calcul, distraction) ;
- risque légal (c’est illégal) ;
- risque de te mettre dans une situation inconfortable, surtout si tu ne connais pas.
Si tu choisis quand même cette option, fais le minimum : ne change pas dans un endroit isolé, vérifie les billets, recompte lentement, et évite de sortir des grosses sommes en public. Et si tu ne le sens pas… tu ne le fais pas. Point.
Devise à apporter : euros ou dollars ?
En pratique, l’euro est très couramment accepté pour le change. Le dollar aussi, mais l’euro est souvent le plus simple si tu viens de France, Belgique, Suisse, etc.
Conseil simple : prends des billets en bon état. Les billets abîmés, déchirés, annotés peuvent être refusés, surtout en dehors des circuits bancaires.
Où changer de l’argent en Algérie : options concrètes
À l’aéroport
Oui, tu peux souvent changer à l’aéroport, mais pas toujours dans les meilleures conditions. Cela dit, ça reste utile pour avoir un premier petit montant en dinars : taxi, snack, carte SIM, petites dépenses.
Mon approche préférée : changer juste assez pour la première journée. Ensuite, tu vois plus clair sur place.
Dans une banque
C’est plus lent, parfois il y a de l’attente, et il faut parfois ton passeport. Mais c’est propre. Horaires à anticiper, parce que certaines agences ferment tôt.
Dans un hôtel
Certains hôtels peuvent aider ou orienter, mais ce n’est pas systématique. Et le taux n’est pas toujours top. Par contre, pour un dépannage le soir, ça peut dépanner, justement.
Retraits d’argent : distributeurs (DAB), limites et petits pièges
Retirer en Algérie, oui, c’est possible. Mais il faut être prêt à quelques particularités.
Trouver un distributeur
Dans les grandes villes (Alger, Oran, Constantine, Annaba), tu trouves des DAB, notamment près des banques. Dans des zones plus petites, c’est moins garanti. Et parfois, le distributeur est là… mais vide, ou hors service.
Donc :
- retire quand tu en vois un qui marche, pas quand tu es déjà à sec ;
- évite d’attendre le dernier moment, surtout avant un week end ou un jour férié.
Plafonds et frais
Ton plafond dépend de ta banque et de ta carte. Côté Algérie, certains DAB imposent aussi des limites par retrait. Résultat : tu peux devoir faire plusieurs retraits.
Et il y a deux types de frais :
- les frais éventuels de la banque algérienne (pas toujours) ;
- les frais de ta banque à toi + taux de change appliqué.
Avant de partir, vérifie ton offre bancaire. Parfois, une carte « voyage » ou une option internationale coûte moins cher que de payer des frais à chaque retrait.
DCC et conversion dynamique : en théorie, en pratique…
La « conversion dynamique » (DCC) est ce moment où le terminal te propose de payer dans ta devise au lieu du dinar. En général, refuser la conversion et payer en monnaie locale est plus avantageux. En Algérie, tu ne verras pas ce scénario partout, mais si ça arrive : lis l’écran, ne valide pas trop vite.
Carte bancaire en Algérie : peut on payer par carte ?
La réponse honnête : parfois, mais ne compte pas dessus.
Où la carte est acceptée
- grands hôtels ;
- certains restaurants « haut de gamme » ;
- quelques grandes enseignes, certains commerces modernes ;
- parfois des agences de voyage, des compagnies, etc.
Mais même si le terminal est là, il peut y avoir :
- une panne réseau ;
- un terminal qui « ne marche pas aujourd’hui » ;
- un minimum de paiement ;
- ou juste une préférence pour le cash.
Donc, oui, prends ta carte. Mais organise toi comme si tu allais payer surtout en espèces.
Apple Pay, Google Pay : pas un plan fiable
Dans certains endroits, ça peut passer. Mais ce n’est pas une évidence. Si tu voyages en mode sans carte physique, mauvaise idée ici. Garde une carte classique, et du liquide.
Paiements du quotidien : cash, encore et toujours
Marchés, taxis, snacks, cafés, petits restos, boutiques… le liquide est ton ami. Et ça ne veut pas dire « pays compliqué ». C’est juste le fonctionnement habituel.
Un point pratique : demande toujours le prix avant, surtout pour les taxis non officiels, ou les petites prestations. Pas parce que tout le monde arnaque, non. Mais parce que ça évite les malentendus.
Pourboires en Algérie : combien donner, à qui, et est ce obligatoire ?
Le pourboire en Algérie n’est pas une obsession, et il n’est pas obligatoire comme dans certains pays. Mais il est apprécié dans pas mal de situations. Et il peut vraiment faire plaisir.
Restaurants et cafés
- Dans un café : arrondir, laisser une petite pièce, c’est très bien.
- Dans un restaurant : 5 % à 10 % si tu es content, ou simplement arrondir selon l’addition.
Parfois, on te rend la monnaie au dinar près. Et parfois non. À toi de voir. Personne ne va te courir après.
Hôtels
- Bagagiste : un petit billet (selon le service, l’effort, la quantité de bagages).
- Femme de chambre : un petit montant laissé à la fin du séjour, ou de temps en temps.
Chauffeurs et taxis
Ce n’est pas obligatoire. Si le chauffeur t’aide vraiment, ou fait un détour, ou attend, tu peux arrondir. Mais le plus important est d’être clair sur le prix au départ.
Guides, excursions, services
Là, oui, c’est plus courant de laisser un pourboire si tu as eu une vraie prestation. Tu adaptes au temps passé, au niveau de service, au groupe ou privé.
Et si tu ne sais pas, tu demandes simplement : « c’est quoi l’usage ici ? » Ça passe très bien, souvent avec un sourire.
Budget et repères de prix : comment se situer
Les prix varient beaucoup selon la ville, le standing, et si tu es dans un endroit touristique ou pas. Mais globalement, l’Algérie peut être assez abordable pour un voyageur venant d’Europe, surtout sur la nourriture et les transports locaux.
Ce qui coûte plus :
- les hôtels internationaux ;
- certaines locations de voiture, selon la saison ;
- les vols internes, parfois.
Ce qui peut être très raisonnable :
- manger local ;
- se déplacer en taxi sur de petites distances (si tu négocies correctement ou si tu prends des taxis officiels) ;
- les achats du quotidien.
Je te conseille de prévoir une marge en cash, parce que le vrai stress, ce n’est pas « payer plus cher ». C’est « ne pas pouvoir payer du tout » quand la carte ne passe pas.
Conseils sécurité : argent, billets, et bon sens
Ça reste du bon sens de voyage, mais je le note.
- Ne te promène pas avec tout ton cash sur toi.
- Fais deux cachettes, pas une seule.
- Garde une petite somme accessible pour payer vite, sans sortir une liasse.
- Si tu changes beaucoup, évite de le faire au vu de tous.
- Vérifie les billets qu’on te donne, surtout si tu fais du change hors banque.
- Prends en photo ton passeport et ta carte, et note les numéros d’opposition.
Et aussi, un truc simple : en Algérie, les gens peuvent être très aidants. Vraiment. Mais ça n’empêche pas d’être prudent, comme partout.
Quelle stratégie simple pour gérer ton argent en Algérie
Si tu veux une méthode sans prise de tête, voilà ce qui marche bien pour beaucoup de voyageurs :
- Arriver avec des euros en billets propres.
- Changer un petit montant à l’aéroport ou via une option officielle pour démarrer.
- Retirer ensuite au distributeur quand tu en trouves un fonctionnel, dans une zone sûre, en journée si possible.
- Payer en espèces pour la majorité des dépenses.
- Garder la carte pour les hôtels, grosses dépenses, ou secours.
Ça te donne de la flexibilité. Et surtout, tu ne dépends pas d’un seul moyen de paiement.
Questions rapides que tout le monde se pose
Peut on payer en euros en Algérie ?
Officiellement, non. Dans la pratique, certains peuvent accepter dans des cas particuliers, mais ce n’est pas une bonne habitude à prendre. Et tu risques un taux au hasard, pas à ton avantage. Mieux vaut payer en dinars.
Peut on sortir des dinars du pays ?
En général, ce n’est pas le but. Les règles peuvent exister sur l’exportation de monnaie locale. Le plus simple est de finir ton cash sur place ou de garder un petit souvenir, pas une enveloppe entière.
Faut il déclarer les devises à l’entrée ?
Selon les montants, il peut y avoir des obligations. Si tu voyages avec une grosse somme, renseigne toi avant auprès des sources officielles (douanes, ambassade). Et garde tes justificatifs de change si tu passes par le circuit bancaire, ça aide.
Pour finir
Le dinar algérien, au quotidien, c’est surtout une histoire de liquide et d’organisation. Tu prévois des petites coupures, tu ne mises pas tout sur la carte, tu anticipes les retraits, et tu évites les décisions pressées quand tu es fatigué ou que tu viens d’atterrir.
Et pour les pourboires : pas de pression. Tu donnes quand tu as envie, quand le service le mérite, quand ça te semble juste. Simple.
Si tu veux, dis moi où tu vas (Alger, Oran, Kabylie, Sahara, etc.) et ton style de voyage (budget serré, confort, road trip). Je peux te dire la stratégie la plus logique pour toi, très concrètement.
Questions fréquemment posées
Quelle est la monnaie officielle en Algérie et comment est-elle utilisée ?
La monnaie officielle en Algérie est le dinar algérien (DZD), souvent abrégé en DA. Sur place, on utilise principalement des billets de petites coupures (200, 500, 1 000, 2 000 DA) ainsi que des pièces (5, 10, 20, 50, 100, 200 DA). Il est conseillé de garder des petites coupures pour faciliter les paiements car les commerçants n'ont pas toujours de monnaie.
Comment fonctionne le change officiel en Algérie et quels sont ses avantages ?
Le change officiel s'effectue dans les banques, certains bureaux de change autorisés et parfois aux aéroports. Il est légal, sécurisé et vous recevez un reçu. Cependant, le taux de change officiel peut être moins avantageux que celui du marché parallèle.
Qu'est-ce que le taux parallèle en Algérie et quels sont les risques associés ?
Le taux parallèle correspond au marché informel où le dinar algérien se change souvent à un meilleur taux que l'officiel. Toutefois, ce type de change est illégal et comporte des risques réels tels que les arnaques (faux billets), des problèmes légaux et des situations inconfortables. Il faut être très prudent si on choisit cette option.
Quelle devise devrais-je apporter pour changer de l'argent en Algérie ?
L'euro est la devise la plus couramment acceptée pour le change en Algérie, surtout si vous venez d'Europe (France, Belgique, Suisse). Le dollar est aussi accepté mais l'euro reste plus simple. Veillez à apporter des billets en bon état car les billets abîmés ou annotés peuvent être refusés.
Où puis-je changer de l'argent à mon arrivée en Algérie ?
Vous pouvez changer une petite somme à l'aéroport pour vos premières dépenses comme taxi ou carte SIM. Ensuite, il est préférable d'utiliser les banques pour un change plus important. Certains hôtels peuvent aussi aider mais les taux ne sont pas toujours avantageux.
Est-il possible de retirer de l'argent avec une carte bancaire en Algérie ?
Oui, il y a des distributeurs automatiques de billets (DAB) dans les grandes villes comme Alger, Oran ou Constantine. Ils sont souvent situés près des banques. Cependant, dans les zones plus petites, ils sont moins fréquents. Prévoyez donc d'anticiper vos retraits et vérifiez les limites imposées par votre banque.

